ART EN EXIL

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" La chute
des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline
à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque
chose. " Victor
Hugo
"
La démocratie, c’est la grande Patrie. "
Victor Hugo
« La formation des États dictatoriaux, sans la
présence d’intellectuels étroits et minables, n’est pas possible. Ce genre
d’intellectuels dans les faits est au service d’un régime qu’il prétend
combattre ».
Hannah Arendt (intellectuelle allemande anti-nazie qui
est partie en exil)
CINEMA
bénévoles et
Grâce à vous, ce festival était un grand succès pour une année de plus...
Pour sa 9ème édition le Festival
international du Cinéma iranien en Exil
Cherche des films portant un
message sur les questions suivantes:
-
la
DISCRIMINATION sous toutes ses formes (sexe, âge, apparence physique, handicap,
race, religion, orientation sexuelle…),
-
les
FEMMES,
-
la
CENSURE,
-
le
COLONIALISME,
-
les
VIOLENCES,
-
l’IMMIGRATION,
- l’EXIL …
Le Festival est ouvert aux cinéastes de tout
horizon et de toute nationalité confondus.
Il aura lieu à Paris en avril 2011
Infos
et inscription:
Tél: 01 45 42 20 16 - 06
09 12 68 07
E-mail : artenexil@free.fr
Formats acceptés : tous
Non compétitif
Les cinéastes sont défrayés dans la mesure
du possible.
Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2010
Infos et inscription:
Mr. DADSETAN - Djavad
Boite 19
Hall M
156, Rue RAYMOND LOSSERAND
75014 Paris/ France
Tél: 01 45
42 20 16 - 06 09 12 68 07
E-mail :
djavad@free.fr
E-mail :
artenexil@free.fr
Quelques
remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie…)!
Chère
Madame, cher Monsieur,
Je me permets de
préciser quelques remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie…), il a été certes interdit en Iran, mais il n’a
jamais été question, pour le régime des ayatollahs, de le programmer, ainsi que
ceux des autres cinéastes officiels, à l’intérieur du pays.
Sachant le nombre de cinéastes iraniens privés du soutien
logistique nécessaire de l’Etat dont les cinéastes officiels bénéficient sans
peine pour réaliser leurs films et ensuite faciliter leurs distributions en
occident, montre bien à quel point ce Monsieur respecte le cadre défini par la
politique cinématographique des ayatollahs. Je me demande, comment se fait-il
qu’un certain responsable
culturel et politique français et les intellectuels iraniens, ne savent toujours
pas faire la différence entre la résistance française et les Nazis ! Par
exemple la différence entre Youssef Chahine, qui toute sa vie s’est battu
contre la censure en Égypte, et Makhmalbaf, Kiarostami et bien d’autres
cinéastes qui sont devenus célèbres à l’extérieur à tort et grâce à la
politique et l’argent du pétrole. Nous constatons bien qu’un certain responsable culturel et
politique français ignorent notre existence. Nous pouvons aussi choisir
d'ignorer la vérité. C'est la responsabilité de chacun, et nos choix ont
forcément des conséquences sur notre conscience.
Chère Madame, cher Monsieur,
pour savoir le rôle de ce Monsieur et les autres cinéastes officiels,
profiteurs de l’aide de régime médiéval des ayatollahs, sans oublier la lettre
de Monsieur Kiarostami au président Ahmadinejad, qui lui donne un côté très
humain ; imaginez que vous invitez deux cinéastes pour prendre un café
dans votre maison, et tout à coup des voyous arrivent, saccagent votre maison,
font du mal à votre famille… Qu’attendez-vous des cinéastes ?
L’un tourne un film sur
les crimes, puis fuit de la maison en criant « Au secours, des voyous
massacrent cette famille ! », et le deuxième sort tranquillement,
avec la permission et l’argent (en réalité votre argent !!), des voyous, et
dit : « Tout va bien, il n’y a qu’une bagarre entre les membres de
cette famille ».
Je vous laisse deviner
qui joue Kiarostami, et qui joue un cinéaste en exil dans cette histoire. A
votre avis, le quel d’entre eux dois-je soutenir ?
Je vous rappelle
qu’aucun film ou produit culturel n’est jamais sorti d’Iran, sans contrôle de
fidélité de l’auteur envers les Mollahs et l’autorisation préalable du
régime !
Question :
Que se passerait-il
si : les vautours, sanguinaires et les chauves-souris ne portaient pas le
masque : d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique,
de politicien etc. pour acquérir de
l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier
leurs actes barbares.
Djavad DADSETAN
Directeur Artistique
Association Art en Exil
LETTRE OUVERTE DE : BAHMAN GHOBADI A ABBASS KIAROSTAMI*
Comment pourrez vous
dormir paisiblement ?
Cher monsieur
Kiarostami !
Dans ces moments
critiques et décisifs, que vous le voulez ou pas, le critère de l’honneur, le
respect et la fierté, serait l’accompagnement du peuple et l’intransigeance
avec ses ennemis. Vous, avec vos déclarations vous nous déconseillez de
contester dans les festivals, de nous joindre au peuple et de produire des
films sur les problèmes socieux politiques. Les gens n’oublieront pas le
silence des artistes, ils sont les meilleurs juges.
Cher Monsieur
Kiarostami,
Durant toutes les
années dont je vous considérais un respectueux, bien cher et aimant cinéaste,
je ne me suis jamais permis de t’écrire même pas une seule lettre personnelle.
A chaque fois que je désirais exprimer mes sentiments et formuler mes plaintes
et nostalgies, j’ai préférais vous écouter vous et vos paroles apaisantes. Mais
vos derniers discours et vos récents entretiens avec les médias étrangers m’ont
tellement impressionné et étonné que pour la première fois je me permets de
vous écrire.
Tout a commencé
depuis la maudite soirée.
Le soir au festival
d’Abou d’Dabi, vous m’avez interpellé en me prennent par le bras et m’attirant
dans un coin pour me dire que mon film, « les chats persans », ne
vous plaisait pas.
Cela ne m’a pas
vexé, mais j’étais profondément choqué! Car quelques mois auparavant aux
projections privées dans ma maison à Téhéran, vous l’aviez vu et vous m’aviez
dit que vous l’aimiez.
C’était inimaginable
de voir qu’une personnalité comme vous, en espace de quelques mois seulement
change d’avis à ce point. Malgré cela j’ai apprécié votre point de vue et je
vous ai remercié mais vous avez continué vos attaques :
Vous avez prononcé
des mots et faites des déclarations que je n’aurais jamais imaginé pouvoir
entendre de votre part. Tu as commencé par moi cinéaste et ma manière de voir
les lacunes de notre société, puis tu as continué tes critiques envers Mr.
Jafar PANAHI, ensuite tu nous as passé tous le savon et tout cela sous un ton
peu gentil avec des propos désagréables dont jamais je n’aurais cru les
entendre dire par vous qui êtes habituellement si poli et digne. Vous avez
comparé nos manières de faire des films au plus infirmes actes et critiqué
notre façon de regarder les évènements récents de notre société.
Tu ne t’es pas
arrêté à ces propos, tu m’as accusé et condamné moi et d’autres qui avions
entendu les cris des gens dans les sous sols, les maisons, les ruelles, et les
passages de notre ville, pour être des menteurs.
Tu as déclaré que
lorsque les spectateurs acclament et applaudissent à la fin d’un film, c’est la
mort de son réalisateur.
Est-ce que lorsqu’au
festival de Canne, quand les films du « Goût de la cerise » et « au
travers les oliviers » se terminaient et que les spectateurs acclamaient
et applaudissaient, la fin du cinéaste KIAROSTAM s’approchait ? Après la
projection de mon film dans cette immense salle, la seule personne assise sur
son fauteuil et qui n’applaudissait pas et qu’avait été en colère c’était vous.
Mon bien cher
professeur !
Vos commentaires et
connaissances sur le cinéma sont respectueux pour moi tout comme pour les
amoureux du cinéma, mais cela ne justifie pas de vous donner raison et de vous
permettre de décider des devoirs pour les autres avec votre nature unilatérale
et limitée concernant le monde artistique et de juger sans valeurs leur cinéma
différents de tes propres œuvres qui sont éteintes, sans voix, et sans
connections avec les troubles sociales.
Moi, j’obtiens mes
récompenses et mes prix dans le souffle chaud des spectateurs de mes films. Les
mêmes applaudissements et encouragements à Abou Dhabi, m’étaient plus
valorisants que la récompense en argent liquide dont les mêmes spectateurs m’ont
donnée. Contrairement à vous, moi, je crois aux effets affectifs qu’on a sur
son interlocuteur, et j’en ai fait mon style et ma méthode de travail.
Quand ce soir là tu
m’as tiré dans un coin, j’ai pensé que tu avais l’intention de me consoler.
Alors au même moment j’ai du essayé de m’expliquer pour que tu sache que moi
j’ai la conviction que, ne pas donner de prix et ne pas en recevoir n’a
nullement besoin d’explication.
Si seulement tu te
serais tu sur le champ, tu n’aurais pas
brisé par cette voix épouvantable le
mythe que j’avais construit de toi pendant toutes ces années là.
Cher monsieur
KIAROSTAMI!!
Pour innocenter
votre image tachée par votre silence et votre conservatisme, il n’est pas juste
de viser l’engagement social de nos films, et de nous accuser, et réprimander à
cause de nos spécificités graves et importantes qui nous sont propres dont vous
n’en possédez surtout pas.
Courant toutes ces
années, sans jamais vous laisser influencer par la politique et la
société, vous avez fait des films, bien évidemment par votre choix et grâce à
vos droits le plus absolus. Le silence aussi était votre droit, pourtant si vous aviez ouvert votre bouche pour
critiquer la violence des dirigeants et la situation instable de la société,
vos marges de la sécurité seraient été plus larges que les nôtres.
Si les festivals et
les ONG sont là pour nous défendre, moi, Djafar et bien d’autres cinéastes
iraniens au cas où on nous voudrait du mal, il y aurait les Nations Unis qui vous protègera en face
d’un petit chiquenaude éventuel de la part du régime. De toute manière comme je
l’ai déjà mentionné, le silence est votre droit. Mais ce qui n’est pas de votre
droit, ce sont des paroles qui font les titres des journaux protégeant le
gouvernement iranien et satisfont le régime en Iran. Sous quelles critères tu
te permets de te moquer des efforts du cinéastes qui accompagnent la population
meurtri et honorable avec des paroles vulgaires et pire encore tu utilises
le même langage que les dictateurs religieux pour prohiber des mauvaises
actions ?
Que s’est-il passé
pour qu’on entend de vous les mêmes paroles qu’on entendais dorénavant de la bouche des responsables
gouvernementales du cinéma et les journalistes de Keyhan ( le quotidien censuré
du gouvernement) ?
Il y a quelques
temps de ça, tu avais déclaré que l’Iran serait le meilleur endroit du monde
pour produire des films. Peut-être pour un cinéaste comme vous avec le genre de
film que vous faîte. Mais tu sais très
bien que pour les cinéastes qui rêveraient d’un cinéma indépendant et
intellectuel l’Iran d’aujourd’hui et la société iranienne a son importance,
cela ils souffrent à mort de l’atmosphère
militarisant et garnisonique du monde du cinéma. Comment pourrais-tu considérer
un pays qui impose les pires censures à l’art de production de film, le
meilleur pays pour produire des films ?
Dans un climat où
nos cinéastes se voient interdits de sortie de territoire l’un après l’autre et
certains parmi eux comme Djafar PANAHI, perd l’opportunité de collaborer dans
un immense projet international à cause
de ça, toi au lieu de prendre leur deffence et les soutenir, tu les réprime en
disant ; pourquoi ils ne font pas de film en Iran- le meilleur pays au monde,
selon vous pour produire des films- ?
Vous plaisantez certainement. Mais moi, je n’ai remarqué aucun signe de
plaisentrie, facétie et allusion dans tout ce que tu as dit. Si tu crois
vraiment à ce que tu dis, alors pour quelle raison tu as produit to plus récent
film en Toscane en Italie, à cinq mille kilomètres de Téhéran ?
Tu as déclaré sous
un ton moqueur :
« Si Bahman
Ghobadi pense faire des films dans de meilleures conditions à l’étranger, je le
félicite … Car tout ce que j’ai vu des iraniens qui ont quitté le pays,
ils n’ont pas un résultat bien positif… »
Je ne suis jamais sorti volontairement de l’Iran. On m’a expulsé de mon pays.
On m’a fermé toutes les portes sur moi en m’empêchant de faire des films.
Malgré toute ces difficultés, durant les jours que vous en Italie, vous
organisiez les préparatoires pour votre nouveau film , moi, je faisais mon
dernier film en plein cœur de Téhéran . Je ne souhaite pas interpréter tes
déclarations en tant que absurdité.
Si moi, comme tout
autre patriote, défends les intérêt de mon pays, et m’inquiète pour ma
société, si je fais des films pour ma
société, c’est par ce que c’est cette même société qui a fait de moi un
cinéaste . Moi, je ne suis du tout
d’accord de quitter la patrie, alors comment voulez –vous que j’encourage les
jeunes à quitter le pays. Bientôt tout mes interlocuteurs à l’intérieur de
l’Iran pourront visionner gratuitement mon film et porteront un jugement à son
sujet.
Tu as dis :
« …Là où chaque
nuit, je dors paisiblement, c’est ma propre maison… » Comment pourriez
vous dormir paisiblement, alors que le monde entier est au courent de ce que
l’on fait subir à la jeunesse iraniennes, chaque jour. Comment pourrais-tu dormir paisiblement, alors que le
peuple iranien ne peut fermer l’œil et vit dans l’inquiétude d’un avenir noir
pour ses enfants ? Qu’en sais-tu de l’inquiétude et de la frayeur que l’on
sent lorsque on produit un film sans visa ni autorisation ? Qu’est-ce que
t’en sais de ce que veut dire la prison lorsque ton film trouve un succès à
Canne et l’inquisition que l’on subit à cause de tes déclarations faites à
l’extérieur du pays ? J’ai subi et vecu tout cela avec âme et cœur, c’est
pour cela que je ne puis dormir tranquillement comme vous. Et c’est pour cela
que la société iranienne d’aujourd’hui m’importe plus que le cinéma.
Pour venir en aide à
mes compatriotes qui vivent dans la douleur et l’injustice, je suis prêt à
abandonner le cinéma et rendre service et faire mes devoirs vis-à-vis d’eux. Je
suis nostalgique pour mon petit appartement avec son unique chambre à coucher
dont à une époque je faisais des bonnes nuits tranquilles, et pendant la
journée je recevais mes amis et collègues du travail. Il y a bien long temps
que je n’avais plus de sommeil tranquille là-bas. Mais vous, vous dormez
paisiblement. Certainement que vous le pouvez.
Tu as dit :
« …Je voudrais
continuer à faire des films dans mon pays et dans ma langue maternelle… »
On ne vous avait
jamais condamné au silence à cause de votre kurditude, pour votre sunniticité.
Mais dans ce même pays qui est aussi le mien, on ne m’a jamais permis de faire
un film dans ma langue maternelle, et l’un des causes de confiscation de mes
films c’est cela même.
Moi, tout comme
vous, j’aimerais faire des films dans mon propre pays et dans ma propre langue
maternelle. Moi aussi je suis amoureux de mon pays et de ma maison. Mais tout
cela je les ai perdu , car je n’ai pas choisi le silence. Et vous, vous
avez tout cela - au prix de votre silence et de n’avoir jamais rien dit.
Si seulement tu
avais laissé tout dans le même état de chose. Tu aurais avancé sur ton propre chemin avec tes
biens et ton sommeil paisible, qui t’assurait dans ta maison au fond de ce cul
de sac. Et nous, nous aurions avancé sur notre chemin, criant autant que ces
gens dont leur destin nous est plus cher que le cinéma, avec nos bien que l’on
nous a confisqué et confisque encore.
Quelle nécessité
nous avons pour chanter au même rang que ceux qui répriment et écrasent la population ?
BAHMAN
GHOBADI
*Que
se passerait-il si : les vautours, sanguinaires et les chauves-souris ne portaient
pas le masque : d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de
scientifique, de politicien etc. pour
acquérir de l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à
justifier leurs actes barbares.
Celui-là,
(Abbass Kiarostami), il y a bien des années que j’ai défini mes opinions à son
égard, (d’ailleurs je dirai la même chose au sujet des deux cinéastes), mais,
n’y aurait-il personne pour poser la question au deuxième ( Bahman Ghobadi,
s’il a pu dormir tranquillement durant ces trente dernières années ? Et de
lui demander « Quel acte honorifique aurait-il fait à l’égard du peuple
iranien » pendant ce temps avec les capitaux des institutions comme
Farabi, le ministère de Ershad Islamique de Khatami, et de Rafsanjani.
Grâce à quoi
et quel budget vous vous êtes fait une renommée internationale ? Si ce
n’est que l’argent du pétrole appartenant au peuple iranien ? Et la
pression de la République Islamique pour truquer son visage à l’extérieur de
l’Iran ? Pourquoi donc vous ne dites mot
au sujet des pendaisons des meilleurs de la jeunesse d’Iran, pendant vos
interviews en occident ???
Pendant le
premier mandat présidentiel de Ahmadinejad, il l’a concéderait comme bon
président et n’avait aucun problème avec lui ? Et maintenant que Ahmadinejad
est moins généreux et à priori crée des problèmes à l’extérieure de l’Iran, il
ne s’entend plus avec lui ?
Il fait des
reproches à son confrère Kiarostami en l’occurrence ! Encore bien heureux
qu’ils se dénoncent mutuellement et de temps à autre, ainsi il me facilitent la
tâche, autrement si Kiarostami n’aurait pas dit du mal à
propos de son dernier film, il l’aurait été encore un gentil papa pour ce
garçonnet ??? N’est-ce pas ?
Djavad DADSETAN
Directeur Artistique
Association Art en Exil
Lettre ouverte à Madame
Juliette Binoche
Madame
Binoche
Nous, les artistes iraniens en exil, nous nous
étonnons de votre collaboration et pour votre amitié étroite avec Monsieur
ABASS KIAROSTAMI qui est un cinéaste pro régime des ayatollahs.
Savez-vous
que quand vous soutenez des réalisateurs comme Monsieur Kiarostami, pour
ne citer que le plus connu des cinéastes iranien actuel, c’est au régime
criminel des Mollahs que vous tendez la main…
Sous
prétexte d’esthétisme, c’est l’éthique des
valeurs de la République Française qui est bafouée.
Découvrez
sa lettre à Monsieur AHMADI NEJAD actuel président, sur notre site:
http://www.artenexil.net/A3.htm
Nous
ne pouvons pas imaginer une artiste sensible aux malheurs des autres comme vous
(d’ailleurs nous avons pu le constater par vos propos lors de vos interviews
dans la presse) cautionner des travaux d’un cinéaste qui n’a aucune sensibilité
envers la misère de son peuple et les crimes de ses amis. D’ailleurs nous pouvons penser qu’il est né en Norvège plutôt
qu’en Iran.
Si vous juger les artistes par
leurs œuvres, vous pouvez proposer à Mr Gilles JACOB d’organiser en marge de festival de Cannes
une exposition des tableaux d’Hitler, ou vous pouvez même inviter Mr KHAMENEI
(guide suprême de la République Islamique d’Iran) pour une conférence sur la
musique iranienne car c’est un connaisseur et musicien.
Votre dernier film avec
Mr ABASS KIAROSTAMI qui a toujours la chance !! D’être présent dans les
festivals, produit par les sociétés de productions soi-disant italiennes, françaises et belges a
toujours la mauvaise odeur de la république islamique. Vous pensez peut-être
