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" La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose. " Victor Hugo

" La démocratie, c’est la grande Patrie. "

Victor Hugo

 

« La formation des États dictatoriaux, sans la présence d’intellectuels étroits et minables, n’est pas possible. Ce genre d’intellectuels dans les faits est au service d’un régime qu’il prétend combattre ».

Hannah Arendt (intellectuelle allemande anti-nazie qui est partie en exil)

 

CINEMA

              

 

Ne tirez pas sur mes ours!

De Djavad DADSETAN documentaire, France, 10’ sous-titres français (vostf) Franco- Hongroise

 

http://www.youtube.com/watch?v=k10XXJBcDFs

                                                                                            

                              

 

  Said SOLTANPOUR

Poète, écrivain et dramaturge engagé, qui au printemps 1981 fût exécuté au soir de son mariage. Traduit du persan par l'Association Art En Exil 

http://www.youtube.com/watch?v=tl7m1YJzO48&feature=share

 

                              

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer la 10ème édition du

 

Festival international du cinéma iranien en exil

Du 08 au 11 mars 2012

Au cinéma La Clef

Cette année encore, notre festival est dédié aux femmes et hommes, combattants de la liberté.

 

Les neuf précédentes éditions de ce festival présentées durant quatre jours, ont rencontré un vif succès auprès du public parisien, drainé par les médias et une bouche à oreille très positif.

 

 En conséquence, nous avons décidé d’en présenter une 10ème édition qui aura encore une fois à cœur de faire connaître le travail passionnant et indépendant des cinéastes immigrés.

 

Le festival aborde les thématiques particulières à l’exil, à l’intégration dans la nouvelle société, aux identités multiples, aux discriminations et à la résistance.

 

Les débats et les tables rondes se déroulent en bilingue, avec une traduction simultanée ou successive en français. Certains films de cinéastes (toutes nationalités confondues) ont été réalisés dans la langue du pays où ils vivent, mettant en évidence une certaine adaptation à la société d’accueil.

 

Nous mettons un point d’honneur à rester en marge des circuits officiels des établishments gouvernementaux, afin d’échapper à toute orientation de principe, voire à toute censure. Nous tenons, de plus, à ne pas présenter des films caricaturaux, à caractère folklorique, qui nous sembleraient réducteurs.

 

Fictions ou documentaires, ces films témoignent de la douleur de l’exil, de la dénonciation des régimes totalitaires, de la résistance, de critiques sociales et politiques, d’actualités prises sous différents angles, qu’ils soient littéraires, symboliques ou historiques. Ils illustrent le difficile combat que mènent les cinéastes de leur pays, qui produisent des chefs d’œuvre trop souvent méconnus parce que ne bénéficiant pas du soutien nécessaire.

Participation aux frais : séance 5 euros, réduite 3 euros/passeport pour les 4 jours: 40 euros,

Renseignements et réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09 12 68 07 ou artenexil@free.fr

Site: http://www.artenexil.net/A3.htm

Cinéma La Clef : 34 rue Daubenton / 21 rue de la clef, 75005 Paris

Accès : En métro Station "Censier Daubenton" (ligne 7), sortie "Rue Daubenton".

En Bus : Bus 47, Descendre à l'arrêt "Censier - Daubenton".

En RER : Prendre le RER C et descendre à "Gare d'Austerlitz" puis emprunter la rue Buffon

Avec le soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, la Mairie de Paris

Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

http://www.facebook.com/pages/Paris-France/Art-En-Exil/112454305427     

Twitter: http://twitter.com/Dadsetan

 

L’Association Art en Exil est membre effectif de la FAIB : Fédération des Associations Internationales établies en Belgique et agréée Jeunesse et Education Populaire par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports de Paris- Ile-de-France/N° 75JEP 05-345

Association loi 1901 – N°Siret : 43771057700036 / code APE : 9001 Z

Avec le soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, la Mairie de Paris

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LETTRE OUVERTE DE BAHMAN GHOBADI A ABBASS  KIAROSTAMI

"Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. "

J'accuse
Émile ZOLA (L'Aurore, le 13 janvier 1898)

 

A propos :

                  

Que se passerait-il si les sangliers et les chauves-souris ne portaient pas le masque d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique, de politicien…pour acquérir de l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier leurs actes barbares ? Si seulement censure et propagande appartenaient au passé, si seulement les vautours sanguinaires ne portaient pas de masque, alors oui l’art serait en tout point défendable et nous pourrions être fiers d’ériger les intellectuels comme porte-paroles de ceux qui ne l’ont pas; mais voilà l’opportunisme règne et en Iran plus particulièrement.

 A propos de celui-là, (Abbass Kiarostami), il y a bien des années que j’ai défini mes opinions à son égard, (d’ailleurs je dirai la même chose au sujet des deux cinéastes), mais, n’y aurait-il personne pour poser la question au deuxième (Bahman Ghobadi,  de savoir s’il a pu dormir tranquillement durant ces trente dernières années ? Et de lui demander « Quel acte honorifique il à fait à l’égard du peuple iranien » pendant ce temps avec les capitaux des institutions comme Farabi, le ministère de Ershad Islamique de Khatami, et de Rafsanjani.

 

Grâce à quoi et avec quel budget vous et d’autres cinéastes et artistes iraniens, appréciés par de nombreux responsables culturels de France, tels M. PANAHI et M. RASSOULOF, (qui ont réussi à tromper des cinéastes du monde entier et les gens du cinéma avec fausse arrestation et interdiction de réaliser des films), Asghar FARHADI (réalisateur de film 100% propagande "Séparation" au bénéfice de son producteur l'empire financier « Pasdaran, la milice du régime Islamique », Rafi PITZ, Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia PARTOVI, Tahmineh MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat, Lila HATAMI, Madjid MADJIDI, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN, les poètes comme Mohammad Ali SEPANLOO. …   Vous êtes vous fait une renommée internationale ? Si ce n’est que l’argent du pétrole appartenant au peuple iranien ? Et la pression de la République Islamique pour truquer son visage à l’extérieur de l’Iran ? Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui sont les plus obéissantes face au pouvoir et qui savent retourner leur veste le plus vite que les autres.

Vous (ambassadeurs et les mercenaires culturels) des Ayatollahs, vous êtes parmi des experts qui savent retourner leur veste car seul le pouvoir compte, vous avez de chances??? Avec les intellectuels occidentaux  de toutes sortes, soi-disant engagées!!! Qui ignorent le sens des valeurs profondes, la compassion, la notion de responsabilité...Qui devrait avoir honte de leurs collaboration...Qui devraient se rendre en Iran et participer plus activement aux lapidations, exécutions ou participer à la pratique de la torture ou d'autres formes de traitement cruel du régime des ayatollahs ...Parfois je me demande que ces gens-là (les intellectuels occidentaux), jugent les artistes par leurs œuvres, ils peuvent bien proposer à la direction de leur établissement, une exposition des tableaux d’Hitler et Seif al-Islamun des fils du colonel Mouammar Kadhafi, architecte peintre qui a exposé ses oeuvres dans plusieurs pays, ils peuvent même inviter Mr KHAMENEI (guide suprême de la République Islamique d’Iran) pour une conférence sur la musique iranienne car c’est un connaisseur et musicien. 

 

Pendant le premier mandat présidentiel de Ahmadinejad, vous l’avez considéré comme un bon président et n’avez aucun problème avec lui ? Et maintenant que Ahmadinejad est moins généreux et à priori crée des problèmes à l’extérieure de l’Iran, et en soutenant le soit disant réformateur, Mousavi (un des candidats que l’occident veut bien imposer aux iraniens et le candidat préféré d’un certain responsable culturel et politique français et certain intellectuels iraniens, celui-ci, en tant que premier ministre pendant 9 ans cautionnait les crimes horribles de l’Ayatollah KHOMEINY), vous ne vous entendez plus avec Ahmadinejad?Pourquoi donc  ne dites vous mot au sujet des crimes contre l'humanité, les tortures pendaisons des meilleurs de la jeunesse d’Iran par ce régime barbare et ça dure depuis depuis 33 ans pendant vos interviews en occident ??? Non assistance à personne en danger, vous connaissez ? Je vous accuse, vous et ceux qui gardent le silence face à la violence Mais ce qui me dégoûtera toujours autant, c'est bien la passivité des témoins

 

 

Il fait des reproches à son confrère Kiarostami en l’occurrence ! Encore bien heureux qu’ils se dénoncent mutuellement et de temps à autre, ainsi il me facilitent la tâche, autrement si Kiarostami  n’aurait pas dit du mal à propos de son dernier film, il l’aurait été encore un gentil papa pour ce garçonnet ??? N’est-ce pas ?

Mes salutations,

Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

 

LETTRE OUVERTE DE : BAHMAN GHOBADI A ABBASS  KIAROSTAMI

 

Comment pourrez vous dormir paisiblement ?

Cher monsieur Kiarostami !

Dans ces moments critiques et décisifs, que vous le voulez ou pas, le critère de l’honneur, le respect et la fierté, serait l’accompagnement du peuple et l’intransigeance avec ses ennemis. Vous, avec vos déclarations vous nous déconseillez de contester dans les festivals, de nous joindre au peuple et de produire des films sur les problèmes soucieux politiques. Les gens n’oublieront pas le silence des artistes, ils sont les meilleurs juges.

Cher Monsieur Kiarostami,

Durant toutes les années dont je vous considérais un respectueux, bien cher et aimant cinéaste, je ne me suis jamais permis de t’écrire même pas une seule lettre personnelle. A chaque fois que je désirais exprimer mes sentiments et formuler mes plaintes et nostalgies, j’ai préférais vous écouter vous et vos paroles apaisantes. Mais vos derniers discours et vos récents entretiens avec les médias étrangers m’ont tellement impressionné et étonné que pour la première fois je me permets de vous écrire.

Tout a commencé depuis la maudite soirée.

Le soir au festival d’Abou d’Abie, vous m’avez interpellé en me prennent par le bras et m’attirant dans un coin pour me dire que mon film, « les chats persans », ne vous plaisait pas.

Cela ne m’a pas vexé, mais j’étais profondément choqué! Car quelques mois auparavant aux projections privées dans ma maison à Téhéran, vous l’aviez vu et vous m’aviez dit que vous l’aimiez.

C’était inimaginable de voir qu’une personnalité comme vous, en espace de quelques mois seulement change d’avis à ce point. Malgré cela j’ai apprécié votre point de vue et je vous ai remercié mais vous avez continué vos attaques :

Vous avez prononcé des mots et faites des déclarations que je n’aurais jamais imaginé pouvoir entendre de votre part. Tu as commencé par moi cinéaste et ma manière de voir les lacunes de notre société, puis tu as continué tes critiques envers Mr. Jafar PANAHI, ensuite tu nous as passé tous le savon et tout cela sous un ton peu gentil avec des propos désagréables dont jamais je n’aurais cru les entendre dire par vous qui êtes habituellement si poli et digne. Vous avez comparé nos manières de faire des films au plus infirmes actes et critiqué notre façon de regarder les événements récents de notre société.

Tu ne t’es pas arrêté à ces propos, tu m’as accusé et condamné moi et d’autres qui avions entendu les cris des gens dans les sous sols, les maisons, les ruelles, et les passages de notre ville, pour être des menteurs.

Tu as déclaré que lorsque les spectateurs acclament et applaudissent à la fin d’un film, c’est la mort de son réalisateur.

Est-ce que lorsqu’au festival de Canne, quand les films du « Goût de la cerise » et « au travers les oliviers » se terminaient et que les spectateurs acclamaient et applaudissaient, la fin du cinéaste KIAROSTAM s’approchait ? Après la projection de mon film dans cette immense salle, la seule personne assise sur son feuteuil et qui n’applaudissait pas et qu’avait été en colère c’était vous.

Mon bien cher professeur !

Vos commentaires et connaissances sur le cinéma sont respectueux pour moi tout comme pour les amoureux du cinéma, mais cela ne justifie pas de vous donner raison et de vous permettre de décider des devoirs pour les autres avec votre nature unilatérale et limitée concernant le monde artistique et de juger sans valeurs leur cinéma différents de tes propres œuvres qui sont éteintes, sans voix, et sans connections avec les troubles sociales.

Moi, j’obtiens mes récompenses et mes prix dans le souffle chaud des spectateurs de mes films. Les mêmes applaudissements et encouragements à Abou Dhabi, m’étaient plus valorisants que la récompense en argent liquide dont les mêmes spectateurs m’ont donnée. Contrairement à vous, moi, je crois aux effets affectifs qu’on a sur son interlocuteur, et j’en ai fait mon style et ma méthode de travail.

Quand ce soir là tu m’as tiré dans un coin, j’ai pensé que tu avais l’intention de me consoler. Alors au même moment j’ai du essayé de m’expliquer pour que tu sache que moi j’ai la conviction que, ne pas donner de prix et ne pas en recevoir n’a nullement besoin d’explication.

Si seulement tu te serais tu sur le champ,  tu n’aurais pas brisé par cette voix  épouvantable le mythe que j’avais construit de toi pendant toutes ces années là.

Cher monsieur KIAROSTAMI!!

Pour innocenter votre image tachée par votre silence et votre conservatisme, il n’est pas juste de viser l’engagement social de nos films, et de nous accuser, et réprimander à cause de nos spécificités graves et importantes qui nous sont propres dont vous n’en  possédez surtout pas.    

Courant toutes ces années, sans jamais vous laisser influencer par la politique et la société, vous avez fait des films, bien évidemment par votre choix et grâce à vos droits le plus absolus . Le silence aussi était votre droit, pourtant  si vous aviez ouvert votre bouche pour critiquer la violence des dirigeants et la situation instable de la société, vos marges de la sécurité seraient été plus larges que les nôtres.

Si les festivals et les ONG sont là pour nous défendre, moi, Djafar et bien d’autres cinéastes iraniens au cas où on nous voudrait du mal, il y aurait  les Nations Unis qui vous protègera en face d’un petit chiquenaude éventuel de la part du régime. De toute manière comme je l’ai déjà mentionné, le silence est votre droit. Mais ce qui n’est pas de votre droit, ce sont des paroles qui font les titres des journaux protégeant le gouvernement iranien et satisfont le régime en Iran. Sous quelles critères tu te permets de te moquer des efforts du cinéastes qui accompagnent la population meurtri et honorable avec des paroles vulgaires et pire encore tu utilises le même langage que les dictateurs religieux pour prohiber des mauvaises actions ?

Que s’est-il passé pour qu’on entend de vous les mêmes paroles qu’on entendais dorénavant  de la bouche des responsables gouvernementales du cinéma et les journalistes de Keyhan (le quotidien censuré du gouvernement) ?

 

Il y a quelques temps de ça, tu avais déclaré que l’Iran serait le meilleur endroit du monde pour produire des films. Peut-être pour un cinéaste comme vous avec le genre de film que vous faîte.  Mais tu sais très bien que pour les cinéastes qui rêveraient d’un cinéma indépendant et intellectuel l’Iran d’aujourd’hui et la société iranienne a son importance, cela ils souffrent à mort de l’atmosphère  militarisant et garnisonique du monde du cinéma. Comment pourrais-tu considérer un pays qui impose les pires censures à l’art de production de film, le meilleur pays pour produire des films ?

Dans un climat où nos cinéastes se voient interdits de sortie de territoire l’un après l’autre et certains parmi eux comme Djafar PANAHI, perd l’opportunité de collaborer dans un immense projet  international à cause de ça, toi au lieu de prendre leur deffence et les soutenir, tu les réprime en disant ; pourquoi ils ne font pas de film en Iran- le meilleur pays au monde, selon vous pour produire des films- ?  Vous plaisantez certainement. Mais moi, je n’ai remarqué aucun signe de plaisentrie, facétie et allusion dans tout ce que tu as dit. Si tu crois vraiment à ce que tu dis, alors pour quelle raison tu as produit to plus récent film en Toscane en Italie, à cinq mille kilomètres de Téhéran ?

Tu as déclaré sous un ton moqueur :

«  Si Bahman Ghobadi pense faire des films dans de meilleures conditions à l’étranger, je le félicite … Car tout ce que j’ai vu des iraniens qui ont quitté le pays, ils n’ont pas un résultat  bien positif… » Je ne suis jamais sorti volontairement de l’Iran. On m’a expulsé de mon pays. On m’a fermé toutes les portes sur moi en m’empêchant de faire des films. Malgré toute ces difficultés, durant les jours que vous en Italie, vous organisiez les préparatoires pour votre nouveau film, moi, je faisais mon dernier film en plein cœur de Téhéran. Je ne souhaite pas interpréter tes déclarations en tant que absurdité.

Si moi, comme tout autre patriote, défends les intérêt de mon pays, et m’inquiète pour ma société,  si je fais des films pour ma société, c’est par ce que c’est cette même société qui a fait de moi un cinéaste .  Moi, je ne suis du tout d’accord de quitter la patrie, alors comment voulez –vous que j’encourage les jeunes à quitter le pays. Bientôt tous mes interlocuteurs à l’intérieur de l’Iran pourront visionner gratuitement mon film et porteront un jugement à son sujet.

 

Tu as dis :

« …Là où chaque nuit, je dors paisiblement, c’est ma propre maison… » Comment pourriez vous dormir paisiblement, alors que le monde entier est au courent de ce que l’on fait subir à la jeunesse iraniennes, chaque jour. Comment  pourrais-tu dormir paisiblement, alors que le peuple iranien ne peut fermer l’œil et vit dans l’inquiétude d’un avenir noir pour ses enfants ? Qu’en sais-tu de l’inquiétude et de la frayeur que l’on sent lorsque on produit un film sans visa ni autorisation ? Qu’est-ce que t’en sais de ce que veut dire la prison lorsque ton film trouve un succès à Canne et l’inquisition que l’on subit à cause de tes déclarations faites à l’extérieur du pays ? J’ai subi et vécu tout cela avec âme et cœur, c’est pour cela que je ne puis dormir tranquillement comme vous. Et c’est pour cela que la société iranienne d’aujourd’hui m’importe plus que le cinéma.

