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des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil
décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit
quelque chose. " Victor
Hugo
" La
démocratie, c’est la grande Patrie. "
Victor Hugo
CINEMA
Le 8ème Festival international du Cinéma iranien en Exil
Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:
IMMIGRATION, EXIL
LA DISCRIMINATION sous toutes ses
formes: le racisme, le sexisme,
l’âge, les handicaps, l’homophobie, l’apparence physique - et leurs
conséquences,
LES FEMMES
CENSURE, Colonialisme,
violences …
Festival est ouvert aux cinéastes de toutes horizons et toutes
nationalités confondues.
Formats acceptés : tous
Non
compétitif
Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.
Limite d’envoi des cassette /DVD : 22
décembre 2009
03 – 06 avril 2010
Cinéma
21, rue
M° Censier- Daubenton / Place
Monge (ligne 7)
Infos et inscription:
Mr. DADSETAN - Djavad
Boite 19
Hall M
156, Rue RAYMOND LOSSERAND
75014 Paris/ France
Tél: 01 45 42 20 16 - 06 09 12 68 07
E-mail : djavad@free.fr
E-mail :
artenexil@free.fr
|
Le cinéma et la torture dans les
prisons de la République islamique ! Par : MINOU HOMAILI et les films de Monsieur Mohsen Makhmalbaf,
la lumière des yeux du régime de la République islamique et des festivals à la
télévision de la prison!!! |
« Kiarostami, Un nom et rien
d’autre »
La lettre ouverte de Fariborz
Alimohammadi, - F. shabâneh, écrivain et poète iranien résidant à Paris,- à
Madame Juliette Binoche
Chère
Madame Binoche,
Je
vous salue.
Je
« te » salue en mémoire d’un grand homme que j’aime pour son
humanisme, pour son art d’être humain : Kieślowski le Grand, s’il est
mort !
Je
vous tutoie, si vous me le permettez ?
Je veux te parler d’un homme, « un homme
que j’aime moins que toi » car tu es mon actrice favorite de ces dernières
années et que je ne te connais pas aussi bien que je le connais. Je veux te
parler de quelqu’un que je ne connais plus !!! Ce n’est pas à cause de la
monture noire que tu n’as pas dessinée autour de ses yeux que je ne le
reconnais plus, mais c’est pour ce voile noir dont il a tissé au plus profond
de lui les fils des chaînes et des trames, de manière conventionnelle,
contrairement à ses films.
Il y a
le réalisateur Abbas Kiarostami, mon compatriote ! Et votre cher ami à
vous, vous, les cinéastes français ! Abbas Kiarostami, celui qui me
fascinait tant lorsque j'étais enfant pour : Devoirs du soir,
Le Pain et
Mais
en grandissant,- j’aurais préféré rester un enfant, - j’ai été capable d’en
voir bien d’autres car je ne pouvais pas fermer mes yeux ! «
Adulte, je crois que mon ami d’enfance a tout sacrifié pour tout cela.
Tant de pureté et de simplicité que depuis le début ne l’étaient peut-être pas
tant que ça. Il y a 40 ans qu’Abbas a fermé sa « bouche fermée » et
s’est occupé de ses affaires. Il ne parle pas de son peuple, ni de la faim et
de la pauvreté, ni de l’illettrisme et de l’oppression que subissent des
millions de femmes et d’hommes en Iran. Il ne parle ni des enfants qui pour
avoir « le pain de la rue d’Abbas », attendent dans les couloirs de
la mort ni des mères qui se prostituent. Pourquoi? Parce qu’il n’aime pas
parler de politique, mais de l’amour et de l’humanité. Ces réalités ne concernent-elles
pas l’humanité ?
Toutefois, il
a bien enseigné à ses disciples (Djafar Panahi, …) de faire des images de ses
non-dits de sorte que seuls les Parisiens les apprécient.
Abbas joua
très bien son rôle dans le monde du cinéma et
y grava son nom. Cependant, il n’a jamais été un cinéaste iranien. Il y
a le cinéaste Kiarostami, c’est tout et rien d’autre ! Il n’est un
combattant ni un opposant. Peut-être qu’il n’aime pas l’être. Mais jamais, en
dépit d’une notoriété internationale, il n’a bénéficié, voire dix secondes, de
cette grande tribune du cinéma mondial pour tenter d’attirer l’attention du
monde entier sur sa patrie et de réveiller l’opinion publique mondiale
insouciante, naïve ou endormie face aux souffrances et aux douleurs de ses
compatriotes. En revanche, il est devenu
un pantin entre les mains des hommes politiques, une sorte d’homme à tout faire
pour résoudre leurs problèmes.
Par chance et
grâce à un peu de calcul, il a réussi à obtenir ce qu’il voulait. Pourtant, tout
cela ne vaut rien. Il y a peu de temps, lors du festival de Venise, après la
projection de son dernier film baptisé Shirin dans lequel tu tiens le premier rôle, il a répondu de ta
part, d’une ruse rhétorique: « Moi (Binoche), j’éprouve de la compassion pour
les femmes iraniennes qui sont obligées de porter le voile et c’est pour cette
raison que je l’ai porté dans le film ». Il a omis de répondre lui-même à une
question concernant la situation politique en Iran. Je ne sais pas pourquoi en
réponse à cette question il n’a rien dit de ta part. Je te remercie. Mais tout
le monde sait qu’il n’a pas le courage de faire pareille chose en Iran.
Qu’est-ce qu’il a
fait afin de manifester ses compassions envers les femmes
iraniennes ? Sinon la réalisation
du film Ten qui était un
affront à toutes les femmes iraniennes dont seules les prostituées savent bien
à quoi s’en tenir et parlent de philosophie de vie. Je suis certain qu’il
interprète son œuvre autrement et de la même façon qu’il a interprété Sohrab,
Forough et Khayam.
Je l’ai
même entendu dire qu’il t’avait surprise avec le synopsis de Copie
conforme (à l’original) et que tu as enfin appris que le scénario du
film n’est pas basé sur une histoire vraie, comme prétendu. Demande-lui de te
raconter l’histoire de « Ce menteur de berger ! »
et de te parler de Sohrab Shahid Saless, de sa grande absence, et de sa
présence remarquable au sein du cinéma mondial, s’il en a le temps.
Notre ami me fait penser à l’un des
personnages du Petit prince qui aimait être loué. Désormais, il écrit des
poèmes, fait une relecture d’Hafez et s'essaye à la mise en scène d’opéra. Il
fait une chambre noire d’un marécage des grenouilles et fait bien d’autres
choses que les autres ignorent …
Il est devenu un illustre personnage. Et
c’est plutôt difficile d’entrer en contact avec ce genre de personnes. Donc,
dis-lui de ma part : « ça suffit, soit tu te tais, soit tu brises le
silence » !
A la mémoire de Bleu de Kieślowski
Fariborz Alimohammadi, Paris, le 18
septembre 2008
C’est une époque
bizarre, monsieur Ahmadinéjad !
Un jour, mon fils qui avait cinq ans à cette
époque-là, mangeait un biscuit. Un ami lui en a demandé un peu et moi aussi je
lui ai demandé de m’en donner. Mais Bahman n’avait qu’un seul biscuit.
Perplexe, il nous a regardés en se demandant auquel de nous deux il donnerait
son biscuit. Mon ami a simplifié le problème et lui a dit : « Donne
le biscuit à celui que tu aimes le plus ! » Bahman nous a regardés et
m’a dit : « Papa, je t’aime plus mais j’ai envie de lui donner mon biscuit. »
Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé il y a vingt et quelques années dans
la tête de mon fils de cinq ans, mais moi j’ai des raisons de pourquoi je
donnerai mon vote à quelqu’un d’autre.
Monsieur
Ahmadinéjad, il y a pour moi des raisons simples qui expliquent pourquoi je t’aime
plus que l’autre. Tu me rappelles l’année 1357(1979). A cette époque-là, la
morale, l’objectif et le sacrifice n’étaient pas des mots abstraits pour
changer la vie de la population ; ils étaient des choses naturelles et des
détails vivants de l’esprit et de l’action de millions de jeunes croyants,
sains et honnêtes qui voulaient utiliser la révolution pour que la classe
opprimée de la société vive dans de meilleures conditions. Je regarde après
vingt et quelques années et je comprends clairement cette protestation et ta
dépression intérieure. Tu rends encore vivant, sans mensonge, le « nous »
de l’année 57 (79). Je t’aime parce que je ne peux pas ne
dire la vérité à moi-même que ce que tu dis est vrai. C’est la
réalité que dans le monde actuel, les sommets de la richesse en dominant les
marches de la puissance, ne laissent aucune place pour le développement de la
population.
Mais monsieur
Ahmadinéjad, il y a quelque chose qui te rend inapte au monde de 2005. Donc,
malheureusement, tu ne sers que d’être déprimé dans un monde sans principes. Un
monde qui est construit en 27 ans et dont nous aussi nous faisons partie. Le
monde a créé des conditions difficiles pour ceux qui disent la vérité, mais
ceux qui sont de la même espèce, sont capables de se comprendre et…
Cher ami, je dis
simplement que nous ne pouvons pas nous arrêter en 1357 (1979). Les croyances
de cette époque sont terminées et dans les équations compliquées actuelles,
nous ne sommes pas les seuls décideurs du jeu actuel. Tu
es trop honnête et trop principiel pour jouer dans le jeu complexe des
politiciens corrompus par le pouvoir. Donc, comme
disait Modaresse : « Maintenant, il faut quelqu’un qui sache les
règles du jeu de ce monde. »
C’est pour
cela que je donnerai mon vote à quelqu’un que j’aime moins que toi *mais
qui comprend mieux que toi les réalités de la vie d’aujourd’hui. Tout mon
espoir est qu’au moins il comprenne en faisant attention à ceux qui votent pour
toi, que notre population opprimée est dans l’attente, qu’il fasse attention à
cette classe démunie et qu’il donne plus d’importance à la santé de
l’administration de la société. Cher ami, j’ai voté deux fois jusque-là et j’ai
regretté les deux fois*. Cette fois-ci j’irai plus préparé à l’urne,
mais je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre que j’aime moins que toi. C’est
une époque bizarre, frère !
* Ayatollah Akbar
RAFSANJANI
* Ayatollah KHATAMI
Cette lettre a été
publiée sur plusieurs sites et dans la presse écrite à l’intérieur du pays, y
compris dans Khâbgarde, Bâztâbe, Agence de presse IRNA, Aftâbe,
Gooya, etc.…
N.B.
Les
responsables culturels continuent à soutenir M. Abbas Kiarostami et les
producteurs et les distributeurs de films des
Mollahs : (comme MK2, ARTE, Théâtre de la ville, Centre Georges Pompidou…)
même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue…
Extrait de « Journal d’Aftab publié
à Téhéran», avril 2009
Le père de Roxanan Sabéri : Bahman Ghobadi n’est
pas le fiancé de ma fille
Aftab : Le père de Roxana Sabéri qui avait dit à
un journaliste américain que Bahman Ghobadi cinéaste iranien, est en train
d’utiliser le nom de sa fille pour devenir célèbre, a annoncé que Bahman
Ghobadi n’est pas le fiancé de Roxanan Sabéri.