que les artistes et cinéastes iraniens… parviennent juste à être assez rusés
pour passer au travers de la censure. C’est vrai qu’ils sont très rusés mais
plutôt envers vous et les intellectuels d’Occident aux âmes naïves et
innocentes, et très mal informés, à cause de leurs amis et conseillers iraniens
collaborateurs du régime!
De par cette occasion, nous
attendons impatiemment que dans un proche avenir et grâce à vous,
nous puissions être les témoins de la
présence de films qui seront réalisé par le reste du régime de la
République Islamique d’Iran, non seulement aux festivals Français mais aussi
dans tous les festivals du monde entier. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs
festivals officiels organisés
tous les ans en France, mais également dans tous les pays d’Europe,
sous vos yeux, aidés par votre silence pesant et votre aide directe ou indirect
?
Vous avez parlé dans
une interview de la manière de conduire des iraniens à Téhéran et vous avez
échappé à un accident. Mais est ce que Mr KIAROSTAMI ne vous a jamais parlé de Triste record des accidents de la
route ! (Plus de 32.000 iraniens multiplié par 31 années d’existence de ce
régime = 992.000 vies) ? Est ce que Mr KIAROSTAMI ne vous a jamais
parlé de cette réalité que l’Iran a le
taux record de suicide chez les adolescents – 1er rang
mondial ! Cela fait plus de 31 ans
que ce régime est en guerre avec son propre peuple ! Voudriez- vous l’être
aussi ? Prenez encore le temps
de lire cette lettre à vos amis intellectuels iraniens et pour tous ceux qui soutient directement ou indirectement le régime
criminel et corrompu des ayatollahs ! Parlez en autour de vous. - Savez-vous que votre ami réalisateur est d’accord
avec la pratique de realpolitik (hypocrisie !) et dire que c’est toujours
la faute du peuple, et jamais celle du régime ? Pour pouvoir continuer une misérable
vie ? Devenir aveugle, sourd et muet vis-à-vis des crimes et des
discriminations de toutes sortes du régime ! Dire du bien de régime à
l’intérieur du pays et faire de gentille critique (murmurer à l’oreille mais
jamais devant les médias !) à l’extérieur ?
- Que pense t’il d’un
pays très riche en gaz et pétrole, et qui n’est pas capable de retenir ses
jeunes adultes, ses universitaires et ses diplômés ? D’après les chiffres
de l’ONU et du régime, 180.000 personnes qualifiées émigrent par an, plaçant
l’Iran au 1er rang mondial
pour la fuite de ses « cerveaux », sans compter les exilés.
- Grâce à lui !! Savez-vous
que le chiffre officiel des lycéennes se prostituant est en augmentation de 600
% à Téhéran ? Que plus de 4000 filles dorment dans la rue et que 300.000
enfants sont sans abris et travaillent dans les rues (alors comment
pourraient-ils profiter de l’alphabétisation ?) Ne dites pas qu’ils sont afghans
(dans les reportages réalisés par les journalistes fort heureusement conscients, on voit bien que les enfants du travail sont iraniens) ! Que plus de 80% des gens vivent sous le
seuil de pauvreté ! Et pourquoi ne voit-on que rarement d’articles écrits
par des intellectuels dénonçant les conditions inhumaines dans lesquelles
vivent les Iraniens ? Ne comparez pas l’Iran à l’Arabie Saoudite ou le
Pakistan au Bangladesh, mais comparez plutôt l’Iran avec, par exemple, la
Norvège, un pays riche également en pétrole ! A son avis, pour
quoi des centaines cinéastes iranien ont quittés le pays et des milliers
d’autres en Iran, qui sont privés des facilitées réservées à lui et quelques
cinéastes officielle. pouvez-vous demander lors d’une conférence de presse à
Monsieur KEYA ROSTAMI s’il est au courant de ce qui se passe dans son pays
(Iran) ?
- Savez-vous que,
d’après les chiffres de l’ONU, l’Iran se
place au premier rang des pays consommateurs de drogues dures ? Plus
de 40 % des jeunes se droguent !
- Savez-vous que,
d’après les chiffres de l’ONU, l’Iran se place comme le premier pays pour les morts causées
par la pollution (plus de 28.000 iraniens multiplié par 31 années d’existence
de ce régime = 868.000 vies) ? Ajoutez ces chiffres aux centaines de
milliers de braves gens qui ont été massacré au début de la révolution dans les
prisons du régime et pendant la guerre avec l’Irak…
- Savez-vous que le sort
de la femme reste encore très précaire et dépend du bon vouloir du père, du
frère ou du mari ? Surtout ne dites pas que les femmes iraniennes sont
majoritaires (en nombre) dans les universités, dites plutôt qu’elles n’ont rien
d’autre à faire qu’aller à l’école en attendant de se marier (quand elles ne
sont pas obligées de travailler ou de vendre leurs reins, ou encore de se
prostituer pour pouvoir soutenir leur famille). Ne dites pas non plus que les
femmes iraniennes sont libres, parlez plutôt de la répression qu’elles
subissent chaque fois que c’est nécessaire, de leur semi-liberté occasionnelle
considérée comme une soupape de sécurité !!!
- Approuvez-vous les
lapidations, les condamnations à mort, l’exécution des enfants et les
pendaisons publiques pour des délits de droits communs (l’Iran se place en 3e
place après la Chine et les Etats-Unis), sans oublier la lapidation réservée
aux femmes et les exécutions des homosexuels ? En fait, le régime a
annoncé qu’il cesserait d’appliquer la peine de mort pour les mineurs
uniquement dans les affaires de drogue, et non pour les meurtres. Or,
la totalité des mineurs condamnés à mort ont été inculpé pour meurtre. De
plus, depuis 1980, la majorité en Iran est à 15 ans pour les garçons et à 9 ans pour les filles, et il y a
rarement des trafiquants de drogue à cet âge-là.
- Ça vous dit quelque chose le nom
de Zahra (Ziba) Kazemi (journaliste / cinéaste irano canadienne violée,
torturée et assassinée, Mohammad Mokhtari et Mohammad Djafar Pooyandeh
(écrivains) et beaucoup d’autres journalistes à l’époque de Khatami) ? Le 22
mars 2009, Omidreza Mirsayafi décédait dans le sinistre prison d’Evin à
Téhéran. Omidreza Mirsayafi n’était pas le cyber dissident le plus connu ou le
plus actif. Son blog traitait de sujets musicaux et artistiques. En avril 2009,
la journaliste irano-américaine Roxana Saberi a été emprisonnée pour
espionnage, alors qu'elle avait reçu l'autorisation d'entrer en Iran pour
tourner un documentaire. Plus récemment, en octobre 2009, Fariba Pajooh, jeune
journaliste qui tenait un blog pour dénoncer les exactions commises à
l'encontre des manifestants, a été jetée en prison. Elle risque la peine de
mort.
Chère Madame BINOCHE, veuillez
continuer votre silence respectueux et votre sommeil historique, vis à vis la lourde
censure, lapidations, l’arrachement de l’œil, exécutions et … bien d’autres
crimes journaliers commis par le régime des Ayatollahs en Iran, car nous sommes
conscients que vous n’avez ni le temps,
ni la patience d’entendre ou de parler des sujets banals et sans importance
comme nous venons de citer dans cette lettre.
Madame, si nous
revivions la seconde guerre mondiale, soutiendriez-vous Bertolt BRECHT,
Marlène DIETRICH, Fritz LANG ou HITLER? parce qu’il était un
artiste peintre (en parlant uniquement du travail artistique d’Hitler) ? Si nous revivions le coup d’état des Colonels,
soutiendriez-vous Mélina Mercouri ou les Colonels ? Hannah Arendt
intellectuelle
allemande anti-nazie qui est partie en exil, a résumé l’influence du
comportement des intellectuels dans la stabilité des régimes dictatoriaux. Ne
peut-on pas généraliser ses dires à notre société intellectuelle, à l’intérieur
et à l’extérieur du pays ? « La formation des Etats dictatoriaux, sans la
présence d’intellectuels étroits et minables, n’est pas possible. Ce genre
d’intellectuels dans les faits est au service d’un régime qu’il prétend
combattre ». Si aujourd'hui on en est là, c'est en grande
partie en raison des lourds silences, ou de l'encouragement et de la
collaboration de longue date de l'Occident (de ses responsables politiques
et/ou culturels) avec le régime des Mollahs.
La situation actuelle est due
aussi en grande partie à la collaboration avec les Mollahs des intellectuels
iraniens vivant en Iran ou dans d’autres pays.
La liberté n'a pas de prix mais elle a un coût; je pense que c'est à nous tous,
les défenseurs de la liberté, de nous investir.
Monsieur
KIAROSTAMI et ses amis soi disant artiste !!!Ne prennent pas comme modèles
les cinéastes tels que Stanley Kubrick,Youssef Chahine, Fritz Lange ou Mélina Mercouri, mais au contraire
ils encouragent et défendent depuis les premiers jours de la révolution, le
régime islamique et son idéologie et leur rôle est de maquiller ce régime, (je
vous invite à lire les articles écrits par les cinéastes exilés à l’intérieur
et à l’extérieur de l’Iran, sur notre site internet: http://www.artenexil.net/A3.htm) et je
vous rappelle qu’aucun film ou produit culturel ne sorte d’Iran, sans contrôle
de fidélité de l’auteur envers les Mollahs et autorisation préalable du
régime !. Notre demande, en tant qu’artistes iraniens en exil, est que
vous questionniez votre conscience, A votre avis votre lourd silence à propos
des actes de ce régime qui fait partie des plus criminels du monde, ne
serait-il pas une sorte d’approbation ?
Pour conclure : Malheureusement tous ces faits et chiffres sont
vrais... Ils peuvent être vérifiés sur les sites des Nations Unies, des Droits
de l’Homme, Amnesty International et
des Reporters sans frontières. Un certain nombre de journalistes, heureusement, sont
conscients de la situation en Iran.
NB : Nous exigeons que, lors
de vos prochains voyages en Iran, de demander de Monsieur KIAROSTAMI,
d’organiser les spectacles comme des lapidations, des tortures
innombrables, des exécutions des jeunes (on vient d’exécuter
cinq jeunes manifestants) et finalement une visite touristique et culturelle des
journalistes emprisonner par ce régime s’impose, car ça va lui plaire ! Nous
en sommes certain. Nous envisageons de porter plainte devant la Cour pénale internationale pour
« complicité dans les
crimes commis par le régime criminel et corrompu des ayatollahs », contre tous
ceux qui soutiennent directement ou indirectement ce régime.
Nous vous demandons de bien
vouloir nous excuser pour le dérangement.
Je me tiens à votre entière disposition pour
vous fournir plus de renseignements si vous le souhaitez.
Je
vous prie de croire, à l’expression de ma profonde considération.
Bien cordialement,
Djavad DADSETAN
Directeur Artistique
Association Art en Exil
Paris le 08/ 05 /10
Association Art En Exil
est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute
appartenance politique.
C’est
une époque bizarre, monsieur Ahmadinéjad !
Un jour, mon fils
qui avait cinq ans à cette époque-là, mangeait un biscuit. Un ami lui en a
demandé un peu et moi aussi je lui ai demandé de m’en donner. Mais Bahman
n’avait qu’un seul biscuit. Perplexe, il nous a regardés en se demandant auquel
de nous deux il donnerait son biscuit. Mon ami a simplifié le problème et lui a
dit : « Donne le biscuit à celui que tu aimes le plus ! »
Bahman nous a regardés et m’a dit : « Papa, je t’aime plus mais j’ai
envie de lui donner mon biscuit. » Je ne sais toujours pas ce qui s’est
passé il y a vingt et quelques années dans la tête de mon fils de cinq ans,
mais moi j’ai des raisons de pourquoi je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre.
Monsieur Ahmadinéjad, il y a pour moi des
raisons simples qui expliquent pourquoi je t’aime plus que l’autre. Tu me rappelles l’année 1357(1979). A
cette époque-là, la morale, l’objectif et le sacrifice n’étaient pas des mots
abstraits pour changer la vie de la population ; ils étaient des choses
naturelles et des détails vivants de l’esprit et de l’action de millions de
jeunes croyants, sains et honnêtes qui voulaient utiliser la révolution pour
que la classe opprimée de la société vive dans de meilleures conditions. Je
regarde après vingt et quelques années et je comprends clairement cette
protestation et ta dépression intérieure. Tu rends encore vivant, sans
mensonge, le « nous » de l’année 57 (79). Je t’aime parce que je ne peux
pas ne dire la vérité à moi-même que ce que tu dis est vrai. C’est la réalité que dans le monde actuel,
les sommets de la richesse en dominant les marches de la puissance, ne laissent
aucune place pour le développement de la population.
Mais monsieur Ahmadinéjad, il y a quelque chose qui te
rend inapte au monde de 2005. Donc, malheureusement, tu ne sers que d’être
déprimé dans un monde sans principes. Un monde qui est construit en 27 ans et
dont nous aussi nous faisons partie. Le monde a créé des conditions difficiles
pour ceux qui disent la vérité, mais ceux qui sont de la même espèce, sont
capables de se comprendre et…
Cher ami, je dis simplement que nous ne pouvons pas
nous arrêter en 1357 (1979). Les croyances de cette époque sont terminées et
dans les équations compliquées actuelles, nous ne sommes pas les seuls
décideurs du jeu actuel. Tu es trop honnête et trop principiel pour jouer dans le jeu
complexe des politiciens corrompus par le pouvoir. Donc, comme disait Modaresse : « Maintenant,
il faut quelqu’un qui sache les règles du jeu de ce monde. »
C’est pour cela que je donnerai mon vote à
quelqu’un que j’aime moins que toi *mais qui comprend mieux que toi les réalités de la vie
d’aujourd’hui. Tout mon
espoir est qu’au moins il comprenne en faisant attention à ceux qui votent pour
toi, que notre population opprimée est dans l’attente, qu’il fasse attention à
cette classe démunie et qu’il donne plus d’importance à la santé de
l’administration de la société. Cher ami, j’ai voté deux fois jusque-là et j’ai
regretté les deux fois*. Cette fois-ci j’irai plus préparé à l’urne,
mais je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre que j’aime moins que toi. C’est une époque bizarre,
frère !
* Ayatollah Akbar RAFSANJANI
* Ayatollah KHATAMI
Cette lettre a été publiée sur plusieurs sites et dans
la presse écrite à l’intérieur du pays, y compris dans Khâbgarde, Bâztâbe, Agence de
presse IRNA, Aftâbe, Gooya, etc.…
N.B.
Les
responsables culturels continuent à soutenir M. Abbas Kiarostami et les
producteurs et les distributeurs de
films des Mollahs : (comme MK2, ARTE, Théâtre de la ville, Centre Georges
Pompidou…) même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue…
« Kiarostami, Un nom et rien
d’autre »
La lettre ouverte de Fariborz Alimohammadi,
- F. shabâneh, écrivain et poète iranien résidant à Paris,- à Madame Juliette
Binoche
Chère
Madame Binoche,
Je vous salue.
Je
« te » salue en mémoire d’un grand homme que j’aime pour son
humanisme, pour son art d’être humain : Kieślowski le Grand, s’il est
mort !
Je
vous tutoie, si vous me le permettez ?
Je
veux te parler d’un homme, « un homme que j’aime moins que toi » car
tu es mon actrice favorite de ces dernières années et que je ne te connais pas
aussi bien que je le connais. Je veux te parler de quelqu’un que je ne connais
plus !!! Ce n’est pas à cause de la monture noire que tu n’as pas dessinée
autour de ses yeux que je ne le reconnais plus, mais c’est pour ce voile noir
dont il a tissé au plus profond de lui les fils des chaînes et des trames, de
manière conventionnelle, contrairement à ses films.
Il y a
le réalisateur Abbas Kiarostami, mon compatriote ! Et votre cher ami à
vous, vous, les cinéastes français ! Abbas Kiarostami, celui qui me
fascinait tant lorsque j'étais enfant pour : Devoirs du soir,
Le Pain et la Rue qui donnait des leçons d’amitié Et Plus tard pour Où est la maison
de mon ami ? et Au travers des oliviers.
Mais
en grandissant,- j’aurais préféré rester un enfant, - j’ai été capable d’en
voir bien d’autres car je ne pouvais pas fermer mes yeux ! « La
Palme d’or, Le Lion d’or, le désir, la célébrité, l’argent, et derrière tout
ça, un grand oubli, la trahison !
Adulte, je crois que mon ami d’enfance a tout sacrifié pour tout cela.
Tant de pureté et de simplicité que depuis le début ne l’étaient peut-être pas
tant que ça. Il y a 40 ans qu’Abbas a fermé sa « bouche fermée » et
s’est occupé de ses affaires. Il ne parle pas de son peuple, ni de la faim et
de la pauvreté, ni de l’illettrisme et de l’oppression que subissent des
millions de femmes et d’hommes en Iran. Il ne parle ni des enfants qui pour
avoir « le pain de la rue d’Abbas », attendent dans les couloirs de
la mort ni des mères qui se prostituent. Pourquoi? Parce qu’il n’aime pas
parler de politique, mais de l’amour et de l’humanité. Ces réalités ne
concernent-elles pas l’humanité ?
Toutefois, il
a bien enseigné à ses disciples (Djafar Panahi, …) de faire des images de ses
non-dits de sorte que seuls les Parisiens les apprécient.
Abbas joua
très bien son rôle dans le monde du cinéma et
y grava son nom. Cependant, il n’a jamais été un cinéaste iranien. Il y
a le cinéaste Kiarostami, c’est tout et rien d’autre ! Il n’est un
combattant ni un opposant. Peut-être qu’il n’aime pas l’être. Mais jamais, en
dépit d’une notoriété internationale, il n’a bénéficié, voire dix secondes, de
cette grande tribune du cinéma mondial pour tenter d’attirer l’attention du
monde entier sur sa patrie et de réveiller l’opinion publique mondiale
insouciante, naïve ou endormie face aux souffrances et aux douleurs de ses
compatriotes. En revanche, il est devenu
un pantin entre les mains des hommes politiques, une sorte d’homme à tout faire
pour résoudre leurs problèmes.
Par chance et
grâce à un peu de calcul, il a réussi à obtenir ce qu’il voulait. Pourtant,
tout cela ne vaut rien. Il y a peu de temps, lors du festival de Venise, après
la projection de son dernier film baptisé Shirin dans lequel tu tiens le premier rôle, il a répondu de ta part,
d’une ruse rhétorique: « Moi (Binoche), j’éprouve de la compassion pour
les femmes iraniennes qui sont obligées de porter le voile et c’est pour cette
raison que je l’ai porté dans le film ». Il a omis de répondre lui-même à une
question concernant la situation politique en Iran. Je ne sais pas pourquoi en
réponse à cette question il n’a rien dit de ta part. Je te remercie. Mais tout
le monde sait qu’il n’a pas le courage de faire pareille chose en Iran.
Qu’est-ce qu’il a fait afin de manifester ses
compassions envers les femmes iraniennes ?
Sinon la réalisation du film Ten qui était un affront à toutes les femmes iraniennes dont seules
les prostituées savent bien à quoi s’en tenir et parlent de philosophie de vie.
Je suis certain qu’il interprète son œuvre autrement et de la même façon qu’il
a interprété Sohrab, Forough et Khayam.
Je l’ai même entendu dire qu’il t’avait
surprise avec le synopsis de Copie conforme (à l’original) et que
tu as enfin appris que le scénario du film n’est pas basé sur une histoire
vraie, comme prétendu. Demande-lui de te raconter l’histoire de « Ce
menteur de berger ! » et de te parler de Sohrab Shahid
Saless, de sa grande absence, et de sa présence remarquable au sein du cinéma
mondial, s’il en a le temps.
Notre ami me fait penser à l’un des
personnages du Petit prince qui aimait être loué. Désormais, il écrit des
poèmes, fait une relecture d’Hafez et s'essaye à la mise en scène d’opéra. Il
fait une chambre noire d’un marécage des grenouilles et fait bien d’autres
choses que les autres ignorent …
Il est devenu un illustre personnage. Et