Pour venir en aide à mes compatriotes qui vivent dans la douleur et l’injustice, je suis prêt à abandonner le cinéma et rendre service et faire mes devoirs vis-à-vis d’eux. Je suis nostalgique pour mon petit appartement avec son unique chambre à coucher dont à une époque je faisais des bonnes nuits tranquilles, et pendant la journée je recevais mes amis et collègues du travail. Il y a bien long temps que je n’avais plus de sommeil tranquille là-bas. Mais vous, vous dormez paisiblement. Certainement que vous le pouvez.

Tu as dit :

« …Je voudrais continuer à faire des films dans mon pays et dans ma langue maternelle… »

On ne vous avait jamais condamné au silence à cause de votre kurditude, pour votre sunniticité. Mais dans ce même pays qui est aussi le mien, on ne m’a jamais permis de faire un film dans ma langue maternelle, et l’un des causes de confiscation de mes films c’est cela même.

Moi, tout comme vous, j’aimerais faire des films dans mon propre pays et dans ma propre langue maternelle. Moi aussi je suis amoureux de mon pays et de ma maison. Mais tout cela je les ai perdu, car je n’ai pas choisi le silence. Et vous, vous avez tout cela - au prix de votre silence et de n’avoir jamais rien dit.

Si seulement tu avais laissé tout dans le même état de chose. Tu  aurais avancé sur ton propre chemin avec tes biens et ton sommeil paisible, qui t’assurait dans ta maison au fond de ce cul de sac. Et nous, nous aurions avancé sur notre chemin, criant autant que ces gens dont leur destin nous est plus cher que le cinéma, avec nos bien que l’on nous a confisqué et confisque encore.

Quelle nécessité nous avons pour chanter au même rang que ceux qui  répriment et écrasent la population ?

BAHMAN GHOBADI

 

 

 

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Lettre ouverte à Madame Juliette Binoche

Madame Binoche

Nous,  les artistes iraniens en exil, nous nous étonnons de votre collaboration et pour votre amitié étroite avec Monsieur ABASS KIAROSTAMI qui est un cinéaste pro régime des ayatollahs.

Savez-vous que quand vous soutenez des réalisateurs comme Monsieur Kiarostami, pour ne citer que le plus connu des cinéastes iranien actuel, c’est au régime criminel des Mollahs que vous tendez la main…

Sous prétexte d’esthétisme,  c’est l’éthique des valeurs de la République Française qui est bafouée.

Découvrez sa lettre à Monsieur AHMADI NEJAD actuel président, sur notre site:

http://www.artenexil.net/A3.htm

Nous ne pouvons pas imaginer une artiste sensible aux malheurs des autres comme vous (d’ailleurs nous avons pu le constater par vos propos lors de vos interviews dans la presse) cautionner des travaux d’un cinéaste qui n’a aucune sensibilité envers la misère de son peuple et les crimes de ses amis. D’ailleurs nous pouvons penser qu’il est né en Norvège plutôt qu’en Iran.

Si vous juger les artistes par leurs œuvres, vous pouvez proposer à Mr Gilles JACOB  d’organiser en marge de festival de Cannes une exposition des tableaux d’Hitler, ou vous pouvez même inviter Mr KHAMENEI (guide suprême de la République Islamique d’Iran) pour une conférence sur la musique iranienne car c’est un connaisseur et musicien.  

Votre dernier film avec Mr ABASS KIAROSTAMI qui a toujours la chance !! D’être présent dans les festivals, produit par les sociétés de productions  soi-disant italiennes, françaises et belges a toujours la mauvaise odeur de la république islamique. Vous pensez peut-être que les artistes et cinéastes iraniens… parviennent juste à être assez rusés pour passer au travers de la censure. C’est vrai qu’ils sont très rusés mais plutôt envers vous et les intellectuels d’Occident aux âmes naïves et innocentes, et très mal informés, à cause de leurs amis et conseillers iraniens collaborateurs du régime!  

De par cette occasion, nous attendons impatiemment  que dans un proche avenir et grâce à vous, nous puissions être les témoins de la  présence de films qui seront réalisé par le reste du régime de la République Islamique d’Iran, non seulement aux festivals Français mais aussi dans tous les festivals du monde entier. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs festivals officiels  organisés tous les ans en France, mais également dans tous les pays d’Europe, sous vos yeux, aidés par votre silence pesant et votre aide directe ou indirect ?

Vous avez parlé dans une interview de la manière de conduire des iraniens à Téhéran et vous avez échappé à un accident. Mais est ce que Mr KIAROSTAMI ne vous a jamais parlé de Triste record des accidents de la route ! (Plus de 32.000 iraniens multiplié par 31 années d’existence de ce régime = 992.000 vies) ? Est ce que Mr KIAROSTAMI ne vous a jamais parlé de cette réalité que l’Iran a le taux record de suicide chez les adolescents – 1er rang mondial ! Cela fait plus de 31 ans que ce régime est en guerre avec son propre peuple ! Voudriez- vous l’être aussi ? Prenez encore le temps de lire cette lettre à vos amis intellectuels iraniens et pour tous ceux qui soutient directement ou indirectement le régime criminel et corrompu des ayatollahs ! Parlez en autour de vous. -  Savez-vous que votre ami réalisateur est d’accord avec la pratique de realpolitik (hypocrisie !) et dire que c’est toujours la faute du peuple, et jamais celle du régime ?  Pour pouvoir continuer une misérable vie ? Devenir aveugle, sourd et muet vis-à-vis des crimes et des discriminations de toutes sortes du régime ! Dire du bien de régime à l’intérieur du pays et faire de gentille critique (murmurer à l’oreille mais jamais devant les médias !) à l’extérieur ?

- Que pense t’il d’un pays très riche en gaz et pétrole, et qui n’est pas capable de retenir ses jeunes adultes, ses universitaires et ses diplômés ? D’après les chiffres de l’ONU et du régime, 180.000 personnes qualifiées émigrent par an, plaçant l’Iran au 1er rang mondial pour la fuite de ses « cerveaux », sans compter les exilés.

- Grâce à lui !! Savez-vous que le chiffre officiel des lycéennes se prostituant est en augmentation de 600 % à Téhéran ? Que plus de 4000 filles dorment dans la rue et que 300.000 enfants sont sans abris et travaillent dans les rues (alors comment pourraient-ils profiter de l’alphabétisation ?) Ne dites pas qu’ils sont afghans (dans les reportages réalisés par les journalistes fort heureusement conscients, on voit bien que les enfants du  travail sont iraniens) !   Que plus de 80% des gens vivent sous le seuil de pauvreté ! Et pourquoi ne voit-on que rarement d’articles écrits par des intellectuels dénonçant les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les Iraniens ? Ne comparez pas l’Iran à l’Arabie Saoudite ou le Pakistan au Bangladesh, mais comparez plutôt l’Iran avec, par exemple, la Norvège, un pays riche également en pétrole ! A son avis, pour quoi des centaines cinéastes iranien ont quittés le pays et des milliers d’autres en Iran, qui sont privés des facilitées réservées à lui et quelques cinéastes officielle. pouvez-vous demander lors d’une conférence de presse à Monsieur KEYA ROSTAMI s’il est au courant de ce qui se passe dans son pays (Iran) ?

- Savez-vous que, d’après les chiffres de l’ONU, l’Iran se place au premier rang des pays consommateurs de drogues dures ? Plus de 40 % des jeunes se droguent !

- Savez-vous que, d’après les chiffres de l’ONU, l’Iran se place comme le premier pays pour les morts causées par la pollution (plus de 28.000 iraniens multiplié par 31 années d’existence de ce régime = 868.000 vies) ? Ajoutez ces chiffres aux centaines de milliers de braves gens qui ont été massacré au début de la révolution dans les prisons du régime et pendant la guerre avec l’Irak…

- Savez-vous que le sort de la femme reste encore très précaire et dépend du bon vouloir du père, du frère ou du mari ? Surtout ne dites pas que les femmes iraniennes sont majoritaires (en nombre) dans les universités, dites plutôt qu’elles n’ont rien d’autre à faire qu’aller à l’école en attendant de se marier (quand elles ne sont pas obligées de travailler ou de vendre leurs reins, ou encore de se prostituer pour pouvoir soutenir leur famille). Ne dites pas non plus que les femmes iraniennes sont libres, parlez plutôt de la répression qu’elles subissent chaque fois que c’est nécessaire, de leur semi-liberté occasionnelle considérée comme une soupape de sécurité !!!

- Approuvez-vous les lapidations, les condamnations à mort, l’exécution des enfants et les pendaisons publiques pour des délits de droits communs (l’Iran se place en 3e place après la Chine et les Etats-Unis), sans oublier la lapidation réservée aux femmes et les exécutions des homosexuels ? En fait, le régime a annoncé qu’il cesserait d’appliquer la peine de mort pour les mineurs uniquement dans les affaires de drogue, et non pour les meurtres. Or, la totalité des mineurs condamnés à mort ont été inculpé pour meurtre. De plus, depuis 1980, la majorité en Iran est à 15 ans pour les garçons et à 9 ans pour les filles, et il y a rarement des trafiquants de drogue à cet âge-là.

- Ça vous dit quelque chose le nom de Zahra (Ziba) Kazemi (journaliste / cinéaste irano canadienne violée, torturée et assassinée, Mohammad Mokhtari et Mohammad Djafar Pooyandeh (écrivains) et beaucoup d’autres journalistes à l’époque de Khatami) ? Le 22 mars 2009, Omidreza Mirsayafi décédait dans le sinistre prison d’Evin à Téhéran. Omidreza Mirsayafi n’était pas le cyber dissident le plus connu ou le plus actif. Son blog traitait de sujets musicaux et artistiques. En avril 2009, la journaliste irano-américaine Roxana Saberi a été emprisonnée pour espionnage, alors qu'elle avait reçu l'autorisation d'entrer en Iran pour tourner un documentaire. Plus récemment, en octobre 2009, Fariba Pajooh, jeune journaliste qui tenait un blog pour dénoncer les exactions commises à l'encontre des manifestants, a été jetée en prison. Elle risque la peine de mort.

Chère Madame BINOCHE, veuillez continuer votre silence respectueux et votre sommeil historique, vis à vis la lourde censure, lapidations, l’arrachement de l’œil, exécutions et … bien d’autres crimes journaliers commis par le régime des Ayatollahs en Iran, car nous sommes conscients que vous n’avez  ni le temps, ni la patience d’entendre ou de parler des sujets banals et sans importance comme nous venons de citer dans cette lettre.

Madame, si nous revivions la seconde guerre mondiale, soutiendriez-vous Bertolt BRECHT, Marlène DIETRICH, Fritz LANG ou HITLER? parce qu’il était un artiste peintre (en parlant uniquement du travail artistique d’Hitler) ?  Si nous revivions le coup d’état des Colonels, soutiendriez-vous Mélina Mercouri ou les Colonels ? Hannah Arendt intellectuelle allemande anti-nazie qui est partie en exil, a résumé l’influence du comportement des intellectuels dans la stabilité des régimes dictatoriaux. Ne peut-on pas généraliser ses dires à notre société intellectuelle, à l’intérieur et à l’extérieur du pays ? « La formation des Etats dictatoriaux, sans la présence d’intellectuels étroits et minables, n’est pas possible. Ce genre d’intellectuels dans les faits est au service d’un régime qu’il prétend combattre ». Si aujourd'hui on en est là, c'est en grande partie en raison des lourds silences, ou de l'encouragement et de la collaboration de longue date de l'Occident (de ses responsables politiques et/ou culturels) avec le régime des Mollahs.

La situation actuelle est due aussi en grande partie à la collaboration avec les Mollahs des intellectuels iraniens vivant en Iran ou dans d’autres pays.
La liberté n'a pas de prix mais elle a un coût; je pense que c'est à nous tous, les défenseurs de la liberté, de nous investir.

Monsieur KIAROSTAMI et ses amis soi disant artiste !!!Ne prennent pas comme modèles les cinéastes tels que Stanley Kubrick,Youssef Chahine, Fritz Lange ou Mélina Mercouri, mais au contraire ils encouragent et défendent depuis les premiers jours de la révolution, le régime islamique et son idéologie et leur rôle est de maquiller ce régime, (je vous invite à lire les articles écrits par les cinéastes exilés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, sur notre site internet: http://www.artenexil.net/A3.htm) et je vous rappelle qu’aucun film ou produit culturel ne sorte d’Iran, sans contrôle de fidélité de l’auteur envers les Mollahs et autorisation préalable du régime !. Notre demande, en tant qu’artistes iraniens en exil, est que vous questionniez votre conscience, A votre avis votre lourd silence à propos des actes de ce régime qui fait partie des plus criminels du monde, ne serait-il pas une sorte d’approbation ?

 Pour conclure : Malheureusement tous ces faits et chiffres sont vrais... Ils peuvent être vérifiés sur les sites des Nations Unies, des Droits de l’Homme, Amnesty International et des Reporters sans frontières. Un certain nombre de journalistes, heureusement, sont conscients de la situation en Iran.

NB : Nous exigeons que, lors de vos prochains voyages en Iran, de demander de Monsieur KIAROSTAMI, d’organiser les spectacles comme des lapidations,  des tortures innombrables, des exécutions des jeunes (on vient d’exécuter cinq jeunes manifestants) et finalement une visite touristique et culturelle des journalistes emprisonner par ce régime s’impose, car ça va lui plaire ! Nous en sommes certain. Nous envisageons de porter plainte devant la Cour pénale internationale pour « complicité dans les crimes commis par le régime criminel et corrompu des ayatollahs », contre tous ceux qui soutiennent directement ou indirectement ce régime.

 

Nous vous demandons de bien vouloir nous excuser pour le dérangement.

Je me tiens à votre entière disposition pour vous fournir plus de renseignements si vous le souhaitez.

Je vous prie de croire, à l’expression de ma profonde considération.

Bien cordialement,
Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

Paris le 08/ 05 /10

Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

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C’est une époque bizarre, monsieur Ahmadinéjad !

 

Lettre de Abbas Kiarostami à président Ahmadinéjad

 

Un jour, mon fils qui avait cinq ans à cette époque-là, mangeait un biscuit. Un ami lui en a demandé un peu et moi aussi je lui ai demandé de m’en donner. Mais Bahman n’avait qu’un seul biscuit. Perplexe, il nous a regardés en se demandant auquel de nous deux il donnerait son biscuit. Mon ami a simplifié le problème et lui a dit : « Donne le biscuit à celui que tu aimes le plus ! » Bahman nous a regardés et m’a dit : « Papa, je t’aime plus mais j’ai envie de lui donner mon biscuit. » Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé il y a vingt et quelques années dans la tête de mon fils de cinq ans, mais moi j’ai des raisons de pourquoi je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre.

 

Monsieur Ahmadinéjad, il y a pour moi des raisons simples qui expliquent pourquoi je t’aime plus que l’autre. Tu me rappelles l’année 1357(1979). A cette époque-là, la morale, l’objectif et le sacrifice n’étaient pas des mots abstraits pour changer la vie de la population ; ils étaient des choses naturelles et des détails vivants de l’esprit et de l’action de millions de jeunes croyants, sains et honnêtes qui voulaient utiliser la révolution pour que la classe opprimée de la société vive dans de meilleures conditions. Je regarde après vingt et quelques années et je comprends clairement cette protestation et ta dépression intérieure. Tu rends encore vivant, sans mensonge, le « nous » de l’année 57 (79). Je t’aime parce que je ne peux pas ne dire la vérité à moi-même que ce que tu dis est vrai. C’est la réalité que dans le monde actuel, les sommets de la richesse en dominant les marches de la puissance, ne laissent aucune place pour le développement de la population.

 

Mais monsieur Ahmadinéjad, il y a quelque chose qui te rend inapte au monde de 2005. Donc, malheureusement, tu ne sers que d’être déprimé dans un monde sans principes. Un monde qui est construit en 27 ans et dont nous aussi nous faisons partie. Le monde a créé des conditions difficiles pour ceux qui disent la vérité, mais ceux qui sont de la même espèce, sont capables de se comprendre et…

 

Cher ami, je dis simplement que nous ne pouvons pas nous arrêter en 1357 (1979). Les croyances de cette époque sont terminées et dans les équations compliquées actuelles, nous ne sommes pas les seuls décideurs du jeu actuel. Tu es trop honnête et trop principiel pour jouer dans le jeu complexe des politiciens corrompus par le pouvoir. Donc, comme disait Modaresse : « Maintenant, il faut quelqu’un qui sache les règles du jeu de ce monde. »

 

C’est pour cela que je donnerai mon vote à quelqu’un que j’aime moins que toi *mais qui comprend mieux que toi les réalités de la vie d’aujourd’hui. Tout mon espoir est qu’au moins il comprenne en faisant attention à ceux qui votent pour toi, que notre population opprimée est dans l’attente, qu’il fasse attention à cette classe démunie et qu’il donne plus d’importance à la santé de l’administration de la société. Cher ami, j’ai voté deux fois jusque-là et j’ai regretté les deux fois*. Cette fois-ci j’irai plus préparé à l’urne, mais je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre que j’aime moins que toi. C’est une époque bizarre, frère !

 

* Ayatollah Akbar RAFSANJANI

* Ayatollah KHATAMI

Cette lettre a été publiée sur plusieurs sites et dans la presse écrite à l’intérieur du pays, y compris dans Khâbgarde, Bâztâbe, Agence de presse IRNA, Aftâbe, Gooya, etc.…

N.B.