Bahman Ghobadi : Roxana Sabéri était ma fiancée.
Le groupe CAC/Aftab rapporte que Gholam-Réza Sabéri, le
père de Roxanan Sabéri, journaliste irano américaine qui était condamnée à 8
ans de pprison, accusée d’espionnage, a déclaré, dans le cadre de ses efforts
pour libérer sa fille, qu’à sa connaissance Roxana n’a jamais été fiancée, et
que c’est la famille et son avocat qui vont suivre son dossier.
Il a ajouté que personne ne doit intervenir dans cette
affaire sans l’autorisation de la famille. Il a continué en disant que Bahman
Ghobadi utilise cela dans les intérêts de son film et pour être reconnu internationalement,
et qu’il ne laisserait personne utiliser le nom de sa fille, que le dossier est
juridique et rien d’autre.
Les contrefaçons du régime [de la République islamique]
dans le cinéma et l’art
clandestin
Par Moslem Mansouri, Cinéaste Iranien en exil
mai 2009
Suite à la fondation du cinéma clandestin en Iran, la
littérature et la musique clandestines se sont formées aussi. La musique
clandestine s’est montrée avec des chansons de protestation et sociales.
Ensuite le régime, pour les confronter, a développé des chansons minables au
nom de la musique clandestine.
Depuis longtemps, le régime essaie de faire la même
chose pour salir le cinéma clandestin. Il essaie de créer une confusion entre
l’art clandestin et l’art officiel. L’année dernière, les organisateurs du
régime ont annoncé bruyamment que le plus grand concert
« clandestin » sera mis en place à Dubaï, et que les artistes feront
leur concert avec l’autorisation de l’État et retourneront en Iran.
Le régime veut pousser la société à penser que la
musique clandestine est une forme de musique comme le pop ou le rap. Pourtant, la
différence et la frontière entre les deux sont la même que celle les partis et
les groupes politiques qui ont des activités sous la protection et dans le
cadre de la loi du régime d’un côté, et de l’autre, les courants qui luttent
pour briser la même loi. Comme par hasard, les deux groupes protestent. Les
protestations des premiers n’est pas contre le régime et sa loi, mais pour les
réformer, pour que le régime reste en place. Mais les seconds luttent contre
l’exploitation des masses laborieuses du régime et de sa loi. On peut donc voir
que même dans l’art officiel on proteste, mais c’est une protestation
autorisée. Y compris de temps en temps, le régime proteste contre lui-même. Ces
protestations sont faites pour que l’on fasse une confusion entre l’art clandestin
et celui officiel.
Dans ce sens, le Ministère de l’Intérieur a réalisé
par un de ses laquais, un film qui s’appelle « Personne ne sait rien des
sanglots d’Iran ». On dit que c’est un film sur la musique
« clandestine » en Iran. Les médias du cinéma de la République
islamique disent que ce film a été réalisé d’une « manière
clandestine » ! D’un côté, vous avez la musique
« clandestine » qui est réalisée avec le passeport et autorisation du
régime à Dubaï, et de l’autre côté, vous avez un film « clandestin »
dont les médias de la République islamique font la publicité.
C’est intéressant de voir que les Ministères de la
Culture et de l’Intérieur produisent des soi-disant films
« clandestins », et ne même temps ils deviennent eux-mêmes les
critiques et font beaucoup de bruits autour de leur censure pour cacher leur
vrai but.
Un des sites du régime « le Conseil islamique des
artistes » écrit : « Ces derniers temps, loin derrière le dos
des directeurs culturels, certains centres artistiques et littéraires sont
poussés, pas de façon linéaire mais en bondissant, vers la clandestinité. On
peut donner des exemples dans le cinéma clandestin, la musique clandestine, la
littérature clandestine, etc. Aussi, dans le monde du livre et de la
littérature, avec l’exposition internationale du livre à Téhéran, ceci s’est
développé de plus en plus. »
C’est clair que la République islamique ne peut pas
faire abstraction du cinéma et de l’art clandestins. Donc, comme il ne peut pas
les empêcher, il essaie de les salir. Lui aussi, comme les autres régimes de
répression sociale, il a différents moyens de sortir les mouvements sociaux de
leur voie et de les détruire de l’intérieur. Dans ce cadre, les médias
persanophones de l’intérieur comme de l’extérieur, jouent le rôle de bourbiers
culturel du régime. Ils injectent à la société des ordures culturelles,
politiques et propagandistes du régime sous différentes couvertures. Les médias
persanophones dans les pays occidentaux jouent le même rôle. Les directeurs de
ces médias sont d’accord sur cette question avec le régime, que la voix des
affamés ne doit pas être entendue, que leurs points de vues ne doivent pas être
vues et que leurs revendications ne doivent pas être réalisées.
Quant aux pays occidentaux, même si ils ont des oppositions
avec le régime, ils ont un point commun avec celui-ci : la peur du
développement d’un mouvement appartenant aux opprimés et aux exploités de la
société. Leur protestation ressemble à celle d’une partie du régime contre une
autre ; le même genre que l’art non clandestin fait contre le régime.
Pourquoi ? Parce qu’une brèche ouverte dans le système d’exploitation par
un mouvement populaire, aura comme
premiers perdants justement les pays occidentaux.
Pour cette raison, les films qui sont faits sous le
régime islamique ou dans d’autres pays et qui parlent des questions sociales,
de la pauvreté etc., sont, pour la
plupart, contre la population pauvre. Quand quelqu’un fait le choix de parler
de la misère, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et son origine –
c’est-à-dire le système d’exploitation –, s’il ne fait pas le lien entre
celle-ci et le mouvement de protestation sociale comme une solution principale,
et si au contraire il fait le lien entre celle-ci et des relations affectives,
morales et de chance, ce sera une trahison des masses exploitées. Car les
régimes s’efforcent d’éloigner la
société de l’origine de la pauvreté, et de montrer à la société des solutions
bidons pour que leur système d’exploitation reste en place. C’est pour cela
qu’il font tellement de tintamarre et donnent tout ce qu’ils ont comme Oscar à
des films répugnants comme ….pour que les habitants des bidonvilles pensent que
leur situation changerait à travers un jeu et non pas par une révolution.
Si jusque hier, les États essayaient de gagner les
artistes, aujourd’hui ils ont gagné l’art, ils ont gagné le cinéma et la
musique. Si un artiste veut que son œuvre soit vue et qu’il gagne sa vie et la
notoriété, il doit travailler avec eux et dans leur cadre. Aujourd’hui ces cinéastes
et ces artistes sont les employés de ces compagnies, ils produisent sur la base
de ce qu’eux veulent. L’art clandestin, le vrai, montre qu’il est sur la bonne
voie, il sait ce qu’il faut faire.
C’est la tâche des artistes, des êtres humains, qui se
battent contre le système de vol et d’exploitation et qui préfèrent la
pauvreté, la solitude et l’anonymat à la richesse donnée par le régime
d’exploitation. Il faut consciemment dénoncer les ruses des régimes dans les
domaines social et artistique.
Les vendeurs d’art au service du régime de la
République islamique
La République islamique, comme d’autres, a toujours eu
besoin de ceux qui, en apparence, sont à l’extérieur du gouvernement et qui
jouent le rôle de critiques.
Ces gens-là rentrent en scène pour développer les buts
du gouvernement dans la société. Au moment des élections, on voit que certains
cinéastes et écrivains, des experts et des courants fabriqués par le régime,
commencent à bouger sous le nom d’activistes sociaux, défenseurs des droits des
femmes, etc. C’est pour mettre en pratique ce que veut Khaménéi que « le
peuple rentre en scène » et participe massivement aux élections.
C’est évident que le spectacle des élections est
important pour les criminels qui sont au pouvoir en Iran. Ils veulent, avec
cette tromperie, éloigner la société de toute réflexion qui irait dans le sens
du renversement du régime.
Dans ce genre de groupes, on peut voir des cinéastes,
journalistes et courants fabriqués par le gouvernement, qui sortent des
déclarations pour soutenir tel ou tel candidat poussant la société dans la
direction du régime.
Le genre Mohsen Makhmalbaf qui vit à l’extérieur du
pays et qui a soi-disant émigré ; ils font peur à la population en lui
disant que s’il ne vote pas pour celui-ci, c’est celui-là qui sera élu. Quelle
est la différence entre untel et untel pour la société ? Quelle différence
il y a eu pendant trente ans ? Ce n’est pas les élections qui changent
quoi que ce soit. C’est un gouvernement
qui change ses pions sur la base de ses intérêts internes et internationaux.
C’est là où on voit le rôle de ceux qui poussent la
société vers les intérêts du régime et qui la trompe. Ces courants ont donné
des coups terribles contre les mouvements des femmes, des étudiants et des
ouvriers.
Le régime ne peut pas arrêter les mouvements sociaux
seulement par la répression. Le rôle de ces courants est aussi de chercher à
montrer un visage plus doux de ce régime, un régime qui ne donne aucune
possibilité de protestation et dont dans sa prison on tue toujours des
étudiants.
Un régime qui met sur scène comme artistes
« clandestins » des gens qui étaient des mercenaires de différents
ministères, pour salir les vrais clandestins. L’un annonce qu’il veut émigrer
du pays sans demander l’asile pour pouvoir aller en Iran et revenir. Ces
gens-là sont les vis et écrous de la machine de crimes inhumaine de ce système
social qui, tôt ou tard, sera écrasé par la masse des affamés.
Lila Ghobadi, mai 2009
Le cinéma clandestin a différentes définitions dans
différents pays. Par esemple, aujourd’hui aux Etats-Unis, il y a un festival de
cinéma clandestin qui veut dire un cinéma séparé des critères des
studios ; une sorte de cinéma indépendant. Mais dans les pays
dictatoriaux, sous le pouvoir des gouvernements idéologiques, cela a une
différente signification : le cinéma de protestation, de dénonciation, un
cinéma séparé des critères de censure gouvernementale. Pour nous, le cinéma
clandestin en Iran a cette dernière signification.
Depuis 2004, avec la fondation du cinéma clandestin
par Moslem Mansouri, les efforts d’un groupe de cinéastes et d’activistes
sociaux est d’aider les cinéastes et les étudiants en cinéma qui font des films
clandestins en Iran pour sortir ces films (montés ou non) afin de les montrer
dans différents endroits – universités, centres culturels et autres. Ceci dans
le but de montrer l’image réelle de la société policière et de la censure.