c’est plutôt difficile d’entrer en contact avec ce genre de personnes. Donc,
dis-lui de ma part : « ça suffit, soit tu te tais, soit tu brises le
silence » !
A la mémoire de Bleu de Kieślowski
Fariborz Alimohammadi, Paris, le 18
septembre 2008
Lettre ouverte au Parlement européen
Ne laissez
pas les milieux internationaux aux propagandistes de la République islamique!
Mesdames, Messieurs,
Lors d'un récent discours au Parlement européen,
Monsieur Mohsen Makhmalbaf s’est autoproclamé le représentant du peuple
iranien.
Tout en défendant l’aile modérée de la République islamique
et en occultant bien volontiers les crimes commis par de hauts personnages du
pouvoir dont certains se présentent aujourd’hui comme des opposants, Monsieur
Makhmalbaf a proposé une analyse toute personnelle du soulèvement du peuple
iranien pour la défense de ses droits écrasés depuis 30 ans régulièrement et
systématiquement. Selon lui, la solution à cette crise se résumerait à
l’organisation de nouvelles élections présidentielles.
Prisonniers politiques et artistes contraints à l’exil
à cause de la répression exercée par la République islamique, nous avons
supporté les harcèlements de Monsieur Makhmalbaf. Il nous semble donc essentiel
de vous montrer son vrai visage et celui des « amis » qu'il soutient.
Ceci pour que la vérité ne reste pas cachée aux yeux des peuples
d'Europe.
Dès l’avènement de la République islamique, la mission
de Monsieur Makhmalbaf a été d'organiser
le cinéma islamique en procédant à une mise au ban de plusieurs cinéastes dont
certains avaient été ses compagnons dans les prisons du Chah. Ces faits sont
confirmés par plusieurs documents en notre possession que nous tenons à votre
disposition.
Monsieur Makhmalbaf et le groupe Balal Habachi ont
réprimé durement toute opposition au régime islamique et tout particulièrement
les forces de gauche. Monsieur Malhmalbaf a poussé le zèle jusqu’à dénoncer les
personnes arrêtées à Ladjévardi, bourreau connu de la prison d'Evine et à
conduire en personne les interrogatoires des prisonniers.
Il a, contre leur volonté et sous la menace d’armes,
obligé les prisonniers de la prison d'Adel-Abad
à participer aux films de propagande de la République islamique en les
présentant comme des espions. Ces prisonniers ont saisi des organisations des
Droits de l'Homme mais leur plainte est restée lettre morte à cause de
l'atmosphère de terreur qui régnait sous le pouvoir absolu de Khomeiny.
Dans les prisons de la République islamique, la
lecture des livres de Makhmalbaf et le visionnage de ses films étaient
obligatoires. Tout prisonnier refusant de se soumettre était torturé.
Après plusieurs années de bons et loyaux services,
Monsieur Makhmalbaf incarne à présent le rôle d’opposant. Autant dire que nous
ne sommes pas dupes. Il a toujours refusé de dénoncer les crimes du régime
islamiste, se drapant derrière ses prétendues fonctions culturelles. Son seul
objectif est de manipuler l’opinion internationale pour maintenir le régime
actuel en place en concédant quelques changements. Il prétend représenter le peuple iranien
courageux qui s'est soulevé contre les armes des Bassidjis. Quel cynisme !
Est-il digne du Parlement européen de donner la parole à cet individu pour
qu'il trompe les gens?
A une autre époque, des milliers de personnes se sont
rassemblées pour contester la remise d’un Oscar au cinéaste américain Elia
Kazan, dénonçant ainsi sa collaboration à la chasse aux sorcières de McCarthy.
L. Rifenstall était aussi un cinéaste créatif allemand qui soutenait la pensée
nationale-socialiste. Ces films de propagande n'étaient pas moins propagandistes
que ceux de Makhmalbaf, mais jusqu'à la fin de sa longue vie, le fait qu'il ait
soutenu les fascistes l'a poursuivi.
Monsieur Makhmalbaf joue maintenant les vertueux et
essaie, à travers la tribune du Parlement européen, de se refaire une santé
politique et de sauver une partie du régime criminel en obtenant votre soutien.
Députés respectables du Parlement européen, vous savez
très bien que les élections n'ont aucun sens réel pour la République islamiste.
Depuis 30 ans le peuple iranien est victime d’un simulacre puisque les
candidats aux élections sont toujours choisis par le Valiyé faghih, le guide
suprême. Voilà 30 ans que le peuple vit dans une précarité économique, mentale
et physique et subit une répression incessante exercée par toutes les composantes
du régime islamiste, sans aucune exception.
Pour mémoire, rappelons qu’entre 1981 et 1988, plus de
1 300 prisonniers politiques ont été assassinés alors que Mohsen Moussavi était
Premier ministre. Makhmalbaf, guidé par ses seuls intérêts, cherche maintenant
à soutenir Monsieur Moussavi. Qui se ressemble s’assemble.
Nous souhaitons que la voix du peuple iranien opprimé
par des Makhmalbaf puisse s’exprimer à la tribune du Parlement européen pour que
vous entendiez les véritables témoins et victimes de la répression actuelle.
Vous saurez ainsi comment les jeunes hospitalisés à la suite des manifestations
sont kidnappés en pleine nuit pour être jetés en prison et torturés.
Nous en appelons à la solidarité internationale des
peuples de l'Europe.
Avec nos salutations,
Centre des cinéastes d'Iran en exil, des
ex-prisonniers de la République islamique, artistes, auteurs et cinéastes en
exil, des activistes politiques et artistiques, et des centres culturels,
artistiques et cinématographiques.
Copies aux médias
Lettre signée par 11 centres culturels/artistiques et
politiques, 46 personnalités politiques, juridiques, cinéastes, metteurs en
scène de théâtre et autres artistes en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.
Les contrefaçons du régime [de la République islamique]
dans le cinéma et l’art clandestin
Par Moslem Mansouri, Cinéaste Iranien en exil
mai 2009
Suite à la fondation du cinéma clandestin en Iran, la
littérature et la musique clandestines se sont formées aussi. La musique
clandestine s’est montrée avec des chansons de protestation et sociales.
Ensuite le régime, pour les confronter, a développé des chansons minables au
nom de la musique clandestine.
Depuis longtemps, le régime essaie de faire la même
chose pour salir le cinéma clandestin. Il essaie de créer une confusion entre
l’art clandestin et l’art officiel. L’année dernière, les organisateurs du
régime ont annoncé bruyamment que le plus grand concert
« clandestin » sera mis en place à Dubaï, et que les artistes feront
leur concert avec l’autorisation de l’État et retourneront en Iran.
Le régime veut pousser la société à penser que la
musique clandestine est une forme de musique comme le pop ou le rap. Pourtant,
la différence et la frontière entre les deux sont la même que celle les partis
et les groupes politiques qui ont des activités sous la protection et dans le
cadre de la loi du régime d’un côté, et de l’autre, les courants qui luttent
pour briser la même loi. Comme par hasard, les deux groupes protestent. Les
protestations des premiers n’est pas contre le régime et sa loi, mais pour les
réformer, pour que le régime reste en place. Mais les seconds luttent contre
l’exploitation des masses laborieuses du régime et de sa loi. On peut donc voir
que même dans l’art officiel on proteste, mais c’est une protestation
autorisée. Y compris de temps en temps, le régime proteste contre lui-même. Ces
protestations sont faites pour que l’on fasse une confusion entre l’art
clandestin et celui officiel.
Dans ce sens, le Ministère de l’Intérieur a réalisé
par un de ses laquais, un film qui s’appelle « Personne ne sait rien des
sanglots d’Iran ». On dit que c’est un film sur la musique
« clandestine » en Iran. Les médias du cinéma de la République
islamique disent que ce film a été réalisé d’une « manière
clandestine » ! D’un côté, vous avez la musique
« clandestine » qui est réalisée avec le passeport et autorisation du
régime à Dubaï, et de l’autre côté, vous avez un film « clandestin »
dont les médias de la République islamique font la publicité.
C’est intéressant de voir que les Ministères de la
Culture et de l’Intérieur produisent des soi-disant films « clandestins »,
et ne même temps ils deviennent eux-mêmes les critiques et font beaucoup de
bruits autour de leur censure pour cacher leur vrai but.
Un des sites du régime « le Conseil islamique des
artistes » écrit : « Ces derniers temps, loin derrière le dos
des directeurs culturels, certains centres artistiques et littéraires sont
poussés, pas de façon linéaire mais en bondissant, vers la clandestinité. On
peut donner des exemples dans le cinéma clandestin, la musique clandestine, la
littérature clandestine, etc. Aussi, dans le monde du livre et de la
littérature, avec l’exposition internationale du livre à Téhéran, ceci s’est
développé de plus en plus. »
C’est clair que la République islamique ne peut pas
faire abstraction du cinéma et de l’art clandestins. Donc, comme il ne peut pas
les empêcher, il essaie de les salir. Lui aussi, comme les autres régimes de
répression sociale, il a différents moyens de sortir les mouvements sociaux de
leur voie et de les détruire de l’intérieur. Dans ce cadre, les médias
persanophones de l’intérieur comme de l’extérieur, jouent le rôle de bourbiers
culturel du régime. Ils injectent à la société des ordures culturelles,
politiques et propagandistes du régime sous différentes couvertures. Les médias
persanophones dans les pays occidentaux jouent le même rôle. Les directeurs de
ces médias sont d’accord sur cette question avec le régime, que la voix des
affamés ne doit pas être entendue, que leurs points de vues ne doivent pas être
vues et que leurs revendications ne doivent pas être réalisées.
Quant aux pays occidentaux, même si ils ont des
oppositions avec le régime, ils ont un point commun avec celui-ci : la
peur du développement d’un mouvement appartenant aux opprimés et aux exploités
de la société. Leur protestation ressemble à celle d’une partie du régime
contre une autre ; le même genre que l’art non clandestin fait contre le
régime. Pourquoi ? Parce qu’une brèche ouverte dans le système
d’exploitation par un mouvement populaire,
aura comme premiers perdants justement les pays occidentaux.
Pour cette raison, les films qui sont faits sous le
régime islamique ou dans d’autres pays et qui parlent des questions sociales,
de la pauvreté etc., sont, pour la
plupart, contre la population pauvre. Quand quelqu’un fait le choix de parler
de la misère, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et son origine –
c’est-à-dire le système d’exploitation –, s’il ne fait pas le lien entre
celle-ci et le mouvement de protestation sociale comme une solution principale,
et si au contraire il fait le lien entre celle-ci et des relations affectives,
morales et de chance, ce sera une trahison des masses exploitées. Car les
régimes s’efforcent d’éloigner la
société de l’origine de la pauvreté, et de montrer à la société des solutions
bidons pour que leur système d’exploitation reste en place. C’est pour cela
qu’il font tellement de tintamarre et donnent tout ce qu’ils ont comme Oscar à
des films répugnants comme ….pour que les habitants des bidonvilles pensent que
leur situation changerait à travers un jeu et non pas par une révolution.
Si jusque hier, les États essayaient de gagner les
artistes, aujourd’hui ils ont gagné l’art, ils ont gagné le cinéma et la
musique. Si un artiste veut que son œuvre soit vue et qu’il gagne sa vie et la
notoriété, il doit travailler avec eux et dans leur cadre. Aujourd’hui ces
cinéastes et ces artistes sont les employés de ces compagnies, ils produisent
sur la base de ce qu’eux veulent. L’art clandestin, le vrai, montre qu’il est
sur la bonne voie, il sait ce qu’il faut
faire.
C’est la tâche des artistes, des êtres humains, qui se
battent contre le système de vol et d’exploitation et qui préfèrent la
pauvreté, la solitude et l’anonymat à la richesse donnée par le régime
d’exploitation. Il faut consciemment dénoncer les ruses des régimes dans les
domaines social et artistique.
Les vendeurs d’art au service du régime de la République
islamique
La République islamique, comme d’autres, a toujours eu
besoin de ceux qui, en apparence, sont à l’extérieur du gouvernement et qui
jouent le rôle de critiques.
Ces gens-là rentrent en scène pour développer les buts
du gouvernement dans la société. Au moment des élections, on voit que certains
cinéastes et écrivains, des experts et des courants fabriqués par le régime,
commencent à bouger sous le nom d’activistes sociaux, défenseurs des droits des
femmes, etc. C’est pour mettre en pratique ce que veut Khaménéi que « le
peuple rentre en scène » et participe massivement aux élections.
C’est évident que le spectacle des élections est
important pour les criminels qui sont au pouvoir en Iran. Ils veulent, avec
cette tromperie, éloigner la société de toute réflexion qui irait dans le sens
du renversement du régime.
Dans ce genre de groupes, on peut voir des cinéastes,
journalistes et courants fabriqués par le gouvernement, qui sortent des
déclarations pour soutenir tel ou tel candidat poussant la société dans la
direction du régime.
Le genre Mohsen Makhmalbaf qui vit à l’extérieur du
pays et qui a soi-disant émigré ; ils font peur à la population en lui
disant que s’il ne vote pas pour celui-ci, c’est celui-là qui sera élu. Quelle
est la différence entre untel et untel pour la société ? Quelle différence
il y a eu pendant trente ans ? Ce n’est pas les élections qui changent
quoi que ce soit. C’est un gouvernement
qui change ses pions sur la base de ses intérêts internes et internationaux.
C’est là où on voit le rôle de ceux qui poussent la
société vers les intérêts du régime et qui la trompe. Ces courants ont donné
des coups terribles contre les mouvements des femmes, des étudiants et des
ouvriers.
Le régime ne peut pas arrêter les mouvements sociaux
seulement par la répression. Le rôle de ces courants est aussi de chercher à
montrer un visage plus doux de ce régime, un régime qui ne donne aucune
possibilité de protestation et dont dans sa prison on tue toujours des
étudiants.
Un régime qui met sur scène comme artistes
« clandestins » des gens qui étaient des mercenaires de différents
ministères, pour salir les vrais clandestins. L’un annonce qu’il veut émigrer
du pays sans demander l’asile pour pouvoir aller en Iran et revenir. Ces
gens-là sont les vis et écrous de la machine de crimes inhumaine de ce système
social qui, tôt ou tard, sera écrasé par la masse des affamés.
Lila Ghobadi, mai 2009
Le cinéma clandestin a différentes définitions dans
différents pays. Par esemple, aujourd’hui aux Etats-Unis, il y a un festival de
cinéma clandestin qui veut dire un cinéma séparé des critères des
studios ; une sorte de cinéma indépendant. Mais dans les pays
dictatoriaux, sous le pouvoir des gouvernements idéologiques, cela a une
différente signification : le cinéma de protestation, de dénonciation, un
cinéma séparé des critères de censure gouvernementale. Pour nous, le cinéma
clandestin en Iran a cette dernière signification.
Depuis 2004, avec la fondation du cinéma clandestin
par Moslem Mansouri, les efforts d’un groupe de cinéastes et d’activistes sociaux
est d’aider les cinéastes et les étudiants en cinéma qui font des films
clandestins en Iran pour sortir ces films (montés ou non) afin de les montrer
dans différents endroits – universités, centres culturels et autres. Ceci dans
le but de montrer l’image réelle de la société policière et de la censure.
Depuis que Moslem Mansouri a pu réaliser des films
clandestins, la réalisation de ce genre de films a continué par d’autres
personnes, et certains ont pu être présentés à l’extérieur du pays. Malgré cela,
il faut dire que le cinéma clandestin fait face à deux problèmes. Le premier
étant la question de la sécurité. C’est dangereux de faire ce travail en Iran.
Par exemple, Mona Mollakhani a été arrêtée en 2005 à Téhéran pendant qu’elle
faisait un film, et à ce jour il n’y a aucune nouvelle d’elle. Le deuxième
problème est question financière. Personne ne veut produire un film clandestin.
Malgré tout cela, des étudiants en cinéma continuent à faire des films
clandestins.
C’est pour cela que le régime essaie de salir l’image
du cinéma clandestin et d’empêcher son développement en faisant entrer sur
scène ses mercenaires en tant qu’artistes clandestins.
Nous, en soutenant le cinéma clandestin en Iran, voulons
que ce cinéma ne reste pas isolé. Nous voulons aider ce cinéma pour qu’il
puisse continuer à montrer les revendications des exploités et des opprimés qui
se battent pour une vie humaine et la liberté.
Barbod Taheri
De Youssef Chahine aux réalisateurs du cinéma de
la République islamique
Youssef Chahine, un des éminents réalisateurs
du cinéma égyptien a fait ses adieux à la
caméra. On pourrait identifier le
cinéma égyptien à un cinéma superficiel avec des histoires populaires,
avec musique et chansons. C’est Youssef Chahine qui, avec son
travail différent, a valorisé le cinéma égyptien. Bien sûr, différents
festivals se sont intéressés à son travail. Ses films « Alexandrie »
et « L’histoire égyptienne » ont
été remarqués au festival de Berlin, et le festival de Cannes l’a
honoré, etc… mais est-ce seulement la valeur de son travail artistique qui
compte ? Sa réussite a-t-elle eu un quelconque rapport avec un arrangement
politique ? Non ; il critiquait le gouvernement égyptien ; ses positions et la qualité de son travail ont fait barrière toute possibilité
d’abus de son art.
Je ne sais pas pourquoi, pendant que je visitais les différents sites sur les informations
concernant la mort de Youssef Chahine, la situation du
cinéma de la République islamique m’est venue à l’esprit. Cette comparaison
n’est pas vraiment sans rapport. Youssef Chahine était un égyptien,
issu d’un pays musulman où la réaction islamique est une réalité. Youssef
Chahine était un réalisateur qui avait comme moyen d’expression sa
caméra. Il se battait, avec ce moyen, contre le régime réactionnaire et la
religion.
Mais son combat ne
se limitait à des films : Tout au long des rencontres entre réalisateurs
ou autres intellectuels internationaux, et au cours de ses interviews, sa voix
se transformait en voix de protestation du peuple. Dans n’importe quelle
situation, il critiquait clairement les politiques destructrices de son pays,
la corruption administrative et les superstitions religieuses. Il ne
s’accommodait pas avec le pouvoir – ni pendant le gouvernement de Nasser,
ni celui d’Anouar el Sadate, ou de Hosni
Moubarak ; Il a toujours été critique envers le gouvernement et du côté du peuple.
Je ne connais pas précisément la manière de censure du
cinéma égyptien et le poids de la religion dans l’Etat, mais je connais très
bien la situation de la répression en Iran.
Je sais que chaque mouvement des réalisateurs en Iran est
sous le contrôle de la sécurité.
Je sais que les mollahs ont censuré un film parce que
la caméra avait un regard impudique sur une femme enceinte.
Je sais que dans la République islamique, si un
réalisateur indépendant comme Youssef Chahine, veut faire un
