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" La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose. " Victor Hugo

" La démocratie, c’est la grande Patrie. "

Victor Hugo

 

CINEMA

                                                                                                                        

              Le 8ème Festival international du Cinéma iranien en Exil

Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:

  IMMIGRATION, EXIL

LA DISCRIMINATION sous toutes ses formes: le racisme, le sexisme, l’âge, les handicaps, l’homophobie, l’apparence physique - et leurs conséquences,

                  LES FEMMES

                                     CENSURE, Colonialisme, violences …

Festival est ouvert aux cinéastes de toutes horizons et toutes nationalités confondues.

Formats acceptés : tous

                     Non compétitif

Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.

Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2009

03 – 06 avril 2010

              Cinéma La CLEF (Centre culturel la CLEF)
21, rue La Clef/ rue Daubenton 75005 Paris

M° Censier- Daubenton / Place Monge (ligne 7)

Infos et inscription:

Mr. DADSETAN - Djavad

Boite 19

Hall M

156, Rue RAYMOND LOSSERAND

75014 Paris/ France

Tél: 01 45 42 20 16 -  06 09 12 68 07

                      E-mail : djavad@free.fr

E-mail : artenexil@free.fr

 

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Le cinéma et la torture dans les prisons de la République islamique !

Par : MINOU HOMAILI et les films de Monsieur Mohsen Makhmalbaf, la lumière des yeux du régime de la République islamique et des festivals à la télévision de la prison!!!

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« Kiarostami, Un nom et rien d’autre »

La lettre ouverte de Fariborz Alimohammadi, - F. shabâneh, écrivain et poète iranien résidant à Paris,- à Madame Juliette Binoche

 

     Chère Madame Binoche,

 

     Je vous salue.

     Je « te » salue en mémoire d’un grand homme que j’aime pour son humanisme, pour son art d’être humain : Kieślowski le Grand, s’il est mort !

     Je vous tutoie, si vous me le permettez ?

     Je veux te parler d’un homme, « un homme que j’aime moins que toi » car tu es mon actrice favorite de ces dernières années et que je ne te connais pas aussi bien que je le connais. Je veux te parler de quelqu’un que je ne connais plus !!! Ce n’est pas à cause de la monture noire que tu n’as pas dessinée autour de ses yeux que je ne le reconnais plus, mais c’est pour ce voile noir dont il a tissé au plus profond de lui les fils des chaînes et des trames, de manière conventionnelle, contrairement à ses films.

     Il y a le réalisateur Abbas Kiarostami, mon compatriote ! Et votre cher ami à vous, vous, les cinéastes français ! Abbas Kiarostami, celui qui me fascinait tant lorsque j'étais enfant pour : Devoirs du soir, Le Pain et la Rue qui donnait des leçons d’amitié  Et Plus tard pour Où est la maison de mon ami ? et Au travers des oliviers.

     Mais en grandissant,- j’aurais préféré rester un enfant, - j’ai été capable d’en voir bien d’autres car je ne pouvais pas fermer mes yeux ! «  La Palme d’or, Le Lion d’or, le désir, la célébrité, l’argent, et derrière tout ça, un grand oubli, la trahison !

     Adulte, je crois que mon ami d’enfance a tout sacrifié pour tout cela. Tant de pureté et de simplicité que depuis le début ne l’étaient peut-être pas tant que ça. Il y a 40 ans qu’Abbas a fermé sa « bouche fermée » et s’est occupé de ses affaires. Il ne parle pas de son peuple, ni de la faim et de la pauvreté, ni de l’illettrisme et de l’oppression que subissent des millions de femmes et d’hommes en Iran. Il ne parle ni des enfants qui pour avoir « le pain de la rue d’Abbas », attendent dans les couloirs de la mort ni des mères qui se prostituent. Pourquoi? Parce qu’il n’aime pas parler de politique, mais de l’amour et de l’humanité. Ces réalités ne concernent-elles pas l’humanité ?

     Toutefois, il a bien enseigné à ses disciples (Djafar Panahi, …) de faire des images de ses non-dits de sorte que seuls les Parisiens les apprécient.

     Abbas joua très bien son rôle dans le monde du cinéma et  y grava son nom. Cependant, il n’a jamais été un cinéaste iranien. Il y a le cinéaste Kiarostami, c’est tout et rien d’autre ! Il n’est un combattant ni un opposant. Peut-être qu’il n’aime pas l’être. Mais jamais, en dépit d’une notoriété internationale, il n’a bénéficié, voire dix secondes, de cette grande tribune du cinéma mondial pour tenter d’attirer l’attention du monde entier sur sa patrie et de réveiller l’opinion publique mondiale insouciante, naïve ou endormie face aux souffrances et aux douleurs de ses compatriotes. En revanche, il est  devenu un pantin entre les mains des hommes politiques, une sorte d’homme à tout faire pour résoudre leurs problèmes.

     Par chance et grâce à un peu de calcul, il a réussi à obtenir ce qu’il voulait. Pourtant, tout cela ne vaut rien. Il y a peu de temps, lors du festival de Venise, après la projection de son dernier film baptisé Shirin dans lequel tu tiens le premier rôle, il a répondu de ta part, d’une ruse rhétorique: « Moi (Binoche), j’éprouve de la compassion pour les femmes iraniennes qui sont obligées de porter le voile et c’est pour cette raison que je l’ai porté dans le film ». Il a omis de répondre lui-même à une question concernant la situation politique en Iran. Je ne sais pas pourquoi en réponse à cette question il n’a rien dit de ta part. Je te remercie. Mais tout le monde sait qu’il n’a pas le courage de faire pareille chose en Iran.

     Qu’est-ce qu’il a fait afin de manifester ses compassions envers les femmes iraniennes ?  Sinon la réalisation du film Ten qui était un affront à toutes les femmes iraniennes dont seules les prostituées savent bien à quoi s’en tenir et parlent de philosophie de vie. Je suis certain qu’il interprète son œuvre autrement et de la même façon qu’il a interprété Sohrab, Forough et Khayam.

     Je l’ai même entendu dire qu’il t’avait surprise avec le synopsis de Copie conforme (à l’original) et que tu as enfin appris que le scénario du film n’est pas basé sur une histoire vraie, comme prétendu. Demande-lui de te raconter l’histoire de « Ce menteur de berger ! » et de te parler de Sohrab Shahid Saless, de sa grande absence, et de sa présence remarquable au sein du cinéma mondial, s’il en a le temps.

     Notre ami me fait penser à l’un des personnages du Petit prince qui aimait être loué. Désormais, il écrit des poèmes, fait une relecture d’Hafez et s'essaye à la mise en scène d’opéra. Il fait une chambre noire d’un marécage des grenouilles et fait bien d’autres choses que les autres ignorent …

     Il est devenu un illustre personnage. Et c’est plutôt difficile d’entrer en contact avec ce genre de personnes. Donc, dis-lui de ma part : « ça suffit, soit tu te tais, soit tu brises le silence » !

 

     A la mémoire de Bleu de Kieślowski

    

     Fariborz Alimohammadi, Paris, le 18 septembre 2008

 

 

        

 

 

C’est une époque bizarre, monsieur Ahmadinéjad !

 

Lettre de Abbas Kiarostami à président Ahmadinéjad

 

Un jour, mon fils qui avait cinq ans à cette époque-là, mangeait un biscuit. Un ami lui en a demandé un peu et moi aussi je lui ai demandé de m’en donner. Mais Bahman n’avait qu’un seul biscuit. Perplexe, il nous a regardés en se demandant auquel de nous deux il donnerait son biscuit. Mon ami a simplifié le problème et lui a dit : « Donne le biscuit à celui que tu aimes le plus ! » Bahman nous a regardés et m’a dit : « Papa, je t’aime plus mais j’ai envie de lui donner mon biscuit. » Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé il y a vingt et quelques années dans la tête de mon fils de cinq ans, mais moi j’ai des raisons de pourquoi je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre.

