ART EN EXIL

 

 

La présentation de notre association      Théâtre     Littérature

Les revues et magazines     la musique

L’agenda des événements culturels

   VIVRE ENSEMBLE (3 jours contre les violences, les discriminations,racisme et l’esclavage)   

Nos coups de cœur      Emission radio    Nos sites et liens préférés  

Vos commentaires et contributions     Divers     Comment nous contacter

 

ACCUEIL

 

 

CINEMA

 

 

Le 7ème Festival international du Cinéma iranien en Exil

Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:

  IMMIGRATION

                   EXIL

           RACISME

                        LES FEMMES ET LES DISCRIMINATIONS

                                                                                           CENSURE, Colonialisme, violences …

Festival est ouvert aux cinéastes de toutes horizons et toutes nationalités confondues.

Formats acceptés : tous

                     Non compétitif

Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.

Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2008

02 – 05 avril 2009

              Cinéma La CLEF (Centre culturel la CLEF)
21, rue La Clef/ rue Daubenton 75005 Paris

M° Censier- Daubenton / Place Monge (ligne 7)

Infos et inscription:

Mr. DADSETAN - Djavad

Boite 19

Hall M

156, Rue RAYMOND LOSSERAND

75014 Paris/ France

E-mail : djavad@free.fr

E-mail : artenexil@free.fr

Tél: 01 45 42 20 16 -  06 09 12 68 07

 

 

De Youssef Chahine aux réalisateurs du cinéma de la République islamique

 Youssef Chahine, un des éminents réalisateurs du cinéma égyptien a fait ses adieux à la  caméra. On pourrait  identifier le cinéma égyptien à un cinéma  superficiel avec des histoires populaires, avec musique et chansons. C’est Youssef Chahine qui, avec son travail différent, a valorisé le cinéma égyptien. Bien sûr, différents festivals se sont intéressés à son travail. Ses films « Alexandrie » et « L’histoire égyptienne » ont  été remarqués au festival de Berlin, et le festival de Cannes l’a honoré, etc… mais est-ce seulement la valeur de son travail artistique qui compte ? Sa réussite a-t-elle eu un quelconque rapport avec un arrangement politique ? Non ; il critiquait le gouvernement égyptien ;  ses positions et la qualité de son  travail ont fait barrière toute possibilité d’abus de son art.

Je ne sais pas pourquoi, pendant que je visitais les  différents sites sur les informations concernant la mort de Youssef Chahine, la situation du cinéma de la République islamique m’est venue à l’esprit. Cette comparaison n’est pas vraiment sans rapport. Youssef Chahine était un égyptien, issu d’un pays musulman où la réaction islamique est une réalité. Youssef Chahine était un réalisateur qui avait comme moyen d’expression sa caméra. Il se battait, avec ce moyen, contre le régime réactionnaire et la religion.

Mais  son combat ne se limitait à des films : Tout au long des rencontres entre réalisateurs ou autres intellectuels internationaux, et au cours de ses interviews, sa voix se transformait en voix de protestation du peuple. Dans n’importe quelle situation, il critiquait clairement les politiques destructrices de son pays, la corruption administrative et les superstitions religieuses. Il ne s’accommodait pas avec le pouvoir – ni pendant le gouvernement de Nasser, ni celui d’Anouar el Sadate, ou de  Hosni Moubarak ; Il a toujours été  critique envers le  gouvernement et du côté du peuple.

Je ne connais pas précisément la manière de censure du cinéma égyptien et le poids de la religion dans l’Etat, mais je connais très bien la situation de la répression en Iran.

Je sais que chaque mouvement des réalisateurs en Iran est sous le contrôle de la sécurité.

Je sais que les mollahs ont censuré un film parce que la caméra avait un regard impudique sur une femme enceinte.

Je sais que dans la République islamique, si un réalisateur indépendant comme Youssef Chahine,  veut faire un film, il n’aura même pas l’autorisation de le faire, et que même si un film un peu politique/social se fait, c’est dans le cadre de ce que le régime autorise et c’est pour montrer une image différente de ce régime en dehors du pays.

 Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien qui a créé les horreurs des années 80 et 87 et a exécuté des dizaines de milliers de personnes après des procès qui n’ont duré qu’une minute ?

Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien  qui a assassiné ses opposants en dehors de ses frontières, et a donné comme mission à ses réalisateurs internationaux de couvrir ses

crimes ? Est-ce qu’en Egypte les femmes et les filles sont tous les jours fouettées, humiliées, insultées parce qu’elles n’ont pas respecté le hidjeb ? Est-ce en Egypte que les réactionnaires musulmans, sous l’influence de gouvernement, donnent l’ordre de lapidation ? Et est-ce…

Même si le régime égyptien est précisément comme celui de la République islamique,  et je suis sûr que ce n’est pas le cas, alors pourquoi pendant toutes ces années, les réalisateurs qui sont restés en Iran, n’ont pas dit un mot sur les crimes de la République islamique dans les milieux du cinéma ? Au contraire, ils ont affirmé les comportements réactionnaires du gouvernement, ont accepté la censure et ont décrit que tout allait bien.

 Pourquoi les reporters des radios Farda [radio d’informations en persan] et BBC [radio d’informations en persan] qui font aujourd’hui des discours sur l’attitude courageuse de Youssef Chahine et sa résistance, n’ont-ils pas critiqué la capitulation et l’opportunisme des réalisateurs de la République islamique ?

Youssef Chahine, en recevant son prix au festival de Cannes, a critiqué le gouvernement égyptien.  Kiarostami, quand à lui,  a remercié la République islamique pour lui avoir donné, à travers Dr. Ali Akbar Velayati (1), les moyens de montrer à Cannes son film « Le goût de cerise » ; ce qui a donné la possibilité de dissimuler les conséquences des crimes du régime à Mykonos (2). Vous connaissez les déclarations de Kiarostami sur l’éloge de la censure, lisez aussi  celles de Youssef Chahine.

Chaque jour, il y a ceux qui me disent tais-toi ! Tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de discuter, tu n’as pas le droit*… Les réalisateurs du peuple avancent dans les profondeurs de la société et montrent les douleurs et les souffrances du peuple. Leur nom restera à jamais dans l’histoire. Mais la date limite de consommation des réalisateurs gouvernementaux pourrait même se terminer avant la chute des Etats dictatoriaux. Youssef Chahine, réalisateur courageux, créateur et avant-garde égyptien, et parmi les meilleurs du monde arabe, restera toujours dans l’histoire du cinéma.

 Pour finir cette courte note, je citerai un extrait de son interview avec le journal Herald Tribune : « Tous mes projets sont dangereux. Je me bats comme un fou. 80% de mon temps se passe dans la politique et 20% dans la réalisation de films. »

Un dernier mot : cette année, le festival de Venise va  rendre hommage à Youssef Chahine. Dans le même festival on montrera aussi Chirine le film de Kiarostami qui avait été refusé à Cannes en 2008. Ils honoreront donc un réalisateur qui s’est battu contre le fanatisme et la réaction et un autre qui  est de tout cœur avec Ahmadinéjad (regardez sa lettre de déclaration d’amour à président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur : http://www.artenexil.net/A3.htm), symbole d'un régime obscurantiste, réactionnaire et fanatique. Ce festival devrait peut être  programmer le film Taazieh (3) de son excellence Kiarostami (4) pour mieux montrer l’attitude opportuniste des directeurs des festivals et ce de Kiarostami.

 * Extraits des déclarations de Youssef Chahine : Sites internet de la radio BBC et de la radio Farda (en persan)

 Bassir Nassibi  05 08 2008 Saarbrücken, Allemagne 

Traduit de persan par Association Art en exil 

 (1)[ministre des Affaires étrangères de l'Iran de près de 16 ans (Décembre 15, 1981 - Août 20, 1997) ]. 

(2) Procès du Mykonos : En septembre 1992, quatre opposants au régime des Mullahs : Sadegh Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, et trois de ses collaborateurs Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri Dehkordi. ont été assassinés sur ordre des services secrets iraniens dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos. La cour de Justice de Berlin a reconnu les responsabilités de régime de la république islamique et l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne en tant que commanditaires de l’assassinat. Procès du Mykonos a durement touché le régime et entaché l’image de la république islamique.