film, il n’aura même pas l’autorisation de le faire, et que même si un film un
peu politique/social se fait, c’est dans le cadre de ce que le régime autorise
et c’est pour montrer une image différente de ce régime en dehors du pays.
Pensez-vous que
c’est le gouvernement égyptien qui a créé les horreurs des années 80 et 87 et a
exécuté des dizaines de milliers de personnes après des procès qui n’ont duré
qu’une minute ?
Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien qui a
assassiné ses opposants en dehors de ses frontières, et a donné comme mission à
ses réalisateurs internationaux de couvrir ses
crimes ? Est-ce qu’en Egypte les femmes et les filles
sont tous les jours fouettées, humiliées, insultées parce qu’elles n’ont pas
respecté le hidjeb ? Est-ce en Egypte que les réactionnaires musulmans,
sous l’influence de gouvernement, donnent l’ordre de lapidation ? Et
est-ce…
Même si le régime égyptien est précisément comme celui de
la République islamique, et je suis sûr que ce n’est pas le cas, alors
pourquoi pendant toutes ces années, les réalisateurs qui sont restés en Iran,
n’ont pas dit un mot sur les crimes de la République islamique dans les milieux
du cinéma ? Au contraire, ils ont affirmé les comportements réactionnaires
du gouvernement, ont accepté la censure et ont décrit que tout allait bien.
Pourquoi les
reporters des radios Farda [radio d’informations en persan] et BBC [radio
d’informations en persan] qui font aujourd’hui des discours sur l’attitude
courageuse de Youssef Chahine et sa résistance, n’ont-ils pas critiqué la
capitulation et l’opportunisme des réalisateurs de la République
islamique ?
Youssef Chahine, en recevant son prix au festival de Cannes, a critiqué
le gouvernement égyptien. Kiarostami,
quand à lui, a remercié la République
islamique pour lui avoir donné, à travers Dr. Ali Akbar Velayati (1),
les moyens de montrer à Cannes son film « Le goût de cerise » ;
ce qui a donné la possibilité de dissimuler les conséquences des crimes du
régime à Mykonos (2). Vous connaissez les déclarations de Kiarostami sur l’éloge de
la censure, lisez aussi celles de Youssef Chahine.
Chaque jour, il y a ceux qui me
disent tais-toi ! Tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de
discuter, tu n’as pas le droit*… Les réalisateurs du peuple avancent dans les profondeurs
de la société et montrent les douleurs et les souffrances du peuple. Leur nom
restera à jamais dans l’histoire. Mais la date limite de consommation des
réalisateurs gouvernementaux pourrait même se terminer avant la chute des Etats
dictatoriaux. Youssef Chahine, réalisateur courageux, créateur et avant-garde
égyptien, et parmi les meilleurs du monde arabe, restera toujours dans
l’histoire du cinéma.
Pour finir cette courte note, je citerai un extrait
de son interview avec le journal Herald Tribune : « Tous mes projets sont dangereux. Je me bats comme un fou. 80% de mon temps se passe dans la
politique et 20% dans la réalisation de films. »
Un dernier mot : cette année, le festival de Venise
va rendre hommage à Youssef Chahine. Dans le
même festival on montrera aussi Chirine le film de Kiarostami qui avait été
refusé à Cannes en 2008. Ils honoreront donc un réalisateur qui s’est battu
contre le fanatisme et la réaction et un autre qui est de tout cœur avec Ahmadinéjad (regardez
sa lettre de déclaration d’amour à président iranien Mahmoud Ahmadinejad
sur : http://www.artenexil.net/A3.htm), symbole d'un régime obscurantiste,
réactionnaire et fanatique. Ce festival devrait peut être programmer le
film Taazieh (3) de son excellence Kiarostami (4) pour mieux montrer
l’attitude opportuniste des directeurs des festivals et ce de Kiarostami.
* Extraits des déclarations de Youssef
Chahine : Sites internet de la radio BBC et de la radio Farda
(en persan)
Bassir Nassibi 05 08 2008 Saarbrücken,
Allemagne
Traduit de persan par Association Art en exil
(1)[ministre des Affaires étrangères de l'Iran de
près de 16 ans (Décembre
15, 1981 - Août 20,
1997)
].
(2) Procès
du Mykonos : En septembre 1992, quatre opposants au régime des Mullahs :
Sadegh
Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan
d’Iran, et trois de ses collaborateurs Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri
Dehkordi. ont été assassinés sur ordre des services secrets
iraniens dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos. La cour de Justice
de Berlin a reconnu les responsabilités de régime de la république islamique
et l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne en tant que commanditaires
de l’assassinat. Procès du Mykonos a durement touché le régime et entaché
l’image de la république islamique.
(3)Taazieh (le théâtre populaire traditionnel illustrant les
chiites compte de l'assassinat des principaux Hossein, le petit fils de
Mahomet, par Yazid, qui est réalisée chaque année à la date anniversaire
de l'événement et présenté par le régime des mullahs comme le théâtre
iranien !!)....
(4) Kiarostami comme tous les
autres cinéastes et artistes iraniens du régime des Mullahs, tels Djafar PANAHI, Abolfazl DJALILI,
MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia
PARTOVI, Bahman GHOBADI,Tahmineh
MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat, Madjid MADJIDI, Daryoush
MEHRJUI, Rafi PITZ, Mohammad HAGHIGHAT… Et les
chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN …
appréciés par de nombreux responsables culturels de l'occident, avait connu la
célébrité à l’étranger, grâce à de fortes sommes d’argent dépensé pour la
propagande de la république islamique à l’extérieur.
N.B: Des
milliers d’artistes, poètes, écrivains, dont des centaines de cinéastes,
iraniens ont quitté le pays et des milliers d’autres restés en Iran sont privés
des facilitées qui sont réservées, aux quelques artistes, poètes, écrivains et
cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est comment les
intellectuels européens, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes
politiques, les responsables culturels qui continuent à soutenir les
producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, ne font aucune
différence entre bien et mal, même si aujourd'hui la source du mal est
parfaitement connue...
Note
sur le huitième festival international du cinéma iranien en exil
Ce huitième festival a eu lieu, comme tous les ans, du
8 au 11 avril au cinéma La Clef à Paris. Cette année, nous avons pu voir des
films spécialement intéressants et avoir des discussions très instructives avec
des réalisateurs, en partie venus d’autres pays européens.
Le premier soir, on a visonné « Les demoiselles
du ring » de Ilana Navaro, un moyen métrage sur la vie des jeunes filles
des cités qui construisent déjà leur destin de femmes. Puis, une série de
courts-métrages ont été présentés : Mon ange de Emmanuelle Millet
(France), Retour à la patrie de Armane Nadjm, invité d’Allemagne, 2 vidéo-clips
de Gol Ko (Etats-Unis).
Cette première soirée s’est terminée avec un très beua
concert de musique classique iranienne de Monsieur Safaï et son fils suivi d’un
verre d’amitié et d’espoir mettant ensemble les artistes et les spectateurs
pour faire plus amples connaissances.
Le vendredi, nous avons pu voir une série de
courts-métrages sur les descriminations, les violences et les préjugés contre
les femmes dont : Brandi à une nuit de Linker, Deux années garanties de
Juan Parra Costa, Thred d’oor de Diego Sanchidrian, Uyuni de Zacarias et
Macgregor, The storymaker de José Gomez Callego, Starbreaks de Avideh Motmaen Far, aussi une
série sur le même thème des films Poisson de Paul et Michel Boujenah,
Zabou Breitman, Laurence Ferreira Barbosa, Patrice Leconte, Lorraine Lévy,
Bruno Podalydés, Brigitte Rouan, Coline Serreau, Paolo Trotta, et
enfin une série de quatre courts-métrages de FIT Production écrits et
réalisés par Karine Delasse et Lucia Degor : J’aime pas les femmes !,
J’aime pas que tu me gommes !, J’aime pas que tu me fasses peur !,
J’aime pas te servir !
Le festival a continué avec deux films de Kia
Kiarostami (à ne surtout pas confondre avec Abbâs kiarostami) :
« Notre mère », une fiction et « Terre de Révolution », un
documentaire. Dans sa discussion avec les spectateurs, Kia Kiarostami s’est
caractérisé comme « voleur d’images au nom du peuple d’Iran »
pour expliquer qu’il avait réuni les images d’Internet pour nous montrer les
images touchantes de son documentaire.
Ensuite, nous avons vu « Que ton souffle soit
chaud » de Benjamin Minot sur la vie de trois iraniens réfugiés depuis
plus de neuf ans en Belgique, suivi de deux films de Daryush Shokof, invité
d’Allemagne : Asudem, un long-métrage sur la situation des femmes à
travers la vie et la bataille d’une femme, et Iran Prison, un court-métrage sur
la torture dans les prisons iraniennes. Le réalisateur a répondu aux questions
des spectateurs.
Le samedi a été montrés : Hélène Dorion à
Vieux-Port de Catherine Derenne suivi d’une rencontre-débat avec la
réalisatrice, Au revoir Edna de Hossein Arian, Holy Shit de Daryush Shokof.
Ensuite, nous avons vu des films primés en 2009 au
Festiv’Art, 9ème Festival de cinéma de Limoges : Nous de
Olivier Hems, Cuilos de Paz Fabrega, Dealer de Michel Venus, King Crab Attack
de Grégoire Sivan. Suivi de Venussian Tabutasco de Daryush Shokof et une
discussion avec le réalisateur.
Le festival a montré, avec raison, plusieurs films de
Monsieur Shokof. Un autre de ses films, Breathful, montré le samedi, est dédié
aux combats des femmes en Iran.
Enfin, le soir nous avons vu deux films de Armane
Nadjm, invité d’Allemagne : le court-métrage, Retour à la patrie, fiction
sur le destin tragique de Z. Kazémi, journaliste canado-iranienne, arrêtée en
2003 à Téhéran, sequestrée et assassinée, et un long-métrage documentaire
Terreur à Berlin, sur les assassinats de
quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran au restaurant
Mikonos à Berlin, avec les commentaires poignants et documentés de Parviz
Dastmaltchi. A suivi une rencontre-débat avec le réalisateur et le
commentateur.
Le dernier jour du festival a commencé avec deux films
de Moslem Mansouri : Dernière parole (grand poète contemporain iranien
Ahmad Chamlou) et Procès., les deux Vidéo-clips de Gol Ko (Etats-Unis). A suivi
Sept domestiques, un long-métrage de Daryush Shokof avec Anthony Quin.
A l’année prochaine pour le 9ème
Festival !
S. Henry
Pour sa 9ème édition le Festival
international du Cinéma iranien en Exil
Cherche des films portant un
message sur les questions suivantes:
-
la
DISCRIMINATION sous toutes ses formes (sexe, âge, apparence physique, handicap,
race, religion, orientation sexuelle…),
-
les
FEMMES,
-
la
CENSURE,
-
le
COLONIALISME,
-
les
VIOLENCES,
-
l’IMMIGRATION,
- l’EXIL …
Le Festival est ouvert aux cinéastes de tout
horizon et de toute nationalité confondus.
Il aura lieu à Paris en avril 2011
Infos
et inscription:
Tél: 01 45 42 20 16 - 06
09 12 68 07
E-mail : artenexil@free.fr
Formats acceptés : tous
Non compétitif
Les cinéastes sont défrayés dans la mesure
du possible.
Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2010
Infos et inscription:
Mr. DADSETAN - Djavad
Boite 19
Hall M
156, Rue RAYMOND LOSSERAND
75014 Paris/ France
Tél: 01 45
42 20 16 - 06 09 12 68 07
E-mail :
djavad@free.fr
E-mail : artenexil@free.fr
L’association Art en Exil a le plaisir de
vous annoncer la
8e édition du festival international du
cinéma iranien en exil
Réalisateurs et
acteurs de toutes nationalités confondues dédient leurs œuvres aux femmes
combattantes de la liberté et font entendre leur cri
Contre
le fascisme
Dédié
aux femmes
combattantes de la liberté
43 films de courts et de
longs métrages, inédits, fictions, documentaires d’Espagne, de France, des USA,
de Canada, des Pays-Bas, de
Costa- Rica de l’Allemagne, de la
Belgique, et de l’Autriche
15 débats et tables- rondes, des films primés de Festiv’Art de Limoges,
Et l’exposition de photos- poésigraphiques
Résumés des
films, en bas de page.
ou
Un Festival
ouvert à des cineastes indépendants De toutes nationalités
- Fidèle à ses éditions précédentes, le 8ème Festival International du Cinéma iranien en exil, sous la direction artistique de Djavad DADSETAN, revient sur les devants de la scène, avec l’envie toujours intacte de faire découvrir au public le travail exceptionnel et souvent confidentiel de cinéastes indépendants immigrés, qui travaillent pour la plupart dans la plus grande difficulté.
Des regards croisés sur le monde loin des circuits officiels, des regards singuliers d’une grande acuité et d’une grande liberté.
- Notre programmation s’ouvre à nouveau à des cinéastes de toutes nationalités confondues : le cinéma Iranien en exil est toujours largement présent - à travers une dizaine de films -, mais certains nous viennent d’Espagne notamment, d’Allemagne, du Canada ... Ou nous transporte parmi les Sans Terre du Brésil, au côté du peuple afghan ou africain...
Courts, longs, Fictions ou Documentaires, ces 43 films témoignent à leur manière des douleurs de l'exil, des agissements des régimes totalitaires, traitent de critiques sociales et politiques, d’actualités sous différents angles : littéraires, poétiques, symboliques ou historiques. Mais en filigrane aussi de la capacité de l’homme à refuser de s’incliner, de son combat, de sa recherche à travers la solidarité ou l’art parfois d’une émancipation, des portraits sensibles d’hommes et de femmes en lutte...
Du 8 au 11 Avril 2010, 4 jours qui se déclinent en plusieurs
volets :
- des films de cinéastes
indépendants inédits
- des invités et 15
rencontres-débats
- Une carte blanche au Festival Festiv'Art de Limoges avec lequel nous avons un jumelage et dont nous présentons les
Films primés en 2009 (Prix du Jury, Prix
public, Prix de la Jeunesse, Mention spéciale du jury)
- des documentaires et images d’archives sur la
Résistance française
- et à signaler le retour de Moslem
Mansouri avec 3 documentaires sur le grand poète
iranien Ahmad Chamlou.
Un
8ème Festival riche de ses identités multiples et
de... son indépendance.
Du
8 au 11 AVRIL 2010
Au cinéma La Clef (centre culturel La Clef)
21 rue de la clef
75005 Paris M° Censier Daubenton (ligne 7)
jeudi 08
avril
19h00
Les demoiselles du ring de
Ilana Navaro
20h30 Cérémonie d’ouverture :
Projection de
courts métrages : Mon ange de Emmanuelle Millet (France), Retour à la patrie de Armane Nadjm, invité (Allemagne), 2 Vidéo- clips de GOL KO (USA), Concert de musique iranienne
Verre de l'amitié et de l’espoir
Vendredi 9
avril
14h00
Films sur les discriminations,
les violences et les préjugés sur les femmes
5 films de PROMOFEST. ORG (Espagne)
1- Brandi à 1 nuit de
Linker 35mm 19 ' en espagnole sous titré en anglais, 2009
2-Deux Année garantit de
Juan Parra Costa 35mm, 17 ' en espagnol sous titré en anglais, 2009
3-Thred D'or de Diego
Sanchidrian 35mm, 19 ' en espagnol sous titré en anglais, 2007
4-Uyuni de Zacarias et
Macgregor 35mm, 14 ' en espagnol sous titré en anglais, 2010
5-The Storymaker de Jose Gomez
Gallego, 35mm, 15 ' en espagnol sous titré en anglais, 2007
Starbreaks1’2005, (
Un film de Paul Boujenah
et Michel Boujenah 3’49 - Un
film de Zabou Breltman 2’17- Un film de Laurence Ferreira Barbosa
3’33 - Clip de Patrice Leconte 3’50 - Un film de Lorraine Lévy
3’21
Mon ange de Emmanuelle Millet
FIT Production, 4 courts-métrages écrits et
réalisés par Karine Delasse et Lucia Segor, J’aime pas
les femmes, J’aime pas que tu me
gommes !
16h00
HAYEDEH: legendary persian diva, documentaire sur la diva
légendaire persane, Hayedeh 1942-1990 par Pejman Akbarzadeh
18h00
2 films de
Kia Kiarostami invité (Allemagne)
Notre mère
Terre de Révolution de Kia Kiarostami et Merle
Hadtstein
en farsi sous titré en anglais, suivi
d’une rencontre-débat avec le
réalisateur
20h30
Que ton souffle soit chaud de Benjamin Minot documentaire sur trois Iraniens réfugiés en
Belgique depuis plus de neuf ans
2 films de Daryush Shokof, invité (Allemagne)
Asudem
2007, N&B fiction
Iran Prison
Samedi 10
avril
14h00
Hélène Dorion à Vieux-Port de Catherine Derenne, une approche de l’œuvre de la
grande poétesse et académicienne québécoise13’ 2009, (France) suivi d’une
rencontre-débat avec la réalisatrice, Au revoir Edna de Hossein Arian,
16h00
Films primés en 2009 Festiv'Art, 9ème
Festival de cinéma de Limoges, Prix du jury, Nous, d’Olivier Hems, France, Fiction 11’49, Mention
spéciale du jury, Cuilos, de Paz Fabrega, (France-Costa-Rica)
fiction 11’30 Prix de la jeunesse Dealer, de Michael Venus,
(Allemagne) fiction, 7’06 Prix du public King Crab Attack, de Grégoire
Sivan, France, Fiction,
Venussian
Tabutasco de Daryush Shokof, invité
(Allemagne) fiction
18h00
Breathful de
Daryush Shokof, invité (Allemagne) dédié aux combats des
femmes en Iran, fiction
20h30
2 films de Arman Nadjm invité
(Allemagne)
Terreur à Berlin documentaire,
Retour à la patrie (Returning home) fiction
Dimanche 11
avril
14h00
Deux films de Moslem Mansouri
Dans les coulisses des
Films : Dernière Parole (Ahmad
Chamlou) et Procès
(en persan sous titré en anglais)
Deux Vidéo- clips de GOL
KO (USA)
Dernière
Parole (grand poète contemporain iranien Ahmad Chamlou) de Moslem Mansouri
documentaire (USA), en persan sous titré en anglais version complète,
16h00
Sept domestiques de Daryush Shokof, invité (Allemagne) fiction avec Anthony
Quinn,
18h00
Cinéma de la
République Islamique, table ronde, avec Arman Nadjm, Daryush
Shokof, Kia Kiarostami,
intérpretation simultanée en français
21h00
cloture du
festival
Concert de musique iranienne
Verre de l'amitié et de
l’espoir
« SIECLES GLORIEUX-INSTANTS POETIQUES »
Pendant
tout le festival les photos poésigraphiées de Farahnaz
DJAFARI sont exposées
Des changements éventuels et sans préavis dans le
programme ne sont pas à exclure !
Nous espérons
vous y voir nombreux et vous remercions par avance d’en parler autour de vous
Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste,
pluraliste, citoyenne. Elle est détachée de toute appartenance politique.
Avec le soutien
de l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, la Mairie de Paris, CADECS,
Festiv’Art (Limoges), Maison de l’Europe et de l’Orient, Radio FPP 106.3 FM,
Association Bleu Perle, Association Actes de présence, Comité des femmes
contre la lapidation, Association Réseau 2000, Association Les périphériques
vous parlent, LA LOCALE TĒLĒVISION
Résumés des
films
jeudi 08
avril
19h00
Les demoiselles
du ring de Ilana Navaro
Elles
s’appellent Kaïna, Anissa, Chirine et Sara. Elles ont entre 17 et 19 ans. Elles
sont encore des jeunes filles, mais construisent déjà leur destin de femmes.
Seconde génération issue de l’émigration, confrontées en permanence aux
contradictions de leur double héritage, elles sont partagées entre loyauté
familiale et désir d’indépendance, métissage culturel et affirmation
d’identité. Leurs destins, elles se le forgent à coups de poing
pour se faire une place dans leurs familles, au sein de leur communauté et dans
la société. Parfois rivales sur le ring, dans la vie ce sont des battantes.
Résolument soudées par un objectif commun, elles apprennent à gérer la
jalousie, la colère ou la rage que leur condition ne manque pas de soulever,
grâce à la boxe !