Les responsables culturels continuent à soutenir M. Abbas Kiarostami et les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs : (comme MK2, ARTE, Théâtre de la ville, Centre Georges Pompidou…) même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue…

Sans commentaire de la part de l’Association Art en exil

 

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Lettre ouverte à M. Costa GAVRAS

 

Que se passerait-il si les sangliers et les chauves-souris ne portaient pas le masque d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique, de politicien…pour acquérir de l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier leurs actes barbares ? Si seulement censure et propagande appartenaient au passé, si seulement les vautours sanguinaires ne portaient pas de masque, alors oui l’art serait en tout point défendable et nous pourrions être fiers d’ériger les intellectuels comme porte-paroles de ceux qui ne l’ont pas; mais voilà l’opportunisme règne et en Iran plus particulièrement.

 

Hannah Arendt, intellectuelle allemande anti-nazie qui est partie en exil, a résumé l’influence du comportement des intellectuels dans la stabilité des régimes dictatoriaux. Ne peut-on pas généraliser ses dires à notre société intellectuelle, à l’intérieur et à l’extérieur du pays ? « La formation des États dictatoriaux, sans la présence d’intellectuels étroits et minables, n’est pas possible. Ce genre d’intellectuels dans les faits est au service d’un régime qu’il prétend combattre ». 

                                                                                                                         

« Qui ne connaît pas la vérité n’est qu’un imbécile (ou un ignorant) mais qui, la connaissant la dissimule, celui-là est un malfaiteur (ou un criminel) »

Bertolt BRECHT

 

C'est pourquoi nous écrivons ici, afin d'avoir peut-être plus d'impact, car nous avons vraiment le sentiment de ne pas être écoutés ...  

 

Cher Monsieur GAVRAS

 

Lors de notre rencontre à la cinémathèque, je vous ai remis un dossier de 12 pages, qui contenait des arguments solides sur les méthodes du régime des Ayatollahs dans le domaine de la publicité à l’extérieur du pays, en utilisant l’art, et notamment le cinéma. Ainsi je vous ai demandé de programmer les films des cinéastes iraniens en exil (les vrais exilés), mais il semblerait que le résultat de ma demande ait basculé par deux fois en faveur des cinéastes nourris des mains de ce régime…

D’abord, vous avez privilégié, en donnant toutes les facilités de la cinémathèque, ceux qui que ne sont que les partisans d’un autre Mollah (réformateur !!!), M. MOUSAVI (un des candidats que l’occident veut bien imposer aux iraniens), celui-ci, en tant que premier ministre pendant 9 ans cautionnait les crimes horribles de l’Ayatollah KHOMEINY.

Comment pouvez- vous expliquer cette discrimination évidente???

Je me pose la question de savoir d’où vous connaissez M. PANAHI, M.  KIAROSTAMI, M. RASSOULOF? et d’autres cinéastes et artistes iraniens, appréciés par de nombreux responsables culturels de France, tels Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia PARTOVI, Bahman GHOBADI, Tahmineh MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat, Lila HATAMI, Madjid MADJIDI, Rafi PITZ, Asghar FARHADI, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN, les poètes comme Mohammad Ali SEPANLOO. … 

S’ils étaient vos voisins, vos cousins ou encore vos anciens camarades de classe, je comprendrais mieux votre geste humaniste…

Ils ne prennent pas comme modèles les cinéastes comme Stanley Kubrick,Youssef Chahine, Fritz Lange ou Mélina Mercouri, mais au contraire encouragent et défendent depuis les premiers jours de la révolution, le régime islamique et son idéologie et leur rôle est de maquiller ce régime, (je vous invite à lire les articles écrits par les cinéastes exilés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, et je vous rappelle qu’aucun film ou produit culturel n’est jamais sortie d’Iran, sans contrôle de fidélité de l’auteur envers les Mollahs et autorisation préalable du régime !.

Si vous juger les artistes par leurs œuvres, vous pouvez organiser dans votre établissement, une exposition des tableaux d’Hitler, ou vous pouvez même inviter Mr KHAMENEI (guide suprême de la République Islamique d’Iran) pour une conférence sur la musique iranienne car c’est un connaisseur et musicien. 

Je suis profondément affligé de l’incroyable silence des responsables politiques et/ou culturels, envers d’autres cinéastes iraniens, qu’ils soient en exil à l’intérieur comme Bahram BEYZAI (il vient de quitter l’Iran), Nasser TAGHVAI, véritables maîtres du cinéma (même si je suis en désaccord avec eux sur certains points de vue) ou à l’extérieur comme Moslem MANSOURI, Parviz SAYAD et bien d’autres, tout aussi talentueux. Silence également sur les exécutions quotidiennes des vrais opposants en Iran. Cela fait 32 ans que cela dure. Le 22 mars 2009, Omidreza Mirsayafi décédait dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran. Omidreza Mirsayafi n’était pas le cyber dissident le plus connu ou le plus actif. Son blog traitait de sujets musicaux et artistiques. Plus récemment, en octobre 2009, Fariba Pajooh, jeune journaliste qui tenait un blog pour dénoncer les exactions commises à l'encontre des manifestants, a été jetée en prison. Elle risque la peine de mort. Mona Mollakhani a été arrêtée en 2005 à Téhéran pendant qu’elle faisait un film, et à ce jour il n’y a aucune nouvelle d’elle.

Je me permets de vous rappeler que c’est grâce à l’argent du peuple iranien que Jafar PANAHI et les autres cinéastes fidèles au régime sont devenus célèbres à l’extérieur mais en vérité ils ne sont que des représentants culturels des Ayatollahs à l’extérieur.   

Jafar Panahi est un homme sans reconnaissance, qui a oublié avoir longtemps joué le jeu du pouvoir, en donnant à l’Occident une image critique !!! De l’Iran. Comment peut-on être critique alors même que l’on est produit, autorisé et soutenu par ce même pouvoir ? Que l’on ne s’y trompe pas l’Iran est bel et bien une dictature, sachant user de sa propagande à l’intérieur comme à l’extérieur. J’en veux pour preuve la programmation au très officiel festival de Fajr de Offside, récompensé à Berlin (toujours sous le patronage de M. AHMADINEJAD !!!)

Il a été certes interdit en Iran, mais il n’a jamais été question, pour le régime des ayatollahs, de le programmer, ainsi que ceux des autres cinéastes officiels, à l’intérieur du pays.

La politique cinématographique propagandiste du régime est une copie fidèle de la politique de Joseph Goebbels, il y a deux cinémas, l’un à l’usage des iraniens à l’intérieur, et l’autre à l’usage de l’occidental pour doper les occidentaux à l’extérieur du pays.

A vrai dire il a beaucoup de dettes envers M. AHMADINEJAD).

 

M. Djafar PANAHI, (votre héros !!!) au festival de Salonique, en Grèce, quand le cinéaste tadjik a comparé le cinéma de la République islamique à celui de l’époque de Staline, a quitté la réunion du jury en protestant et en disant que c’était une offense contre les responsables du pays. Les responsables du pays de Monsieur PANAHI ne sont qu’une poignée de criminels. Djafar PANAHI n’a pas protesté contre ces criminels, il a protesté contre l’offense qu’on leur avait faite.

Le cinéaste  a parié sur le mauvais cheval en soutenant le soit disant réformateur Moussavi (le candidat préféré d’un certain responsable culturel et politique français et certain  intellectuels iraniens, bref, des gens sans moralité qui font semblant de ne pas savoir la différence entre la résistance française et les Nazis ! La différence entre par exemple Youssef Chahine, qui toute sa vie s’est battu contre la censure en Égypte, et PANAHI qui était un fidèle maquilleur des régimes de la censure! Ils ne savent pas ce qu’est la vraie nature de ce régime, qui ne permettent même pas aux jeunes d’entrer à l’université, même avec la bonne mention au bac, à défaut de leur bonne connaissance de Charriât et les lois islamiques. Ils attaquent les aspects les plus intimes de la vie des gens, ils n’ont jamais respecté les lois du monde civilisé.

 

 (C’est aujourd’hui que M. PANAHI n’est pas d’accord avec M. AHMADINEJAD en croyant que le vainqueur de l’élection sera M. MOUSSAVI).

Aujourd’hui, la roue a tourné et M. PANAHI après en avoir bien profité, est tombé en disgrâce. J’entends bien votre indignation pour la liberté d’expression, mais ne soyez pas dupe, cette personne- là ne mérite pas votre soutien. Vous faites fausse route.

Évidemment, je suis comme vous contre l’emprisonnement idéologique des opposants, mais je ne vois aucun signe d’opposition de la part de M. Djafar PANAHI contre le régime, il a simplement retourné sa veste. Cela fait bientôt six ans que M. AHMADINEJAD est président, pendant le premier mandat présidentiel de M. Ahmadinejad, il l’a considéré comme un bon président et n’avait aucun problème avec lui !

Rassurez vous ce régime n’a même pas besoin d’organiser les élections pour ensuite les frauder, et ce, depuis 32 ans (grâce à la complicité de l’occident et ses intellectuels) !!!

En vous respectant pour votre engagement humaniste, je suis déçu et en colère, que la Mairie de Paris comme d’habitude, sous l’influence de ses conseillers iraniens ou pro régime iraniens (qui sont les vôtres) s’apprête à suspendre les photos de ces deux hypocrites sur la façade de l’Hôtel de Ville (ils n’ont rien en commun avec les journalistes en otage) et à remettre à M. Djafar PANAHI le titre de citoyen d’honneur de la ville de Paris (pauvres Parisiens!).  Vous voulez nous faire croire que nous, les artistes en exil, avons peut être eu tort de ne pas obéir aux ordres des Mollahs en restant en Iran, profiter de la générosité des Ayatollahs et devenir les chouchous de l’occident ! En effet vous avez raison, nous les exilés et immigrés iraniens (5 à 6 millions) nous sommes stupides de nous évader et partir à l’extérieur!!! Nous constatons bien qu’un certain responsable culturel et politique français ignorent notre existence. Nous pouvons aussi choisir d'ignorer la vérité. C'est la responsabilité de chacun, et nos choix ont forcément des conséquences sur notre conscience.

Vous ne croyez pas à cette hypothèse, alors prouvez- nous  que vous êtes toujours le même Costa GAVRAS, juste et honnête et non naïf, piégé par les courtiers des assassins…

NB : Si un jour vous changez d’avis, sachez que l’association Art en Exil peut vous présenter plus de 200 films réalisés par des cinéastes en exil dans des conditions  souvent très difficiles !

Je vous remercie de votre attention à la lecture de cette lettre.

Je me tiens à votre entière disposition pour vous fournir des renseignements complémentaires si vous le souhaitez.

Dans l’espoir d’une rencontre prochaine, je vous prie de croire, à l’expression de ma profonde considération.

                                                                                                                 
Bien cordialement

Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

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Lettre ouverte au Parlement européen

Ne laissez pas les milieux internationaux aux propagandistes de la République islamique!

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Lors d'un récent discours au Parlement européen, Monsieur Mohsen Makhmalbaf s’est autoproclamé le représentant du peuple iranien(Madame Marjan Satrapie réalisatrice du film Persépolis, qui se prétend apolitique était son interprète et compagnonne).

 

Tout en défendant l’aile modérée de la République islamique et en occultant bien volontiers les crimes commis par de hauts personnages du pouvoir dont certains se présentent aujourd’hui comme des opposants, Monsieur Makhmalbaf a proposé une analyse toute personnelle du soulèvement du peuple iranien pour la défense de ses droits écrasés depuis 30 ans régulièrement et systématiquement. Selon lui, la solution à cette crise se résumerait à l’organisation de nouvelles élections présidentielles.

 

Prisonniers politiques et artistes contraints à l’exil à cause de la répression exercée par la République islamique, nous avons supporté les harcèlements de Monsieur Makhmalbaf. Il nous semble donc essentiel de vous montrer son vrai visage et celui des « amis » qu'il soutient. Ceci pour que la  vérité ne reste pas cachée aux yeux des peuples d'Europe.

 

Dès l’avènement de la République islamique, la mission de Monsieur Makhmalbaf  a été d'organiser le cinéma islamique en procédant à une mise au ban de plusieurs cinéastes dont certains avaient été ses compagnons dans les prisons du Chah. Ces faits sont confirmés par plusieurs documents en notre possession que nous tenons à votre disposition.

 

Monsieur Makhmalbaf et le groupe Balal Habachi ont réprimé durement toute opposition au régime islamique et tout particulièrement les forces de gauche. Monsieur Malhmalbaf a poussé le zèle jusqu’à dénoncer les personnes arrêtées à Ladjévardi, bourreau connu de la prison d'Evine et à conduire en personne les interrogatoires des prisonniers.

 

Il a, contre leur volonté et sous la menace d’armes, obligé les prisonniers de la prison d'Adel-Abad  à participer aux films de propagande de la République islamique en les présentant comme des espions. Ces prisonniers ont saisi des organisations des Droits de l'Homme mais leur plainte est restée lettre morte à cause de l'atmosphère de terreur qui régnait sous le pouvoir absolu de Khomeiny.

 

Dans les prisons de la République islamique, la lecture des livres de Makhmalbaf et le visionnage de ses films étaient obligatoires. Tout prisonnier refusant de se soumettre était torturé.

 

Après plusieurs années de bons et loyaux services, Monsieur Makhmalbaf incarne à présent le rôle d’opposant. Autant dire que nous ne sommes pas dupes. Il a toujours refusé de dénoncer les crimes du régime islamiste, se drapant derrière ses prétendues fonctions culturelles. Son seul objectif est de manipuler l’opinion internationale pour maintenir le régime actuel en place en concédant quelques changements.  Il prétend représenter le peuple iranien courageux qui s'est soulevé contre les armes des Bassidjis. Quel cynisme ! Est-il digne du Parlement européen de donner la parole à cet individu pour qu'il trompe les gens?

 

A une autre époque, des milliers de personnes se sont rassemblées pour contester la remise d’un Oscar au cinéaste américain Elia Kazan, dénonçant ainsi sa collaboration à la chasse aux sorcières de McCarthy. L. Rifenstall était aussi un cinéaste créatif allemand qui soutenait la pensée nationale-socialiste. Ces films de propagande n'étaient pas moins propagandistes que ceux de Makhmalbaf, mais jusqu'à la fin de sa longue vie, le fait qu'il ait soutenu les fascistes l'a poursuivi.

 

Monsieur Makhmalbaf joue maintenant les vertueux et essaie, à travers la tribune du Parlement européen, de se refaire une santé politique et de sauver une partie du régime criminel en obtenant votre soutien.

 

Députés respectables du Parlement européen, vous savez très bien que les élections n'ont aucun sens réel pour la République islamiste. Depuis 30 ans le peuple iranien est victime d’un simulacre puisque les candidats aux élections sont toujours choisis par le Valiyé faghih, le guide suprême. Voilà 30 ans que le peuple vit dans une précarité économique, mentale et physique et subit une répression incessante exercée par toutes les composantes du régime islamiste, sans aucune exception.

 

Pour mémoire, rappelons qu’entre 1981 et 1988, plus de 1 300 prisonniers politiques ont été assassinés alors que Mohsen Moussavi était Premier ministre. Makhmalbaf, guidé par ses seuls intérêts, cherche maintenant à soutenir Monsieur Moussavi. Qui se ressemble s’assemble.

 

Nous souhaitons que la voix du peuple iranien opprimé par des Makhmalbaf puisse s’exprimer à la tribune du Parlement européen pour que vous entendiez les véritables témoins et victimes de la répression actuelle. Vous saurez ainsi comment les jeunes hospitalisés à la suite des manifestations sont kidnappés en pleine nuit pour être jetés en prison et torturés.

 

Nous en appelons à la solidarité internationale des peuples de l'Europe.

 

Avec nos salutations,

 

Centre des cinéastes d'Iran en exil, des ex-prisonniers de la République islamique, artistes, auteurs et cinéastes en exil, des activistes politiques et artistiques, et des centres culturels, artistiques et cinématographiques.

 

Copies aux médias

Lettre signée par 11 centres culturels/artistiques et politiques, 46 personnalités politiques, juridiques, cinéastes, metteurs en scène de théâtre et autres artistes en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

 

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Questions à Djavad Dadsetan Cinéaste iranien réfugié à Paris par L'Est Républicain

 

http://www.estrepublicain.fr/fr/france/info/4635980-Questions-a-Djavad-Dadsetan

 

« Moussavi et Karoubi ne représentent pas une vraie opposition. Ils font partie du système.»

À la lumière des récents événements survenus dans votre pays, pensez-vous qu'un grand soulèvement populaire soit possible et, peut-être, la chute du régime de Téhéran ?

Malheureusement, le régime iranien ne va pas céder le pouvoir si facilement ! Il utilise les arrestations arbitraires, la torture, les enlèvements. Depuis son avènement, il assassine la jeunesse et tous les vrais opposants. Évidemment, l'opposition à ce régime est très forte dans la population, car les gens souffrent, mais les dirigeants sont à la fois très durs et très malins. Ils ont créé plusieurs cercles pour les soutenir. Il y a les milices islamistes, les bassidjis, l'armée, des hommes d'affaires corrompus, des intellectuels vendus (à l’intérieur et à l’extérieur). J'ai beaucoup d'espoir en la jeunesse et dans les femmes iraniennes mais le régime iranien ne pourra tomber que s'il est la cible d'intenses pressions internationales.

C'est-à-dire ?