 

Monsieur Ahmadinéjad, il y a pour moi des raisons simples qui expliquent pourquoi je t’aime plus que l’autre. Tu me rappelles l’année 1357(1979). A cette époque-là, la morale, l’objectif et le sacrifice n’étaient pas des mots abstraits pour changer la vie de la population ; ils étaient des choses naturelles et des détails vivants de l’esprit et de l’action de millions de jeunes croyants, sains et honnêtes qui voulaient utiliser la révolution pour que la classe opprimée de la société vive dans de meilleures conditions. Je regarde après vingt et quelques années et je comprends clairement cette protestation et ta dépression intérieure. Tu rends encore vivant, sans mensonge, le « nous » de l’année 57 (79). Je t’aime parce que je ne peux pas ne dire la vérité à moi-même que ce que tu dis est vrai. C’est la réalité que dans le monde actuel, les sommets de la richesse en dominant les marches de la puissance, ne laissent aucune place pour le développement de la population.

 

Mais monsieur Ahmadinéjad, il y a quelque chose qui te rend inapte au monde de 2005. Donc, malheureusement, tu ne sers que d’être déprimé dans un monde sans principes. Un monde qui est construit en 27 ans et dont nous aussi nous faisons partie. Le monde a créé des conditions difficiles pour ceux qui disent la vérité, mais ceux qui sont de la même espèce, sont capables de se comprendre et…

 

Cher ami, je dis simplement que nous ne pouvons pas nous arrêter en 1357 (1979). Les croyances de cette époque sont terminées et dans les équations compliquées actuelles, nous ne sommes pas les seuls décideurs du jeu actuel. Tu es trop honnête et trop principiel pour jouer dans le jeu complexe des politiciens corrompus par le pouvoir. Donc, comme disait Modaresse : « Maintenant, il faut quelqu’un qui sache les règles du jeu de ce monde. »

 

C’est pour cela que je donnerai mon vote à quelqu’un que j’aime moins que toi *mais qui comprend mieux que toi les réalités de la vie d’aujourd’hui. Tout mon espoir est qu’au moins il comprenne en faisant attention à ceux qui votent pour toi, que notre population opprimée est dans l’attente, qu’il fasse attention à cette classe démunie et qu’il donne plus d’importance à la santé de l’administration de la société. Cher ami, j’ai voté deux fois jusque-là et j’ai regretté les deux fois*. Cette fois-ci j’irai plus préparé à l’urne, mais je donnerai mon vote à quelqu’un d’autre que j’aime moins que toi. C’est une époque bizarre, frère !

 

* Ayatollah Akbar RAFSANJANI

* Ayatollah KHATAMI

Cette lettre a été publiée sur plusieurs sites et dans la presse écrite à l’intérieur du pays, y compris dans Khâbgarde, Bâztâbe, Agence de presse IRNA, Aftâbe, Gooya, etc.…

N.B.

Les responsables culturels continuent à soutenir M. Abbas Kiarostami et les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs : (comme MK2, ARTE, Théâtre de la ville, Centre Georges Pompidou…) même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue…

 

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Extrait de « Journal d’Aftab publié à Téhéran», avril 2009

 

Le père de Roxanan Sabéri : Bahman Ghobadi n’est pas le fiancé de ma fille

     

Aftab : Le père de Roxana Sabéri qui avait dit à un journaliste américain que Bahman Ghobadi cinéaste iranien, est en train d’utiliser le nom de sa fille pour devenir célèbre, a annoncé que Bahman Ghobadi n’est pas le fiancé de Roxanan Sabéri.

 

Bahman Ghobadi : Roxana Sabéri était ma fiancée.

 

Le groupe CAC/Aftab rapporte que Gholam-Réza Sabéri, le père de Roxanan Sabéri, journaliste irano américaine qui était condamnée à 8 ans de pprison, accusée d’espionnage, a déclaré, dans le cadre de ses efforts pour libérer sa fille, qu’à sa connaissance Roxana n’a jamais été fiancée, et que c’est la famille et son avocat qui vont suivre son dossier.

 

Il a ajouté que personne ne doit intervenir dans cette affaire sans l’autorisation de la famille. Il a continué en disant que Bahman Ghobadi utilise cela dans les intérêts de son film et pour être reconnu internationalement, et qu’il ne laisserait personne utiliser le nom de sa fille, que le dossier est juridique et rien d’autre.

 

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Les contrefaçons du régime [de la République islamique]

dans le cinéma et l’art clandestin

Par Moslem Mansouri, Cinéaste Iranien en exil

www.moslemmansouri.com

mai 2009

 

Suite à la fondation du cinéma clandestin en Iran, la littérature et la musique clandestines se sont formées aussi. La musique clandestine s’est montrée avec des chansons de protestation et sociales. Ensuite le régime, pour les confronter, a développé des chansons minables au nom de la musique clandestine.

 

Depuis longtemps, le régime essaie de faire la même chose pour salir le cinéma clandestin. Il essaie de créer une confusion entre l’art clandestin et l’art officiel. L’année dernière, les organisateurs du régime ont annoncé bruyamment que le plus grand concert « clandestin » sera mis en place à Dubaï, et que les artistes feront leur concert avec l’autorisation de l’État et retourneront en Iran.

 

Le régime veut pousser la société à penser que la musique clandestine est une forme de musique comme le pop ou le rap. Pourtant, la différence et la frontière entre les deux sont la même que celle les partis et les groupes politiques qui ont des activités sous la protection et dans le cadre de la loi du régime d’un côté, et de l’autre, les courants qui luttent pour briser la même loi. Comme par hasard, les deux groupes protestent. Les protestations des premiers n’est pas contre le régime et sa loi, mais pour les réformer, pour que le régime reste en place. Mais les seconds luttent contre l’exploitation des masses laborieuses du régime et de sa loi. On peut donc voir que même dans l’art officiel on proteste, mais c’est une protestation autorisée. Y compris de temps en temps, le régime proteste contre lui-même. Ces protestations sont faites pour que l’on fasse une confusion entre l’art clandestin et celui officiel.

 

Dans ce sens, le Ministère de l’Intérieur a réalisé par un de ses laquais, un film qui s’appelle « Personne ne sait rien des sanglots d’Iran ». On dit que c’est un film sur la musique « clandestine » en Iran. Les médias du cinéma de la République islamique disent que ce film a été réalisé d’une « manière clandestine » ! D’un côté, vous avez la musique « clandestine » qui est réalisée avec le passeport et autorisation du régime à Dubaï, et de l’autre côté, vous avez un film « clandestin » dont les médias de la République islamique font la publicité.

 

C’est intéressant de voir que les Ministères de la Culture et de l’Intérieur produisent des soi-disant films « clandestins », et ne même temps ils deviennent eux-mêmes les critiques et font beaucoup de bruits autour de leur censure pour cacher leur vrai but.

 

Un des sites du régime « le Conseil islamique des artistes » écrit : « Ces derniers temps, loin derrière le dos des directeurs culturels, certains centres artistiques et littéraires sont poussés, pas de façon linéaire mais en bondissant, vers la clandestinité. On peut donner des exemples dans le cinéma clandestin, la musique clandestine, la littérature clandestine, etc. Aussi, dans le monde du livre et de la littérature, avec l’exposition internationale du livre à Téhéran, ceci s’est développé de plus en plus. »

 

C’est clair que la République islamique ne peut pas faire abstraction du cinéma et de l’art clandestins. Donc, comme il ne peut pas les empêcher, il essaie de les salir. Lui aussi, comme les autres régimes de répression sociale, il a différents moyens de sortir les mouvements sociaux de leur voie et de les détruire de l’intérieur. Dans ce cadre, les médias persanophones de l’intérieur comme de l’extérieur, jouent le rôle de bourbiers culturel du régime. Ils injectent à la société des ordures culturelles, politiques et propagandistes du régime sous différentes couvertures. Les médias persanophones dans les pays occidentaux jouent le même rôle. Les directeurs de ces médias sont d’accord sur cette question avec le régime, que la voix des affamés ne doit pas être entendue, que leurs points de vues ne doivent pas être vues et que leurs revendications ne doivent pas être réalisées.