Vendredi 09 avril
14h00
5 films de
PROMOFEST. ORG
http://www.promofest.org/
1- Brandi à 1
nuit de: LINKER
Les années 50.
Un anesthésiste fou prend un étrange(impair) contre son ancien patron, un
chirurgien prestigieux.
![]()
2-Deux Année garantit
de:JUAN PARRA COSTA
Berta rassasiée
de mauvais traitements de son mari, décide de le quitter. Il la remplace
immédiatement, mais ne le satisfait pas du tout et demande à sa femme de
revenir.

3-Thred D'or
de : DIEGO SANCHIDRIAN Quelques temps, mystifiant des liens met des
rapports parmi les gens. Les liens qui surmontent la distance, un oubli. Et,
quand ces liens sont créés, ils peuvent devenir de quoi nous devons réchapper.
![]()
4-UYUNI
de : ZACARIAS et MACGREGOR
Uyuni, appelé par plusieurs "la Fin du Monde". Allie et Doug
vient d'arriver là. Il a une proposition. Elle un secret.
![]()
5-LE
STORYMAKER de JOSE GOMEZ GALLEGO, Avec mon marteau je forge
l'histoire de chaque vie, de chaque personne. Les moments les plus merveilleux,
le plus humble, le plus fabuleux … Tous ont été conçus par moi."
6- Starbreaks''
Starbreaks'' est une comédie sur le fait que l'opulence dans les pays
occidentaux mène parfois aux comportements abusifs et dans les meilleurs des
cas laisse les gens indécis!
Films sur les
discriminations, les violences et les préjugés sur les femmes
Il s’agit d’une collection de dix films préventifs et pédagogiques
d’une durée comprise entre 1'30 à 3'. Tous les réalisateurs se sont impliqués
de façon bénévole et engagée. Chacun, avec sa sensibilité, a traité une facette
des violences conjugales.
Paul et Michel Boujenah utilisent un procédé des
plus surprenants pour montrer que dans la vraie vie, on n’échappe pas aux coups
d’un conjoint violent.
Zabou Breitman brise les préjugés et
révèle, à travers des données chiffrées, l’effroyable réalité des violences
conjugales.