Depuis que Moslem Mansouri a pu réaliser des films
clandestins, la réalisation de ce genre de films a continué par d’autres
personnes, et certains ont pu être présentés à l’extérieur du pays. Malgré
cela, il faut dire que le cinéma clandestin fait face à deux problèmes. Le
premier étant la question de la sécurité. C’est dangereux de faire ce travail
en Iran. Par exemple, Mona Mollakhani a été arrêtée en 2005 à Téhéran pendant
qu’elle faisait un film, et à ce jour il n’y a aucune nouvelle d’elle. Le
deuxième problème est question financière. Personne ne veut produire un film
clandestin. Malgré tout cela, des étudiants en cinéma continuent à faire des
films clandestins.
C’est pour cela que le régime essaie de salir l’image
du cinéma clandestin et d’empêcher son développement en faisant entrer sur
scène ses mercenaires en tant qu’artistes clandestins.
Nous, en soutenant le cinéma clandestin en Iran,
voulons que ce cinéma ne reste pas isolé. Nous voulons aider ce cinéma pour
qu’il puisse continuer à montrer les revendications des exploités et des
opprimés qui se battent pour une vie humaine et la liberté.
Barbod Taheri
Compte rendu de
« La septième édition du festival international du cinéma iranien en
exil »
La septième édition du festival international du
cinéma iranien en exil a eu lieu, avec succès, du 2 au 5 avril à Paris au
cinéma La Clef, dans le 5ème arrondissement de Paris.
35 courts, moyens et longs métrages -- des films
inédits, fictions et documentaires de toutes nationalités confondues -- ont été
montrés pendant ce festival. Aussi, plusieurs débats avec des réalisateurs ont
eu lieu pendant le festival.
Le festival a commencé par une cérémonie d'ouverture
le 2 avril. Suite au message de Djavad Dadsétan, directeur du festival, nous
avons pu voir: "La danse du soleil interdite" de Lila Ghobadi, jeune
et talentueuse réalisatrice iranienne en exil au Canada et avec qui nous
avons pu avoir des échanges enrichissants, sous forme de
questions/réponses pendant le festival. Nous avons poursuivi avec "Acteurs
et clandestins" de Benjamin Minot et Mathias Desmarres, film touchant sur
la situation des sans-papiers iranien en Belgique.Ensuite, nous avons visionné
"Printemps noir" un film émouvant de Réza Azadi, jeune
réalisateur iranien exilé en Hollande. A travers le destin tragique d'une jeune
étudiante de théâtre, le réalisateur a montré les crimes du régime et les
attaques de celui-ci contre les libertés les plus fondamentales et comment il
s’est fait piégé par soit disant ouverture . Puis, nous avons continué avec
deux courts-métrages: "Ricochet" de Sarah Gurevick et "La
Musique" de Asier Urbieta. La soirée s'est terminée avec un spectacle de
Flamenco suivi d'un verre d'amitié et d'espoir.
Le vendredi 3 avril, il y a eu 4 séances:
La première séance était dédiée au cinéma espagnol. Nous
avons visionné plusieurs films très intéressants: deux films de Gonzalo
Ballester -- "The Molky Way" et "Mimoune"; "une vie
meilleure" de Luis Fernandez Reneo; "Skunks" de Inés Encisco;
"The Magic Glasses" de Daniel Rebner; "Hero, wings are not
necessary to fly".
La deuxième séance était consacrée à deux films
touchants: un film de Bénin de Clément Dupeux, suivi d'une rencontre/débat avec
le réalisateur (les photos de ce films ont été présentées sous forme d'une
exposition de photos au festival), et "Moradores" par Jeanne Dressen,
un documentaire français/portugais sur l'immigration portugaise fuyant la
dictature, suivi également d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.
A la troisième séance, nous avons vu "OK" de
Blerta Zeqiri sur Cosovo sur la triste réalité de trafique des femmes, suivi
d'un débat avec le comité des femmes contre la lapidation, suivi de "Sans
terre...sans terre" de Stéphane Pauvret et Bérengère Jeannelle sur le
combat des sans terres au Brésil, suivi d'une rencontre/discussion avec les
réalisateurs.
A la dernière séance du vendredi, nous avons pu revoir
le film belge "Acteurs et clandestins", puis un documentaire de
Alexandra Paraboschi "Afghanistan: la reconstruction par le théâtre"
suivi d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.
Quatre séances ont été aussi organisées le samedi 4
avril:
A la première séance, nous avons vu l'ensemble de 10
films qui composaient un long métrage, sous le titre "Paris, la
métisse", suivi de "Le coq" de Hossein Arian et une rencontre/débat
avec lui. La première séance s'est terminée avec "Un film par
personne" de Shahin Taher.
La deuxième séance a été consacrée aux films primés du
festival de Limoges de 2008: "Un dimanche à Pripiat" de Frédéric
Cousseau et Blandine Huk; "Songe d'une femme de ménage" de Banu
Akseki; "Clashdance" de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel
Murat, et le très émouvant court métrage de Nijuman Noborei "200 000
fantômes". Une courte présentation a été faite par un des responsables de
ce festival de Limoges à la fin de la séance.
La troisième
séance était entièrement consacrée "Au coeur de l'orage",
un documentaire sur le mouvement de la résistance française pendant la deuxième
guerre mondiale, suivi d'une rencontre/discussion avec d’un des rescapés de ce
mouvement Monsieur Michel KACHKACHIAN, Résistant (CFMPF), la
représentante de LICRA, et Madame Catherine Vieu Charrier (Adjointe
au Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant, Conseillère de
Paris, Conseillère du 12e Arrdt.)
Puis, à la quatrième séance, nous avons pu revoir
"La danse du soleil interdite", suivi du documentaire de Moslem
Mansouri "Epitaphe" sur les prostituées en Iran - film émouvant, déjà
présenté au festival les années précédentes (cette fois ce film était sous
titré en français par Association Art en exil), suivi d'une
rencontre/discussion avec Lila Ghobadi l'assistante du metteur en scène.
La dernière journée du festival était aussi organisée
en quatre séances:
La première
séance était pour revoir "Au coeur de l'orage" sur la résistance
française pendant la deuxième guerre mondiale, suivi d'une rencontre/débat
avec un deuxième rescapé de ce mouvement. Cette fois-ci des immigrés
participant à ce mouvement ont été à l'honneur,
le groupe Manouchian/l'affiche rouge Monsieur Arsène TCHAKARIAN,
Résistant (FTP MOI). les débats étaient animés par Maria
Giuseppina BRUNA, Responsable des Relations Publiques de BLEU PERLE et
Christian LE DREU, Président fondateur de BLEU PERLE
A la deuxième séance, nous avons vu le court métrage,
beau et original, de Fariborz Alimohamadi Keyvani "La vie, l'amour et la
mort", suivi d'une rencontre/discussion avec le réalisateur. Ensuite, nous
avons pu revoir "Printemps noir" suivi aussi d'une
rencontre/discussion avec Réza Azadi le réalisateur.
La troisième séance était organisée par
"Cinéma-yé-azad" (Allemagne), présentation de Bassir Nassibi sur le
régime iranien et le cinéma, et la question de la censure.
A la dernière séance, la clôture du festival, suite
au message de clôture de Djavad Dadsétan, nous avons visionné le
dernier documentaire de Moslem Mansouri "Ahamad Shamlou",
interviews avec le poète.
Nous avons terminé avec un "pot" d'au
revoir, contents d'avoir pu voir des films intéressants et souvent émouvants, montrant
la réalité.
Tous les débats/présentations et tous les films (quand
cela était nécessaire) ont été traduits pour les spectateurs qui en avaient
besoin.
Un des points remarquables de ce festival était la
participation de 7 jeunes réalisateurs talentueux qui rassurent la continuité.

L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer le programme
de la
7e
édition du Festival
international du cinéma iranien en exil
Réalisateurs et
acteurs toutes nationalités confondues
•35
FILMS Courts Moyens Longs Inédits Fiction Documentaire •13 DÉBATS info
Exposition Films primés Festiv’art Limoges Espagne France USA
Portugal Afghanistan Canada Kosovo Bénin Pays-Bas Allemagne Belgique
Du O2 au 05 AVRIL 2009
Au cinéma La Clef (centre culturel)
21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier
Daubenton / Place Monge (ligne 7)
Résumés des
films sur notre site : http://www.artenexil.net/A3.htm
20h30 Cérémonie
d’ouverture par le directeur du festival.
Projection de courts : La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi
Spectacle de Flamenco avec la Pena flamenca de Paris.
- suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir
Vendredi 03
avril
14h00
- La MUSIQUE de ASIER URBIETA Court métrage 5 ’/2008
- The Molky Way de Gonzalo BALLESTER
- MIMOUNE de Gonzalo BALLESTER
12’/ 2007 en espagnole sous titré anglais,
- Une vie meilleure de Luis
Fernández Reneo 13'
/2008 en espagnole sous titré anglais,
- SKUNKS de Inés ENCISO 9' /2008 en espagnole
sous titré anglais,
- THE MAGIC GLASSES de Daniel REBNER/ 14'/ 2008 en
espagnole sous titré anglais,
- HERO, WINGS ARE NOT NECESSARY TO FLY/ 25' / 2007 en espagnole sous titré
anglais,
16h00
- UN FILM PAR PERSONNE de SHAHIN TAHER
- Film de Bénin de Clément Dupeux 51' 2009, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur France/Bénin
Moradores par Jeanne Dressen
18h30
- OK
de Blerta Zeqiri
/2008,
- SANS TERRE… SANS TERRE…, de Stéphane PAUVRET & Bérangère
JANNELLE 80’/ 2007 France/Brésil, Portugais Sous titré en langue française suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs
20h30- ACTEURS ET CLANDESTINS de Benjamin Minot
& Mathias Desmarres 21’/2008
Documentaire Portraits de réfugiés iraniens Belgique,
en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat
avec les réalisateurs
- Afghanistan : la reconstruction
par le théâtre de
Alexandra Paraboschi ,
Samedi 04
avril
14h00
Paris,
la Métisse, une sélection de 10 des 15 films du projet, français, 2005. L’ensemble
de ces films constitue un long métrage. Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles
(FIFAI).
- LE COQ de Hossein Arian, 21’/2008, Canada, en française.