 

Quant aux pays occidentaux, même si ils ont des oppositions avec le régime, ils ont un point commun avec celui-ci : la peur du développement d’un mouvement appartenant aux opprimés et aux exploités de la société. Leur protestation ressemble à celle d’une partie du régime contre une autre ; le même genre que l’art non clandestin fait contre le régime. Pourquoi ? Parce qu’une brèche ouverte dans le système d’exploitation par un mouvement populaire,  aura comme premiers perdants justement les pays occidentaux.

 

Pour cette raison, les films qui sont faits sous le régime islamique ou dans d’autres pays et qui parlent des questions sociales, de la pauvreté etc.,  sont, pour la plupart, contre la population pauvre. Quand quelqu’un fait le choix de parler de la misère, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et son origine – c’est-à-dire le système d’exploitation –, s’il ne fait pas le lien entre celle-ci et le mouvement de protestation sociale comme une solution principale, et si au contraire il fait le lien entre celle-ci et des relations affectives, morales et de chance, ce sera une trahison des masses exploitées. Car les régimes s’efforcent d’éloigner  la société de l’origine de la pauvreté, et de montrer à la société des solutions bidons pour que leur système d’exploitation reste en place. C’est pour cela qu’il font tellement de tintamarre et donnent tout ce qu’ils ont comme Oscar à des films répugnants comme ….pour que les habitants des bidonvilles pensent que leur situation changerait à travers un jeu et non pas par une révolution.

 

Si jusque hier, les États essayaient de gagner les artistes, aujourd’hui ils ont gagné l’art, ils ont gagné le cinéma et la musique. Si un artiste veut que son œuvre soit vue et qu’il gagne sa vie et la notoriété, il doit travailler avec eux et dans leur cadre. Aujourd’hui ces cinéastes et ces artistes sont les employés de ces compagnies, ils produisent sur la base de ce qu’eux veulent. L’art clandestin, le vrai, montre qu’il est sur la bonne voie, il sait ce qu’il  faut faire.

 

C’est la tâche des artistes, des êtres humains, qui se battent contre le système de vol et d’exploitation et qui préfèrent la pauvreté, la solitude et l’anonymat à la richesse donnée par le régime d’exploitation. Il faut consciemment dénoncer les ruses des régimes dans les domaines social et artistique.

 

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Les vendeurs d’art au service du régime de la République islamique

 

La République islamique, comme d’autres, a toujours eu besoin de ceux qui, en apparence, sont à l’extérieur du gouvernement et qui jouent le rôle de critiques.

 

Ces gens-là rentrent en scène pour développer les buts du gouvernement dans la société. Au moment des élections, on voit que certains cinéastes et écrivains, des experts et des courants fabriqués par le régime, commencent à bouger sous le nom d’activistes sociaux, défenseurs des droits des femmes, etc. C’est pour mettre en pratique ce que veut Khaménéi que « le peuple rentre en scène » et participe massivement aux  élections.

 

C’est évident que le spectacle des élections est important pour les criminels qui sont au pouvoir en Iran. Ils veulent, avec cette tromperie, éloigner la société de toute réflexion qui irait dans le sens du renversement du régime.

 

Dans ce genre de groupes, on peut voir des cinéastes, journalistes et courants fabriqués par le gouvernement, qui sortent des déclarations pour soutenir tel ou tel candidat poussant la société dans la direction du régime.

 

Le genre Mohsen Makhmalbaf qui vit à l’extérieur du pays et qui a soi-disant émigré ; ils font peur à la population en lui disant que s’il ne vote pas pour celui-ci, c’est celui-là qui sera élu. Quelle est la différence entre untel et untel pour la société ? Quelle différence il y a eu pendant trente ans ? Ce n’est pas les élections qui changent quoi que ce soit. C’est un  gouvernement qui change ses pions sur la base de ses intérêts internes et internationaux.

 

C’est là où on voit le rôle de ceux qui poussent la société vers les intérêts du régime et qui la trompe. Ces courants ont donné des coups terribles contre les mouvements des femmes, des étudiants et des ouvriers.

 

Le régime ne peut pas arrêter les mouvements sociaux seulement par la répression. Le rôle de ces courants est aussi de chercher à montrer un visage plus doux de ce régime, un régime qui ne donne aucune possibilité de protestation et dont dans sa prison on tue toujours des étudiants.

 

Un régime qui met sur scène comme artistes « clandestins » des gens qui étaient des mercenaires de différents ministères, pour salir les vrais clandestins. L’un annonce qu’il veut émigrer du pays sans demander l’asile pour pouvoir aller en Iran et revenir. Ces gens-là sont les vis et écrous de la machine de crimes inhumaine de ce système social qui, tôt ou tard, sera écrasé par la masse des affamés.

 

Lila Ghobadi, mai 2009

www.banoufilm.blogspot.com

lilacforfreedom@gmail.com

 

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Le cinéma clandestin en Iran

 

Le cinéma clandestin a différentes définitions dans différents pays. Par esemple, aujourd’hui aux Etats-Unis, il y a un festival de cinéma clandestin qui veut dire un cinéma séparé des critères des studios ; une sorte de cinéma indépendant. Mais dans les pays dictatoriaux, sous le pouvoir des gouvernements idéologiques, cela a une différente signification : le cinéma de protestation, de dénonciation, un cinéma séparé des critères de censure gouvernementale. Pour nous, le cinéma clandestin en Iran a cette dernière signification.

 

Depuis 2004, avec la fondation du cinéma clandestin par Moslem Mansouri, les efforts d’un groupe de cinéastes et d’activistes sociaux est d’aider les cinéastes et les étudiants en cinéma qui font des films clandestins en Iran pour sortir ces films (montés ou non) afin de les montrer dans différents endroits – universités, centres culturels et autres. Ceci dans le but de montrer l’image réelle de la société policière et de la censure.

 

Depuis que Moslem Mansouri a pu réaliser des films clandestins, la réalisation de ce genre de films a continué par d’autres personnes, et certains ont pu être présentés à l’extérieur du pays. Malgré cela, il faut dire que le cinéma clandestin fait face à deux problèmes. Le premier étant la question de la sécurité. C’est dangereux de faire ce travail en Iran. Par exemple, Mona Mollakhani a été arrêtée en 2005 à Téhéran pendant qu’elle faisait un film, et à ce jour il n’y a aucune nouvelle d’elle. Le deuxième problème est question financière. Personne ne veut produire un film clandestin. Malgré tout cela, des étudiants en cinéma continuent à faire des films clandestins.

 

C’est pour cela que le régime essaie de salir l’image du cinéma clandestin et d’empêcher son développement en faisant entrer sur scène ses mercenaires en tant qu’artistes clandestins.

 

Nous, en soutenant le cinéma clandestin en Iran, voulons que ce cinéma ne reste pas isolé. Nous voulons aider ce cinéma pour qu’il puisse continuer à montrer les revendications des exploités et des opprimés qui se battent pour une vie humaine et la liberté.

 

Barbod Taheri

Barbodtaheri@yahoo.com

 

 

 

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Compte rendu de « La septième édition du festival international du cinéma iranien en exil »

La septième édition du festival international du cinéma iranien en exil a eu lieu, avec succès, du 2 au 5 avril à Paris au cinéma La Clef, dans le 5ème arrondissement de Paris.

 

35 courts, moyens et longs métrages -- des films inédits, fictions et documentaires de toutes nationalités confondues -- ont été montrés pendant ce festival. Aussi, plusieurs débats avec des réalisateurs ont eu lieu pendant le festival.