Laurence Ferreira Barbosa nous conduit
dans une salle d’autopsie. Sur la paillasse, repose le corps d’une femme battue
à mort par l’homme avec qui elle vivait …

Patrice Leconte met en avant la solitude
et la honte des femmes battues.

Lorraine Lévy donne une définition
« choc » des violences conjugales en faisant un parallèle avec la
torture.
Emmanuelle Millet montre, dans le ventre
d’une mère,
un bébé victime
tout autant qu’elle des coups portés par le conjoint.

Bruno Podalydès fait raconter à un enfant une
scène de violence entre ses parents et son ressenti face à une situation qui le
dépasse.

Brigitte Roüan compare, dans une même
situation, le comportement d’un homme et celui d’un grand singe …

Coline Serreau dévoile, à travers un
échange entre deux jeunes personnes,
l’inacceptable, ici, en France.

Paolo Trotta dénonce cette violence,
cachée par une femme sur dix en France.

FIT
Production : 4 courts-métrages écrit et réalisé par Karine DELASSE
et Lucia SEGOR, « J’aime pas les femmes » 1- J’aime pas que tu
me gommes ! 2- J’aime pas que tu me fasses peur ! 3 - J’aime pas te
servir ! 4- J’aime pas les femmes !
16h00
HAYEDEH: LEGENDARY
PERSIAN DIVA, Documentaire sur la Diva légendaire persan
Hayedeh (1942-1990) par Pejman Akbarzadeh.
Hayedeh est né en Téhéran. Elle est la sœur aînée d'un autre célèbre
chanteur persan, Mahasti.Carrière de Hayedeh a débuté comme
chanteur sur un programme de Radio Téhéran, (Gol-ha-ye Rangarang)
(Fleurs colorées) réalisé par Davood Pirnia. Elle a étudié Avaz
(Persan Musique vocale) avec la fin des
années violoniste et song writer Ali Tajvidi. "Azadeh" (musique
par A. Tajvidi, paroles de Rahi Moayeri) a été son premier succès Hayedeh, dont
elle s'acquitte sur Radio Téhéran avec les Gol-ha orchestre en 1968. "Apalon Records» à Téhéran a
publié "Azadeh".
Hayedeh et
Anoushiravan Rohani à la radio et la télévision nationale iranienne, Téhéran,
1975 (Photo du persan hebdomadaire Tamasha)
En 1970
Hayedah ajouté la musique pop
à son classique Persan répertoire. En cette période Hayedeh
travaillé avec plusieurs compositeurs, tels que Fereydoun Khoshnoud,
Jahanbakhsh Pazouki, Anoushiravan Rohani et Mohammad Heydari. Révolution
de 1979 et de l'immigration vers l'OuestPeu avant la Révolution iranienne en 1979,
Hayedeh émigré aux Royaume-Uni. Elle a déménagé aux États-Unis en 1982
de poursuivre sa carrière.De 1982 jusqu'à la fin de sa vie, vivait dans Hayedeh
Los Angèle. La croissance de la Iranian communauté dans Southern California (en raison du nombre
croissant de personnes quittant l'Iran après la La révolution islamique) Renforcé Hayedeh
carrière dans le 1980. Chansons politiques et nostalgique
Hayedeh tels que "Rouza-ye Roshan Khodahafez"(" Goodbye
Daylight ") et"Faryad"(" Cry ") est devenu très
populaire. Auteurs-compositeurs Hayedeh aux Etats-Unis étaient pour la plupart Farid Zoland, Sadegh Nojouki, Mohammad Heydari, Anoushiravan Rohani et Andranik
18h00
2 films de Kia Kiarostami
invité (Allemagne)
1- Notre mère
Une mère meurt et
part derrière huit enfants. Certains d'entre eux se rencontrent (à ses obsèques
pour la première fois.
2- Terre de
Révolution de Kia Kiarostami et Merle Hadtstein sur les événements actuels en Iran
20h30
Que ton souffle soit chaud de Benjamin Minot www.insas.be
2 films de Daryush
Shokof, invité (Allemagne) www.shokof.com
Daryush Shokof est
né à Téhéran en 1954 et s'installe aux Etats-Unis quand il avait 15 ans. Après
avoir été diplômé de l'université en physique et en mathématiques, il a assisté
à la New York School of the Arts. En 1985, il s'installe en Allemagne à
poursuivre une carrière comme peintre et sculpteur - son style novateur, à la
fois humoristique et philosophique, a ouvert la voie à des
"maximalisme".De retour à New York, il a écrit ses scripts premier
film et la vidéo et du cinéma a découvert que les formes d'expression. En 1994,
il réalise son premier long métrage, Les chiens sont interdits, L'histoire d’un
wanna-vues journalier ne peut être prophète de tout. Avec Sept fonctionnaires,
Visent passionnée Shokof est d'exhorter et de persuader les habitants de cette
planète à créer des liens de paix et l'harmonie.
1- Asudem

Medusa est à l'envers.
Dans ce monde la véritable horreur n'est pas la chevelure faite de serpents,
mais plutôt la tête de l'homme qui a chassé les serpents dans la frénésie et la
folie.L'histoire commence avec une femme solitaire vivant dans les bois d'un
pays en proie à une guerre que nous ne voyons jamais. Son seul compagnon est
son chien fidèle. Mais dans une situation aussi désespérée que le sien, la
fidélité n'est pas une chose facile, et le chien se tourne rapidement sur elle.
Elle est visitée par un homme portant un masque. La situation s'aggrave et ne
s'aggrave à partir de là plus, jusqu'à ce que le vampire apparaît pour lui
sauver la vie. Une histoire familière joue dehors, jusqu'à ce que Satan se
montre enfin en place pour l'obtenir tout au plus vite. Cependant, en
maintenant la pauvre femme est un être intelligent, cultivé-up guerrière
elle-même. Elle pense que peut-être qu'elle peut convaincre Satan à manger des
champignons hallucinogènes dans l'espoir de lui causer des visions célestes qui
seront eux-mêmes la cause de sa folie et la mort. Satan mange les champignons
et les visions célestes se produire, mais cela signifie qu'elle est finalement
sauvée sur son chemin de retour à son abri dans la forêt profonde?!
2- Iran
Prison (Iran zendan), sur les prisons et turtour en Iran,

Samedi 10 avril
14h00
1- Hélène DORION à Vieux-Port de Catherine Derenne Une approche de l’œuvre de
la grande poétesse et académicienne québécoise
« La journée
mondiale de la poésie » a été organisée par le Festival de Vieux Port sous
la présidence de Sylvie Bourgouin. Nous avons reçu Hélène DORION pour effectuer
un entretien autour de la dernière partie de son œuvre « Le hublot des
heures » et son anthologie poétique. Sylvie Bourgouin a proposé un
scénario autour de l’œuvre de cette grande poétesse québécoise qu’elle accepta.
Les thèmes abordés par l’écrivain dans ce court-métrage sont : le
voyage, la ville, la figure de la spirale .
2- Au revoir Edna de Hossein
Arian, www.arianhome.com

Il y a 4
musiciens qui jouent autour d'un corps inerte.
Un violoniste
(Peter Lorre), un pianiste (Al Jolson), un guitariste (James Dean) et une flûtiste
(Edma Purviance). Après quelque temps, le cadavre commence à se déplacer et les
trois d'entre eux partent en courant …
3- Holy shit de Daryush Shokof, invité (Allemagne)

Un couché sur la liste noire écrivent des essais sa chance pour faire réaliser
un projet. L'ange volant williams (une mouche réelle)
16h00
- Films
primés en 2009 Festiv'Art, 9ème
Festival de cinéma de Limoges: Prix du jury : Nous, d’Olivier
Hems, France, Fiction, 11’49 / Mention spéciale du jury : Cuilos,
de Paz Fabrega, France-Costa-rica, Fiction, 11’30/ Prix de la
jeunesse : Dealer, de Michael Venus, Allemagne, Fiction, 7’06/ Prix
du public : King Crab Attack, de Grégoire Sivan, France,
Fiction,
-
Venussian Tabutasco de Daryush
Shokof, invité
(Allemagne)
Un ascenseur est
le seul endroit où les choses quotidiennes habituelles arriver. Le peuple saint
de prier leurs routines, un voleur peut contenir jusqu'à deux passagers, des
chefs mafieux obtenir le mauvais type, la future génération continue de baiser
et de l'amour et de rester naïvement optimiste, les mamans sont en colère
contre leurs enfants adolescents, lave les vitres au large des gangsters sang
sur la vitre d'ascenseur, et, les femmes portent l'étoffe voulue pour nettoyer
le solde de tous les comptes. Il s'agit d'un mélange 60 minutes des histoires
de vie sur Terre condensé dans une boîte appelée verre ascenseur.