Il faut geler les avoirs à l'étranger des Mollahs et leurs satellites. Ils sont assis sur une richesse énorme, sur des milliards de dollars amassés grâce au pétrole. Ils ont volé encore bien plus d'argent que Moubarak ! Il faut renforcer la pression, les empêcher de se déplacer, bloquer leurs comptes, eux et leurs complices iranien . Mais, est-ce l'intérêt de l'Occident ? Le régime iranien ne respecte l'opinion ni à l'intérieur ni à l'extérieur. Ils traquent les opposants jusqu'à l'étranger. Il y a déjà eu beaucoup de soulèvements populaires qui n'ont pas abouti, qui ont été étouffés. Souvenez-vous... L'année dernière, déjà, les manifestations ont été réprimées.

Il y a pourtant une opposition qui s'exprime, à l'intérieur même de l'Iran. Les conservateurs, au Parlement, sont allés jusqu'à menacer de pendre Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi... Y a-t-il une alternative possible avec ces deux opposants ?

Moussavi et Karoubi ne représentent pas une vraie opposition. Ils font partie du système. Ils sont liés aux familles dirigeantes. Ils ne risquent pas d'être pendus. En tout cas, cela m'étonnerait pas beaucoup, vous savez, des Mullahs, pour sauver leurs peaux ils sacrifient leurs propres enfants! L’occident a l'air de soutenir Moussavi mais cet homme ne représente que la continuité du régime. Les vrais opposants sont pourchassés et assassinés. Malgré tout, il faut continuer à dénoncer ce régime et ses crimes, sans relâche, chacun à son niveau. Mais, je le répète, je crois qu'il ne tombera pas sans une décision de l'ensemble de la communauté internationale.

Propos recueillis par Ludovic BASSAND

Publié le 17/02/2011

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Quelques remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie…)!

                                            Chère Madame, cher Monsieur,

Je me permets de préciser quelques remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie…),  il a été certes interdit en Iran, mais il n’a jamais été question, pour le régime des ayatollahs, de le programmer, ainsi que ceux des autres cinéastes officiels, à l’intérieur du pays.

La politique cinématographique propagandiste du régime est une copie fidèle de la politique de Joseph Goebbels, il y a deux cinémas, l’un à l’usage des iraniens à l’intérieur, et l’autre à l’usage de l’occidental à l’extérieur du pays.

Monsieur Kiarostami, dans ses récentes interviews avec les médias occidentaux et iraniens (notamment à la télévision iranienne Voice of America), prétend être indépendant et avoue que depuis son enfance, il s’entend bien avec la censure et les dictateurs. Dans cette même interview il a un regard très machiste sur les femmes. Ce n’est pas étonnant s’il a cette vision, à savoir la même que ses patrons (en l’occurrence les ayatollahs au pouvoir).

Il prend les intellectuels occidentaux pour des attardés mentaux, et beaucoup tombent dans son piège. Je poserais alors cette question : depuis quand connaissent-ils Monsieur Kiarostami ? Sont-ils ses amis d’enfance ? Se souviennent-ils que Monsieur Kiarostami a été lancé pour présenter une image humaniste de régime des ayatollahs grâce à l’argent du pétrole ? Ils ne savent pas ce qu’est la vraie nature de ce régime, qui ne permettent même pas aux jeunes d’entrer à l’université, même avec la bonne mention au bac, à défaut de leur bonne connaissance de Charriât et les lois islamiques.

Ils attaquent les aspects les plus intimes de la vie des gens, ils n’ont jamais respecté les lois du monde civilisé.

Sachant le nombre de cinéastes iraniens privés du soutien logistique nécessaire de l’État dont les cinéastes officiels bénéficient sans peine pour réaliser leurs films et ensuite faciliter leurs distributions en occident, montre bien à quel point ce Monsieur respecte le cadre défini par la politique cinématographique des ayatollahs. Je me demande, comment se fait-il qu’un certain responsable culturel et politique français et les intellectuels iraniens, ne savent toujours pas faire la différence entre la résistance française et les Nazis ! Par exemple la différence entre Youssef Chahine, qui toute sa vie s’est battu contre la censure en Égypte, et Makhmalbaf, Kiarostami et bien d’autres cinéastes qui sont devenus célèbres à l’extérieur à tort et grâce à la politique et l’argent du pétrole. Nous constatons bien qu’un certain responsable culturel et politique français ignorent notre existence. Nous pouvons aussi choisir d'ignorer la vérité. C'est la responsabilité de chacun, et nos choix ont forcément des conséquences sur notre conscience.

 

Chère Madame, cher Monsieur, pour savoir le rôle de ce Monsieur et les autres cinéastes officiels, profiteurs de l’aide de régime médiéval des ayatollahs, sans oublier la lettre de Monsieur Kiarostami au président Ahmadinejad, qui lui donne un côté très humain ; imaginez que vous invitez deux cinéastes pour prendre un café dans votre maison, et tout à coup des voyous arrivent, saccagent votre maison, font du mal à votre famille… Qu’attendez-vous des cinéastes ?

L’un tourne un film sur les crimes, puis fuit de la maison en criant « Au secours, des voyous massacrent cette famille ! », et le deuxième sort tranquillement, avec la permission et l’argent (en réalité votre argent !!), des voyous, et dit : « Tout va bien, il n’y a qu’une bagarre entre les membres de cette famille ».

Je vous laisse deviner qui joue Kiarostami, et qui joue un cinéaste en exil dans cette histoire. A votre avis, le quel d’entre eux dois-je soutenir ?

 

Je vous rappelle qu’aucun film ou produit culturel n’est jamais sorti d’Iran, sans contrôle de fidélité de l’auteur envers les Mollahs et l’autorisation préalable du régime !

Question :

Que se passerait-il si : les vautours, sanguinaires et les chauves-souris ne portaient pas le masque : d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique, de politicien etc.  Pour acquérir de l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier leurs actes barbares.

Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

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« Kiarostami, Un nom et rien d’autre »

La lettre ouverte de Fariborz Alimohammadi, - F. shabâneh, écrivain et poète iranien résidant à Paris,- à Madame Juliette Binoche

 

     Chère Madame Binoche,

 

     Je vous salue.

     Je « te » salue en mémoire d’un grand homme que j’aime pour son humanisme, pour son art d’être humain : Kieślowski le Grand, s’il est mort !

     Je vous tutoie, si vous me le permettez ?

     Je veux te parler d’un homme, « un homme que j’aime moins que toi » car tu es mon actrice favorite de ces dernières années et que je ne te connais pas aussi bien que je le connais. Je veux te parler de quelqu’un que je ne connais plus !!! Ce n’est pas à cause de la monture noire que tu n’as pas dessinée autour de ses yeux que je ne le reconnais plus, mais c’est pour ce voile noir dont il a tissé au plus profond de lui les fils des chaînes et des trames, de manière conventionnelle, contrairement à ses films.

     Il y a le réalisateur Abbas Kiarostami, mon compatriote ! Et votre cher ami à vous, vous, les cinéastes français ! Abbas Kiarostami, celui qui me fascinait tant lorsque j'étais enfant pour : Devoirs du soir, Le Pain et la Rue qui donnait des leçons d’amitié  Et Plus tard pour Où est la maison de mon ami ? et Au travers des oliviers.

     Mais en grandissant,- j’aurais préféré rester un enfant, - j’ai été capable d’en voir bien d’autres car je ne pouvais pas fermer mes yeux ! «  La Palme d’or, Le Lion d’or, le désir, la célébrité, l’argent, et derrière tout ça, un grand oubli, la trahison !

     Adulte, je crois que mon ami d’enfance a tout sacrifié pour tout cela. Tant de pureté et de simplicité que depuis le début ne l’étaient peut-être pas tant que ça. Il y a 40 ans qu’Abbas a fermé sa « bouche fermée » et s’est occupé de ses affaires. Il ne parle pas de son peuple, ni de la faim et de la pauvreté, ni de l’illettrisme et de l’oppression que subissent des millions de femmes et d’hommes en Iran. Il ne parle ni des enfants qui pour avoir « le pain de la rue d’Abbas », attendent dans les couloirs de la mort ni des mères qui se prostituent. Pourquoi? Parce qu’il n’aime pas parler de politique, mais de l’amour et de l’humanité. Ces réalités ne concernent-elles pas l’humanité ?

     Toutefois, il a bien enseigné à ses disciples (Djafar Panahi, …) de faire des images de ses non-dits de sorte que seuls les Parisiens les apprécient.

     Abbas joua très bien son rôle dans le monde du cinéma et  y grava son nom. Cependant, il n’a jamais été un cinéaste iranien. Il y a le cinéaste Kiarostami, c’est tout et rien d’autre ! Il n’est un combattant ni un opposant. Peut-être qu’il n’aime pas l’être. Mais jamais, en dépit d’une notoriété internationale, il n’a bénéficié, voire dix secondes, de cette grande tribune du cinéma mondial pour tenter d’attirer l’attention du monde entier sur sa patrie et de réveiller l’opinion publique mondiale insouciante, naïve ou endormie face aux souffrances et aux douleurs de ses compatriotes. En revanche, il est  devenu un pantin entre les mains des hommes politiques, une sorte d’homme à tout faire pour résoudre leurs problèmes.

     Par chance et grâce à un peu de calcul, il a réussi à obtenir ce qu’il voulait. Pourtant, tout cela ne vaut rien. Il y a peu de temps, lors du festival de Venise, après la projection de son dernier film baptisé Shirin dans lequel tu tiens le premier rôle, il a répondu de ta part, d’une ruse rhétorique: « Moi (Binoche), j’éprouve de la compassion pour les femmes iraniennes qui sont obligées de porter le voile et c’est pour cette raison que je l’ai porté dans le film ». Il a omis de répondre lui-même à une question concernant la situation politique en Iran. Je ne sais pas pourquoi en réponse à cette question il n’a rien dit de ta part. Je te remercie. Mais tout le monde sait qu’il n’a pas le courage de faire pareille chose en Iran.

     Qu’est-ce qu’il a fait afin de manifester ses compassions envers les femmes iraniennes ?  Sinon la réalisation du film Ten qui était un affront à toutes les femmes iraniennes dont seules les prostituées savent bien à quoi s’en tenir et parlent de philosophie de vie. Je suis certain qu’il interprète son œuvre autrement et de la même façon qu’il a interprété Sohrab, Forough et Khayam.

     Je l’ai même entendu dire qu’il t’avait surprise avec le synopsis de Copie conforme (à l’original) et que tu as enfin appris que le scénario du film n’est pas basé sur une histoire vraie, comme prétendu. Demande-lui de te raconter l’histoire de « Ce menteur de berger ! » et de te parler de Sohrab Shahid Saless, de sa grande absence, et de sa présence remarquable au sein du cinéma mondial, s’il en a le temps.

     Notre ami me fait penser à l’un des personnages du Petit prince qui aimait être loué. Désormais, il écrit des poèmes, fait une relecture d’Hafez et s'essaye à la mise en scène d’opéra. Il fait une chambre noire d’un marécage des grenouilles et fait bien d’autres choses que les autres ignorent …

     Il est devenu un illustre personnage. Et c’est plutôt difficile d’entrer en contact avec ce genre de personnes. Donc, dis-lui de ma part : « ça suffit, soit tu te tais, soit tu brises le silence » !

 

     A la mémoire de Bleu de Kieślowski

    

     Fariborz Alimohammadi, Paris, le 18 septembre 2008

                     

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Les contrefaçons du régime [de la République islamique]

dans le cinéma et l’art clandestin

Par Moslem Mansouri, Cinéaste Iranien en exil

www.moslemmansouri.com

mai 2009

 

Suite à la fondation du cinéma clandestin en Iran, la littérature et la musique clandestines se sont formées aussi. La musique clandestine s’est montrée avec des chansons de protestation et sociales. Ensuite le régime, pour les confronter, a développé des chansons minables au nom de la musique clandestine.

 

Depuis longtemps, le régime essaie de faire la même chose pour salir le cinéma clandestin. Il essaie de créer une confusion entre l’art clandestin et l’art officiel. L’année dernière, les organisateurs du régime ont annoncé bruyamment que le plus grand concert « clandestin » sera mis en place à Dubaï, et que les artistes feront leur concert avec l’autorisation de l’État et retourneront en Iran.

 

Le régime veut pousser la société à penser que la musique clandestine est une forme de musique comme le pop ou le rap. Pourtant, la différence et la frontière entre les deux sont la même que celle les partis et les groupes politiques qui ont des activités sous la protection et dans le cadre de la loi du régime d’un côté, et de l’autre, les courants qui luttent pour briser la même loi. Comme par hasard, les deux groupes protestent. Les protestations des premiers n’est pas contre le régime et sa loi, mais pour les réformer, pour que le régime reste en place. Mais les seconds luttent contre l’exploitation des masses laborieuses du régime et de sa loi. On peut donc voir que même dans l’art officiel on proteste, mais c’est une protestation autorisée. Y compris de temps en temps, le régime proteste contre lui-même. Ces protestations sont faites pour que l’on fasse une confusion entre l’art clandestin et celui officiel.

 

Dans ce sens, le Ministère de l’Intérieur a réalisé par un de ses laquais, un film qui s’appelle « Personne ne sait rien des sanglots d’Iran ». On dit que c’est un film sur la musique « clandestine » en Iran. Les médias du cinéma de la République islamique disent que ce film a été réalisé d’une « manière clandestine » ! D’un côté, vous avez la musique « clandestine » qui est réalisée avec le passeport et autorisation du régime à Dubaï, et de l’autre côté, vous avez un film « clandestin » dont les médias de la République islamique font la publicité.

 

C’est intéressant de voir que les Ministères de la Culture et de l’Intérieur produisent des soi-disant films « clandestins », et ne même temps ils deviennent eux-mêmes les critiques et font beaucoup de bruits autour de leur censure pour cacher leur vrai but.

 

Un des sites du régime « le Conseil islamique des artistes » écrit : « Ces derniers temps, loin derrière le dos des directeurs culturels, certains centres artistiques et littéraires sont poussés, pas de façon linéaire mais en bondissant, vers la clandestinité. On peut donner des exemples dans le cinéma clandestin, la musique clandestine, la littérature clandestine, etc. Aussi, dans le monde du livre et de la littérature, avec l’exposition internationale du livre à Téhéran, ceci s’est développé de plus en plus. »

 

C’est clair que la République islamique ne peut pas faire abstraction du cinéma et de l’art clandestins. Donc, comme il ne peut pas les empêcher, il essaie de les salir. Lui aussi, comme les autres régimes de répression sociale, il a différents moyens de sortir les mouvements sociaux de leur voie et de les détruire de l’intérieur. Dans ce cadre, les médias persanophones de l’intérieur comme de l’extérieur, jouent le rôle de bourbiers culturel du régime. Ils injectent à la société des ordures culturelles, politiques et propagandistes du régime sous différentes couvertures. Les médias persanophones dans les pays occidentaux jouent le même rôle. Les directeurs de ces médias sont d’accord sur cette question avec le régime, que la voix des affamés ne doit pas être entendue, que leurs points de vues ne doivent pas être vues et que leurs revendications ne doivent pas être réalisées.

 

Quant aux pays occidentaux, même si ils ont des oppositions avec le régime, ils ont un point commun avec celui-ci : la peur du développement d’un mouvement appartenant aux opprimés et aux exploités de la société. Leur protestation ressemble à celle d’une partie du régime contre une autre ; le même genre que l’art non clandestin fait contre le régime. Pourquoi ? Parce qu’une brèche ouverte dans le système d’exploitation par un mouvement populaire,  aura comme premiers perdants justement les pays occidentaux.

 

Pour cette raison, les films qui sont faits sous le régime islamique ou dans d’autres pays et qui parlent des questions sociales, de la pauvreté etc.,  sont, pour la plupart, contre la population pauvre. Quand quelqu’un fait le choix de parler de la misère, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et son origine – c’est-à-dire le système d’exploitation –, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et le mouvement de protestation sociale comme une solution principale, et si au contraire il fait le lien entre celle-ci et des relations affectives, morales et de chance, ce sera une trahison des masses exploitées. Car les régimes s’efforcent d’éloigner  la société de l’origine de la pauvreté, et de montrer à la société des solutions bidons pour que leur système d’exploitation reste en place. C’est pour cela qu’il font tellement de tintamarre et donnent tout ce qu’ils ont comme Oscar à des films répugnants comme ….pour que les habitants des bidonvilles pensent que leur situation changerait à travers un jeu et non pas par une révolution.

 

Si jusque hier, les États essayaient de gagner les artistes, aujourd’hui ils ont gagné l’art, ils ont gagné le cinéma et la musique. Si un artiste veut que son œuvre soit vue et qu’il gagne sa vie et la notoriété, il doit travailler avec eux et dans leur cadre. Aujourd’hui ces cinéastes et ces artistes sont les employés de ces compagnies, ils produisent sur la base de ce qu’eux veulent. L’art clandestin, le vrai, montre qu’il est sur la bonne voie, il sait ce qu’il  faut faire.

 

C’est la tâche des artistes, des êtres humains, qui se battent contre le système de vol et d’exploitation et qui préfèrent la pauvreté, la solitude et l’anonymat à la richesse donnée par le régime d’exploitation. Il faut consciemment dénoncer les ruses des régimes dans les domaines social et artistique.

 

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Les vendeurs d’art au service du régime de la République islamique

 

La République islamique, comme d’autres, a toujours eu besoin de ceux qui, en apparence, sont à l’extérieur du gouvernement et qui jouent le rôle de critiques.

 

Ces gens-là rentrent en scène pour développer les buts du gouvernement dans la société. Au moment des élections, on voit que certains cinéastes et écrivains, des experts et des courants fabriqués par le régime, commencent à bouger sous le nom d’activistes sociaux, défenseurs des droits des femmes, etc. C’est pour mettre en pratique ce que veut Khaménéi que « le peuple rentre en scène » et participe massivement aux  élections.