 

Le festival a commencé par une cérémonie d'ouverture le 2 avril. Suite au message de Djavad Dadsétan, directeur du festival, nous avons pu voir: "La danse du soleil interdite" de Lila Ghobadi, jeune et talentueuse réalisatrice iranienne en exil  au Canada et avec qui nous avons pu avoir des échanges enrichissants, sous forme de questions/réponses pendant le festival. Nous avons poursuivi avec "Acteurs et clandestins" de Benjamin Minot et Mathias Desmarres, film touchant sur la situation des sans-papiers iranien en Belgique.Ensuite, nous avons visionné "Printemps noir" un film émouvant de Réza Azadi, jeune réalisateur iranien exilé en Hollande. A travers le destin tragique d'une jeune étudiante de théâtre, le réalisateur a montré les crimes du régime et les attaques de celui-ci contre les libertés les plus fondamentales et comment il s’est fait piégé par soit disant ouverture . Puis, nous avons continué avec deux courts-métrages: "Ricochet" de Sarah Gurevick et "La Musique" de Asier Urbieta. La soirée s'est terminée avec un spectacle de Flamenco suivi d'un verre d'amitié et d'espoir.

 

Le vendredi 3 avril, il y a eu 4 séances:

La première séance était dédiée au cinéma espagnol. Nous avons visionné plusieurs films très intéressants: deux films de Gonzalo Ballester -- "The Molky Way" et "Mimoune"; "une vie meilleure" de Luis Fernandez Reneo; "Skunks" de Inés Encisco; "The Magic Glasses" de Daniel Rebner; "Hero, wings are not necessary to fly".

 

La deuxième séance était consacrée à deux films touchants: un film de Bénin de Clément Dupeux, suivi d'une rencontre/débat avec le réalisateur (les photos de ce films ont été présentées sous forme d'une exposition de photos au festival), et "Moradores" par Jeanne Dressen, un documentaire français/portugais sur l'immigration portugaise fuyant la dictature, suivi également d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.

 

A la troisième séance, nous avons vu "OK" de Blerta Zeqiri sur Cosovo sur la triste réalité de trafique des femmes, suivi d'un débat avec le comité des femmes contre la lapidation, suivi de "Sans terre...sans terre" de Stéphane Pauvret et Bérengère Jeannelle sur le combat des sans terres au Brésil, suivi d'une rencontre/discussion avec les réalisateurs.

 

A la dernière séance du vendredi, nous avons pu revoir le film belge "Acteurs et clandestins", puis un documentaire de Alexandra Paraboschi "Afghanistan: la reconstruction par le théâtre" suivi d'une rencontre/discussion avec la réalisatrice.

 

Quatre séances ont été aussi organisées le samedi 4 avril:

A la première séance, nous avons vu l'ensemble de 10 films qui composaient un long métrage, sous le titre "Paris, la métisse", suivi de "Le coq" de Hossein Arian et une rencontre/débat avec lui. La première séance s'est terminée avec "Un film par personne" de Shahin Taher.

 

La deuxième séance a été consacrée aux films primés du festival de Limoges de 2008: "Un dimanche à Pripiat" de Frédéric Cousseau et Blandine Huk; "Songe d'une femme de ménage" de Banu Akseki; "Clashdance" de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel Murat, et le très émouvant court métrage de Nijuman Noborei "200 000 fantômes". Une courte présentation a été faite par un des responsables de ce festival de Limoges à la fin de la séance.

 

La troisième séance était entièrement consacrée  "Au coeur de l'orage", un documentaire sur le mouvement de la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, suivi d'une rencontre/discussion avec d’un des rescapés de ce mouvement Monsieur Michel KACHKACHIAN, Résistant (CFMPF), la représentante de LICRA, et Madame Catherine Vieu Charrier (Adjointe au Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant, Conseillère de Paris, Conseillère du 12e Arrdt.)

 

Puis, à la quatrième séance, nous avons pu revoir "La danse du soleil interdite", suivi du documentaire de Moslem Mansouri "Epitaphe" sur les prostituées en Iran - film émouvant, déjà présenté au festival les années précédentes (cette fois ce film était sous titré en français par Association Art en exil), suivi d'une rencontre/discussion avec Lila Ghobadi l'assistante du metteur en scène.

 

La dernière journée du festival était aussi organisée en quatre séances:

La première séance était pour revoir "Au coeur de l'orage" sur la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, suivi d'une rencontre/débat avec un deuxième rescapé de ce mouvement. Cette fois-ci des immigrés participant à ce mouvement ont été à l'honneur,  le groupe Manouchian/l'affiche rouge Monsieur Arsène TCHAKARIAN, Résistant  (FTP MOI). les débats étaient animés par Maria Giuseppina BRUNA, Responsable des Relations Publiques de BLEU PERLE et Christian LE DREU, Président fondateur de BLEU PERLE

 

A la deuxième séance, nous avons vu le court métrage, beau et original, de Fariborz Alimohamadi Keyvani "La vie, l'amour et la mort", suivi d'une rencontre/discussion avec le réalisateur. Ensuite, nous avons pu revoir "Printemps noir" suivi aussi d'une rencontre/discussion avec Réza Azadi le réalisateur.

 

La troisième séance était organisée par "Cinéma-yé-azad" (Allemagne), présentation de Bassir Nassibi sur le régime iranien et le cinéma, et la question de la censure.

 

A la dernière séance, la clôture du festival, suite au message de clôture de Djavad Dadsétan, nous avons visionné le dernier documentaire de Moslem Mansouri "Ahamad Shamlou", interviews avec le poète.

 

Nous avons terminé avec un "pot" d'au revoir, contents d'avoir pu voir des films intéressants et souvent émouvants, montrant la réalité.

 

Tous les débats/présentations et tous les films (quand cela était nécessaire) ont été traduits pour les spectateurs qui en avaient besoin.

 

Un des points remarquables de ce festival était la participation de 7 jeunes réalisateurs talentueux qui rassurent la continuité.

                                                                                                                                               

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L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer le programme de la

7e édition du Festival international du cinéma iranien en exil

Réalisateurs et acteurs toutes nationalités confondues

•35 FILMS Courts Moyens Longs Inédits Fiction Documentaire •13 DÉBATS info Exposition Films primés Festiv’art Limoges Espagne France  USA  Portugal Afghanistan Canada Kosovo Bénin Pays-Bas Allemagne Belgique

Du O2 au 05 AVRIL 2009

Au cinéma La Clef (centre culturel)

21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier Daubenton / Place Monge (ligne 7)

 

Résumés des films sur notre site : http://www.artenexil.net/A3.htm

Jeudi 02 avril                                                                              

20h30                                                                                                                                                                  Cérémonie d’ouverture par le directeur du festival.

Projection de courts : La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32’, invitée (Canada)  / ACTEURS ET CLANDESTINS de Benjamin Minot & Mathias Desmarres, en persane /sous titré en français  - Printepms noir/2009 de Reza AZADI 19’ invité (Pays bas) / en persane /sous titré en français  -   /« Ricochet » de Sarah GUREVICK (fiction de 6’en français) / La MUSIQUE de ASIER URBIETA / 5’

Spectacle de Flamenco avec la Pena flamenca de Paris. - suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir

 

Vendredi 03 avril

14h00

- La MUSIQUE de ASIER URBIETA Court métrage 5 ’/2008

- The Molky Way de Gonzalo BALLESTER  25’  /2009en persane/ en espagnole sous titré anglais

- MIMOUNE de Gonzalo BALLESTER   12’/ 2007 en espagnole sous titré anglais,

- Une vie meilleure de Luis Fernández Reneo  13'  /2008 en espagnole sous titré anglais,

- SKUNKS de  Inés ENCISO 9' /2008 en espagnole sous titré anglais,

- THE MAGIC GLASSES de Daniel REBNER/ 14'/ 2008 en espagnole sous titré anglais,

- HERO, WINGS ARE NOT NECESSARY TO FLY/ 25' / 2007 en espagnole sous titré anglais,

16h00

- UN FILM PAR PERSONNE de SHAHIN TAHER 7’ / 2007 CANADA en anglais

- Film de Bénin  de Clément Dupeux 51' 2009, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur France/Bénin 

Moradores par Jeanne Dressen 52’  /2007 documentaire français / portugais l/suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice

18h30

- OK de  Blerta  Zeqiri /2008, 11’  /2008 COSOVO sous titré anglais suivie d’un débat avec le Comité des femmes Contre La Lapidation

- SANS TERRE… SANS TERRE…, de Stéphane PAUVRET & Bérangère JANNELLE 80’/ 2007  France/Brésil, Portugais Sous titré en langue française suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs

20h30- ACTEURS ET CLANDESTINS de Benjamin Minot & Mathias Desmarres 21’/2008   Documentaire  Portraits de réfugiés iraniens Belgique, en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs

- Afghanistan : la reconstruction par le théâtre de Alexandra Paraboschi , 52 /2006 En langue française /en persane / suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice

Samedi 04 avril

14h00

Paris, la Métisse, une sélection de 10 des 15 films du projet, français, 2005. L’ensemble de ces films constitue un long métrage. Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI).