18h00
Breathful de
Daryush Shokof, invité (Allemagne) dédié aux combats des femmes en Iran,
![]()
20h30
2 films de Arman
Nadjm invité
(Allemagne)

1- Terreur à Berlin (Les assassinats de quatre
dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran),
Depuis
1979 les droits de l’homme sont bafoués en Iran. Des milliers d’intellectuels,
écrivains, journalistes et étudiants ont été arrêtés, maltraités, torturés,
exécutés ou assassinés. Cette spirale de violence continue à l’heure actuelle.
Le 17
septembre 1992, un groupe armé a tué, sur l’ordre des dirigeants iraniens,
quatre opposants au régime islamique, dans un restaurant berlinois appelé
Mykonos. Après trois ans et demi de procès, le tribunal supérieur de Berlin a
condamné, en avril 1997, quatre inculpés pour ce meurtre.
Le
verdict précise clairement que l’attentat a été commandité par, le chef
religieux Seyyed Ali khamenei,
l’ancien président Ali Akbar Hashemi
Rafsanjani, le ministre des affaires étrangères de l’époque Ali Akbar Welayati, ainsi que le chef
des services secrets Ali Fllahian.
Dans ce
film, un témoin rescapé de l’attentat,( Parviz Dastmalchi ) explique les
motivations politiques de cette terreur et revient sur son propre vécu.
2-
Retour à la patrie (Returning home)

Avec : Mithra Zahedi ,
arash Saehaddi , Mehmed sakar , Sam Fard
Depuis 1979 les
droits de l’homme, et spécialement ceux
de la femme, sont bafoués en Iran. Beaucoup
d’intellectuels, écrivains et journalistes ont été arrêtés, brutalisés
et assassinés. Cette spirale de violence
persiste encore aujourd’hui. Ziba Kasemi, journaliste irano canadienne, fait
partie de ces victimes. Arrêtée en juin 2003 à Téhéran, elle a été séquestrée et assassinée. A ce jour, le
régime iranien n’a toujours pas tenté
d’éclaircir les circonstances de sa disparition. Je souhaite lui dédier ce film et porter
l’attention des publics internationaux
sur la situation alarmante de l’Iran.
Dimanche 11 avril
14h00
- Deux films de Moslem
Mansouri
Dans les
coulisses des Films : 1- Dernière Parole
(Ahmad Chamlou) 2- Procès

Procès
- 2 Vidéo- clips de GOL KO
- Dernière Parole (Ahmad Chamlou) de Moslem Mansouri, http://www.moslemmansouri.com/

Ahmad Chamlou, considéré comme
le plus grand poète contemporain iranien, est décédé le 24 juillet 2000, à
l'âge de 75 ans des suites d'une longue maladie. Ahmad Chamlou, qui souffrait
d'un cancer et de diabète, était hospitalisé depuis plusieurs semaines.
Respecté par les intellectuels laïcs, Ahmad Chamlou a ouvert la littérature
iranienne contemporaine à la contestation politique.
A la révolution islamique en 1979, il était responsable de la revue Jom'éh
(vendredi) dans laquelle il publiait des poèmes politiques, considérés par la
critique comme des "cris contre la pauvreté et l'injustice".
Paradoxalement, le poète qui se disait opposé aux symboles de l'ancienne Perse
a commencé à les défendre après le triomphe de la révolution islamique.
Dans ses dernières années, affaibli et sans ressources, il vivait en reclus
s'adonnant à l'opium. Très malade, il fut été amputé d'une jambe. Parmi ses
recueils les plus connus figurent Ibrahim dans le feu", Fleurir
dans la brume" et le jardin des miroirs.
Chamlou, dont le maître spirituel était Nima Yushidj, fut l'une des
figures les plus marquantes de la poésie iranienne contemporaine et aussi le
traducteur en persan de Federico Garcia Lorca. Par sa possession distinctive de
langue et des mots, il s'est habilement mis du côté l'opprimé et s'est opposé
aux régimes cruels et leurs institutions inhumaines.
À cause de ses croyances, après sa mort, sa pierre tombale était à plusieurs
reprises vandalisée par les agents de gouvernement iranien.
En ermitage près de Téhéran, Ahmed Chamlou, 74 ans, jouissait dans son pays
d'une réputation comparable à celle du Victor Hugo des dernières années.
Chamlou a élevée la poésie au rang d'une religion. Les Iraniens ont pour lui
une telle ferveur qu'elle apparaît presque sacrée, rappelant celle que le
peuple de Paris manifestait autrefois pour le Victor Hugo des dernières années.
En Iran, on offre des poèmes de Chamlou à un amour, à un ami, pour un
anniversaire. Chamlou dans ses poésies a répercuté les privations et les
visions de son peuple et de cette manière; sa plume était ses moyens les
meilleurs
16h00
- Sept domestiques de Daryush Shokof, invité (Allemagne) fiction Avec: Anthony
Quinn

Archie est un
riche vieillard qui vit seul avec Anya sa servante, il est philosophique,
drôle, et encore "incomplètes" en tant que créature. Il désire
d'affection, la vraie sensation de devenir «un» avec toutes les créatures
sur le planète ... il trouve la paix que lorsque son corps est alimentée
par l'amour et l'énergie positive de d'autres ... Il voit le "incomplet"
Etat comme une maladie et est déterminé à guérir lui-même. Il faudra pour
cela infuser son corps avec l'énergie. Pour ce faire Archie embauche
quatre fonctionnaires de différentes parties du monde pour combler ses quatre
ouvertures du visage. Bien que chaque agent mette l'index dans ses
oreilles et les narines, Archie demande Blade (son ami de longue date) et Hilda
(son amour vrai) aider à achever le processus.Le symbolisme exprime le sens
véritable du film, quand à la fin, il révèle que Archie atteint son souhait
final ... "Unité Till The Last Souffle ».Daryush a dit: «Si l'on peut
étirer Convention et avec elle nos esprits pour englober ce qui est original et
inhabituelle alors nous sommes capables de nous libérer de ce qui est
traditionnel. Dans la définition de nos danses avec la mort, nous nous
libérer l'essor grâce à la transition vers un autre État. "Ce film
explore et capture de nouveaux horizons, de nouvelles approches et de nouvelles
perceptions. Grâce à ce processus d'être «branchés» il y a beaucoup de
humoristique et surréaliste moments qui créent une comédie très poétique.
Le souhait de ce film d'influencer véritablement la les citoyens de cette
planète pour être connecté à la paix et l'harmonie. Sélectionné pour Locarno
(compétition et extraordinaire Événement de clôture de nuit sur la place du
Grand), Toronto, Montréal, Berlin, Kiev, Thessalonique, Delhi, Le Caire et
beaucoup d'autres festivals internationaux
18h00
- Cinéma de la
République Islamique, (Table ronde) avec Arman Nadjm, Daryush Shokof, Kia Kiarostami Traduction
simultanée
21h00
cloture du festival
- Concert de musique de jeunes
iraniens (groupe Chizzzz) 1. Silver Coin (Angus & Julia Stone ) Cover 2. Je retourne dans
mon paye Musique, Lyriques : Eiman 3. Sans personne Musique,
Lyriques : Niaz 4. Layli Musique, Lyriques : Amirhossein, Niaz : Piano,
Guitare, Tombak, Chant, Babak : Guitare, Chant, Iman : Bass, Chant,
Amirhossein : Batri, Chant, Guitare
EXPOSITION
Pendant tout le festival :
exposition de photos de Farahnaz DJAFARI