 

C’est évident que le spectacle des élections est important pour les criminels qui sont au pouvoir en Iran. Ils veulent, avec cette tromperie, éloigner la société de toute réflexion qui irait dans le sens du renversement du régime.

 

Dans ce genre de groupes, on peut voir des cinéastes, journalistes et courants fabriqués par le gouvernement, qui sortent des déclarations pour soutenir tel ou tel candidat poussant la société dans la direction du régime.

 

Le genre Mohsen Makhmalbaf qui vit à l’extérieur du pays et qui a soi-disant émigré ; ils font peur à la population en lui disant que s’il ne vote pas pour celui-ci, c’est celui-là qui sera élu. Quelle est la différence entre untel et untel pour la société ? Quelle différence il y a eu pendant trente ans ? Ce n’est pas les élections qui changent quoi que ce soit. C’est un  gouvernement qui change ses pions sur la base de ses intérêts internes et internationaux.

 

C’est là où on voit le rôle de ceux qui poussent la société vers les intérêts du régime et qui la trompe. Ces courants ont donné des coups terribles contre les mouvements des femmes, des étudiants et des ouvriers.

 

Le régime ne peut pas arrêter les mouvements sociaux seulement par la répression. Le rôle de ces courants est aussi de chercher à montrer un visage plus doux de ce régime, un régime qui ne donne aucune possibilité de protestation et dont dans sa prison on tue toujours des étudiants.

 

Un régime qui met sur scène comme artistes « clandestins » des gens qui étaient des mercenaires de différents ministères, pour salir les vrais clandestins. L’un annonce qu’il veut émigrer du pays sans demander l’asile pour pouvoir aller en Iran et revenir. Ces gens-là sont les vis et écrous de la machine de crimes inhumaine de ce système social qui, tôt ou tard, sera écrasé par la masse des affamés.

 

Lila Ghobadi, mai 2009

www.banoufilm.blogspot.com

lilacforfreedom@gmail.com

 

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Le cinéma clandestin en Iran

 

Le cinéma clandestin a différentes définitions dans différents pays. Par esemple, aujourd’hui aux Etats-Unis, il y a un festival de cinéma clandestin qui veut dire un cinéma séparé des critères des studios ; une sorte de cinéma indépendant. Mais dans les pays dictatoriaux, sous le pouvoir des gouvernements idéologiques, cela a une différente signification : le cinéma de protestation, de dénonciation, un cinéma séparé des critères de censure gouvernementale. Pour nous, le cinéma clandestin en Iran a cette dernière signification.

 

Depuis 2004, avec la fondation du cinéma clandestin par Moslem Mansouri, les efforts d’un groupe de cinéastes et d’activistes sociaux est d’aider les cinéastes et les étudiants en cinéma qui font des films clandestins en Iran pour sortir ces films (montés ou non) afin de les montrer dans différents endroits – universités, centres culturels et autres. Ceci dans le but de montrer l’image réelle de la société policière et de la censure.

 

Depuis que Moslem Mansouri a pu réaliser des films clandestins, la réalisation de ce genre de films a continué par d’autres personnes, et certains ont pu être présentés à l’extérieur du pays. Malgré cela, il faut dire que le cinéma clandestin fait face à deux problèmes. Le premier étant la question de la sécurité. C’est dangereux de faire ce travail en Iran. Par exemple, Mona Mollakhani a été arrêtée en 2005 à Téhéran pendant qu’elle faisait un film, et à ce jour il n’y a aucune nouvelle d’elle. Le deuxième problème est question financière. Personne ne veut produire un film clandestin. Malgré tout cela, des étudiants en cinéma continuent à faire des films clandestins.

 

C’est pour cela que le régime essaie de salir l’image du cinéma clandestin et d’empêcher son développement en faisant entrer sur scène ses mercenaires en tant qu’artistes clandestins.

 

Nous, en soutenant le cinéma clandestin en Iran, voulons que ce cinéma ne reste pas isolé. Nous voulons aider ce cinéma pour qu’il puisse continuer à montrer les revendications des exploités et des opprimés qui se battent pour une vie humaine et la liberté.

 

Barbod Taheri

Barbodtaheri@yahoo.com

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De Youssef Chahine aux réalisateurs du cinéma de la République islamique

 Youssef Chahine, un des éminents réalisateurs du cinéma égyptien a fait ses adieux à la  caméra. On pourrait  identifier le cinéma égyptien à un cinéma  superficiel avec des histoires populaires, avec musique et chansons. C’est Youssef Chahine qui, avec son travail différent, a valorisé le cinéma égyptien. Bien sûr, différents festivals se sont intéressés à son travail. Ses films « Alexandrie » et « L’histoire égyptienne » ont  été remarqués au festival de Berlin, et le festival de Cannes l’a honoré, etc… mais est-ce seulement la valeur de son travail artistique qui compte ? Sa réussite a-t-elle eu un quelconque rapport avec un arrangement politique ? Non ; il critiquait le gouvernement égyptien ;  ses positions et la qualité de son  travail ont fait barrière toute possibilité d’abus de son art.

Je ne sais pas pourquoi, pendant que je visitais les  différents sites sur les informations concernant la mort de Youssef Chahine, la situation du cinéma de la République islamique m’est venue à l’esprit. Cette comparaison n’est pas vraiment sans rapport. Youssef Chahine était un égyptien, issu d’un pays musulman où la réaction islamique est une réalité. Youssef Chahine était un réalisateur qui avait comme moyen d’expression sa caméra. Il se battait, avec ce moyen, contre le régime réactionnaire et la religion.

Mais  son combat ne se limitait à des films : Tout au long des rencontres entre réalisateurs ou autres intellectuels internationaux, et au cours de ses interviews, sa voix se transformait en voix de protestation du peuple. Dans n’importe quelle situation, il critiquait clairement les politiques destructrices de son pays, la corruption administrative et les superstitions religieuses. Il ne s’accommodait pas avec le pouvoir – ni pendant le gouvernement de Nasser, ni celui d’Anouar el Sadate, ou de  Hosni Moubarak ; Il a toujours été  critique envers le  gouvernement et du côté du peuple.

Je ne connais pas précisément la manière de censure du cinéma égyptien et le poids de la religion dans l’Etat, mais je connais très bien la situation de la répression en Iran.

Je sais que chaque mouvement des réalisateurs en Iran est sous le contrôle de la sécurité.

Je sais que les mollahs ont censuré un film parce que la caméra avait un regard impudique sur une femme enceinte.

Je sais que dans la République islamique, si un réalisateur indépendant comme Youssef Chahine,  veut faire un film, il n’aura même pas l’autorisation de le faire, et que même si un film un peu politique/social se fait, c’est dans le cadre de ce que le régime autorise et c’est pour montrer une image différente de ce régime en dehors du pays.

 Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien qui a créé les horreurs des années 80 et 87 et a exécuté des dizaines de milliers de personnes après des procès qui n’ont duré qu’une minute ?

Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien  qui a assassiné ses opposants en dehors de ses frontières, et a donné comme mission à ses réalisateurs internationaux de couvrir ses

crimes ? Est-ce qu’en Egypte les femmes et les filles sont tous les jours fouettées, humiliées, insultées parce qu’elles n’ont pas respecté le hidjeb ? Est-ce en Egypte que les réactionnaires musulmans, sous l’influence de gouvernement, donnent l’ordre de lapidation ? Et est-ce…

Même si le régime égyptien est précisément comme celui de la République islamique,  et je suis sûr que ce n’est pas le cas, alors pourquoi pendant toutes ces années, les réalisateurs qui sont restés en Iran, n’ont pas dit un mot sur les crimes de la République islamique dans les milieux du cinéma ? Au contraire, ils ont affirmé les comportements réactionnaires du gouvernement, ont accepté la censure et ont décrit que tout allait bien.

 Pourquoi les reporters des radios Farda [radio d’informations en persan] et BBC [radio d’informations en persan] qui font aujourd’hui des discours sur l’attitude courageuse de Youssef Chahine et sa résistance, n’ont-ils pas critiqué la capitulation et l’opportunisme des réalisateurs de la République islamique ?

Youssef Chahine, en recevant son prix au festival de Cannes, a critiqué le gouvernement égyptien.  Kiarostami, quand à lui,  a remercié la République islamique pour lui avoir donné, à travers Dr. Ali Akbar Velayati (1), les moyens de montrer à Cannes son film « Le goût de cerise » ; ce qui a donné la possibilité de dissimuler les conséquences des crimes du régime à Mykonos (2). Vous connaissez les déclarations de Kiarostami sur l’éloge de la censure, lisez aussi  celles de Youssef Chahine.

Chaque jour, il y a ceux qui me disent tais-toi ! Tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de discuter, tu n’as pas le droit*… Les réalisateurs du peuple avancent dans les profondeurs de la société et montrent les douleurs et les souffrances du peuple. Leur nom restera à jamais dans l’histoire. Mais la date limite de consommation des réalisateurs gouvernementaux pourrait même se terminer avant la chute des Etats dictatoriaux. Youssef Chahine, réalisateur courageux, créateur et avant-garde égyptien, et parmi les meilleurs du monde arabe, restera toujours dans l’histoire du cinéma.

 Pour finir cette courte note, je citerai un extrait de son interview avec le journal Herald Tribune : « Tous mes projets sont dangereux. Je me bats comme un fou. 80% de mon temps se passe dans la politique et 20% dans la réalisation de films. »

Un dernier mot : cette année, le festival de Venise va  rendre hommage à Youssef Chahine. Dans le même festival on montrera aussi Chirine le film de Kiarostami qui avait été refusé à Cannes en 2008. Ils honoreront donc un réalisateur qui s’est battu contre le fanatisme et la réaction et un autre qui  est de tout cœur avec Ahmadinéjad (regardez sa lettre de déclaration d’amour à président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur : http://www.artenexil.net/A3.htm), symbole d'un régime obscurantiste, réactionnaire et fanatique. Ce festival devrait peut être  programmer le film Taazieh (3) de son excellence Kiarostami (4) pour mieux montrer l’attitude opportuniste des directeurs des festivals et ce de Kiarostami.

 * Extraits des déclarations de Youssef Chahine : Sites internet de la radio BBC et de la radio Farda (en persan)

 Bassir Nassibi  05 08 2008 Saarbrücken, Allemagne 

Traduit de persan par Association Art en exil 

 (1)[ministre des Affaires étrangères de l'Iran de près de 16 ans (Décembre 15, 1981 - Août 20, 1997) ]. 

(2) Procès du Mykonos : En septembre 1992, quatre opposants au régime des Mullahs : Sadegh Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, et trois de ses collaborateurs Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri Dehkordi. ont été assassinés sur ordre des services secrets iraniens dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos. La cour de Justice de Berlin a reconnu les responsabilités de régime de la république islamique et l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne en tant que commanditaires de l’assassinat. Procès du Mykonos a durement touché le régime et entaché l’image de la république islamique.

 (3)Taazieh (le théâtre populaire traditionnel illustrant les chiites compte de l'assassinat des principaux Hossein, le petit fils de Mahomet, par Yazid, qui est réalisée chaque année à la date anniversaire de l'événement et présenté par le régime des mullahs comme le théâtre iranien !!).... 

(4) Kiarostami comme tous les autres cinéastes et artistes iraniens du régime des Mullahs, tels Djafar PANAHI, Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia PARTOVI, Bahman GHOBADI,Tahmineh MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat,  Madjid MADJIDI, Daryoush MEHRJUI, Rafi PITZ, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN … appréciés par de nombreux responsables culturels de l'occident, avait connu la célébrité à l’étranger, grâce à de fortes sommes d’argent dépensé pour la propagande de la république islamique à l’extérieur.

N.B: Des milliers d’artistes, poètes, écrivains, dont des centaines de cinéastes, iraniens ont quitté le pays et des milliers d’autres restés en Iran sont privés des facilitées qui sont réservées, aux quelques artistes, poètes, écrivains et cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est comment les intellectuels européens, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes politiques, les responsables culturels qui continuent à soutenir les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, ne font aucune différence entre bien et mal, même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue...   

                                                                                               

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Pour sa  10ème édition, le Festival international du Cinéma iranien en Exil

                             (du 8 au 11 mars 2012)

Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:

-          la DISCRIMINATION sous toutes ses formes (sexe, âge, apparence physique, handicap, race, religion, orientation sexuelle…),

-          les FEMMES,

-          la CENSURE,

-          le COLONIALISME,

-          les VIOLENCES,

-          l’IMMIGRATION,

-          l’EXIL …

Le Festival est ouvert aux cinéastes de tout horizon et de toute nationalité confondus.

Infos et inscription:

Tél: 01 45 42 20 16 -  06 09 12 68 07

E-mail : artenexil@free.fr

Formats acceptés : tous

                     Non compétitif

Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.

 

 
Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2011

                                 Infos et inscription:

Mr. DADSETAN - Djavad

Boite 19

Hall M

156, Rue RAYMOND LOSSERAND

75014 Paris/ France

Tél: 01 45 42 20 16 -  06 09 12 68 07

 E-mail : djavad@free.fr

E-mail : artenexil@free.fr

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Bilan du 9ème festival international de cinéma iranien en exil

Je tiens a remercier toutes celles et à tous ceux qui m'ont aidée et soutenue durant le festival.

Je remercie également tous les bénévoles et adhérents qui nous ont suivis. Encore merci de votre présence et vos soutiens.

Grâce à vous, ce festival était un grand succès pour une année de plus...                 

Vous étiez des centaines à participer à la 9ème édition du festival international du cinéma iranien en exil et nous vous remercions chaleureusement. Et c'est cela qui fait la force et l'originalité de ce Festival et bien sûr nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à nos actions

 

En effet, grâce à votre générosité, grâce à votre présence, grâce au talent et au charisme des artistes que le 9ème festival international du cinéma iranien en exil s’est déroulé avec succès, Encore un grand merci à vous et à tous ceux et celles qui ont participer à cette édition qui s’est déroulé avec succès, sous la direction de Djavad Dadsetan, à Paris du 31 mars  au 3 avril 2011 au cinéma La Clef dans le 5ème arrondissement.

Cette année, le festival était dédié aux femmes et aux combattants de la liberté

 

Le but du festival est non seulement de présenter le cinéma iranien et d’autres arts en exil, mais aussi  de marquer un trait-d’union entre cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures. Un aspect très intéressant du festival était la présence significative des films réalisés par des jeunes cinéastes et des cinéastes femmes de différentes nationalités. Tous les débats, les films en persan et les questions/réponses avec des metteurs en scène ont été traduits en français et en simultanée.

 

Nous avons pu voir plusieurs films réalisés dans différents pays par des cinéastes iraniens en exil, mais aussi des films de cinéastes d’autres nationalités sur tous les aspects de la vie d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de sans-papiers, discrimination, de biographies des combattants pour la liberté, violence faites aux femmes, etc.

Nous avons assisté à des présentations/débats sur des films dont certains cinéastes étaient présents et écouté également de la musique Amérique latin à l’ouverture et la musique iranienne à la clôture de festival;

En résumé, nous avons assisté à un moment fort de rencontres, de dialogues, de convivialité en même temps que de présentations de films, qui nous ont permis de vivre un long week-end  aussi bien utile qu’agréable. 

Ce 9ème festival,  qui a connu de meilleurs conditions que celui de l’année dernière, a bénéficié d’un immense succès aussi bien de par la qualité et la variété des films proposés que par la richesse des débats, des rencontres entre le public et les artistes venus présenter leurs oeuvres, de France mais aussi de l’étranger.

 

Au programme : 70 films des cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures inédits, fictions et documentaires, long et courts  tournés-en Europe, Amérique latin, Canada, aux Etats-Unis ou en Iran et des films de sur tous les aspects de la vie d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de sans-papiers, sans domicile fixes, discriminations, violences faite aux femmes, environnement, etc.

 

Ces films touchent aux problèmes quotidiens que vivent les jeunes générations dans les pays d’accueil, notamment de jeunes filles en butte avec les fortes traditions religieuses et culturelles de leurs parents ;

 Ils  témoignent directement de la souffrance vécue par des femmes et des hommes confrontés à l’indifférence, la peur, l’impuissance devant leurs révoltes et leurs revendications.

 Ce festival a attiré de nombreux jeunes avides de connaître, analyser, discuter des différentes difficultés de créations mais aussi de découvrir une réalité iranienne peu connue du pays d’origine et de l’exil vécu par leurs parents.

Le bilan s’est avéré  positif, puisqu’il a attiré  près  de 1200 personnes,  qui en ont tiré une grande satisfaction et ont formulé leur souhait de renouveler l’expérience les années suivantes.

 

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L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer le programme de la

9e édition du Festival international du cinéma iranien en exil

  Réalisateurs et acteurs toutes nationalités confondues

Contre le fascisme

Dédié aux combattants de la liberté

70 FILMS Courts Longs Inédits Fiction Documentaire, 15 DÉBATS info, Table ronde, Exposition, Films primés Festiv’art Limoges, Espagne, France, USA, Canada, Pays-Bas, Allemagne, Équateur, Venezuela, Chili, Finlande et Belgique

 

31mars -3 AVRIL 2011

Au cinéma La Clef (centre culturel)

21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier Daubenton (ligne 7)

 

Un Festival ouvert à des cineastes indépendants De toutes nationalités

 

Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

 

Ÿ Fidèle à ses éditions précédentes, le 9ème Festival International du Cinéma iranien en exil, sous la direction artistique de Djavad DADSETAN, revient sur les devants de la scène, avec l’envie toujours intacte de faire découvrir au public le travail exceptionnel et souvent confidentiel de cinéastes  indépendants immigrés, qui travaillent pour la plupart dans la plus grande difficulté.