16h00
Films primés en 2008 Festiv'Art, 8ème Festival de
cinéma de Limoges:
- Un Dimanche à Pripiat, prix du jury, de Frédéric Cousseau
et Blandine Huk, France,
- Songe d’une femme de ménage , prix du jury, de Banu Akseki,
Belgique,
-
Clashdance , prix de
la jeunesse, de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel
Murat,
- Nijuman Noborei (200 000 fantômes), prix du public et prix de la jeunesse, de Jean
Gabriel Periot,
18h00
- Au Cœur de l’orage, Résistance française / suivie
d’une rencontre/débat avec
les rescapés, L’histoire de la résistance et des maquis du
Vercors filmés juste après la libération en 1945, 1h20’
20h30
- La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi
- Les
prostituées « Epitaphe », de
Moslem Mansouri, documentaire,
Dimanche 05
avril
14h00
- Au Cœur de l’orage,
Résistance française / suivie d’une
rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire
de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en
45
16h00
- La vie, l’amour et la mort de Fariborz Alimohamadi Keyvani,
32’/ 2007 en persane sous titré
en français, suivie d’une
rencontre/débat avec le réalisateur
- Printepms noir de Reza AZADI 19’/ 2009, invité
(Pays bas), en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur
- RICOCHET / Sarah
GUREVICK Fiction,
France / 6’Français
18h00
La séance est organisée par Cinéma-ye-Azad
(Allemagne), une
rencontre/débat avec Bassir Nassibi, invité (Allemagne), traduction simultanée,
-20h30 cloture du festival
- Ahmad Shamlou de Moslem Mansouri, 55’/2009, documentaire.
USA. En persan sous titré en anglais suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir.
Des changements éventuels et sans préavis
dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.
Nous espérons vous voir
nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous
Infos pratiques :
Renseignements et
réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09 12 68 07 ou artenexil@free.fr
Avec le
soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, Mairie de Paris,
Cinéma-ye-Azad (Allemagne), Paris
CADECS, Festiv’Art (Limoges), Maison de l’Europe et de l’Orient, Radio FPP
106.3 FM, Association Bleu Perle, Association Actes de présence, Comité des
femmes Contre La Lapidation
Horizon
Communication, Association Réseau 2000, Association Les périphériques vous
parlent, LA LOCALE TĒLĒVISION
Résumés des
films
20h30 Cérémonie
d’ouverture par le directeur du festival.
Projection de
courts : La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi
Spectacle de Flamenco avec
la Pena flamenca de Paris.
- suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir.
Vendredi 03
avril
- La MUSIQUE de ASIER
URBIETA un garçon découvre le respect de la musique - The Molky
Way de Gonzalo BALLESTER
Mme. Molky
est une femme Iranienne de 73 ans et une veuve depuis 14 ans maintenant. Elle
vit seul dans une maison humble dans la petite ville de Baragun, l'Iran. Molky
veut voyager à Isfahan, avec l'excuse de visiter certains parents qu'elle
n'avait pas vus depuis plus de 20 ans.
- MIMOUNE de
Gonzalo BALLESTER 12’/ 2007 en
espagnole sous titré anglais,
L’immigration
illégale n’est seulement un problème pour notre société ; pour eux, au
déracinement social s’ajoute le plus dure et difficile : la séparation
familiale.
Ce document
est né du désir de rassembler, bien qu’il soit a travers d’une caméra, une
famille qui depuis longtemps souhaite se réunir de nouveau.
- Une vie
meilleure de Luis Fernández Reneo 13' /2008 en espagnole sous titré anglais,
Basé sur une vraie
histoire, Une vie meilleure est le compte fidèle de 3 enfants mexicains
qui ont été perdus dans le désert de Sonoran en essayant de traverser la
frontière américaine. Une histoire qui se répète chaque semaine dans les villes
frontalières du Mexique, en nourrissant une des entreprises illégales les plus
profitables : Immigrant avantageux
- SKUNKS de Inés ENCISO 9' /2008 en espagnole
sous titré anglais,
La nuit au port
de Tanger. Karim et Aziz attendent dans le silence. Ou au moins ils essayent
à..
- THE MAGIC
GLASSES de
Daniel REBNER/ 14'/ 2008 en espagnole sous titré anglais,
Parfois le
lif est plus agréable si vous la regardez par un mlasses
- HERO, WINGS ARE NOT NECESSARY TO FLY/ 25'/
2007 en espagnole sous titré anglais,
Pascal KLIMAN
est né sans bras, mais cette circonstance ne l’a empêché de continuer sa
carrière comme un disc-jokey dans la musique techno. Exemple clair qui prouve
que la volonté est plus forte que n'importe quel obstacle, quoi que ce soit.
- UN FILM PAR
PERSONNE
de SHAHIN TAHER
Dans la rue,
une psychique, prévoit que je rentre dans mon pays.
- Film de
Bénin de Clément Dupeux 51'
2009, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur
La découverte
de la culture et du paysage Béninois par la mise en place d'un spectacle de
théâtre avec des enfants.

Moradores par Jeanne
Dressen
L’histoire
d’une population de portugais installés depuis 40 ans sur une île en bretagne
(économie, vie sociale, intégration, non-dits…)
- OK de Blerta
Zeqiri /2008,
Le film a
pour sujet le trafic des êtres humain. C’est une histoire base sur la vérité. C’est l’histoire de deux
filles, victimes de trafic humain qui sont enfermées dans une chambre obscur. Une musique de club de nuit pénètre dans la chambre. Le proxénète prends les filles l’une après l’autre pour les servir aux
clients. Pendent des moments de solitude, lorsque l’une des filles est seul
dans la chambre, on devient spectateur du témoignage sur la cruauté
de la vie de ces filles. Suivie d’un débat avec le Comité des
femmes Contre La Lapidation
SANS TERRE… SANS TERRE…, de Stéphane
PAUVRET & Bérangère JANNELLE 80’/
2007 France/Brésil, Portugais Sous titré en langue
française suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs
Droit à la terre, droit à la culture, et droit à
l'éducation.
Ce documentaire franco-brésilien de 2007 nous invite à
partager un moment de vie au sein d'un campement légalisé du Mouvement des
travailleurs ruraux Sans Terre.
Articulé autour de la figure d’un jeune militant au Brésil
dans le Mouvement des sans terre, ce film est le récit d’une aventure théâtrale
menée par lui avec les paysans sans terre autour de Pylade de Pier Paolo
Pasolini. Il met en perspective l’interaction forte entre cette expérience
théâtrale collective, le contexte politique et social du Brésil d’aujourd’hui
et la vie quotidienne des militants en lutte.
19h10- ACTEURS
ET CLANDESTINS de Benjamin Minot & Mathias Desmarres 21’/2008 Documentaire Portraits de réfugiés iraniens Belgique,
en persane sous titré en français , suivie d’une
rencontre/débat avec les réalisateurs
Portraits de
réfugiés iraniens sur le tournage d’un film belge où ils jouent leur propre
rôle.
Ce
documentaire mêle archives et témoignages à partir des événements qui ont suivi
l’occupation d’une grue à Bruxelles.
- Afghanistan :
la reconstruction par le théâtre de Alexandra Paraboschi ,

Le théâtre, l’une
des plus belle forme de résistance qui soit, est utilisée par les artistes
afghans, hommes et femmes, pour toucher la conscience collective et faire
évoluer les mentalités du peuple afghan. Malgré le manque de considération de
l’Etat Afghan, les artistes des provinces se mobilisent et viennent à Kaboul.
Le public voit des pièces qui traitent de sujets encore tabous comme la
condition des femmes, le mariage forcé, l’immolation, les traditions
patriarcales ou la corruption…
Samedi 04
avril
Paris, la Métisse, une
sélection de 10 des 15 films du projet, français, 2005. L’ensemble
de ces films constitue un long métrage. Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles
(FIFAI). Quinze réalisateurs originaires
de l’Afrique Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie et d’Amérique
latine réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le thème : Paris,
la Métisse. L’ensemble de ces films
constitue un long métrage.
Prix
de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI).
- LE COQ de Hossein Arian, 21’/2008,
Canada, en française, d’une rencontre/débat avec le réalisateur
La vie d'un
homme seul à Montréal qui parle a lui même de la politique, la société, l'amour
et l'art.
- Films primés en 2008 Festiv'Art, 8ème Festival de cinéma de Limoges:
- Un Dimanche à Pripiat, prix du
jury, de Frédéric Cousseau et Blandine Huk, France,

Quelque part
en Europe se trouve une zone interdite. Au cœur de cette zone, Pripiat était
une cité modèle où vivaient 50 000 personnes. Un ennemi invisble a obligé les
habitants à quitter les lieux. Construite au début des années 1970, Pripiat est
aujourd'hui une ville fantôme. La nature y a repris ses droits, mais les traces
des anciens occupants sont encore visibles vingt ans après.
- « Songe d’une femme de ménage », prix du jury,
de Banu Akseki, Belgique,

Gül aspire,
racle et nettoie. Au service des autres, sa vie se passe sans joie. Par
accident, soudain, Gül entrevoit la solitude de son âme et son désarroi.
- « Clashdance », prix de la
jeunesse, de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel Murat,

John Daube
est le meilleur danseur de tous les temps,à moins que…
- « Nijuman Noborei (200 000 fantômes), prix du
public et prix de la jeunesse, de Jean Gabriel Periot,
![]()
Hiroshima
avant la bombe, et puis un éclair blanc, l’explosion, la destruction et petit à
petit la reconstruction. En 900 photographies du même lieu, le A. Bomb Dome,
Jean-Gabriel Périot a réalisé un film court, 10 minutes, d’une intensité
époustouflante. La bande-son, mélodie répétitive du groupe gothique Curent 93
renforce l’intensité du propos. On ne peut sortir indemne d’une telle
projection. Jean-Gabriel Périot a reçu plus de vingt prix en 2007 pour Nijuman
No Boreï.
- Des voies de
résistance, de Nicolas Lavergne, 46’/ 2006, documentaire.
L’histoire de la résistance française /
suivie
d’une
rencontre/débat avec le réalisateur
- Au Cœur de
l’orage,
Résistance française / 1h20’suivie
d’une rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire de la
résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en 1945
Composé de
tournages authentiques et de séquences reconstituées en Avril 1945, ce film centré
sur les maquis du Vercors, montre l'organisation et le développement de la
résistance française; il dénonce la politique vichyste et fait un historique de
la guerre et de l'occupation.
La danse du
soleil interdite de Lila
Ghobadi
Après la
révolution de 79, et la mise en place de la république Islamique d’Iran, La danse a été bannie, tout comme d’autres formes
d’art.
Beaucoup d’artistes
qui avaient participé à la révolution luttèrent contre les censeurs et les lois
du régime Islamique. Ils furent exécutés, emprisonnés ou même forcés de
s’exiler.
Aram
Bayat fut une de ces artistes. Elle est une des seuls chorégraphes exilés qui a
gardé vivante la danse folklorique iranienne durant ces deux dernières
décennies.
Directeur
& producteur: Lila Ghobady
Cameraman:
Moslem Mansouri, Hossein Arian
Dimanche 05
avril
- Au Cœur de l’orage,
Résistance française / suivie d’une
rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire
de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en
45
- La vie,
l’amour et la mort de Fariborz Alimohamadi Keyvani, 32’/ 2007 en persane sous titré en
français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur
La vie,
l’amour et la mort Fariborz Alimohamadi Keyvani, 15mi France 2007
Le film
raconte deux voyages, l’un à l’intérieur vers la nature et l’autre à
l’extérieur même de la nature.