 (3)Taazieh (le théâtre populaire traditionnel illustrant les chiites compte de l'assassinat des principaux Hossein, le petit fils de Mahomet, par Yazid, qui est réalisée chaque année à la date anniversaire de l'événement et présenté par le régime des mullahs comme le théâtre iranien !!).... 

(4) Kiarostami comme tous les autres cinéastes et artistes iraniens du régime des Mullahs, tels Djafar PANAHI, Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia PARTOVI, Bahman GHOBADI,Tahmineh MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat,  Madjid MADJIDI, Daryoush MEHRJUI, Rafi PITZ, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN … appréciés par de nombreux responsables culturels de l'occident, avait connu la célébrité à l’étranger, grâce à de fortes sommes d’argent dépensé pour la propagande de la république islamique à l’extérieur.

N.B: Des milliers d’artistes, poètes, écrivains, dont des centaines de cinéastes, iraniens ont quitté le pays et des milliers d’autres restés en Iran sont privés des facilitées qui sont réservées, aux quelques artistes, poètes, écrivains et cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est comment les intellectuels européens, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes politiques, les responsables culturels qui continuent à soutenir les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, ne font aucune différence entre bien et mal, même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue...   

                                                                                                                                                               

ACCUEIL

 

 

 

 

 

C’est une époque bizarre, monsieur Ahmadinéjad !

 

Lettre de Abbas Kiarostami à président Ahmadinéjad

 

Un jour, mon fils qui avait cinq ans à cette époque-là, mangeait un biscuit. Un ami lui en a demandé un peu et moi aussi je lui ai demandé de m’en donner. Mais Bahman n’avait qu’un seul biscuit. Perplexe, il nous a regardés en se demandant auquel de nous deux il donnerait son biscuit. Mon ami a simplifié le problème et lui a dit : « Donne le biscuit à celui que tu aimes le plus ! » Bahman nous a regardés et m’a dit : « Papa, je t’aime plus mais j’ai envie de lui donner mon biscuit. » Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé il y a vingt et quelques années dans la tête de mon fils de cinq ans, mais moi j’ai des raisons de pourquoi je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre.

 

Monsieur Ahmadinéjad, il y a pour moi des raisons simples qui expliquent pourquoi je t’aime plus que l’autre. Tu me rappelles l’année 1357(1979). A cette époque-là, la morale, l’objectif et le sacrifice n’étaient pas des mots abstraits pour changer la vie de la population ; ils étaient des choses naturelles et des détails vivants de l’esprit et de l’action de millions de jeunes croyants, sains et honnêtes qui voulaient utiliser la révolution pour que la classe opprimée de la société vive dans de meilleures conditions. Je regarde après vingt et quelques années et je comprends clairement cette protestation et ta dépression intérieure. Tu rends encore vivant, sans mensonge, le « nous » de l’année 57 (79). Je t’aime parce que je ne peux pas ne dire la vérité à moi-même que ce que tu dis est vrai. C’est la réalité que dans le monde actuel, les sommets de la richesse en dominant les marches de la puissance, ne laissent aucune place pour le développement de la population.

 

Mais monsieur Ahmadinéjad, il y a quelque chose qui te rend inapte au monde de 2005. Donc, malheureusement, tu ne sers que d’être déprimé dans un monde sans principes. Un monde qui est construit en 27 ans et dont nous aussi nous faisons partie. Le monde a créé des conditions difficiles pour ceux qui disent la vérité, mais ceux qui sont de la même espèce, sont capables de se comprendre et…

 

Cher ami, je dis simplement que nous ne pouvons pas nous arrêter en 1357 (1979). Les croyances de cette époque sont terminées et dans les équations compliquées actuelles, nous ne sommes pas les seuls décideurs du jeu actuel. Tu es trop honnête et trop principiel pour jouer dans le jeu complexe des politiciens corrompus par le pouvoir. Donc, comme disait Modaresse : « Maintenant, il faut quelqu’un qui sache les règles du jeu de ce monde. »