"SIECLES GLORIEUX – INSTANTS
POETIQUES"
Tissage de la
poésie contemporaine persane et ma vision de photographe !
Projéction d’une dimension esthétique par la beauté des formes,
l’authenticité colorées des céramiques enfuies dans les palais et
emprisonnées
dans les mosquées en Iran…
lettres chantant les métaphores de F. Farrokhzad et S. Sepehri,
lettres dansant
les pensées de A. Shamloo et F. Moshiri,
poésigraphient
et embellissent de leurs poèmes savants mes clichés,
invitant les
regards à une lecture instantanée.
Farahnaz Djafari
Association
Art en Exil , 21 rue
de Fécamp 75012 Paris- France
06 09 12 68 07 - 01 45 42 20 16
E-Mail artenexil@free.fr, artenexil@sfr.fr
Site :
http://www.artenexil.net
http://www.facebook.com/pages/Paris-France/Art-En-Exil/112454305427
L’Association
Art en Exil est membre effectif de la FAIB, Fédération des
Associations Internationales établies en Belgique et agréée Jeunesse
et Education Populaire par la Direction Régionale et Départementale de la
Jeunesse et des Sports de Paris- Ile-de-France/N° 75JEP 05-345
Association loi 1901 – N°Siret : 43771057700036 / code APE :
9001 Z
|
Le cinéma et la torture dans les prisons de la
République islamique ! Par : MINOU HOMAILI et les films de Monsieur Mohsen
Makhmalbaf, la lumière des yeux du régime de la République islamique et
des festivals à la télévision de la prison!!! |
Extrait de « Journal d’Aftab publié à Téhéran», avril 2009
Le père de Roxanan Sabéri : Bahman Ghobadi n’est
pas le fiancé de ma fille
Aftab : Le père de Roxana Sabéri qui avait dit à
un journaliste américain que Bahman Ghobadi cinéaste iranien, est en train
d’utiliser le nom de sa fille pour devenir célèbre, a annoncé que Bahman
Ghobadi n’est pas le fiancé de Roxanan Sabéri.
Bahman Ghobadi : Roxana Sabéri était ma fiancée.
Le groupe CAC/Aftab rapporte que Gholam-Réza Sabéri,
le père de Roxanan Sabéri, journaliste irano américaine qui était condamnée à 8
ans de pprison, accusée d’espionnage, a déclaré, dans le cadre de ses efforts
pour libérer sa fille, qu’à sa connaissance Roxana n’a jamais été fiancée, et
que c’est la famille et son avocat qui vont suivre son dossier.
Il a ajouté que personne ne doit intervenir dans cette
affaire sans l’autorisation de la famille. Il a continué en disant que Bahman
Ghobadi utilise cela dans les intérêts de son film et pour être reconnu
internationalement, et qu’il ne laisserait personne utiliser le nom de sa
fille, que le dossier est juridique et rien d’autre.
Compte rendu de « La septième édition
du festival international du cinéma iranien en exil »
La septième édition du festival international du cinéma
iranien en exil a eu lieu, avec succès, du 2 au 5 avril à Paris au cinéma
La Clef, dans le 5ème arrondissement de Paris.
35 courts, moyens et longs métrages -- des films
inédits, fictions et documentaires de toutes nationalités confondues -- ont été
montrés pendant ce festival. Aussi, plusieurs débats avec des réalisateurs ont
eu lieu pendant le festival.
Le festival a commencé par une cérémonie d'ouverture
le 2 avril. Suite au message de Djavad Dadsétan, directeur du festival, nous
avons pu voir: "La danse du soleil interdite" de Lila Ghobadi, jeune
et talentueuse réalisatrice iranienne en exil au Canada et avec qui nous
avons pu avoir des échanges enrichissants, sous forme de
questions/réponses pendant le festival. Nous avons poursuivi avec "Acteurs
et clandestins" de Benjamin Minot et Mathias Desmarres, film touchant sur
la situation des sans-papiers iranien en Belgique.Ensuite, nous avons visionné
"Printemps noir" un film émouvant de Réza Azadi, jeune
réalisateur iranien exilé en Hollande. A travers le destin tragique d'une jeune
étudiante de théâtre, le réalisateur a montré les crimes du régime et les
attaques de celui-ci contre les libertés les plus fondamentales et comment il
s’est fait piégé par soit disant ouverture . Puis, nous avons continué avec
deux courts-métrages: "Ricochet" de Sarah Gurevick et "La
Musique" de Asier Urbieta. La soirée s'est terminée avec un spectacle de
Flamenco suivi d'un verre d'amitié et d'espoir.
Le vendredi 3 avril, il y a eu 4 séances:
La première séance était dédiée au cinéma espagnol.
Nous avons visionné plusieurs films très intéressants: deux films de Gonzalo
Ballester -- "The Molky Way" et "Mimoune"; "une vie
meilleure" de Luis Fernandez Reneo; "Skunks" de Inés Encisco;
"The Magic Glasses" de Daniel Rebner; "Hero, wings are not
necessary to fly".
La deuxième séance était consacrée à deux films
touchants: un film de Bénin de Clément Dupeux, suivi d'une rencontre/débat avec
le réalisateur (les photos de ce films ont été présentées sous forme d'une
exposition de photos au festival), et "Moradores" par Jeanne Dressen,
un documentaire français/portugais sur l'immigration portugaise fuyant la
dictature, suivi également d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.
A la troisième séance, nous avons vu "OK" de
Blerta Zeqiri sur Cosovo sur la triste réalité de trafique des femmes, suivi
d'un débat avec le comité des femmes contre la lapidation, suivi de "Sans
terre...sans terre" de Stéphane Pauvret et Bérengère Jeannelle sur le
combat des sans terres au Brésil, suivi d'une rencontre/discussion avec les
réalisateurs.
A la dernière séance du vendredi, nous avons pu revoir
le film belge "Acteurs et clandestins", puis un documentaire de
Alexandra Paraboschi "Afghanistan: la reconstruction par le théâtre"
suivi d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.
Quatre séances ont été aussi organisées le samedi 4
avril:
A la première séance, nous avons vu l'ensemble de 10
films qui composaient un long métrage, sous le titre "Paris, la
métisse", suivi de "Le coq" de Hossein Arian et une
rencontre/débat avec lui. La première séance s'est terminée avec "Un film
par personne" de Shahin Taher.
La deuxième séance a été consacrée aux films primés du
festival de Limoges de 2008: "Un dimanche à Pripiat" de Frédéric
Cousseau et Blandine Huk; "Songe d'une femme de ménage" de Banu
Akseki; "Clashdance" de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel
Murat, et le très émouvant court métrage de Nijuman Noborei "200 000
fantômes". Une courte présentation a été faite par un des responsables de
ce festival de Limoges à la fin de la séance.
La troisième
séance était entièrement consacrée "Au coeur de l'orage",
un documentaire sur le mouvement de la résistance française pendant la deuxième
guerre mondiale, suivi d'une rencontre/discussion avec d’un des rescapés de ce
mouvement Monsieur Michel KACHKACHIAN, Résistant (CFMPF), la
représentante de LICRA, et Madame Catherine Vieu Charrier (Adjointe
au Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant, Conseillère de Paris,
Conseillère du 12e Arrdt.)
Puis, à la quatrième séance, nous avons pu revoir
"La danse du soleil interdite", suivi du documentaire de Moslem
Mansouri "Epitaphe" sur les prostituées en Iran - film émouvant, déjà
présenté au festival les années précédentes (cette fois ce film était sous
titré en français par Association Art en exil), suivi d'une
rencontre/discussion avec Lila Ghobadi l'assistante du metteur en scène.
La dernière journée du festival était aussi organisée
en quatre séances:
La première
séance était pour revoir "Au coeur de l'orage" sur la résistance
française pendant la deuxième guerre mondiale, suivi d'une rencontre/débat
avec un deuxième rescapé de ce mouvement. Cette fois-ci des immigrés
participant à ce mouvement ont été à l'honneur,
le groupe Manouchian/l'affiche rouge Monsieur Arsène TCHAKARIAN,
Résistant (FTP MOI). les débats étaient animés par Maria Giuseppina BRUNA,
Responsable des Relations Publiques de BLEU PERLE et Christian LE DREU,
Président fondateur de BLEU PERLE
A la deuxième séance, nous avons vu le court métrage,
beau et original, de Fariborz Alimohamadi Keyvani "La vie, l'amour et la
mort", suivi d'une rencontre/discussion avec le réalisateur. Ensuite, nous
avons pu revoir "Printemps noir" suivi aussi d'une rencontre/discussion
avec Réza Azadi le réalisateur.
La troisième séance était organisée par
"Cinéma-yé-azad" (Allemagne), présentation de Bassir Nassibi sur le
régime iranien et le cinéma, et la question de la censure.
A la dernière séance, la clôture du festival, suite
au message de clôture de Djavad Dadsétan, nous avons visionné le
dernier documentaire de Moslem Mansouri "Ahamad Shamlou",
interviews avec le poète.
Nous avons terminé avec un "pot" d'au
revoir, contents d'avoir pu voir des films intéressants et souvent émouvants,
montrant la réalité.
Tous les débats/présentations et tous les films (quand
cela était nécessaire) ont été traduits pour les spectateurs qui en avaient
besoin.
Un des points remarquables de ce festival était la
participation de 7 jeunes réalisateurs talentueux qui rassurent la continuité.
Association Art en exil à Nantes
Mardi 9 Décembre à 20h30
Au Cinématographe, 12bis rue des carmélites- Nantes
CONTRECHAMP présente
PROCÈS(S)
Deux films qui tendent aux réalisateurs le miroir de leur propre activité et questionnent les conditions de sa poursuite.
- PROCÈS, de Moslem Mansouri, fiction documentaire, persan, sous-titré français, 42min, Betacam, Canada, 2002.
Les ouvriers
d’une briqueterie d’un petit village situé à
- QUELQUES MIETTES POUR LES OISEAUX, de Nassin Amaouche, 28min, 35mm , France, prod. Eris Production/Fondation Evens, 2005.
En Jordanie, le dernier village avant la frontière irakienne, un petit bar, des entraîneuses, des hommes qui vendent des jerrycans de carburant au bord de la route. Lorsque la police arrive, hommes et femmes se dispersent comme une volée d’oiseaux traqués.
Suivi d'une discussion avec Djavad Dadsetan, directeur artistique de l'association "Art en exil", distributeur du film de Moslem Mansouri et fondateur du Festival de Cinéma Iranien en Exil. http://www.artenexil.net
Contrechamp
http://www.lecinematographe.com/cycles_annuels/films_ALTER.htm
La différence entre les deux cinéastes Stanley Kubrick et Ridley
Scott
Hagir Darioush, réalisateur Iranien et directeur exécutif du festival du film de Téhéran à l’époque du Shah a écrit dans ses mémoires :
Nous voulions programmer les films de Stanley Kubrick au festival du film de Téhéran et pour cela nous essayions de le joindre pour l’inviter à venir au festival. Après de nombreux contacts pris avec les personnes de son entourage, j’ai enfin réussi à obtenir un rendez-vous avec lui à son bureau. Il a écouté ma proposition et il m’a littéralement jeté hors de son bureau dans une colère en disant : « Vous m’invitez dans un pays qui a des prisonniers politiques ! En Iran on emprisonne pour la seule opinion politique ! »
Bien évidemment les atrocités commises par le régime de Shah d’Iran sur le plan des droits de l’homme sont insignifiantes comparées à celles perpétrées par la République Islamique d’Iran depuis le renversement du Shah. Dans les 29 dernières années, la République Islamique a exécuté des milliers et des milliers de ses opposants. Elle a pillé le pétrole et les autres richesses minérales du pays. Elle a supprimé étudiants, intellectuels, femmes, travailleurs et masses laborieuses. Elle a imposé le code vestimentaire islamique aux filles et aux femmes. Elle a intimidé l’ensemble de la société par des flagellations publiques et des exécutions par pendaisons commises couramment à chaque coin de rue.
La République Islamique d’Iran a imposé ses objectifs politiques à la culture et à l’art officiels de la société. La création et l’audace artistiques de nombreux réalisateurs, qui ne voulaient pas réaliser leurs films dans le respect du cadre fixé par le gouvernement, ont été exténuées derrière les portes fermées du bureau de la censure. Malgré tout ceci, ceux qui sont responsable de la production du film « Body of lies », ont apporté des changement au scénario initial afin qu’il ne soit pas en contradiction avec les lois de la République Islamique d’Iran. Ils ont souligné le fait que la comédienne Iranienne portait son foulard islamique ( hijab ) pendant tout le tournage.
A ce jour, les studios d’Hollywood ont réalisé beaucoup de films sur les pays du moyen orient ou d’autres régions du monde, en utilisant les acteurs locaux ou des acteurs ayant le même profil que les acteurs locaux. Mais jamais auparavant avaient-ils changé le scénario initial afin qu’une comédienne en particulier puisse figurer dans le film sans qu’elle soit en contradiction avec les lois de son pays. Par ailleurs, bizarrement, le film n’a même pas été tourné en Iran mais dans un pays tiers.
Eh bien, les producteurs de « Body of lies » n’auraient pas eu de mal pour trouver une autre comédienne pour jouer ce rôle. Pourquoi alors ont-ils été obligés de changer le scénario et de s’aligner sur les lois inhumaines du gouvernement d’Iran afin qu’une comédienne Iranienne puisse jouer dans ce film ? Peu importe la véritable raison, le producteurs de « Body of lies » n’ont pas tenu compte de la censure, de l’oppression et des massacres des populations par la République Islamique d’Iran, et en ce faisant, ils ont nui au message véhiculé par leur film.
Dans le monde actuel, où il n’y a plus de place pour les valeurs humanistes et des principes éthiques, les directeurs et des cinéastes influents tel que Stanley Kubrick nous manquent beaucoup.
Moslem Mansouri
Cinéaste Iranien en exil
Bahram Beyzaï* :
Journée nationale du cinéma, journée nationale
du peuple
Bahram Beyzaï : La journée nationale
du cinéma est le jour où tous les films censurés ou interdits seront libérés.
La journée nationale du cinéma est le jour où le soutien aux films éminents du
cinéma iranien n’est pas vu comme ennemi. La journée nationale du cinéma est la
journée du juste partage des possibilités ; le jour où les privilégiés
sont remplacés par des amateurs de la culture. La journée nationale du cinéma
est le jour où les bureaucrates n’essaieront pas de paralyser l’esprit et de
détruire des œuvres. La journée nationale du cinéma est le jour où on n’est pas
obligé de supplier pour produire un film culturel et pour le montrer et où on
n’est pas dégoûté de la vie par son œuvre et par soi-même. La journée nationale
du cinéma est le jour où, de peur que les producteurs soient n’importe qui, on
ne décide pas de ne pas faire de films. La journée nationale du cinéma est le
jour où les cinéastes indépendants se lèvent, libres des ordres du cinéma
commercial de la patrie, libres des ordres des capitaux étrangers, libres des
jeux politiques, économiques et de circonstances, libres des ordres des
festivals. La journée nationale du cinéma est le jour où le cinéma est organisé
par les amateurs de cinéma et non pas par ses ennemis et par des commerçants
qui, quand cela est nécessaire, sont des bien-aimés de Dieu. La journée
nationale du cinéma est le jour où la mairie n’arrache pas les vieux arbres
sous prétexte qu’ils font de l’ombre pour les remplacer par du petit gazon
parce que celui-ci peut être foulé sous les pieds. La journée nationale du
cinéma est le jour où le voile de « comment et de pourquoi » est levé
des caméras et où l’écran blanc regarde sans voile l’œil du monde. La journée
nationale du cinéma est un jour vert, non pollué, sans nuit !
· Cinéaste iranien résidant en
Iran

Après des études de littérature à
la faculté de Téhéran, il fait sa première expérience cinématographique en 1955
avec un film en 8mm. Nommé en 1971 maître enseignant à la faculté des
beaux-arts de Téhéran, il est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre et
de trois essais.
En 1970, il réalise un premier
court métrage, L'Oncle moustachu.En 1985, durant le conflit Iran Irak, il réalise Bashu,
le petit étranger qui ne sortira sur les écran iraniens qu'après la guerre
en 1988.

Bashu, le petit étranger
MELINA MERCOURI

BIOGRAPHIE :
Maria Amalia Mercouri (
Athènes 1923 – New-York 1994)
Elle
est née à Athènes dans une famille de grande bourgeoisie, son grand père était
maire de la ville et député au parlement. Pendant la deuxième Guerre Mondiale,
son père fut l’un des chefs de la résistance contre l’occupation allemande et
Mélina a hérité de cet esprit de révolte.
Après
des débuts au théâtre, elle s’impose au cinéma avec le film Stella
(Michel Cacoyannis, 1955) avant de devenir l’interprète favorite de Jules
Dassin qu’elle épouse en 1966 et pour qui elle tourne Celui qui doit mourir
(1957), Jamais le dimanche (1960), Topkapi (1964), Dix Heures
et demie du soir en été (1966), la Promesse de l'aube (1970), Cris
de femmes (1974). ). Elle publie en 1972 un livre autobiographique, Je
suis née grecque, et remonte sur les planches en 1976 avec Médée,
mise en scène par Minos Volonakis.
Après le coup d’Etat en 1967 et l’instauration du régime
des colonels, Mélina Mercouri, ayant perdue ses droits civiques est poussée à
l’exil. Elle entame alors une tournée internationale et chante en faveur de la
liberté de son pays et ne cesse d’apporter son soutien à la résistance grecque.
En 1974, à la fin de la dictature, Melina Mercouri
retourne en Grèce où elle entre en politique. D'abord députée au Parlement,
elle accède au poste de ministre de la culture de 1981 à 1989. Durant son
mandat, elle se bat notamment pour la restitution des marbres du Parthénon,
entreposés au British Museum de Londres.
En 1993, Melina Mercouri est à nouveau nommée ministre de la
Culture, poste qu'elle occupe jusqu'à sa mort en 1994, à New York. La Fondation Melina Mercouri poursuit
aujourd'hui sa lutte pour la préservation des monuments grecs antiques.
§ L’étrangère.
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: M.Théodorakis,
M.Eleftheriou 1971 "Mélina"
Titre original: "O dikastis"
© 1971 - Disque Polydor
Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
Avec la Mort, avec la Mort
Porte la Vie
Et la colombe va s'envoler
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Evénements :
Du 27 au 30 août 2006 nous étions
présents autour de soutien au développement du débat d’idées et de la diversité
culturelle, le Centre Culturel et de Coopération Linguistique de Tallinn a
invité l’Association Art en Exil, pour une intervention au colloque
international sur la diversité culturelle et la tolérance culturelle le 30 août
2006 à Tartu). (Notre association a été la seule association
française invitée à ce colloque).
M. Djavad Dadsetan
directeur artistique de l’Association s’est rendu en Estonie du 27 au 31 août
2006 et a fait une intervention sur le thème « Tolérance culturelle en
France » au colloque organisé par le PÖFF, le 30 août 2006, dans le grand
amphithéâtre de l’Université de Tartu.
-
7ème
festival international de court-métrage de Limoges qui a eu lieu
du 23 au 25 novembre
|
Le rôle du cinéma dans le maquillage du visage de cinéma
nazi et de cinéma de la République islamique |
|
Le cinéma et la torture dans les prisons de la
République islamique ! Par : MINOU HOMAILI |
|
Bilan du 4ème
festival de cinéma iranien en exil
|
|
Bilan du 3ème festival de cinéma iranien en
exil
|
|
Entretien avec Moslem Mansouri sur
le cinéma souterrain (clindestin et interdit)
iranien Par : ALI ASGHAR BEHROUZIAN |