- LE COQ de Hossein Arian, 21’/2008, Canada, en française.

16h00 

 Films primés en 2008 Festiv'Art, 8ème Festival de cinéma de Limoges:

- Un Dimanche à Pripiat, prix du jury, de Frédéric Cousseau et Blandine Huk, France, 26 / 2006, .

- Songe d’une femme de ménage , prix du jury, de Banu Akseki, Belgique, 15 /2007, Fiction,

- Clashdance , prix de la jeunesse, de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel Murat, 5 /2007,

- Nijuman Noborei (200 000 fantômes), prix du public et prix de la jeunesse, de Jean Gabriel Periot, 23 /2007, France,

18h00

- Au Cœur de l’orage, Résistance française  / suivie d’une rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en 1945, 1h20’ 

20h30

 - La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32 /2008, Canada, en persane sous titré en français  / suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice invitée (Canada)

- Les prostituées « Epitaphe », de Moslem Mansouri, documentaire, 32 USA. En persan sous titré en français                                                                                                  

Dimanche 05 avril

14h00

 - Au Cœur de l’orage, Résistance française  / suivie d’une rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en 45 

16h00

 - La vie, l’amour et la mort de Fariborz Alimohamadi Keyvani, 32’/ 2007 en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

- Printepms noir de Reza AZADI 19’/ 2009, invité (Pays bas), en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

- RICOCHET / Sarah GUREVICK  Fiction,  France / 6’Français  

 

18h00

La séance est organisée par Cinéma-ye-Azad (Allemagne), une rencontre/débat avec Bassir Nassibi, invité  (Allemagne), traduction simultanée,

-20h30  cloture du festival

- Ahmad Shamlou de Moslem Mansouri, 55’/2009, documentaire. USA. En persan sous titré en anglais suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir.

Des changements éventuels et sans préavis dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.

Nous espérons vous voir nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous

Infos pratiques :

Participation aux frais : séance 5 euros, réduite 3 euros, passeport pour les 4 jours: 45 euros.

Renseignements et réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09 12 68 07 ou artenexil@free.fr

 

 

Avec le soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, Mairie de Paris, Cinéma-ye-Azad (Allemagne), Paris CADECS, Festiv’Art (Limoges), Maison de l’Europe et de l’Orient, Radio FPP 106.3 FM, Association Bleu Perle, Association Actes de présence, Comité des femmes Contre La Lapidation

Horizon Communication, Association Réseau 2000, Association Les périphériques vous parlent, LA LOCALE TĒLĒVISION

                                                        

    ACCUEIL

 

 

 

 

        

Résumés des films

 

Jeudi 02 avril                                                                                                                                           

20h30                                                                                                                                                                  Cérémonie d’ouverture par le directeur du festival.

Projection de courts : La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32’, invitée (Canada)  / ACTEURS ET CLANDESTINS de Benjamin Minot & Mathias Desmarres, en persane /sous titré en français  - Printepms noir/2009 de Reza AZADI 19’ invité (Pays bas) / en persane /sous titré en français  -   /« Ricochet » de Sarah GUREVICK (fiction de 6’en français) / La MUSIQUE de ASIER URBIETA / 5’

Spectacle de Flamenco avec la Pena flamenca de Paris.

- suivi d’un verre de l'amitié et de l’espoir.                                                                                          

Vendredi 03 avril

- La MUSIQUE de ASIER URBIETA un garçon découvre le respect de la musique - The Molky Way de Gonzalo BALLESTER  25’ /2009en persane/ en espagnole sous titré anglais

Mme. Molky est une femme Iranienne de 73 ans et une veuve depuis 14 ans maintenant. Elle vit seul dans une maison humble dans la petite ville de Baragun, l'Iran. Molky veut voyager à Isfahan, avec l'excuse de visiter certains parents qu'elle n'avait pas vus depuis plus de 20 ans.

- MIMOUNE de Gonzalo BALLESTER   12’/ 2007 en espagnole sous titré anglais,

L’immigration illégale n’est seulement un problème pour notre société ; pour eux, au déracinement social s’ajoute le plus dure et difficile : la séparation familiale.

Ce document est né du désir de rassembler, bien qu’il soit a travers d’une caméra, une famille qui depuis longtemps souhaite se réunir de nouveau.

- Une vie meilleure de Luis Fernández Reneo  13'  /2008 en espagnole sous titré anglais,

Basé sur une vraie histoire, Une vie meilleure est le compte fidèle de 3 enfants mexicains qui ont été perdus dans le désert de Sonoran en essayant de traverser la frontière américaine. Une histoire qui se répète chaque semaine dans les villes frontalières du Mexique, en nourrissant une des entreprises illégales les plus profitables : Immigrant avantageux

 

- SKUNKS de  Inés ENCISO 9' /2008 en espagnole sous titré anglais,

La nuit au port de Tanger. Karim et Aziz attendent dans le silence. Ou au moins ils essayent à..

- THE MAGIC GLASSES de Daniel REBNER/ 14'/ 2008 en espagnole sous titré anglais,

Parfois le lif est plus agréable si vous la regardez par un mlasses

- HERO, WINGS ARE NOT NECESSARY TO FLY/ 25'/ 2007 en espagnole sous titré anglais,

Pascal KLIMAN est né sans bras, mais cette circonstance ne l’a empêché de continuer sa carrière comme un disc-jokey dans la musique techno. Exemple clair qui prouve que la volonté est plus forte que n'importe quel obstacle, quoi que ce soit.

- UN FILM PAR PERSONNE de SHAHIN TAHER 7’ / 2007 CANADA en anglais

Dans la rue, une psychique, prévoit que je rentre dans mon pays.

 

- Film de Bénin  de Clément Dupeux 51' 2009, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

La découverte de la culture et du paysage Béninois par la mise en place d'un spectacle de théâtre avec des enfants.

 

Moradores par Jeanne Dressen 52’ /2007 documentaire française / portugais/suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice

L’histoire d’une population de portugais installés depuis 40 ans sur une île en bretagne (économie, vie sociale, intégration, non-dits…)

- OK de  Blerta  Zeqiri /2008, 11’  /2008 COROSOVO sous titré anglais

Le film a pour sujet le trafic des êtres humain. C’est une histoire base sur la vérité. C’est l’histoire de deux filles, victimes de trafic humain qui sont enfermées dans une chambre obscur. Une musique de club de nuit pénètre dans la chambre. Le proxénète prends les filles l’une après l’autre pour les servir aux clients. Pendent des moments de solitude, lorsque l’une des filles est seul dans la chambre, on devient spectateur du témoignage sur la cruauté de la vie de ces filles. Suivie d’un débat avec le Comité des femmes Contre La Lapidation

 

 

SANS TERRE… SANS TERRE…, de Stéphane PAUVRET & Bérangère JANNELLE 80’/ 2007  France/Brésil, Portugais Sous titré en langue française suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs

 

Droit à la terre, droit à la culture, et droit à l'éducation.