Des regards croisés sur le monde loin des circuits officiels, des regards singuliers d’une grande acuité et d’une grande liberté.

 

Notre programmation s’ouvre à nouveau à des cinéastes de toutes nationalités confondues : le cinéma Iranien en exil est toujours largement présent - à travers une dizaine de films -, mais certains nous viennent d’Espagne notamment, d’Allemagne, du Brésil, du Canada ... Ou nous transporte parmi les Sans Terre du Brésil, au côté du peuple afghan ou africain...  

Courts, longs, Fictions ou Documentaires, ces 67 films témoignent à leur manière des douleurs  de l'exil, des agissements des régimes totalitaires, traitent de critiques sociales et politiques, d’actualités sous différents  angles : littéraires, poétiques, symboliques ou historiques. Mais en filigrane aussi de la capacité de l’homme à refuser de s’incliner, de son combat, de sa recherche à travers la solidarité ou l’art parfois d’une émancipation, des portraits sensibles d’hommes et de femmes en lutte...

Du 31 mars au 3 Avril 2011, 4 jours qui se déclinent en plusieurs volets :

      

  - des films de cinéastes indépendants inédits

  - des invités et 15 rencontres-débats                                                     

  - une sélection de Films Primés :     

Au Festival Festiv'Art de Limoges avec lequel nous avons un jumelage et dont nous présentons les Films primés en 2010 (Prix du Jury, Prix public, Prix de la Jeunesse…)       

- des documentaires et images d’archives sur la Résistance française

- Hommage à Moslem Mansouri, fondateur du cinéma souterrain en Iran. Rétrospective de ses films en sa présence. Invité (USA)

Un 9ème  Festival riche de ses identités multiples et de... son indépendance.

Le festival accueillera l’exposition collective,  l'exposition à laquelle participeront peintures et photos de Sylvie Forestier et Patrick Navaï

 

L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer le programme de la

9e édition du Festival international du cinéma iranien en exil

Réalisateurs et acteurs toutes nationalités confondues

Dédié aux combattants de la liberté

31mars 03 AVRIL 2011

Au cinéma La Clef (centre culturel)

21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier Daubenton (ligne 7)

 

Jeudi 31 mars

 

14h00

- Molex, les gens debout, documentaire, France, 88’ ARTE France

- Oléoduc d’Amazonie. Pollution, Corruption et Pauvreté de Juan Pablo Barragán et Ivonne Ramos documentaire, 33’ sous titré en français (vostf) Equateur, Premier prix du Festival de documentaire sur l’environnement, Californie, 2003.

 

16h30

- Maria et le Nouveau Monde (Maria y el nuevo mundo), de George Walker Torres,  documentaire, 56’, 2009, sous titré en français, (vostf), Venezuela,

-Hors- jeu, de Víctor Arregui, fiction, 82’ 2002, sous titré en français, (vostf), Équateur, 82 min, Prix Cinéma en Construction - Festival de San Sebastien, 2002. Prix pour la paix et la résistance - Festival de Torino, 2003

 

19h00

- Les Chaînes invisibles d’Isabelle Guiard et Lydia Rozenberg, documentaire, 46’ en français, 2010 suivis dune rencontre-débat avec les réalisatrices                                             

20h30 Cérémonie d’ouverture : Projection de courts métrages : La fosse commune de Khavaran en Iran (Iran),Victor Hugo (France), Taslima Nasrin (France), Air TAXI de Kazem Shahryari (France), deux films de Faryde LARA et Guy GORE: Cinq doigts et Marine et Marine (France), Résistance française, 3 films sur les sans-papiers, les sans domicile fixe, violences faites aux femmes (France), Souricière (film d’animation)  de Sandrine Conte et Stéphane Margail , Onde naissante (film d’animation), de Massoud Raouf  (Canada)

 

Verre de l'amitié et de l’espoir

 

Vendredi 1 avril

 

14h00

- La fosse commune Khavaran en Iran (Iran), Victor Hugo (France), Taslima Nasrin (France), Résistance française, 3 films sur les sans-papiers, les sans domicile fixe, violences faites aux femmes (France),

 

- Le voile de Berta (EL VELO DE BERTA) de Esteban Larrain , documentaire, Chili, 73’ sous titré en français (vostf). Prix spécial du jury - Festival des Trois Continents, Milan, 2005

- 3 films proposés par Guy GORE, Producteur-scénariste-dialoguiste

- Carla et Nicolas, par  Faryde LARA, 3’, 2009 France, Avec: Jessy, Ibrahima et Lliselle Anzala.
- Cinq doigts par  Faryde LARA, ,9’, 2011, France, Avec:Abdel, Ibrahima, Samir, Ryosuké et Aurélien
- Marine et Marine,  par  Thomas MARTIN, 3’, 2011, France, Avec: Marine Demasi, Cynthia Phénix ba et Liselle Anzala, suivis dune rencontre-débat avec
les réalisateurs

 

16h00

2 films de PROMOFEST ORG (Espagne)

- Autorité (L’AUTORIDAD), fiction de Xavi Sala10’ 2010, espagnole sous titre en français (vostf) Espagne

- Enfant Jésus, fiction / Drame de Jesús Pérez-Miranda 9’ 2009, espagnole sous-titres français (vostf) Espagne

- Le bucherons des mots (film d’animation),  par : Izù TROIN 11’ France 2009

- La souricière (film d’animation),, par : Stéphane Margail, Sandrine Conte 7’ France 2003

 2 films de Massoud Raouf (Canada) :

- Onde naissante (film d’animation), Réalisarion/scénario/Animation : Masoud Raouf, 35 mm, Couleur.5’ 2005

- L’arbre qui se souvient, fiction documentaire, persan, sous-titré français, 52’ Le film a été primé à différents festivals : HOT DOCS, Yorkton en 2002.

 

19h00

Au milieu de nulle part (In the Middle of Nowhere) de Farah Shilandri, 19’ invitée (Suède) en persan suivie dune rencontre/débat avec la réalisatrice (sur les femmes iranien demandeurs d'asile en Suède)

20h00

Cul- de- sac de Ramin Goudarzi Nejad et Mahshad Torkan, fiction, 98’ 2010, invités (Angleterre) Suivis dune rencontre-débat avec les réalisateurs, persan, sous titre en anglais. Avec : Kiana Firouz, Mahshad Torkan, Nichola Evans, Ala Amirshahi, Mahshid Torkan, Farima Toosi, Tara Inanloo. L’histoire de Kiana, une lesbienne iranienne

 

Samedi 2 avril

 

14h00

- Films primés en 2010 Festiv'Art, 10ème Festival de cinéma de Limoges. COMPETITION DOCUMENTAIRE

- PRIX DU JURY & PRIX DU JURY JEUNE : Marvel 14, les super-héros contre la censure, de Jean Depelley  et Philippe Roure  (Mataluna Productions) Documentaire, France, 26’

- PRIX DU PUBLIC : Françoisderoubaix.fan’s, de Patricia De Roubay (Stations Servi ces) Documentaire, France, 24’09

- PRIX DU JURY JEUNE & PRIX DU PUBLIC : La carte, de Stefan Le Lay (Les films du Varech), fiction, France, 7’

- PRIX DU JURY EX-AEQUO : Haïku, de Mathieu Lalande, Dominique Rocher, Thibault Mombellet, Morgan Salaud-Dalibert (Buffalo Corp), fiction expérimentale, France, 7’

- PRIX DU JURY EX-AEQUO : Un 45 tours de cheveu, ceci n’est pas un disque, de Frank Beauvais (Les films du Bélier) fiction expérimentale, France, 7’

 

- La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32 /2008, en persane, sous titré en français,  Canada

- Interview avec Lila Ghobadi 12’ 2011 (USA),

 

16h00 

Hommage à Moslem Mansouri, fondateur du cinéma souterrain en Iran. Rétrospective de ses films en sa présence. Invité (USA)

- Dans les coulisses des Films : 22’ 2010 (USA), en persan sous titré en anglais

- CLOSE-UP LONG SHOT, Iran-France 1996/43’ (France), anglais, sous titre en français

- UTOPIA (Réfugiés de guerre), documentaire, persan, sous-titré anglais, 34’

 

18h00

- EPITAPH (Les prostituées), documentaire, persan, sous-titré anglais, 34’

- Procès, fiction documentaire, en persan, sous-titré français, 42’, USA,  primé à différents festivals : Tribeca Film Festival -New York, Movie Eye/Kinoglas -Russie- en 2002

- Dernière Parole (grand poète contemporain iranien Ahmad Chamlou), documentaire (USA), en persan sous titré en anglais version complète, 55’ 2010

20h30 : Rencontre / Débat avec Moslem Mansouri

 

Dimanche 3 avril

 

14h00

- 4 clips Vidéo- clips par Mahmoud Davari, 19’ en persan, Belgique

- Vidéo- clips hommage aux poètes : Mina ASSADI, Frough FAROKHZAD, M.  SAHAR (Mohammad Djalali, Chimeh), Ahmad SHAMLOU, Said SOLTANPOUR, Sadegh HEDAYAT (écrivain) 107’ en persan

- Bonne fête aux femmes 7’, en persan, Canada

17h00 : Miracle du Millénaire pour la littérature (les paroles de Président Ahmadi nejad) de Reza AZADI 30, 2011, invité (Pays bas), en persane sous titré en anglais, suivie dune rencontre/débat avec le réalisateur

18h00 

Terreur à  Berlin, dernière version,  documentaire, d’Arman Nadjm 70’, en persan, sous titre en anglais, (Les assassinats de quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran) 2010, invité (Allemagne)

20h00

- Les crimes commises à l'époque de MOUSAVI et KAROUBI, par Joseph Akrami, 7', 2010 en persan, Canada

- Air Taxi : Episode 1, 4courts-métrages de Kazem Shahryari, 19’, 2010/2011, France Premier conte – Rendez-Vous. Deuxième conte – Possédée. Troisième conte – Perdue. Quatrième conte - Etranger 

 

21h00  cloture du festival, concert de musique avec Yvan Navaï au piano

Verre de l'amitié et de l’espoir

Le festival accueillera l’exposition collective,  l'exposition à laquelle participeront Sylvie Forestier et Patrick Navaï

Des changements éventuels et sans préavis dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.

Nous espérons vous voir nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous

Infos pratiques : Participation aux frais : séance 5 euros, réduite 3 euros, passeport pour les 4 jours: 45 euros.

Renseignements et réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09 12 68 07 ou artenexil@free.fr

Avec le soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, Mairie de Paris, Paris CADECS, Festiv’Art (Limoges), Maison de l’Europe et de l’Orient, Radio FPP 106.3 FM, Association Bleu Perle, Association Actes de présence, Association Réseau 2000, Association Les périphériques vous parlent, LA LOCALE TĒLĒVISION

 

Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

 

 

 
Association Art en Exil – Siège social : 21, rue de Fécamp 75012 Paris, Association agréée Jeunesse et Education Populaire par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports de Paris- Ile-de-France/N° 75JEP 05-345

 

 jeudi 31 mars

 

14h00

- Molex, les gens debout, documentaire, France, 88’ Arte France

23 octobre 2008 : la direction de Molex annonce au comité d'entreprise la fermeture du site de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn, malgré 1,2 million d'euros de bénéfices et trois mois après lui avoir décerné un prix d'honneur pour ses performances. Aussitôt, les 283 salariés du site décident de lutter pour préserver leur emploi et dénoncent des "licenciements boursiers". Refusant la grève, ils se postent jour et nuit devant cette usine qui les a vus naître afin de protéger leur outil de travail et en appellent à la justice pour défendre leurs droits. Un combat aux résonnances nationales contre "des patrons voyous" qui suscite alors l'intérêt des médias et que le gouvernement reconnaît comme légitime..

 

Oléoduc d’Amazonie. Pollution, Corruption et Pauvreté de Juan Pablo Barragán et Ivonne Ramos documentaire, 33’ , sous titré en français (vostf) Equateur

Festival de documentaire sur l’environnement, Californie, 2003. Premier prix

Festival de documentaires d’Amérique latine, Albacete, Espagne, 2003.

Festival Filmar en América latina, Genève, 2007

Ces trente dernières années, l’activité pétrolière en Equateur a engendré la destruction de deux millions d’hectares de forêt amazonienne, la pollution des sols et la contamination des eaux. Elle a également dépossédé les indigènes de leurs terres au profit de groupes pétroliers. En 2001, le président Gustavo Noboa signe un contrat en faveur de la construction d’un oléoduc transportant du pétrole lourd. Cette décision implique une forte augmentation de l’exploitation pétrolière en

Amazonie, la destruction de parcs nationaux et de réserves protégées. Le projet provoque une vive indignation internationale.

 

16h30

- Maria et le Nouveau Monde (Maria y el nuevo mundo), de George Walker Torres, documentaire, Vénézuela, 56’ sous titré en français (vostf)

Itinéraires, images et réalités de l’Amérique latine, Bruxelles, 2009

Santiago Festival Internacional de Cine, Chili, 2009

Rencontres du Cinéma Latino-américain, Bordeaux, 2010. Second prix du Public

En pleine forêt montagneuse du Venezuela surgit la Colonia Tovar, un village tout droit sorti d’un conte de Andersen. Edifié au XIXe siècle par des paysans allemands très pauvres, la Colonia Tovar constitue aujourd’hui une attraction touristique prospère.

María, 37 ans, vit dans une décharge au dessus du village. Séparée de sa fille, elle ramasse bouteilles et conserves au milieu des chiens errants. Ce film est son histoire, sa lutte pour la survie. Une histoire d’abandon et d’innocence, celle de María, de sa fille Joana, et aussi celle des colons allemands qui arrivèrent sur ces terres, bercés des illusions d’un Monde Nouveau.

 

-Hors- jeu, de Víctor Arregui fiction, 82’ sous titré en français (vostf) Equateur

Prix Cinéma en Construction - Festival de San Sebastien, 2002

Festival International du Nouveau Cinéma de la Havane, Cuba, 2003

Prix pour la paix et la résistance - Festival de Torino, 2003

Juan, jeune Equatorien issu d’un milieu populaire, rêve de migrer pour échapper au chaos qui règne dans son pays. La crise

économique, sociale, et morale que traverse l’Equateur, l’appauvrissement de sa famille et de ses amis, ainsi que sa première crise amoureuse, finissent par rendre son quotidien de plus en plus difficile et étouffant. A ce moment-là, le pays ne lui offre que deux options : voler ou partir. Tourné dans la ville de Quito, ce film récupère des fragments de l’histoire récente de

L’Equateur.Dans un pays au cinéma en gestation, Fuera de juego constitue pour le réalisateur un « apport pour la mémoire collective des Equatoriens ».

 

19h00

- Les Chaînes invisibles d’Isabelle Guiard et Lydia Rozenberg, documentaire, 46’ en français, 2010 suivis dune rencontre-débat avec les réalisatrices

 

Ce documentaire tisse un dialogue entre le spectacle né d'un atelier mené dans deux centres sociaux de Vitry-sur-Seine et une femme à qui son mari a interdit d'y participer.
Une réflexion légère et drôle sur la condition de la femme et ses propres freins à gagner son indépendance et sa liberté.                      

                                                                                                                                                                

20h30 Cérémonie d’ouverture :

Projection de courts métrages : La fosse commune Khavaran en Iran (Iran),Victor Hugo (France),  Taslima Nasrin (France), Air TAXI de Kazem Shahryari (France), deux films de Faryde LARA: Cinq doigts et Marine et Marine (France), Résistance française, 3 films sur les sans-papiers, les sans domicile fixe, violences faites aux femmes (France), Souricière (film d’animation)  de Sandrine Conte et Stéphane Margail (France), Onde naissante (film d’animation), de Massoud Raouf  (Canada)

Verre de l'amitié et de l’espoir

 

Vendredi 1 avril

14h00

La fosse commune de Khavaran en Iran (Iran), Victor Hugo (France),  Taslima Nasrin (France), Résistance française,

3 films sur les sans-papiers, les sans domicile fixe, violences faites aux femmes (France),

 

- Le voile de Berta (EL VELO DE BERTA) de Esteban Larrain , documentaire, Chili, 73’ sous titré en français (vostf)

Prix spécial du jury - Festival des Trois Continents, Milan, 2005

Festival de Cinéma de Rhodes, Grèce, 2005. Prix Ramsar

Dans les montagnes du Sud du Chili,la multinationale ENDESA construit un gigantesque barrage qui retiendra les eaux du

fleuve Bio Bio et engloutira les terres où vivent depuis toujours les Indiens Pehuenches. Malgré l’appui du gouvernement chilien, l’entreprise rencontre depuis le début du projet la ferme résistance d’un groupe de femmes âgées de la communauté locale. Parmi elles, Berta Quintreman, 88 ans, est à la tête de ce mouvement de résistance. Personnage drôle et combatif, Berta tente de stopper les machines et de mobiliser d’autres familles pour empêcher la disparition de leurs terres ancestrales.

 

 

 

3 films proposés par Guy GORE, producteur-scénariste-dialoguiste

- Carla et Nicolas, par Faryde LARA, 3’, 2009 France. Avec: Jessy, Ibrahima et Lliselle Anzala.
Retour de week-end du couple, après une visite aux parents de Carla.




 

 

 

- Cinq doigts par  Faryde LARA, ,9’, 2011, France. Avec: Abdel, Ibrahima, Samir,Ryosuké et Aurélien
5 jeunes d'origines diverses s'interrogeant sur les travers de la société.

 



- Marine et Marine par  Thomas MARTIN, 3’, 2011, France. Avec: Marine Demasi, Cynthia Phénix ba et Liselle Anzala.
Suivis dune rencontre-débat avec
les réalisateurs

Une affaire de discrimination au logement.