Histoire de
la vie, l’amoure et la mort dans les simples regarde des femmes d’un village en
Nord d’Iran et…
- Printepms
noir de
Reza AZADI 19’/ 2009, invité (Pays bas), en persane sous titré
en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur
En Iran,
quotidiennement les gens sont arrêtés, pour les raisons les plus banales au monde et plus part entre eux,
sont accusés des activités contre la sécurité nationale et la torture est pratiquée dès les premières
arrestations, et plus tard leurs corps sont
livrés discrètement
à leurs familles, sans que personne
ne s'aperçoive.
La séance est
organisée par Cinéma-ye-Azad (Allemagne), une
rencontre/débat avec Bassir
Nassibi, invité (Allemagne), traduction simultanée,
-20h30 cloture du festival : Ahmad
Chamlou*
Dernière Parole de Moslem Mansouri,
55’/2009, documentaire. En persan
Des changements éventuels et sans préavis
dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.
Nous espérons vous voir
nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous
Le 8ème
Festival international du Cinéma iranien en Exil
Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:
IMMIGRATION, EXIL
LA DISCRIMINATION sous toutes ses
formes: le racisme, le sexisme,
l’âge, les handicaps, l’homophobie, l’apparence physique - et leurs
conséquences,
LES FEMMES
CENSURE,
Colonialisme, violences …
Festival est ouvert aux cinéastes de toutes horizons et toutes
nationalités confondues.
Formats acceptés : tous
Non
compétitif
Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.
Limite d’envoi des cassette /DVD : 22
décembre 2009
03 – 06 avril 2010
Cinéma
21, rue
M° Censier- Daubenton / Place
Monge (ligne 7)
Infos et inscription:
Mr. DADSETAN - Djavad
Boite 19
Hall M
156, Rue RAYMOND LOSSERAND
75014 Paris/ France
E-mail : djavad@free.fr
E-mail :
artenexil@free.fr
Tél: 01 45
42 20 16 - 06 09 12 68 07
Association
Art en exil à Nantes
Mardi 9 Décembre à
20h30
Au Cinématographe, 12bis rue des
carmélites- Nantes
CONTRECHAMP présente
PROCÈS(S)
Deux films qui tendent aux réalisateurs
le miroir de leur propre activité et questionnent les conditions de sa
poursuite.
- PROCÈS, de Moslem Mansouri,
fiction documentaire, persan, sous-titré français, 42min, Betacam, Canada,
2002.
Les ouvriers d’une briqueterie d’un petit
village situé à
- QUELQUES MIETTES POUR LES OISEAUX,
de Nassin Amaouche, 28min, 35mm , France, prod. Eris Production/Fondation
Evens, 2005.
En Jordanie, le dernier village avant la
frontière irakienne, un petit bar, des entraîneuses, des hommes qui vendent des
jerrycans de carburant au bord de la route. Lorsque la police arrive, hommes et
femmes se dispersent comme une volée d’oiseaux traqués.
Suivi d'une discussion avec Djavad
Dadsetan, directeur artistique de l'association "Art en exil",
distributeur du film de Moslem Mansouri et fondateur du Festival de Cinéma
Iranien en Exil. http://www.artenexil.net
Contrechamp
http://www.lecinematographe.com/cycles_annuels/films_ALTER.htm
La différence entre les deux
cinéastes Stanley Kubrick et Ridley Scott
Hagir Darioush, réalisateur Iranien et
directeur exécutif du festival du film de Téhéran à l’époque du Shah a écrit
dans ses mémoires :
Nous voulions programmer les films de Stanley Kubrick au festival du film de Téhéran et pour cela
nous essayions de le joindre pour l’inviter à venir au festival. Après de
nombreux contacts pris avec les personnes de son entourage, j’ai enfin réussi à
obtenir un rendez-vous avec lui à son bureau. Il a écouté ma proposition et il
m’a littéralement jeté hors de son bureau dans une colère en disant :
« Vous m’invitez dans un pays qui a des prisonniers politiques ! En
Iran on emprisonne pour la seule opinion politique ! »
Bien évidemment les atrocités commises par le régime de Shah d’Iran sur le
plan des droits de l’homme sont insignifiantes comparées à celles perpétrées
par la République Islamique d’Iran depuis le renversement du Shah. Dans les 29
dernières années, la République Islamique a exécuté des milliers et des
milliers de ses opposants. Elle a pillé le pétrole et les autres richesses
minérales du pays. Elle a supprimé étudiants, intellectuels, femmes,
travailleurs et masses laborieuses. Elle a imposé le code vestimentaire
islamique aux filles et aux femmes. Elle a intimidé l’ensemble de la société
par des flagellations publiques et des exécutions par pendaisons commises
couramment à chaque coin de rue.
La République Islamique d’Iran a imposé ses objectifs
politiques à la culture et à l’art officiels de la société. La création et
l’audace artistiques de nombreux réalisateurs, qui ne voulaient pas réaliser
leurs films dans le respect du cadre fixé par le gouvernement, ont été
exténuées derrière les portes fermées du bureau de la censure. Malgré tout
ceci, ceux qui sont responsable de la production du film « Body of
lies », ont apporté des changement au scénario initial afin qu’il ne soit
pas en contradiction avec les lois de la République Islamique d’Iran. Ils ont
souligné le fait que la comédienne Iranienne portait son foulard islamique
( hijab ) pendant tout le tournage.
A ce jour, les studios d’Hollywood ont
réalisé beaucoup de films sur les pays du moyen orient ou d’autres régions du
monde, en utilisant les acteurs locaux ou des acteurs ayant le même profil que
les acteurs locaux. Mais jamais auparavant avaient-ils changé le scénario
initial afin qu’une comédienne en particulier puisse figurer dans le film sans
qu’elle soit en contradiction avec les lois de son pays. Par ailleurs,
bizarrement, le film n’a même pas été tourné en Iran mais dans un pays tiers.
Eh bien, les producteurs de « Body
of lies » n’auraient pas eu de mal pour trouver une autre comédienne pour
jouer ce rôle. Pourquoi alors ont-ils été obligés de changer le scénario et de
s’aligner sur les lois inhumaines du gouvernement d’Iran afin qu’une comédienne
Iranienne puisse jouer dans ce film ? Peu importe la véritable raison, le
producteurs de « Body of lies » n’ont pas tenu compte de la censure,
de l’oppression et des massacres des populations par la République Islamique
d’Iran, et en ce faisant, ils ont nui au message véhiculé par leur film.
Dans le monde actuel, où il n’y a plus de
place pour les valeurs humanistes et des principes éthiques, les directeurs et
des cinéastes influents tel que Stanley Kubrick nous manquent beaucoup.
Moslem Mansouri
Cinéaste Iranien en exil
De Youssef Chahine aux
réalisateurs du cinéma de
Youssef
Chahine, un des éminents réalisateurs du cinéma égyptien a fait ses
adieux à la caméra. On pourrait identifier le cinéma égyptien à un
cinéma superficiel avec des histoires populaires, avec musique et
chansons. C’est Youssef Chahine qui, avec son travail différent, a valorisé le
cinéma égyptien. Bien sûr, différents festivals se sont intéressés à son
travail. Ses films « Alexandrie » et « L’histoire
égyptienne » ont été remarqués au
festival de Berlin, et le festival de Cannes l’a honoré, etc… mais est-ce
seulement la valeur de son travail artistique qui compte ? Sa réussite
a-t-elle eu un quelconque rapport avec un arrangement politique ?
Non ; il critiquait le gouvernement égyptien ; ses positions et la qualité de son travail ont fait barrière toute possibilité
d’abus de son art.
Je ne
sais pas pourquoi, pendant que je visitais les
différents sites sur les informations concernant la mort de Youssef
Chahine, la situation du cinéma de
Mais son combat ne se limitait à des films :
Tout au long des rencontres entre réalisateurs ou autres intellectuels
internationaux, et au cours de ses interviews, sa voix se transformait en voix
de protestation du peuple. Dans n’importe quelle situation, il critiquait
clairement les politiques destructrices de son pays, la corruption
administrative et les superstitions religieuses. Il ne s’accommodait pas avec
le pouvoir – ni pendant le gouvernement de Nasser, ni celui d’Anouar
el Sadate, ou de Hosni
Moubarak ; Il a toujours été critique envers le gouvernement et du côté du peuple.
Je ne
connais pas précisément la manière de censure du cinéma égyptien et le poids de
la religion dans l’Etat, mais je connais très bien la situation de la
répression en Iran.
Je
sais que chaque mouvement des réalisateurs en Iran est sous le contrôle de la
sécurité.
Je
sais que les mollahs ont censuré un film parce que la caméra avait un regard
impudique sur une femme enceinte.
Je
sais que dans
Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien
qui a créé les horreurs des années 80 et 87 et a exécuté des dizaines de
milliers de personnes après des procès qui n’ont duré qu’une minute ?
Pensez-vous
que c’est le gouvernement égyptien qui a assassiné ses opposants en
dehors de ses frontières, et a donné comme mission à ses réalisateurs
internationaux de couvrir ses
crimes ?
Est-ce qu’en Egypte les femmes et les filles sont tous les jours fouettées,
humiliées, insultées parce qu’elles n’ont pas respecté le hidjeb ? Est-ce
en Egypte que les réactionnaires musulmans, sous l’influence de gouvernement,
donnent l’ordre de lapidation ? Et est-ce…
Même
si le régime égyptien est précisément comme celui de
Pourquoi les reporters des radios Farda [radio
d’informations en persan] et BBC [radio d’informations en persan] qui font
aujourd’hui des discours sur l’attitude courageuse de Youssef Chahine et sa
résistance, n’ont-ils pas critiqué la capitulation et l’opportunisme des
réalisateurs de
Youssef
Chahine, en recevant son prix au
festival de Cannes, a critiqué le gouvernement égyptien. Kiarostami, quand à lui, a remercié
Chaque jour, il y a ceux qui me disent tais-toi !
Tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de discuter, tu n’as pas
le droit*… Les réalisateurs du peuple
avancent dans les profondeurs de la société et montrent les douleurs et les
souffrances du peuple. Leur nom restera à jamais dans l’histoire. Mais la date
limite de consommation des réalisateurs gouvernementaux pourrait même se
terminer avant la chute des Etats dictatoriaux. Youssef Chahine,
réalisateur courageux, créateur et avant-garde égyptien, et parmi les meilleurs
du monde arabe, restera toujours dans l’histoire du cinéma.