 

C’est pour cela que je donnerai mon vote à quelqu’un que j’aime moins que toi *mais qui comprend mieux que toi les réalités de la vie d’aujourd’hui. Tout mon espoir est qu’au moins il comprenne en faisant attention à ceux qui votent pour toi, que notre population opprimée est dans l’attente, qu’il fasse attention à cette classe démunie et qu’il donne plus d’importance à la santé de l’administration de la société. Cher ami, j’ai voté deux fois jusque-là et j’ai regretté les deux fois*. Cette fois-ci j’irai plus préparé à l’urne, mais je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre que j’aime moins que toi. C’est une époque bizarre, frère !

 

* Ayatollah Akbar RAFSANJANI

* Ayatollah KHATAMI

Cette lettre a été publiée sur plusieurs sites et dans la presse écrite à l’intérieur du pays, y compris dans Khâbgarde, Bâztâbe, Agence de presse IRNA, Aftâbe, Gooya, etc.…

N.B.

Les responsables culturels continuent à soutenir M. Abbas Kiarostami et les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs : (comme MK2, ARTE, Théâtre de la ville, Centre Georges Pompidou…) même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue…

 

ACCUEIL

 

 

 

Bahram Beyzaï* :

 

Journée nationale du cinéma, journée nationale du peuple

 

Bahram Beyzaï : La journée nationale du cinéma est le jour où tous les films censurés ou interdits seront libérés. La journée nationale du cinéma est le jour où le soutien aux films éminents du cinéma iranien n’est pas vu comme ennemi. La journée nationale du cinéma est la journée du juste partage des possibilités ; le jour où les privilégiés sont remplacés par des amateurs de la culture. La journée nationale du cinéma est le jour où les bureaucrates n’essaieront pas de paralyser l’esprit et de détruire des œuvres. La journée nationale du cinéma est le jour où on n’est pas obligé de supplier pour produire un film culturel et pour le montrer et où on n’est pas dégoûté de la vie par son œuvre et par soi-même. La journée nationale du cinéma est le jour où, de peur que les producteurs soient n’importe qui, on ne décide pas de ne pas faire de films. La journée nationale du cinéma est le jour où les cinéastes indépendants se lèvent, libres des ordres du cinéma commercial de la patrie, libres des ordres des capitaux étrangers, libres des jeux politiques, économiques et de circonstances, libres des ordres des festivals. La journée nationale du cinéma est le jour où le cinéma est organisé par les amateurs de cinéma et non pas par ses ennemis et par des commerçants qui, quand cela est nécessaire, sont des bien-aimés de Dieu. La journée nationale du cinéma est le jour où la mairie n’arrache pas les vieux arbres sous prétexte qu’ils font de l’ombre pour les remplacer par du petit gazon parce que celui-ci peut être foulé sous les pieds. La journée nationale du cinéma est le jour où le voile de « comment et de pourquoi » est levé des caméras et où l’écran blanc regarde sans voile l’œil du monde. La journée nationale du cinéma est un jour vert, non pollué, sans nuit !

 

 

·         Cinéaste iranien résidant en Iran

                   Réalisateur de : (1972) L'Averse, Voyageurs (les) 1988 Un autre temps, peut-être 1987 Bashu le petit etranger 1983

 

                            Margé Yazdgerd 1980  La ballade de Tara 1977 Corbeau (le) (1977) (L'étranger et le brouillard) - 1974  Safar (1972) 1970

 

                           Amou  sibilou, Le corbeau (1977) et…              

Après des études de littérature à la faculté de Téhéran, il fait sa première expérience cinématographique en 1955 avec un film en 8mm. Nommé en 1971 maître enseignant à la faculté des beaux-arts de Téhéran, il est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre et de trois essais.

En 1970, il réalise un premier court métrage, L'Oncle moustachu.En 1985, durant le conflit Iran Irak, il réalise Bashu, le petit étranger qui ne sortira sur les écran iraniens qu'après la guerre en 1988.

 

                                       Affiche : Affiche :  Bashu, le petit étranger

 

ACCUEIL

 

 

MELINA MERCOURI

 

<