 

http://doubleg421.skyrock.com

 

16h00

2 films de PROMOFEST ORG (Espagne) www.promofest.org/films/jesusito-de-mi-vida

 

Autorité (l’Autoridad), fiction de Xavi Sala,  10’ 2010 sous titre en français (vostf), Espagne

Avec : HWID,López ,Mère Belén, Priscilla Delgado, Bennaji, Adolfo Fernández,Ortega Esther

Une famille maroco- espagnole va partir en vacances et est arrêté par la police. Après la fouille humiliante, les choses ne seront plus jamais les mêmes.

 

- Enfant Jésus, de Jesús Pérez-Miranda, fiction / Drame 9’ 2009 en espagnole sous-titres français (vostf) Espagne
Il y a des nuits rien ne se passe. Et des nuits où vous vous attendez qu'un miracle se produise.
Jésus, un enfant de six ans, se réveille au milieu de la nuit avec un besoin urgent d'uriner. Mais la peur du noir l’arrête l'histoire pour franchir le couloir qui mène à la salle de bains. Influencé par les conseils de sa mère, je demande à Dieu de l'aide, dans l'espoir d’une sorte de miracle qui pourrait se produire.

 

 

- Le bucherons des mots par : Izù TROIN 11’ France 2009

 


Dans un pays où les habitants se nourrissent, au sens propre, de lettres et de mots cueillis dans les arbres, la lecture est vitale s’ils ne veulent pas mourir... d’ennui....
> Fiche détaillée du film

 

- La souricière, par : Stéphane Margail, Sandrine Conte 7’ France 2003

Arrêté pour dissidence politique par un dictateur, un homme attend sa mise à mort dans une cellule en dessinant pour tenter de diminuer son angoisse. Condamné à être pendu en...



> Fiche détaillée du film

 

2 films de Massoud Raouf :

- L’arbre qui se souvient, fiction documentaire, persan, sous-titré français, 52’,  Canada

Ontario, 1992, un étudiant iranien est retrouvé pendu. Massoud Raouf en interviewant  d’anciens exilés politiques ayant trouvé asile au Canada rend hommage aux victimes  et à l’endurance des survivants  qui ont lutté pour la démocratie que ce soit sous le régime du Shah ou celui des Ayatollah.

Le film a été primé à différents festivals : HOT DOCS, Yorkton en 2002.

پوستر فيلم درخت به خاطر می آورد

- Onde naissante (film d’animation), réalisation/scénario/Animation : Massoud Raouf, 35 mm, Couleur.5’ 2005 Canada
Musique :  Shida Gharachedaghi, Eric Lemoyne
Dans ce film d'animation, un homme emprisonné dans une bouteille symbolise
le dernier espoir l'humanité de survivre aux effets dévastateurs de la guerre.

   

19h00

Au milieu de nulle part (In the Middle of Nowhere) de Farah Shilandri, 19’ invitée (Suède) en persan suivi d’une rencontre/débat avec la réalisatrice. Avec : Sahar, Niousha, Parisa et Massoumeh

J’ai enquêté pour « au milieu de nulle part » sur la question du statut de demandeur d'asile iranien des femmes dans les lois en Suède. Les conditions politiques en Iran et son système juridique conduisent les femmes iraniennes à partir de ce pays (y compris les lois, la discrimination sexuelle grave, etc.)
Pour certaines femmes, la seule façon d'échapper à ce tourbillon est de se sauver de la  religion et de l'État où elles sont opprimées. Mais ces femmes,  hors de l'Iran, sont confrontées à un problème grave et complexe : «la gestion des migrations» et  la qualité qui est appelée le droit des réfugiés. La plupart de ces femmes, qui se sont sauvées de leur pays et ont coupé les ponts, ne sont pas les bienvenues dans la nouvelle société non plus. La majorité échoue à avoir le statut de réfugiées. C'est pourquoi ce film s’intitule « au milieu de nulle part », pour montrer l’angoisse de ces femmes en détresse, et se propose aussi de montrer le pays d'accueil.

 

 

20h00

Cul- de- sac de Ramin Goudarzi Nejad et Mahshad Torkan, fiction, 98’ 2010, invités (Angleterre), suivis dune rencontre-débat avec les réalisateurs sous titre en anglais

Avec: Kiana Firouz, Mahshad Torkan, Nichola Evans, Ala Amirshahi, Mahshid Torkan, Farima Toosi, Tara Inanloo

Kiana, une lesbienne iranienne, qui avait quitté l'Iran pour éviter d'être arrêtée répond à Sayeh, une journaliste et activiste, dont l'expertise est centrée sur la question des  droits de l'homme iraniens au Royaume-Uni. Kiana commence à étudier ici et Sayeh tente de collecter des informations sur le sujet controversé de la vie des homosexuels iraniens par Kiana qui avait auparavant essayé de faire un documentaire interdit avec ses amis sur les misères que les lesbiennes souffrent en Iran. Même si elle n'a pas pu achever ce film, ses informations jusqu'à présent étaient restées inédites. Le climat de confiance s'établit entre Kiana et Sayeh, centré autour des soulèvements récents en Iran avec une série d'incidents tels que Kiana a collaboré avec l'opposition, ce qui a abouti à la demande d’asile de Kiana au Royaume-Uni et...  

                                                              

Samedi 2 avril

14h00

Films primés en 2010 Festiv'Art, 10ème Festival de cinéma de Limoges,

COMPETITION DOCUMENTAIRE

 

PRIX DU JURY & PRIX DU JURY JEUNE :

Marvel 14, les super-héros contre la censure, de Jean Depelley  et Philippe Roure (Mataluna Productions)

Documentaire, 26’, France,

Le documentaire fait le point sur le plus mythique des magazines de bande dessinée français : le numéro 14 de Marvel, publié par les éditions Lug, interdit par la censure en 1971 et qui n’est jamais sorti. Une légende urbaine entoure ce périodique. A-t-il été détruit après l’impression ? Certains exemplaires ont-ils été mis en vente ou subtilisés avant leur mise au pilon ? Depuis, des générations de collectionneurs recherchent cet illustré…

 

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PRIX DU PUBLIC :

Françoisderoubaix.fan’s, de Patricia De Roubay (Stations Services), documentaire, 24’09, France,

Patricia se plonge dans  l’univers musical de son père, François de Roubaix, au travers de la parole de ses fans. Un voyage insolite porté par des passionnés tout aussi drôles, inventifs et  touchants que l’était ce compositeur de musique hors norme, qui réalisa, entre autres, la musique de La Scoumoune, Les Aventuriers, Le Samouraï, Le Vieux Fusil…

Patricia plunges into the musical universe of her father, François de Roubaix, through the testimonials of his fans. They take us on a curious journey, as impassioned yet funny, inventive and touching as was this exceptional composer of film music who scored, among others, the soundtracks of La Scoumoune, Les Aventuriers, Le Samouraï, Le Vieux Fusil...

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COMPETITION GENERALE

 

PRIX DU JURY JEUNE & PRIX DU PUBLIC :

La carte, de Stefan Le Lay (Les films du Varech), Fiction, France, 7’30

 

Un jeune homme qui vit dans une carte postale en couleur tombe amoureux d'une jeune femme qui vit dans une carte postale en noir et blanc.

 

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PRIX DU JURY EX-AEQUO :

 

Haïku, de Mathieu Lalande, Dominique Rocher, Thibault Mombellet, Morgan Salaud-Dalibert (Buffalo Corp), fiction expérimentale, 7’, France

Le haïku (俳句, haîku) est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, et à forte composante symbolique. Il s'agit d'un poème extrêmement bref, visant à exprimer l'évanescence des choses.

Sept « très courts métrages » de moins d'une minute, s’inspirant de cette forme d’expression et la retranscrivant de façon visuelle.

 

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PRIX DU JURY EX-AEQUO :

 

Un 45 tours de cheveu, ceci n’est pas un disque, de Frank Beauvais (Les films du Bélier), fiction expérimentale, 7’ France

« Un 45 tours de cheveu » est un film de Frank Beauvais pour le groupe Cheveu (Born Bad Records) comprenant les titres « Like a deer in the headlights » et « C’est ça l’amour » issus de leur EP de 2009.

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Prix du jury,  Nous, d’Olivier Hems, France, fiction 11’49, Mention spéciale du jury, Cuilos, de Paz Fabrega, (France-Costa-Rica) fiction 11’30 Prix de la jeunesse Dealer, de Michael Venus, (Allemagne) fiction, 7’06 Prix du public King Crab Attack, de Grégoire Sivan, fiction,7’, France

                                           

- Interview avec Lila Ghobadi 12’ 2011 en persan, (USA),

 

- La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32 /2008, en persane sous titré en français, Canada

 

Après la révolution de 79, et la mise en place de la république Islamique d’Iran, La danse a été bannie, tout comme d’autres formes d’art.

Beaucoup d’artistes qui avaient participé à la révolution luttèrent contre les censeurs et les lois du régime Islamique. Ils furent exécutés, emprisonnés ou même forcés de s’exiler.

 Aram Bayat fut une de ces artistes. Elle est une des seuls chorégraphes exilés qui a gardé vivante la danse folklorique iranienne durant ces deux dernières décennies.

Directeur & producteur: Lila Ghobady, cameraman: Moslem Mansouri, Hossein Arian

http://banoufilm.blogspot.com /

lilacforfreedom@gmail.com

 

 

16h00

Hommage à Moslem Mansouri, fondateur du cinéma souterrain en Iran.

Rétrospective de ses films en sa présence. Invité (USA)

 

.. Quand j'avais environ 12 ans à chaque fois que je suis passé devant les cinémas, les affiches énormes m’ont hypnotisé. Je voudrais regarder les affiches plus grandes que la vie, mais n'avais aucune idée de ce qui se passait à l'intérieur. Je m'étais fait une image ambiguë remplie de concepts imaginaires sur le cinéma dans mon esprit ...
Des années plus tard je tournais des films souterrains, films sur la réalité amère qui se passait autour de moi dans l'immense prison appelé l'Iran ...

http://www.moslemmansouri.com/index.html

info@moslemmansouri.com

 

- Dans les coulisses des Films : 22’, 2010, en persan sous titré en anglais (USA)


- CLOSE-UP LONG SHOT
Iran-France 1996, 43’ en anglais, sous titre en français (France),

Cinq ans après Close-Up, Gros plan de Kiarostami,  Close-Up, Gros plan de Moslem Mansouri  met l'accent sur Hossein Sabzian racontant sa propre histoire. Loin d'être un imposteur, il communique son engouement pour les films et sa conception du 7ème Art. Il raconte comment sa vie a changé après le tournage du film. Il réfléchit sur sa condition sociale, ses désirs, ses peurs, devenant comme un miroir dans lequel les gens ordinaires et les cinéphiles peuvent voir leur propre visage. Gros plan LONG SHOT est une série de conversations et d'entretiens avec des gens qui connaissent  Sabzian. Il est construit comme une pyramide de montage émotion. "Close-up, Long Shot" gagné le prix de la Fédération internationale de  Critiques au festival du film de Turin en Italie en 1997 et le prix du meilleur film au Festival de Lisbonne au Portugal.

 

 

 

- UTOPIA (Réfugiés de guerre)  documentaire, en persan, sous-titré anglais, 34’ USA

A travers une série d’entretiens, le réalisateur nous offre un portrait des familles de réfugiés de guerre.

 

18h00

 - EPITAPH (Les prostituées), documentaire, en persan, sous-titré anglais, 34 USA

Entretiens poignants avec des prostituées, qui expliquent en termes simples et émouvants leurs vies et leurs malheurs.

 

- Procès, fiction documentaire, en persan, sous-titré français, 42’  USA, primé à différents festivals : Tribeca Film Festival -New York, Movie Eye/Kinoglas -Russie- en 2002

 

 

Dernière Parole (grand poète contemporain iranien Ahmad Chamlou), documentaire, 55’, 2010 en persan sous titré en anglais version complète, (USA)

Ahmad Chamlou, considéré comme le plus grand poète contemporain iranien, est décédé le 24 juillet 2000, à l'âge de 75 ans des suites d'une longue maladie. Ahmad Chamlou, qui souffrait d'un cancer et de diabète, était hospitalisé depuis plusieurs semaines. Respecté par les intellectuels laïcs, Ahmad Chamlou a ouvert la littérature iranienne contemporaine à la contestation politique.
A la révolution islamique en 1979, il était responsable de la revue Jom'éh (vendredi) dans laquelle il publiait des poèmes politiques, considérés par la critique comme des "cris contre la pauvreté et l'injustice". Paradoxalement, le poète qui se disait opposé aux symboles de l'ancienne Perse a commencé à les défendre après le triomphe de la révolution islamique.
Dans ses dernières années, affaiblies et sans ressources, il vivait en reclus s'adonnant à l'opium. Très malade, il fut été amputé d'une jambe. Parmi ses recueils les plus connus figurent Ibrahim dans le feu", Fleurir dans la brume" et le jardin des miroirs.
Chamlou, dont le maître spirituel était Nima Yushidj, fut l'une des figures les plus marquantes de la poésie iranienne contemporaine et aussi le traducteur en persan de Federico Garcia Lorca. Par sa possession distinctive de langue et des mots, il s'est habilement mis du côté l'opprimé et s'est opposé aux régimes cruels et leurs institutions inhumaines.
À cause de ses croyances, après sa mort, sa pierre tombale était à plusieurs reprises vandalisée par les agents de gouvernement iranien.  
En ermitage près de Téhéran, Ahmed Chamlou, 74 ans, jouissait dans son pays d'une réputation comparable à celle du Victor Hugo des dernières années. Chamlou a élevée la poésie au rang d'une religion. Les Iraniens ont pour lui une telle ferveur qu'elle apparaît presque sacrée, rappelant celle que le peuple de Paris manifestait autrefois pour le Victor Hugo des dernières années. En Iran, on offre des poèmes de Chamlou à un amour, à un ami, pour un anniversaire. Chamlou dans ses poésies a répercuté les privations et les visions de son peuple et de cette manière; sa plume était ses moyens les meilleurs.

 

 

 

20h30

Rencontre / Débat avec Moslem Mansouri

 

Dimanche 3 avril

 

14h00

- 4 clips Vidéo- clips par Mahmoud Davari, 19’ en persan, Belgique

- Vidéo- clips hommage aux poètes : Mina ASSADI, Frough FAROKHZAD, M.  SAHAR (Mohammad Djalali, Chimeh), Ahmad SHAMLOU, par Bahram, Finlande, 19’,  Said SOLTANPOUR, Sadegh HEDAYAT (écrivain), 107’ en persan

- Bonne fête aux femmes 7’, en persan, Canada

 

 

17h00

Miracle du Millénaire pour la littérature (les paroles de Président Ahmadi nejad) de Reza AZADI, 30, invité (Pays bas), 2011en persan sous titré en anglaissuivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien a sa propre littérature …



18h00

Terreur à  Berlin, dernière version,  documentaire, de Arman Nadjm 70’ en Persan, sous titre en anglais, (Les assassinats de quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran) 2010, invité (Allemagne)

Depuis 1979 les droits de l’homme sont bafoués en Iran. Des milliers d’intellectuels, écrivains, journalistes et étudiants ont été arrêtés, maltraités, torturés, exécutés ou assassinés. Cette spirale de violence continue à l’heure actuelle.

Le 17 septembre 1992, un groupe armé a tué, sur l’ordre des dirigeants iraniens, quatre opposants au régime islamique, dans un restaurant berlinois appelé Mykonos. Après trois ans et demi de procès, le tribunal supérieur de Berlin a condamné, en avril 1997, quatre inculpés pour ce meurtre.

Le verdict précise clairement que l’attentat a été commandité par, le chef religieux Seyyed Ali khamenei, l’ancien président Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, le ministre des affaires étrangères de l’époque Ali Akbar Welayati, ainsi que le chef des services secrets Ali Fllahian. 

 

Dans ce film, un témoin rescapé de l’attentat, (Parviz Dastmalchi ) explique les motivations politiques de cette terreur et revient sur son propre vécu.

 

 

 

 

 

20h00

- Les crimes commises à l'époque de MOUSAVI et KAROUBI, par Joseph Akrami, 7', 2010 en persan, Canada

Témoignages poignants des ex- prisonniers politique

 

- Air Taxi: Episode 1 de Kazem Shahryari, 19 minutes, 2010/2011, en français, France

Il s’agit de 4 courts-métrages dont les histoires se déroulent dans un taxi parisien.

Premier conte – Rendez-vous : Un premier, un deuxième puis un troisième taxi arrivent à un rendez-vous… où aucun client ne les attend.  Un homme arrive qui justement a besoin d’un taxi. Honneur aux dames. L’homme monte dans le seul des trois taxis conduit par une femme tandis que les deux autres chauffeurs sont contraints de reprendre leur course à vide.

Deuxième conte – Possédée : Une femme bon chic bon genre monte dans un taxi. Elle regrette d’avoir attendu très longtemps… à 30 mètres d’une borne de taxi. Elle regrette le Paris d’antan, beaucoup plus sûr surtout pour une femme seule.

Le Paris d’avant… D’avant les étrangers ? Le conducteur de taxi lui est étranger.

La femme n’a pas d’espèces. Elle fait arrêter le taxi à proximité d’un distributeur automatique afin de pouvoir y retirer de l’argent. En fait, elle en profite pour se débiner sans payer. Un peu plus tard, la même femme hèle un taxi. Elle monte et s’apprête à recommencer son manège, mais elle est tombée sur le même chauffeur de taxi qu’elle a roulé dans la farine tout à l’heure.