Pour
finir cette courte note, je citerai un extrait de son interview avec le journal
Herald Tribune : « Tous mes
projets sont dangereux. Je me bats comme un fou. 80% de mon temps se passe dans la politique et 20% dans la
réalisation de films. »
Un
dernier mot : cette année, le festival de Venise va rendre hommage à Youssef Chahine. Dans le
même festival on montrera aussi Chirine le film de Kiarostami qui avait été
refusé à Cannes en 2008. Ils honoreront donc un réalisateur qui s’est battu
contre le fanatisme et la réaction et un autre qui est de tout cœur avec Ahmadinéjad (regardez
sa lettre de déclaration d’amour à président iranien Mahmoud Ahmadinejad
sur : http://www.artenexil.net/A3.htm), symbole d'un régime obscurantiste,
réactionnaire et fanatique. Ce festival devrait peut être programmer le
film Taazieh (3) de son excellence Kiarostami (4) pour mieux montrer
l’attitude opportuniste des directeurs des festivals et ce de Kiarostami.
*
Extraits des déclarations de Youssef Chahine : Sites internet de la
radio BBC et de la radio Farda (en persan)
Bassir
Nassibi 05 08
2008 Saarbrücken, Allemagne
Traduit de
persan par
Association Art en exil
(1)[ministre des Affaires étrangères de l'Iran de
près de 16 ans (Décembre
15, 1981 - Août 20,
1997)
].
(2) Procès
du Mykonos : En septembre 1992, quatre opposants au régime des
Mullahs : Sadegh Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique
du Kurdistan d’Iran, et trois de ses collaborateurs Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan
et Nouri Dehkordi. ont été assassinés sur ordre des services
secrets iraniens dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos. La cour de
Justice de Berlin a reconnu les responsabilités de régime de la république
islamique et l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne en tant que
commanditaires de l’assassinat. Procès du Mykonos a durement touché le régime
et entaché l’image de la république islamique.
(3)Taazieh (le théâtre populaire traditionnel
illustrant les chiites compte de l'assassinat des principaux Hossein, le
petit fils de Mahomet, par Yazid, qui est réalisée chaque année à la
date anniversaire de l'événement et présenté par le régime des mullahs comme le
théâtre iranien !!)....
(4) Kiarostami
comme tous les autres cinéastes et artistes iraniens du régime des
Mullahs, tels Djafar PANAHI, Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia
PARTOVI, Bahman GHOBADI,Tahmineh
MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh
Meshkini, Manijeh Hekmat,
Madjid MADJIDI, Daryoush MEHRJUI, Rafi
PITZ, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN … appréciés par de nombreux
responsables culturels de l'occident, avait connu la célébrité à l’étranger,
grâce à de fortes sommes d’argent dépensé pour la propagande de la
république islamique à l’extérieur.
N.B: Des
milliers d’artistes, poètes, écrivains, dont des centaines de cinéastes,
iraniens ont quitté le pays et des milliers d’autres restés en Iran sont privés
des facilitées qui sont réservées, aux quelques artistes, poètes, écrivains et
cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est comment les
intellectuels européens, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes
politiques, les responsables culturels qui continuent à soutenir les
producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, ne font aucune différence
entre bien et mal, même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement
connue...
Bahram
Beyzaï* :
Journée nationale du cinéma, journée nationale du peuple
Bahram
Beyzaï : La journée nationale du cinéma est le jour où tous les films
censurés ou interdits seront libérés. La journée nationale du cinéma est le
jour où le soutien aux films éminents du cinéma iranien n’est pas vu comme
ennemi. La journée nationale du cinéma est la journée du juste partage des
possibilités ; le jour où les privilégiés sont remplacés par des amateurs
de la culture. La journée nationale du cinéma est le jour où les bureaucrates
n’essaieront pas de paralyser l’esprit et de détruire des œuvres. La journée
nationale du cinéma est le jour où on n’est pas obligé de supplier pour
produire un film culturel et pour le montrer et où on n’est pas dégoûté de la
vie par son œuvre et par soi-même. La journée nationale du cinéma est le jour
où, de peur que les producteurs soient n’importe qui, on ne décide pas de ne
pas faire de films. La journée nationale du cinéma est le jour où les cinéastes
indépendants se lèvent, libres des ordres du cinéma commercial de la patrie,
libres des ordres des capitaux étrangers, libres des jeux politiques,
économiques et de circonstances, libres des ordres des festivals. La journée
nationale du cinéma est le jour où le cinéma est organisé par les amateurs de cinéma
et non pas par ses ennemis et par des commerçants qui, quand cela est
nécessaire, sont des bien-aimés de Dieu. La journée nationale du cinéma est le
jour où la mairie n’arrache pas les vieux arbres sous prétexte qu’ils font de
l’ombre pour les remplacer par du petit gazon parce que celui-ci peut être
foulé sous les pieds. La journée nationale du cinéma est le jour où le voile de
« comment et de pourquoi » est levé des caméras et où l’écran blanc
regarde sans voile l’œil du monde. La journée nationale du cinéma est un jour
vert, non pollué, sans nuit !
· Cinéaste
iranien résidant en Iran

Après des études
de littérature à la faculté de Téhéran, il fait sa première expérience
cinématographique en 1955 avec un film en 8mm. Nommé en 1971 maître enseignant
à la faculté des beaux-arts de Téhéran, il est l'auteur d'une vingtaine de
pièces de théâtre et de trois essais.
En 1970, il
réalise un premier court métrage, L'Oncle moustachu.En 1985,
durant le conflit Iran Irak, il réalise Bashu, le petit étranger qui ne
sortira sur les écran iraniens qu'après la guerre en 1988.

Bashu, le petit étranger
MELINA MERCOURI

BIOGRAPHIE :
Maria
Amalia Mercouri ( Athènes 1923 – New-York 1994)
Elle est née à Athènes
dans une famille de grande bourgeoisie, son grand père était maire de la ville et
député au parlement. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, son père fut l’un des
chefs de la résistance contre l’occupation allemande et Mélina a hérité de cet
esprit de révolte.
Après des débuts au théâtre, elle s’impose au
cinéma avec le film Stella (Michel Cacoyannis, 1955) avant de devenir
l’interprète favorite de Jules Dassin qu’elle épouse en 1966 et pour qui elle
tourne Celui qui doit mourir (1957), Jamais le dimanche (1960), Topkapi
(1964), Dix Heures et demie du soir en été (1966),
Après le coup d’Etat en 1967 et l’instauration
du régime des colonels, Mélina Mercouri, ayant perdue ses droits civiques est
poussée à l’exil. Elle entame alors une tournée internationale et chante en
faveur de la liberté de son pays et ne cesse d’apporter son soutien à la
résistance grecque.
En 1974, à la fin de la dictature, Melina
Mercouri retourne en Grèce où elle entre en politique. D'abord députée au
Parlement, elle accède au poste de ministre de la culture de 1981 à 1989.
Durant son mandat, elle se bat notamment pour la restitution des marbres du Parthénon,
entreposés au British Museum de Londres.
En 1993, Melina Mercouri est à nouveau nommée
ministre de
§ L’étrangère.
Paroles: Pierre Delanoë.
Musique: M.Théodorakis, M.Eleftheriou 1971 "Mélina"
Titre original: "O dikastis"
© 1971 - Disque Polydor
Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
Avec
Porte
Et
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Compte-rendu du sixième Festival
international du cinéma d’Iran en exil
Par F. B.
Le sixième Festival international du
cinéma d’Iran en exil a eu lieu, avec succès, du 3 au 6 avril 2008, au Centre
culturel
Nous avons pu voir et apprécié, non
seulement des films de réalisateurs iraniens en exil, mais aussi ceux de
réalisateurs de plusieurs autres pays – par exemple Cuba,
En plus, nous avons pu participer à
des débats avec des réalisateurs, écouter des musiques iranienne,
espagnole, arabe, et regarder avec
plaisir la danse Flamenco. Bref, on peut dire que c’était un festival
international !
Le 3 avril, avant l’ouverture
officielle du festival, nous avons
vu : « Le pillage », la bataille des Indiens Mapuches pour
récupérer leurs terres à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Puis,
« La volonté des femmes », la lutte des associations féminines en
Algérie, un documentaire de Seyyed-Ali Mazif, « Le pain et le lait »,
l’histoire de trois frères immigrés mexicains aux Etats-Unis, un film de Carim
Azeddine et Xavier de
Puis est arrivée l’ouverture
officielle du festival. Nous avons entendu le rapport de Monsieur Djavad
Dadsétan, l’organisateur du festival qui a expliqué que le festival donne la
possibilité de s’exprimer à tous ceux qui sont sous l’oppression et/ou la
répression d’une manière ou d’une autre, et ceci en dehors de leur nationalité.
A noter que chaque séance a commencé avec un court message de soutien à Ingrid
Betancourt.
Après le discours d’ouverture, nous
avons vu le film « Les funérailles ou… ? » (Extraits d’un film réalisé
clandestinement en Iran.) Puis, « En mouvement », un court-métrage de
Moslem Mansouri. La soirée s’est terminée avec un spectacle passionné de
Flamenco ainsi que quelques morceaux de musique iranienne chantés par Fetneh
Moghadam accompagnée par Garnik Khodabakhchian.
Le vendredi 4 avril, nous avons
commencé avec «Bambala », un moyen-métrage de Nabil Ghamez, suivi d’une
discussion avec le réalisateur (un programme spécial du SOS racisme) et
« Djiape », un
court-métrage humoristique de Vahid Zamani, réalisateur iranien.
Le même soir, nous avons vu le
premier film de la trilogie d’un autre réalisateur iranien, Hossein
Pourseyfi, « John Jackson sans
chaussures », un film muet. Puis, la soirée a continué avec « D’un
cri à un autre », basé sur le portrait de Soudabeh Ardavan – artiste
iranienne – un film de la réalisatrice iranienne Panthéa Bahrami. Ce film était
suivi de « Un autre avenir », un regard sur la résistance espagnole
contre Franco, un film réalisé par un collectif. Cette séance s’est terminée
avec le court-métrage «Terrain d’entente » qui mettait en scène
l’expulsion de familles Roms. Les spectateurs ont pu avoir une discussion avec
les réalisatrices Valérie Mitteaux et Anna Pitoun.
Pendant la séance suivante de ce
jour, nous avons vu : « Le Fils de
La dernière séance de ce jour était
le moment de voir « Vendetta Song », le voyage d’une fille kurde de
Turquie dans son pays d’origine, réalisé par Eylam Kaftan. Ensuite,
« Danse sous le drap », retour aux souvenirs de lapidations sous
Le samedi 5 avril a commencé avec un
film de Chapour Chahbazi, « L’homme de paille » ; puis un film
cubain « L’art d’attendre » de Edouardo Lamoura, « Les enfants
de l’île de Minou » de Soheil
Sépahpour, suivi d’une discussion avec le réalisateur, « Le dernier
moment », le deuxième film de la trilogie de Hossein Pourseyfi et
« Des Voies de Résistance », un film sur le mouvement de résistance
en France, le programme spécial de Festiv’Art de Limoges, suivi d’un débat avec
le réalisateur.