Ce documentaire franco-brésilien de 2007 nous invite à partager un moment de vie au sein d'un campement légalisé du Mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre.

Articulé autour de la figure d’un jeune militant au Brésil dans le Mouvement des sans terre, ce film est le récit d’une aventure théâtrale menée par lui avec les paysans sans terre autour de Pylade de Pier Paolo Pasolini. Il met en perspective l’interaction forte entre cette expérience théâtrale collective, le contexte politique et social du Brésil d’aujourd’hui et la vie quotidienne des militants en lutte.

19h10- ACTEURS ET CLANDESTINS de Benjamin Minot & Mathias Desmarres 21’/2008   Documentaire  Portraits de réfugiés iraniens Belgique, en persane sous titré en français , suivie d’une rencontre/débat avec les réalisateurs

Portraits de réfugiés iraniens sur le tournage d’un film belge où ils jouent leur propre rôle.

Ce documentaire mêle archives et témoignages à partir des événements qui ont suivi l’occupation d’une grue à Bruxelles.

 

- Afghanistan : la reconstruction par le théâtre de Alexandra Paraboschi , 52 /2006 En langue française /en persane / suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice

Le théâtre, l’une des plus belle forme de résistance qui soit, est utilisée par les artistes afghans, hommes et femmes, pour toucher la conscience collective et faire évoluer les mentalités du peuple afghan. Malgré le manque de considération de l’Etat Afghan, les artistes des provinces se mobilisent et viennent à Kaboul. Le public voit des pièces qui traitent de sujets encore tabous comme la condition des femmes, le mariage forcé, l’immolation, les traditions patriarcales ou la corruption…

Samedi 04 avril

Paris, la Métisse, une sélection de 10 des 15 films du projet, français, 2005. L’ensemble de ces films constitue un long métrage. Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI). Quinze réalisateurs originaires de l’Afrique Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie et d’Amérique latine réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le thème : Paris, la Métisse. L’ensemble de ces films constitue un long métrage.

Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI).

-  LE COQ de Hossein Arian, 21’/2008, Canada, en française, d’une rencontre/débat avec le réalisateur

La vie d'un homme seul à Montréal qui parle a lui même de la politique, la société, l'amour et l'art.

 www.arianhome.com

Biographie :

Hossein Arian est un cinéaste canadien-iranien, un auteur et un photographe qui vit à Montréal. Il a commencé à écrire à l'âge de 15 ans et a commencé la photographie quand il avait 17 ans. Son premier film court (8 millimètres) en 1985 a gagné le Meilleur Film Révisant au Festival de cinéma de Jeune en Iran. Il a un Degré de Célibataire dans le fait d'Ordonner de Film et un Degré de Maîtres au cinéma de la Faculté de Cinéma et de Théâtre à l'Université d'Art dans Tehran, l'Iran. (1991-1998). Il a fait 13 films courts comme un réalisateur et un auteur. Sept de ces films sont le format vidéo et six sont 16 millimètres. Il est le rédacteur en chef pour tous ses films et le videographer de deux de ses films. Il a bougé au Canada en 2001 et a étudié la vidéo révisante avec Avide. Il est actuellement un rédacteur en chef professionnel et en 2005 a révisé le grand film appelé "le Meurtre de Mariage", qui n'a pas encore été libéré. En 2006, il a lancé un magazine persan appelé Didar comme l'éditeur principal et a depuis été le rédacteur en chef.

  - Films primés en 2008 Festiv'Art, 8ème Festival de cinéma de Limoges:

- Un Dimanche à Pripiat, prix du jury, de Frédéric Cousseau et Blandine Huk, France, 26 / 2006, 

 

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Quelque part en Europe se trouve une zone interdite. Au cœur de cette zone, Pripiat était une cité modèle où vivaient 50 000 personnes. Un ennemi invisble a obligé les habitants à quitter les lieux. Construite au début des années 1970, Pripiat est aujourd'hui une ville fantôme. La nature y a repris ses droits, mais les traces des anciens occupants sont encore visibles vingt ans après.

- « Songe d’une femme de ménage », prix du jury, de Banu Akseki, Belgique, 15 /2007, Fiction,

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Gül aspire, racle et nettoie. Au service des autres, sa vie se passe sans joie. Par accident, soudain, Gül entrevoit la solitude de son âme et son désarroi.

- « Clashdance », prix de la jeunesse, de Cyril Cohen, Didier Victor Cohen, Emmanuel Murat, 5 /2007,

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John Daube est le meilleur danseur de tous les temps,à moins que…

 

- « Nijuman Noborei (200 000 fantômes), prix du public et prix de la jeunesse, de Jean Gabriel Periot, 23 /2007, France,

 

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Hiroshima avant la bombe, et puis un éclair blanc, l’explosion, la destruction et petit à petit la reconstruction. En 900 photographies du même lieu, le A. Bomb Dome, Jean-Gabriel Périot a réalisé un film court, 10 minutes, d’une intensité époustouflante. La bande-son, mélodie répétitive du groupe gothique Curent 93 renforce l’intensité du propos. On ne peut sortir indemne d’une telle projection. Jean-Gabriel Périot a reçu plus de vingt prix en 2007 pour Nijuman No Boreï.

- Des voies de résistance, de Nicolas Lavergne, 46’/ 2006, documentaire. L’histoire de la résistance française / suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

- Au Cœur de l’orage, Résistance française / 1h20’suivie d’une rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en 1945

Accueil

Composé de tournages authentiques et de séquences reconstituées en Avril 1945, ce film centré sur les maquis du Vercors, montre l'organisation et le développement de la résistance française; il dénonce la politique vichyste et fait un historique de la guerre et de l'occupation. 

La danse du soleil interdite de Lila Ghobadi 32 /2008, Canada, en persane sous titré en français  / suivie d’une rencontre/débat avec la réalisatrice invitée (Canada)

 Après la révolution de 79, et la mise en place de la république Islamique d’Iran, La danse a été bannie, tout comme d’autres formes d’art.

Beaucoup d’artistes qui avaient participé à la révolution luttèrent contre les censeurs et les lois du régime Islamique. Ils furent exécutés, emprisonnés ou même forcés de s’exiler.

 Aram Bayat fut une de ces artistes. Elle est une des seuls chorégraphes exilés qui a gardé vivante la danse folklorique iranienne durant ces deux dernières décennies.

Directeur & producteur: Lila Ghobady

Cameraman: Moslem Mansouri, Hossein Arian

 

http://banoufilm.blogspot.com

lilacforfreedom@gmail.com

 

 

Dimanche 05 avril

 

 - Au Cœur de l’orage, Résistance française  / suivie d’une rencontre/débat avec les rescapés, L’histoire de la résistance et des maquis du Vercors filmés juste après la libération en 45 

- La vie, l’amour et la mort de Fariborz Alimohamadi Keyvani, 32’/ 2007 en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

La vie, l’amour et la mort Fariborz Alimohamadi Keyvani, 15mi France 2007

Le film raconte deux voyages, l’un à l’intérieur vers la nature et l’autre à l’extérieur même de la nature.

Histoire de la vie, l’amoure et la mort dans les simples regarde des femmes d’un village en Nord d’Iran et…

- Printepms noir de Reza AZADI 19’/ 2009, invité (Pays bas), en persane sous titré en français, suivie d’une rencontre/débat avec le réalisateur

En Iran, quotidiennement les gens sont arrêtés, pour les raisons les plus banales au monde et plus part entre eux, sont accusés des activités contre la sécurité nationale et la torture est pratiquée dès les premières arrestations, et plus tard leurs corps sont  livrés discrètement à leurs familles, sans que personne ne s'aperçoive.