Troisième conte – Perdue : Une femme vacillante monte dans un taxi conduit par… un chauffeur noir. Elle lui dit d’avancer. Avant de démarrer, le conducteur voudrait que sa cliente lui indique sa destination. La femme commence à l’insulter. Le chauffeur veut la destination. Elle l’insulte de plus belle. Le chauffeur éclate de rire. Il rit tellement qu’il sort de son taxi. La femme visiblement en souffrance continue à parler dans le vide. La porte du taxi s’ouvre, quelqu’un s’assoit à la place du conducteur… La femme s’apprête à reprendre son chapelet d’injures. Dans le rétroviseur, elle aperçoit le quidam. Effrayée, elle s’enfuit du véhicule…qui n’a jamais démarré sa course.

 

Quatrième conte - Etranger : Une femme monte dans un taxi pour le Pont des arts. Vêtue d’une grande cape noire, elle est vannée. La nuit a été longue. Le chauffeur essaie de lui parler, de la réconforter. Hébétée, elle répète ses fins de phrases. Elle est la Mort, elle avait fini journée, elle allait rentrer chez elle… Pas de chance, pour cet étranger bavard qui ne l’a pas vue venir.

Suivi d’une rencontre-débat

 

21h00  cloture du festival

Concert de musique avec Yvan Navaï au piano

 

Verre de l'amitié et de l’espoir

 

Yvan Navaï (jeune musicien)

D’abord formé au piano par la compositrice Danielle Rossetti, Yvan Navaï entre ensuite à l’Ecole Nationale de Musique de Cachan où il suit les cours de la concertiste Ani Petrossian. Il obtient le Premier Prix de piano à l’unanimité avec les félicitations du jury pour son Diplôme d’Etudes Musicales (DEM).  Après avoir achevé ses études en cycle spécialisé (Perfectionnement), il décroche en 2009 un Prix d’excellence au Concours International de piano Léopold Bellan à Paris.

En parallèle, il étudie le trombone au Conservatoire National de Région de Musique de Boulogne Billancourt, où il obtient en 2010 le C.F.E.M. avec la mention très bien. Il intègre ensuite le Big-Band de jazz à l’ Ecole Nationale de Musique de Cachan.

Depuis 2009, il fait partie de l’Orchestre Symphonique Ars Fidélis avec lequel il interprètera au piano le concerto 24 de Mozart en tant que soliste à l’Eglise Sainte Croix des Arméniens de Paris le 31 mars 2011.

Poly-instrumentiste, Yvan Navaï joue également du santur (cithare iranienne) et de l’accordéon chromatique.

Membre de la SACEM, Yvan Navaï a composé le morceau de musique « Le piano sur la plage » du CD « Escouta », éditions Alta Music France. Il a participé en 2007 à la musique du film « Vian » de Mauricio Hernandez.

En 2010, parution d’un CD d’œuvres classiques au piano chez Notes d’Azur : il y interprète Bach, Mozart, Beethoven, Chopin et Liszt.

 

Mail : yvamusi@orange.fr/ Blog : membre de Myspace/ Site : www.ars-fidelis.fr

 

EXPOSITION COLLECTIVE

Le festival accueillera l’exposition collective,  l'exposition à laquelle participeront peintures et photos Sylvie Forestier et Patrick Navaï

 

Sylvie Forestier

Le  parcours d’artiste de Sylvie Forestier est semé de poèmes, de chansons, de contes, ainsi que d’expositions de collages et de peintures (Festival de l’Art de l’Imaginaire et du Fantastique de Beaumont-en-Auge) Elle a participé à la tenue de Migraphonies, revue des littératures et musiques du monde. Récitante, elle s’est produite à l’Unesco en 2003 à l’occasion du spectacle Mille et Un Poèmes pour l’Afghanistan, monté par Open Asia, ainsi que dans des lieux comme l’Espace Scribe l’Harmattan et le bateau Daphné, où s’est déroulé la Semaine Culturelle de la Communauté des Egyptiens de France en mars 2010.

Mail : ifart@laposte.net

 

 

Patrick Navaï

Patrick Navaï est peintre. Il a obtenu la Médaille Vermeil de la Ville de Paris pour son œuvre graphique intitulée Apocalypse. Il participe à de nombreuses expositions (centres culturels, Mairie du 14ème, Salon International du Collage de Paris, 7 artistes pour l’Egypte dans le cadre de la Semaine Culturelle de la Communauté des Egyptiens de France, l’Espace Scribe l’Harmattan, Festival de l’Art de l’Imaginaire et du Fantastique de Beaumont-en-Auge, La Halle Saint Pierre, Galerie Linda Farrell etc.…) Il est aussi illustrateur de revues et de couvertures de livres.

Mail : navastan@laposte.net            

 

Des changements éventuels et sans préavis dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.

Nous espérons vous voir nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous

 

       

                     

 

 

 

 

 

Le cinéma et la torture dans les prisons de la République islamique !

Par : MINOU HOMAILI et les films de Monsieur Mohsen Makhmalbaf, la lumière des yeux du régime de la République islamique et des festivals à la télévision de la prison!!!

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  Extrait de « Journal d’Aftab publié à Téhéran», avril 2009

 

Le père de Roxanan Sabéri : Bahman Ghobadi n’est pas le fiancé de ma fille

     

Aftab : Le père de Roxana Sabéri qui avait dit à un journaliste américain que Bahman Ghobadi cinéaste iranien, est en train d’utiliser le nom de sa fille pour devenir célèbre, a annoncé que Bahman Ghobadi n’est pas le fiancé de Roxanan Sabéri.

 

Bahman Ghobadi : Roxana Sabéri était ma fiancée.

 

Le groupe CAC/Aftab rapporte que Gholam-Réza Sabéri, le père de Roxanan Sabéri, journaliste irano américaine qui était condamnée à 8 ans de pprison, accusée d’espionnage, a déclaré, dans le cadre de ses efforts pour libérer sa fille, qu’à sa connaissance Roxana n’a jamais été fiancée, et que c’est la famille et son avocat qui vont suivre son dossier.

 

Il a ajouté que personne ne doit intervenir dans cette affaire sans l’autorisation de la famille. Il a continué en disant que Bahman Ghobadi utilise cela dans les intérêts de son film et pour être reconnu internationalement, et qu’il ne laisserait personne utiliser le nom de sa fille, que le dossier est juridique et rien d’autre.

 

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Association Art en exil à Nantes

 

Mardi 9 Décembre à 20h30

Au Cinématographe, 12bis rue des carmélites-  Nantes

 

CONTRECHAMP présente

 

PROCÈS(S)

 

Deux films qui tendent aux réalisateurs le miroir de leur propre activité et questionnent les conditions de sa poursuite. 

 

- PROCÈS, de Moslem Mansouri, fiction documentaire, persan, sous-titré français, 42min, Betacam, Canada, 2002.

Les ouvriers d’une briqueterie d’un petit village situé à 20 kilomètres de Téhéran ont une passion : le cinéma artisanal et populaire. Un des leurs, Ali Matini, romancier prolifique et cinéaste amateur, réalise depuis 10 ans des fictions populaires avec la complicité des villageois. En 1992, le groupe est dénoncé, arrêté et emprisonné. Libéré sous la condition expresse de ne plus réaliser de films, le groupe défie une fois de plus les autorités iraniennes pour que Moslem Mansouri mette en scène leur aventure, permettant le tournage simultané de cette ultime fiction.

 

- QUELQUES MIETTES POUR LES OISEAUX, de Nassin Amaouche, 28min, 35mm , France, prod. Eris Production/Fondation Evens, 2005. 

En Jordanie, le dernier village avant la frontière irakienne, un petit bar, des entraîneuses, des hommes qui vendent des jerrycans de carburant au bord de la route. Lorsque la police arrive, hommes et femmes se dispersent comme une volée d’oiseaux traqués.

 

Suivi d'une discussion avec Djavad Dadsetan, directeur artistique de l'association "Art en exil", distributeur du film de Moslem Mansouri et fondateur du Festival de Cinéma Iranien en Exil. http://www.artenexil.net

 

Contrechamp

http://www.lecinematographe.com/cycles_annuels/films_ALTER.htm

 

    

 

La différence entre les deux cinéastes Stanley Kubrick et Ridley Scott

 

Hagir Darioush, réalisateur Iranien et directeur exécutif du festival du film de Téhéran à l’époque du Shah a écrit dans ses mémoires :

Nous voulions programmer les films de Stanley Kubrick  au festival du film de Téhéran et pour cela nous essayions de le joindre pour l’inviter à venir au festival. Après de nombreux contacts pris avec les personnes de son entourage, j’ai enfin réussi à obtenir un rendez-vous avec lui à son bureau. Il a écouté ma proposition et il m’a littéralement jeté hors de son bureau dans une colère en disant : « Vous m’invitez dans un pays qui a des prisonniers politiques ! En Iran on emprisonne pour la seule opinion politique ! »

Bien évidemment les atrocités  commises par le régime de Shah d’Iran sur le plan des droits de l’homme sont insignifiantes comparées à celles perpétrées par la République Islamique d’Iran depuis le renversement du Shah. Dans les 29 dernières années, la République Islamique a exécuté des milliers et des milliers de ses opposants. Elle a pillé le pétrole et les autres richesses minérales du pays. Elle a supprimé étudiants, intellectuels, femmes, travailleurs et masses laborieuses. Elle a imposé le code vestimentaire islamique aux filles et aux femmes. Elle a intimidé l’ensemble de la société par des flagellations publiques et des exécutions par pendaisons commises couramment à chaque coin de rue.

La République  Islamique d’Iran a imposé ses objectifs politiques à la culture et à l’art officiels de la société. La création et l’audace artistiques de nombreux réalisateurs, qui ne voulaient pas réaliser leurs films dans le respect du cadre fixé par le gouvernement, ont été exténuées derrière les portes fermées du bureau de la censure. Malgré tout ceci, ceux qui sont responsable de la production du film « Body of lies », ont apporté des changement au scénario initial afin qu’il ne soit pas en contradiction avec les lois de la République Islamique d’Iran. Ils ont souligné le fait que la comédienne Iranienne portait son foulard islamique ( hijab ) pendant tout le tournage.

A ce jour, les studios d’Hollywood ont réalisé beaucoup de films sur les pays du moyen orient ou d’autres régions du monde, en utilisant les acteurs locaux ou des acteurs ayant le même profil que les acteurs locaux. Mais jamais auparavant avaient-ils changé le scénario initial afin qu’une comédienne en particulier puisse figurer dans le film sans qu’elle soit en contradiction avec les lois de son pays. Par ailleurs, bizarrement, le film n’a même pas été tourné en Iran mais dans un pays tiers.

Eh bien, les producteurs de « Body of lies » n’auraient pas eu de mal pour trouver une autre comédienne pour jouer ce rôle. Pourquoi alors ont-ils été obligés de changer le scénario et de s’aligner sur les lois inhumaines du gouvernement d’Iran afin qu’une comédienne Iranienne puisse jouer dans ce film ? Peu importe la véritable raison, le producteurs de « Body of lies » n’ont pas tenu compte de la censure, de l’oppression et des massacres des populations par la République Islamique d’Iran, et en ce faisant, ils ont nui au message véhiculé par leur film.

Dans le monde actuel, où il n’y a plus de place pour les valeurs humanistes et des principes éthiques, les directeurs et des cinéastes influents tel que Stanley Kubrick nous manquent beaucoup.

Moslem Mansouri

Cinéaste Iranien en exil

www.moslemmansouri.com

 

 

 

 

 

Bahram Beyzaï* :

 

Journée nationale du cinéma, journée nationale du peuple

 

Bahram Beyzaï : La journée nationale du cinéma est le jour où tous les films censurés ou interdits seront libérés. La journée nationale du cinéma est le jour où le soutien aux films éminents du cinéma iranien n’est pas vu comme ennemi. La journée nationale du cinéma est la journée du juste partage des possibilités ; le jour où les privilégiés sont remplacés par des amateurs de la culture. La journée nationale du cinéma est le jour où les bureaucrates n’essaieront pas de paralyser l’esprit et de détruire des œuvres. La journée nationale du cinéma est le jour où on n’est pas obligé de supplier pour produire un film culturel et pour le montrer et où on n’est pas dégoûté de la vie par son œuvre et par soi-même. La journée nationale du cinéma est le jour où, de peur que les producteurs soient n’importe qui, on ne décide pas de ne pas faire de films. La journée nationale du cinéma est le jour où les cinéastes indépendants se lèvent, libres des ordres du cinéma commercial de la patrie, libres des ordres des capitaux étrangers, libres des jeux politiques, économiques et de circonstances, libres des ordres des festivals. La journée nationale du cinéma est le jour où le cinéma est organisé par les amateurs de cinéma et non pas par ses ennemis et par des commerçants qui, quand cela est nécessaire, sont des bien-aimés de Dieu. La journée nationale du cinéma est le jour où la mairie n’arrache pas les vieux arbres sous prétexte qu’ils font de l’ombre pour les remplacer par du petit gazon parce que celui-ci peut être foulé sous les pieds. La journée nationale du cinéma est le jour où le voile de « comment et de pourquoi » est levé des caméras et où l’écran blanc regarde sans voile l’œil du monde. La journée nationale du cinéma est un jour vert, non pollué, sans nuit !

 

 

· Cinéaste iranien résidant en Iran

                   Réalisateur de : (1972) L'Averse, Voyageurs (les) 1988 Un autre temps, peut-être 1987 Bashu le petit etranger 1983

 

                            Margé Yazdgerd 1980  La ballade de Tara 1977 Corbeau (le) (1977) (L'étranger et le brouillard) - 1974  Safar (1972) 1970

 

                           Amou  sibilou, Le corbeau (1977) et…            

Après des études de littérature à la faculté de Téhéran, il fait sa première expérience cinématographique en 1955 avec un film en 8mm. Nommé en 1971 maître enseignant à la faculté des beaux-arts de Téhéran, il est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre et de trois essais.

En 1970, il réalise un premier court métrage, L'Oncle moustachu.En 1985, durant le conflit Iran Irak, il réalise Bashu, le petit étranger qui ne sortira sur les écran iraniens qu'après la guerre en 1988.

 

                                       Affiche : Affiche :  Bashu, le petit étranger

 

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MELINA MERCOURI

 

BIOGRAPHIE :

 

Maria Amalia Mercouri ( Athènes 1923 – New-York 1994)

 

  Elle est née à Athènes dans une famille de grande bourgeoisie, son grand père était maire de la ville et député au parlement. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, son père fut l’un des chefs de la résistance contre l’occupation allemande et Mélina a hérité de cet esprit de révolte.

  Après des débuts au théâtre, elle s’impose au cinéma avec le film Stella (Michel Cacoyannis, 1955) avant de devenir l’interprète favorite de Jules Dassin qu’elle épouse en 1966 et pour qui elle tourne Celui qui doit mourir (1957), Jamais le dimanche (1960), Topkapi (1964), Dix Heures et demie du soir en été (1966), la Promesse de l'aube (1970), Cris de femmes (1974). ). Elle publie en 1972 un livre autobiographique, Je suis née grecque, et remonte sur les planches en 1976 avec Médée, mise en scène par Minos Volonakis.

Après le coup d’Etat en 1967 et l’instauration du régime des colonels, Mélina Mercouri, ayant perdue ses droits civiques est poussée à l’exil. Elle entame alors une tournée internationale et chante en faveur de la liberté de son pays et ne cesse d’apporter son soutien à la résistance grecque.

En 1974, à la fin de la dictature, Melina Mercouri retourne en Grèce où elle entre en politique. D'abord députée au Parlement, elle accède au poste de ministre de la culture de 1981 à 1989. Durant son mandat, elle se bat notamment pour la restitution des marbres du Parthénon, entreposés au British Museum de Londres.

En 1993, Melina Mercouri est à nouveau nommée ministre de la Culture, poste qu'elle occupe jusqu'à sa mort en 1994, à New York. La Fondation Melina Mercouri poursuit aujourd'hui sa lutte pour la préservation des monuments grecs antiques.

§  L’étrangère.

 

Paroles: Pierre Delanoë. Musique: M.Théodorakis, M.Eleftheriou   1971  "Mélina"
Titre original: "O dikastis"
© 1971 - Disque Polydor


Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
Avec la Mort, avec la Mort
Porte la Vie
Et la colombe va s'envoler
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

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Evénements :

 

Du  27 au 30 août nous étions présents autour de soutien au développement du débat d’idées et de la diversité culturelle, le Centre Culturel et de Coopération Linguistique de Tallinn a invité l’Association Art en Exil, pour une intervention au colloque international sur la diversité culturelle et la tolérance culturelle le 30 août 2006 à Tartu). (Notre association a été la seule association française invitée à ce colloque).

M. Djavad Dadsetan directeur artistique de l’Association s’est rendu en Estonie du 27 au 31 août 2006 et a fait une intervention sur le thème « Tolérance culturelle en France » au colloque organisé par le PÖFF, le 30 août 2006, dans le grand amphithéâtre de l’Université de Tartu.

 

       

 

-   Festival international de court-métrage de Limoges qui a eu lieu du 23 au 25 novembre 2006, a invité M. Djavad Dadsetan, directeur artistique de l’Association Art en Exil, qui intervenu entant que  « membre du jury sur la sélection officielle des films en compétition pendant le festival, de plus dans le cadre de« carte blanche et de mettre en valeur le travail de  l’Association Art en exil.

 

 

 

 

Par : Bassir NASSIBI

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Entretien avec Moslem Mansouri sur le cinéma souterrain (clindestin et interdit) iranien

Par : ALI ASGHAR BEHROUZIAN

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 Lettre ouverte aux journalistes

 

À PROPOS D’ART ET DE CULTURE ENTRE PARIS ET TÉHÉRAN

 

 

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