La soirée a continué avec le film de
Ramine Milani « Seahorses »
[Hippopotames] un long-métrage qui met en scène la vie de deux homosexuels dont
un iranien, et les problèmes que cela pose pour ce dernier dans une société traditionnelle,
y compris les individus de la même société dans un pays différent. Ensuite nous
avons vu un court-métrage d’animation « Masculin, Féminin » de Taha
Mirfakhraï et un long-métrage documentaire de Arach Riyahi « Une famille
iranienne en exil » qui a eu le prix du meilleur documentaire au Festival
Max Ophuls de Saarbrücken en Allemagne.
Le dernier jour du Festival, le
dimanche 6 avril, nous a donné la possibilité de voir le troisième
court-métrage de la trilogie de Hossein Pourseyfi « La peur d’une femme de
la règle du hors jeu » ; « Le Pilleur », un film de Mitra
Tabrizian, inspiré librement de l’assassinat de deux écrivains iraniens à Hyde
Park à Londres ; « La signification de la nuit » de Mostafa
Kalantari. Nous avons ensuite continué avec « En mouvement « de
Moslem Mansouri – la résistance de différentes nations, suivi de 5
courts-métrages de 5 minutes chacun sur métissage et contre le racisme, et
« Les dauphins », le très beau film muet de Farhad Yavari.
Le Festival s’est terminé avec deux présentations/débats :
1.
Le cinéma politique, la prison et le cinéma d’Iran en
exil, discours de Bassir Nassibi, fondateur du Cinema -ye- Azad (Allemagne),
avec quelques extraits de films réalisés en exil.
2.
Le programme spécial du Comité contre -lapidations, présenté
par Djamileh Nédaï. Une discussion avec Soussan Taslimi a terminé le festival.
En effet, cette comédienne iranienne en exil a réalisé son premier film
« La maison infernale » que nous avons visionné avant la discussion
avec celle-ci.
Le but du festival est non
seulement de présenter le cinéma iranien et d’autres arts en exil, mais
aussi de marquer un trait d’union entre
cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures. Un aspect
très intéressant du festival était la présence significative des films réalisés
par des jeunes cinéastes et des cinéastes femmes. Tous les débats, les films en
persan et les débats avec des metteurs en scène ont été traduits en français et
en simultanée.
Nous avons pu voir
plusieurs films réalisés par des cinéastes iraniens en exil, mais aussi des
films de cinéastes d’autres nationalités dans différents pays sur tous les
aspects de la vie, de réfugiés, d’immigrés, etc.
En résumé, nous avons assisté
à un moment fort de rencontres, de dialogues, de convivialité en même temps que
de présentations de films, qui nous ont permis de vivre un long week-end aussi
bien utile qu’agréable.
Plusieurs sessions étaient programmées sur les quatre jours,
avec pour chaque session, un long métrage ou plusieurs courts métrages, qui
parfois, étaient regroupés en l’honneur d’un seul réalisateur.
Le public était présent
tout au long du festival, avec une grande participation. Les spectateurs
étaient de tous les types (jeunes, moins jeunes, étudiants, professeurs etc.)
Les débats (traduits
simultanément en farsi/français) ont permis de partager les opinions, d’émettre
des critiques et de parler directement avec le réalisateur, avec une
participation active de l’ensemble des spectateurs.
Le festival a également
permis de faire connaître la nouvelle génération.
La communauté des artistes
iraniens a pu se retrouver durant ces quatre jours et montrer au public
français son engagement,
Le public français était présent, et détail intéressant
à noter, la plupart des gens présents le premier jour sont revenus les trois
suivant. C’est grâce à des manifestations de ce type que les échanges se font,
et que les gens peuvent être informés de ce qui se passe en Iran.
Enfin, ce festival a permis de démontrer le difficile
combat que mènent les intellectuels iraniens, méconnus par le grand public et
non soutenus par les grandes instances officielles, pour présenter leurs
créations. Ils doivent surmonter la censure, le rejet et les difficultés de
reconnaissance. Ils ne sont pour la plupart du temps que des exilés, des
réfugiés, des immigrés, vivant la
discrimination, le racisme au quotidien, notamment pour les jeunes issus de
l'immigration et les femmes qui ont à mener un double combat.
Il est donc important que ce festival puisse se
reproduire dans l’avenir afin de présenter de nouveaux artistes et attirer un
public encore plus nombreux.
Au programme : Films inédits,
fictions et documentaires, tournés-en Europe, aux États-unis ou en Iran de
cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures sur tous les
aspects de la vie d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, discrimination, violence,
etc.
Ces films touchent aux problèmes
quotidiens que vivent les jeunes générations dans les pays d’accueil, notamment
de jeunes filles en butte avec les fortes traditions religieuses et culturelles
de leurs parents ;
Ils témoignent directement
de la souffrance de l’exil vécu par des femmes confrontées à
l’indifférence, la peur, l’impuissance devant leurs révoltes et leurs
revendications.
Ce festival a attiré de nombreux
jeunes iraniens avides de connaître, analyser, discuter des différentes
difficultés de créations mais aussi de découvrir une réalité iranienne peu
connue du pays d’origine et de l’exil vécu par leurs parents.
Brève
enquête sur la public :
Les spectateurs étaient pour la majorité iranien, mais
de nombreux français ont également participé au festival avec une grande
participation de jeunes.
La plupart ont été informés par des mails envoyés par
association, ou ont été informés par le média et différents radios et
notamment: FIP, FPP, journaux Le monde,
etc. sites internets). Sinon, beaucoup de
spectateurs sont venues car ils ont eu les tracts et les affiches dans les facultés
et dans les magasins et restaurants iraniens à Paris.
Les
spectateurs habitués du cinéma
Enfin, quelques personnes sont venues car elles
passaient par hasard devant le cinéma et qu’elles ont vu les affiches.
Voilà ! Vivement le septième
festival du cinéma international d’Iran en exil !

L’association Art en exil a le plaisir de
vous annoncer :
Le programme de la 6e édition du Festival international du cinéma iranien en exil
Du 03 au 06 avril 2008
Au cinéma
21 rue de la clef, 75005
Paris M° Censier-Daubenton / Place Monge (ligne 7)
14h00
La spoliation de Dauno Totoro,
15h30 La cause des femmes de Sid Ali Mazif,
Séance suivie d’un
débat.
17h00
Le pain et le lait de Xavier
de
L’histoire de trois
frères mexicains immigrés aux Etats-Unis.
18h30
Procès de Berlin : le terrorisme iranien condamné de Djamchid Golmakani,
20h00 Cérémonie d’ouverture par le directeur du festival.
Projection de
courts : Terrain d’entente, Le Deuil ou ?, En
mouvement .
Spectacle
de Flamenco avec
Concert de musique iranienne par Fetneh Moghadam, suivi d’un verre de l’espoir.
Vendredi 04 avril
14h00
- Bambala de Nabil Ghames,
- Chiap de Vahid ZAMANI,
16h00 - John
JAKSON sans les chaussures, de Hossein
Pourseyfi, muet
-
For scream to scream de Pantéa
BAHRAMI,
- Un autre
futur de Richard Prost, 56', espagnol sous-titré français, documentaire. La résistance
populaire au coup d'Etat fasciste de Franco en 1936, film collectif proposé par
- Terrain
d’entente, de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun,
18h00- Fils de Tortue de Walid Matar,
- Le Cuirassé Abdelkarim de Walid Matar,
- Les
beaux jours de Meriem Riveill,
- Le
hijab comme système de Fathieh Naghibzadeh et Shina Ervin,50’, persan
sous-titré anglais
Concert de musique tunisienne par Mohammed Bihar suivi d’un débat.
20h30 - Vendetta
song de Eylem Kaftan,
Danse sous le drap, de Reza Vand,
d'Iran.
Samedi 05 avril
14h00 - L’épouvantail, de
Chahpour Chahbazi,
- Cuba,
l’art de l’attente, de Eduardo Lamora,
16h15 - Les enfants
de Minou de Soheil Sepahpour,
- Dernière
minute de Hossein Pourseyfi,
- Des
voies de résistance, de Nicolas
Lavergne,
Film
proposé par Festiv'Art, 8ème Festival de cinéma de Limoges, en présence du réalisateur.
18h00 Seahorses de
Rahman Milani,
Les
difficultés des homosexuels iraniens.Séance suivie d’un débat avec le
réalisateur.
20h30- Masculin, féminine de Taha
Mairfakhraii,
- Une famille iranienne en exil de
Arache Riahi,
Dimanche 06 avril
14h00
- La peur d’une femme de la loi du
offside, de Hossein Pourseyfi,
- Pilleur, de Mitra Tabrizian,
- Ce que veut dire la nuit, de
Mostafa Shoresh Kalantari,
16h00
- En mouvement de Moslem Mansouri,
- Paris,
Quinze réalisateurs
originaires de l’Afrique Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie
et d’Amérique latine réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le
thème : Paris,
Prix
de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI)
- Le
dauphin, de Farhad Yavari, muet,
18h00
Le
cinéma politique, la prison et le cinéma iranien en exil : conférence en persan avec traduction simultanée, illustrée
par des extraits de films par Bassir Nassibi, invité d’Allemagne, suivie d’un
débat.
20h00 Cérémonie de clôture.
La séance est organisée par le Comité des
femmes Contre
Ma
Pendant toute la durée du festival de
19h00 à 21h00, Chérifa Yamini signera son ouvrage Les secrets de
Renseignements et réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09
12 68 07 ou artenexil@free.fr
Avec le soutien
de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, Cinéma-ye-Azad (Allemagne), SOS
Racisme, Paris CADECS, Festiv’Art (Limoges), Maison de
l’Europe et de l’Orient, Radio FPP 106.3 FM,
Comité des femmes Contre
Association agréée Jeunesse et Education Populaire
par
Résumé des films
Ce que veut dire la nuit de Mostafa Shoresh Kalantari,
Fatimah, une fille de 15 ans d’une famille arabe
immigrée très intéressée par le balet, mais sa famille religieuse est contre
son plan. Cependant, elle décide d’avoir une double vie. En même temps, elle
expérimente de nouveaux aspects de la vie. Séance du
dimanche 06 avril 14h00.
Chiap de Vahid ZAMANI,
Cuba, l’art de l’attente de Eduardo Lamora,
Après 27 années d’absence, l’auteur
entreprend un voyage au cœur de l’utopie brisée de la société sans classe..
Entre documentaire socio- politique et dialogue intime mère-fils, ce film
montre un Cuba loin des stéréotypes journalistiques ou des clichés folkloriques. Séance du samedi 05 avril 14h00.