 

La séance est organisée par Cinéma-ye-Azad (Allemagne), une rencontre/débat avec Bassir Nassibi, invité  (Allemagne),  traduction simultanée,

-20h30  cloture du festival : Ahmad Chamlou* Dernière Parole de Moslem Mansouri, 55’/2009, documentaire. En persan

*Ahmad Chamlou, considéré comme le plus grand poète contemporain iranien, est décédé le 24 juillet 2000, à l'âge de 75 ans des suites d'une longue maladie. Ahmad Chamlou, qui souffrait d'un cancer et de diabète, était hospitalisé depuis plusieurs semaines. Respecté par les intellectuels laïcs, Ahmad Chamlou a ouvert la littérature iranienne contemporaine à la contestation politique.
A la révolution islamique en 1979, il était responsable de la revue Jom'éh (vendredi) dans laquelle il publiait des poèmes politiques, considérés par la critique comme des "cris contre la pauvreté et l'injustice". Paradoxalement, le poète qui se disait opposé aux symboles de l'ancienne Perse a commencé à les défendre après le triomphe de la révolution islamique.
Dans ses dernières années, affaibli et sans ressources, il vivait en reclus s'adonnant à l'opium. Très malade, il fut été amputé d'une jambe. Parmi ses recueils les plus connus figurent Ibrahim dans le feu", Fleurir dans la brume" et le jardin des miroirs.
Chamlou, dont le maître spirituel était Nima Yushidj, fut l'une des figures les plus marquantes de la poésie iranienne contemporaine et aussi le traducteur en persan de Federico Garcia Lorca.
Par sa possession distinctive de langue et des mots, il s'est habilement mis du côté l'opprimé et s'est opposé aux régimes cruels et leurs institutions inhumaines.
À cause de ses croyances, après sa mort, sa pierre tombale était à plusieurs reprises vandalisée par les agents de gouvernement iranien.  
En ermitage près de Téhéran, Ahmed Chamlou, 74 ans, jouissait dans son pays d'une réputation comparable à celle du Victor Hugo des dernières années. Chamlou a élevée la poésie au rang d'une religion. Les Iraniens ont pour lui une telle ferveur qu'elle apparaît presque sacrée, rappelant celle que le peuple de Paris manifestait autrefois pour le Victor Hugo des dernières années. En Iran, on offre des poèmes de Chamlou à un amour, à un ami, pour un anniversaire. Chamlou dans ses poésies a répercuté les privations et les visions de son peuple et de cette manière; sa plume était ses moyens les meilleurs

 

Des changements éventuels et sans préavis dans le programme du Festival ne sont pas à exclure.

Nous espérons vous voir nombreux au festival. Et n’oubliez pas d’en parler autour de vous

 

ACCUEIL

 

 

Le 8ème Festival international du Cinéma iranien en Exil

Cherche des films portant un message sur les questions suivantes:

  IMMIGRATION, EXIL

LA DISCRIMINATION sous toutes ses formes: le racisme, le sexisme, l’âge, les handicaps, l’homophobie, l’apparence physique - et leurs conséquences,

                  LES FEMMES

                                     CENSURE, Colonialisme, violences …

Festival est ouvert aux cinéastes de toutes horizons et toutes nationalités confondues.

Formats acceptés : tous

                     Non compétitif

Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible.

Limite d’envoi des cassette /DVD : 22 décembre 2009

03 – 06 avril 2010

              Cinéma La CLEF (Centre culturel la CLEF)
21, rue La Clef/ rue Daubenton 75005 Paris

M° Censier- Daubenton / Place Monge (ligne 7)

Infos et inscription:

Mr. DADSETAN - Djavad

Boite 19

Hall M

156, Rue RAYMOND LOSSERAND

75014 Paris/ France

E-mail : djavad@free.fr

E-mail : artenexil@free.fr

Tél: 01 45 42 20 16 -  06 09 12 68 07

       

 

Association Art en exil à Nantes

 

Mardi 9 Décembre à 20h30

Au Cinématographe, 12bis rue des carmélites-  Nantes

 

CONTRECHAMP présente

 

PROCÈS(S)

 

Deux films qui tendent aux réalisateurs le miroir de leur propre activité et questionnent les conditions de sa poursuite. 

 

- PROCÈS, de Moslem Mansouri, fiction documentaire, persan, sous-titré français, 42min, Betacam, Canada, 2002.

Les ouvriers d’une briqueterie d’un petit village situé à 20 kilomètres de Téhéran ont une passion : le cinéma artisanal et populaire. Un des leurs, Ali Matini, romancier prolifique et cinéaste amateur, réalise depuis 10 ans des fictions populaires avec la complicité des villageois. En 1992, le groupe est dénoncé, arrêté et emprisonné. Libéré sous la condition expresse de ne plus réaliser de films, le groupe défie une fois de plus les autorités iraniennes pour que Moslem Mansouri mette en scène leur aventure, permettant le tournage simultané de cette ultime fiction.

 

- QUELQUES MIETTES POUR LES OISEAUX, de Nassin Amaouche, 28min, 35mm , France, prod. Eris Production/Fondation Evens, 2005. 

En Jordanie, le dernier village avant la frontière irakienne, un petit bar, des entraîneuses, des hommes qui vendent des jerrycans de carburant au bord de la route. Lorsque la police arrive, hommes et femmes se dispersent comme une volée d’oiseaux traqués.

 

Suivi d'une discussion avec Djavad Dadsetan, directeur artistique de l'association "Art en exil", distributeur du film de Moslem Mansouri et fondateur du Festival de Cinéma Iranien en Exil. http://www.artenexil.net

 

Contrechamp

http://www.lecinematographe.com/cycles_annuels/films_ALTER.htm

 

       

 

La différence entre les deux cinéastes Stanley Kubrick et Ridley Scott

 

Hagir Darioush, réalisateur Iranien et directeur exécutif du festival du film de Téhéran à l’époque du Shah a écrit dans ses mémoires :

Nous voulions programmer les films de Stanley Kubrick  au festival du film de Téhéran et pour cela nous essayions de le joindre pour l’inviter à venir au festival. Après de nombreux contacts pris avec les personnes de son entourage, j’ai enfin réussi à obtenir un rendez-vous avec lui à son bureau. Il a écouté ma proposition et il m’a littéralement jeté hors de son bureau dans une colère en disant : « Vous m’invitez dans un pays qui a des prisonniers politiques ! En Iran on emprisonne pour la seule opinion politique ! »

Bien évidemment les atrocités  commises par le régime de Shah d’Iran sur le plan des droits de l’homme sont insignifiantes comparées à celles perpétrées par la République Islamique d’Iran depuis le renversement du Shah. Dans les 29 dernières années, la République Islamique a exécuté des milliers et des milliers de ses opposants. Elle a pillé le pétrole et les autres richesses minérales du pays. Elle a supprimé étudiants, intellectuels, femmes, travailleurs et masses laborieuses. Elle a imposé le code vestimentaire islamique aux filles et aux femmes. Elle a intimidé l’ensemble de la société par des flagellations publiques et des exécutions par pendaisons commises couramment à chaque coin de rue.

La République  Islamique d’Iran a imposé ses objectifs politiques à la culture et à l’art officiels de la société. La création et l’audace artistiques de nombreux réalisateurs, qui ne voulaient pas réaliser leurs films dans le respect du cadre fixé par le gouvernement, ont été exténuées derrière les portes fermées du bureau de la censure. Malgré tout ceci, ceux qui sont responsable de la production du film « Body of lies », ont apporté des changement au scénario initial afin qu’il ne soit pas en contradiction avec les lois de la République Islamique d’Iran. Ils ont souligné le fait que la comédienne Iranienne portait son foulard islamique ( hijab ) pendant tout le tournage.

A ce jour, les studios d’Hollywood ont réalisé beaucoup de films sur les pays du moyen orient ou d’autres régions du monde, en utilisant les acteurs locaux ou des acteurs ayant le même profil que les acteurs locaux. Mais jamais auparavant avaient-ils changé le scénario initial afin qu’une comédienne en particulier puisse figurer dans le film sans qu’elle soit en contradiction avec les lois de son pays. Par ailleurs, bizarrement, le film n’a même pas été tourné en Iran mais dans un pays tiers.