Danse sous le drap de Reza Vand,
Souvenirs des lapidations sous le
régime de
Des voies de résistance, de Nicolas Lavergne,
En mouvement de Moslem Mansouri,
Fils de Tortue de Walid
Matar,
Partis clandestinement en Europe depuis 2mois pour l'un, depuis
deux ans pour l'autre, Foued et Campa réagissent chacun leur tour devant la
cassette de ce qu'ils ont dit et rêvé à Tunis, 3ans auparavant. Confrontation
entre le passé et l'avenir, le rêve et la réalité, ces personnages parlent de
leur parcours singulier. Daly lui, continue à fixer l'horizon vers un ailleurs. Séance du
vendredi 04 avril 18h00.
For scream to scream de Pantéa BAHRAMI,
Portrait d'une jeune femme, qui a passé 8 ans de sa jeunesse
dans une prison de
Le film a été nommé pour le Prix Juliane Bartel Allemagne
en 2007. Séance du vendredi 04 avril 16h00.
John JAKSON sans les chaussures de Hossein Pourseyfi, muet. Séance
du vendredi 04 avril 16h00.
La spoliation de Dauno Totoro,
La répression à laquelle
est soumise le peuple Mapuche, originaire principalement du sud du Chili et de
l’Argentine. Depuis de nombreuses années, les terres ancestrales mapuches ont
été spoliées par les grandes entreprises transnationales exploitant le bois et
les minerais.
Face à cette destruction
environnementale, le gouvernement Chilien, ayant de forts intérêts économiques
avec ces entreprises, ne fait qu’empirer la situation du peuple Mapuche en
exacerbant la répression dans les communautés en conflit et en appliquant des
lois antiterroristes. Séance du jeudi 03 avril 14h00.
Le Cuirassé Abdelkarim de
Walid Matar,
Des jeunes en train d'attendre la délibération des visa, ce
papier qui va les permettre de réaliser leur rêve : partir de l'autre coté de
Méditerranée. Le résultat est négatif mais il faut bien une solution. Séance
du vendredi 04 avril 18h00.
Le dauphin de Farhad Yavari,
Le Deuil ou ? anonyme,
La commémoration du martyr Hussein. Ce film a été tourné
clandestinement en Iran. Séance du jeudi 03 avril 20h00.
Le hijab comme système de Fathieh Naghibzadeh et Shina
Ervin,50’, persan sous-titré anglais Séance du vendredi 04 avril
18h00.
Le pain et le lait
de Xavier de
José, Abel et Jesús étaient encore bien jeunes lorsque leur mère est
partie pour Les USA. Partie pour ne
plus revenir. Avec le temps, les envois et les communications se sont espacés,
la distance s’est creusée.
Quelques années plus tard, les trois frères ont, les uns après les
autres, quitté le Nayarit de leur enfance et entrepris le voyage vers le Nord.
La frontière a interrompu leur marche et ils ont bien cru qu’ils feraient leur
vie dans les zones industrielles qui bordent le grand marché américain. C’est
finalement en ordre dispersé qu’ils ont rejoint à leur tour l’Amérique des
clandestins. Ils résident aujourd’hui à quelques dizaines de miles de leur
mère.
La frontière, de plus en plus
difficile à franchir, s’est refermée derrière eux. Malgré les amis restés de
l’autre côté, malgré leur sœur restée au pays, malgré tous les souvenirs, il
n’y avait alors plus moyen de faire marche arrière. Séance du jeudi 03 avril 17h00.
Les beaux jours de Meriem Riveill,
Hager, tunisienne d’une soixantaine
d’années, vit seule à Paris depuis que son mari – un immigré tunisien qu’elle a
rejoint il y a plus de quarante ans – est décédé.
Désormais seule, elle vit dans la
nostalgie de son pays d’origine.
Le long d’une journée, les fantômes
du passé remontent à la surface et prennent part à la réalité.
Les souvenirs avec sa sœur, la complicité perdue, ainsi que
l’illusion de la jeunesse et son rire éternel submergent Hager d’une vague où
la lumière, les sons et les sensations la rappellent à un pays perdu qu’elle
n’ose retrouver où plus personne ne l’attend. Séance du vendredi 04
avril 18h00 suivie d’un débat avec la réalisatrice.
Les enfants de Minou de
Soheil Sepahpour,
Ma maison infernale (All
Hell Let Loose) de Susan Taslimi,
Pas facile pour Serbandi, Moyen-oriental établi avec sa
famille en Suède, d'accepter ce qu'il voit. Dans son pays, on le respectait.
Ici, il se tue au travail tandis que les membres de sa famille créent un
étrange chaos. L'aînée s'appelle Minoo, et elle vient de rentrer des
États-Unis... où elle travaillait comme stripteaseuse. Il y a aussi la
grand-mère, celle qui voit tout, enregistre tout et un petit garçon tout confus
au seuil de sa vie d'adulte. Séance du dimanche 06 avril 20h00 suivie
d’un débat avec la réalisatrice.
Masculin, féminine de Taha
Mairfakhraii,
Paris,
Quinze réalisateurs originaires de l’Afrique
Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie et d’Amérique latine
réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le thème : Paris,
Prix de la fiction au Festival du
Film d'Afrique et des Îles (FIFAI). Séance du dimanche 06 avril 16h00.
Pilleur, de Mitra Tabrizian,
Librement inspiré de l’histoire de l’assassinat de deux
écrivains iraniens à Hyde Park. Séance du dimanche 06 avril 14h00.
Procès de Berlin : le terrorisme iranien
condamné de Djamchid Golmakani,
Les assassinats de
quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, en septembre 1992
à Berlin. En octobre 1993 commence le procès de cinq accusés, d'avoir mené
cette action terroriste. Le procès a duré trois ans et demi. Le 10 avril 1997,
le Tribunal de Berlin, après 247 séances d'audience, rend le verdict. Le juge
prononce la condamnation à l'emprisonnement des terroristes. Pour la première fois
dans l'histoire, il condamne aussi les hauts dirigeants de l'Etat iranien en
tant que commanditaires de ces assassinats. Aussitôt, les gouvernements
européens, par une décision commune rappellent leurs ambassadeurs de Téhéran.
Le film suit aussi les
sept mois de crise politique entre l'Union Européenne et l'Iran, qui prend fin
avec le renvoi des ambassadeurs européens à Téhéran en novembre
Seahorses de Rahman Milani,
Mina, 8 ans, vit
avec son père biologique, Babak et son partenaire, Paul à Berlin. Au cours
d'une célébration religieuse réservée aux femmes, on traite Mina différemment
du reste des filles à cause de sa situation de famille. Trouvant ses pères
incapables d'action pour changer la situation injuste elle proteste en arrêtant
de parler. Pendant ce temps Shahla qui arrange la célébration, a des
difficultés à la maison avec sa fille Hoda, adolescente qui montre peu
d'intérêt pour les valeurs traditionnelles. La tension entre Shahla et Hoda
cause la rébellion d'Hoda contre sa mère. Shahla se trouve bientôt capturé dans
le passé dont elle a essayé de s'échapper. Séance du samedi 05 avril 18h00
suivie d’un débat avec le réalisateur.
Terrain d’entente, de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun,
Roumanie,
vit avec ses deux enfants et trente autres familles sur une lande de terre en
bordure
de la ville. Touchée par leur dénuement, la mairie n’a jamais pu se résoudre à
les
expulser.
Mais début 2003, le nouveau gouvernement désigne les Rroms comme un
“problème
à résoudre”. Le 5 mars, l’information tombe : la préfecture a prévu l’expulsion
pour
le lendemain matin…
La version originale Caravane 55 de
Un autre futur de Richard
Prost, 56', espagnol sous-titré français,
documentaire.
La résistance populaire au coup d'Etat fasciste de Franco
en 1936. Séance du vendredi 04 avril 16h00.
Une famille iranienne en exil de Arache Riahi,
Les
retrouvailles lors d’un pèlerinage à
Ce
film a obtenu le prix du meilleur film documentaire du Festival Sarrebruck. Séance du
samedi 05 avril 20h30.
Vendetta song de Eylem Kaftan,
Le retour au pays d’une fille kurde. Séance du vendredi 04 avril 20h30.
Evénements :
Du 27 au 30 août 2006 nous étions présents autour de soutien au développement du débat
d’idées et de la diversité culturelle, le Centre Culturel et de Coopération
Linguistique de Tallinn a invité l’Association Art en Exil, pour une
intervention au colloque international sur la diversité culturelle et la
tolérance culturelle le 30 août 2006 à Tartu). (Notre association a été la seule association française invitée à ce
colloque).
M. Djavad Dadsetan directeur artistique de l’Association s’est rendu en Estonie
du 27 au 31 août 2006 et a fait une intervention sur le thème « Tolérance
culturelle en France » au colloque organisé par le PÖFF, le 30 août 2006,
dans le grand amphithéâtre de l’Université de Tartu.
-
7ème festival international de court-métrage de Limoges qui a eu lieu du 23 au 25 novembre
|
Le rôle du
cinéma dans le maquillage du visage de cinéma nazi et de cinéma de |
|
Le cinéma et la torture dans les
prisons de Par : MINOU HOMAILI |
|
Bilan
du 4ème festival de cinéma iranien en exil
|
|
Bilan du 3ème festival
de cinéma iranien en exil
|
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Entretien
avec Moslem Mansouri sur le cinéma souterrain (clindestin et interdit) iranien Par : ALI ASGHAR BEHROUZIAN |
Festival du Cinéma Iranien en Exil
Paris, 15
- 18 mars 2007
5ème Edition, dédiée aux femmes
au Cinéma
Jeudi
15 mars
15h00
- Carte
blanche
à l'association Festiv'Art projection
de 6 films primés au 7ème
festival de court-métrage de Limoges (2006),
COMPETITION
GENERALE :
- GRATTE
PAPIER, Fiction,
8mn7s, France
- BONNE NUIT
MALIK, Fiction,
15, France
- BHAÏ-BHAÏ, Fiction,
19min. France
COMPETITION
DOCUMENTAIRE :
- IL N'Y A
QUE LE BAZAR QUI RESTE, Fiction, 13mn, France
- EUT-ELLE
ETE CRIMINELLE, Fiction, 10mn, France
- UNE PÊCHE
D'ENFER, Fiction,
23mn, Belgique
17h00
Ma Maison (Khaneh Ma), de Anna Fahr,
documentaire, 90 min. documentaire,
(Canada) persan, français
19h00
Bulletin du Groupe Louis BECQEREL
4 courts métrages
autour d'une simulation d'accident nucléaire, de 50min. documentaire,
(France) débat en présence des réalisateurs
20h00
Cérémonie d’ouverture
- JE NE PLEURE PAS, JE PEINS ! Portrait de Maryam, peintre iranienne, persan, débat en présence de réalisateur, Film documentaire de
- Ricochet de Sarah GUREVICK Film fiction de
Concert de musique. Un verre de
l’espoir suivra le concert
Vendredi 16 mars
14h00
-Prison en
Iran : Massacres de 1988, de Hamid HAMIDI documentaire, 54 min. persan en présence de réalisateur (Pays-Bas)
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