Eh bien, les producteurs de « Body of lies » n’auraient pas eu de mal pour trouver une autre comédienne pour jouer ce rôle. Pourquoi alors ont-ils été obligés de changer le scénario et de s’aligner sur les lois inhumaines du gouvernement d’Iran afin qu’une comédienne Iranienne puisse jouer dans ce film ? Peu importe la véritable raison, le producteurs de « Body of lies » n’ont pas tenu compte de la censure, de l’oppression et des massacres des populations par la République Islamique d’Iran, et en ce faisant, ils ont nui au message véhiculé par leur film.

Dans le monde actuel, où il n’y a plus de place pour les valeurs humanistes et des principes éthiques, les directeurs et des cinéastes influents tel que Stanley Kubrick nous manquent beaucoup.

Moslem Mansouri

Cinéaste Iranien en exil

www.moslemmansouri.com

 

 

 

De Youssef Chahine aux réalisateurs du cinéma de la République islamique

 Youssef Chahine, un des éminents réalisateurs du cinéma égyptien a fait ses adieux à la  caméra. On pourrait  identifier le cinéma égyptien à un cinéma  superficiel avec des histoires populaires, avec musique et chansons. C’est Youssef Chahine qui, avec son travail différent, a valorisé le cinéma égyptien. Bien sûr, différents festivals se sont intéressés à son travail. Ses films « Alexandrie » et « L’histoire égyptienne » ont  été remarqués au festival de Berlin, et le festival de Cannes l’a honoré, etc… mais est-ce seulement la valeur de son travail artistique qui compte ? Sa réussite a-t-elle eu un quelconque rapport avec un arrangement politique ? Non ; il critiquait le gouvernement égyptien ;  ses positions et la qualité de son  travail ont fait barrière toute possibilité d’abus de son art.

Je ne sais pas pourquoi, pendant que je visitais les  différents sites sur les informations concernant la mort de Youssef Chahine, la situation du cinéma de la République islamique m’est venue à l’esprit. Cette comparaison n’est pas vraiment sans rapport. Youssef Chahine était un égyptien, issu d’un pays musulman où la réaction islamique est une réalité. Youssef Chahine était un réalisateur qui avait comme moyen d’expression sa caméra. Il se battait, avec ce moyen, contre le régime réactionnaire et la religion.

Mais  son combat ne se limitait à des films : Tout au long des rencontres entre réalisateurs ou autres intellectuels internationaux, et au cours de ses interviews, sa voix se transformait en voix de protestation du peuple. Dans n’importe quelle situation, il critiquait clairement les politiques destructrices de son pays, la corruption administrative et les superstitions religieuses. Il ne s’accommodait pas avec le pouvoir – ni pendant le gouvernement de Nasser, ni celui d’Anouar el Sadate, ou de  Hosni Moubarak ; Il a toujours été  critique envers le  gouvernement et du côté du peuple.

Je ne connais pas précisément la manière de censure du cinéma égyptien et le poids de la religion dans l’Etat, mais je connais très bien la situation de la répression en Iran.

Je sais que chaque mouvement des réalisateurs en Iran est sous le contrôle de la sécurité.

Je sais que les mollahs ont censuré un film parce que la caméra avait un regard impudique sur une femme enceinte.

Je sais que dans la République islamique, si un réalisateur indépendant comme Youssef Chahine,  veut faire un film, il n’aura même pas l’autorisation de le faire, et que même si un film un peu politique/social se fait, c’est dans le cadre de ce que le régime autorise et c’est pour montrer une image différente de ce régime en dehors du pays.

 Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien qui a créé les horreurs des années 80 et 87 et a exécuté des dizaines de milliers de personnes après des procès qui n’ont duré qu’une minute ?

Pensez-vous que c’est le gouvernement égyptien  qui a assassiné ses opposants en dehors de ses frontières, et a donné comme mission à ses réalisateurs internationaux de couvrir ses

crimes ? Est-ce qu’en Egypte les femmes et les filles sont tous les jours fouettées, humiliées, insultées parce qu’elles n’ont pas respecté le hidjeb ? Est-ce en Egypte que les réactionnaires musulmans, sous l’influence de gouvernement, donnent l’ordre de lapidation ? Et est-ce…

Même si le régime égyptien est précisément comme celui de la République islamique,  et je suis sûr que ce n’est pas le cas, alors pourquoi pendant toutes ces années, les réalisateurs qui sont restés en Iran, n’ont pas dit un mot sur les crimes de la République islamique dans les milieux du cinéma ? Au contraire, ils ont affirmé les comportements réactionnaires du gouvernement, ont accepté la censure et ont décrit que tout allait bien.

 Pourquoi les reporters des radios Farda [radio d’informations en persan] et BBC [radio d’informations en persan] qui font aujourd’hui des discours sur l’attitude courageuse de Youssef Chahine et sa résistance, n’ont-ils pas critiqué la capitulation et l’opportunisme des réalisateurs de la République islamique ?

Youssef Chahine, en recevant son prix au festival de Cannes, a critiqué le gouvernement égyptien.  Kiarostami, quand à lui,  a remercié la République islamique pour lui avoir donné, à travers Dr. Ali Akbar Velayati (1), les moyens de montrer à Cannes son film « Le goût de cerise » ; ce qui a donné la possibilité de dissimuler les conséquences des crimes du régime à Mykonos (2). Vous connaissez les déclarations de Kiarostami sur l’éloge de la censure, lisez aussi  celles de Youssef Chahine.

Chaque jour, il y a ceux qui me disent tais-toi ! Tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de discuter, tu n’as pas le droit*… Les réalisateurs du peuple avancent dans les profondeurs de la société et montrent les douleurs et les souffrances du peuple. Leur nom restera à jamais dans l’histoire. Mais la date limite de consommation des réalisateurs gouvernementaux pourrait même se terminer avant la chute des Etats dictatoriaux. Youssef Chahine, réalisateur courageux, créateur et avant-garde égyptien, et parmi les meilleurs du monde arabe, restera toujours dans l’histoire du cinéma.

 Pour finir cette courte note, je citerai un extrait de son interview avec le journal Herald Tribune : « Tous mes projets sont dangereux. Je me bats comme un fou. 80% de mon temps se passe dans la politique et 20% dans la réalisation de films. »

Un dernier mot : cette année, le festival de Venise va  rendre hommage à Youssef Chahine. Dans le même festival on montrera aussi Chirine le film de Kiarostami qui avait été refusé à Cannes en 2008. Ils honoreront donc un réalisateur qui s’est battu contre le fanatisme et la réaction et un autre qui  est de tout cœur avec Ahmadinéjad (regardez sa lettre de déclaration d’amour à président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur : http://www.artenexil.net/A3.htm), symbole d'un régime obscurantiste, réactionnaire et fanatique. Ce festival devrait peut être  programmer le film Taazieh (3) de son excellence Kiarostami (4) pour mieux montrer l’attitude opportuniste des directeurs des festivals et ce de Kiarostami.

 * Extraits des déclarations de Youssef Chahine : Sites internet de la radio BBC et de la radio Farda (en persan)

 Bassir Nassibi  05 08 2008 Saarbrücken, Allemagne 

Traduit de persan par Association Art en exil 

 (1)[ministre des Affaires étrangères de l'Iran de près de 16 ans (Décembre 15, 1981 - Août 20, 1997) ]. 

(2) Procès du Mykonos : En septembre 1992, quatre opposants au régime des Mullahs : Sadegh Sharaf-kandi, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, et trois de ses collaborateurs Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri Dehkordi. ont été assassinés sur ordre des services secrets iraniens dans un restaurant grec de Berlin, le Mykonos. La cour de Justice de Berlin a reconnu les responsabilités de régime de la république islamique et l’ambassadeur du régime des mollahs en Allemagne en tant que commanditaires de l’assassinat. Procès du Mykonos a durement touché le régime et entaché l’image de la république islamique.

 (3)Taazieh (le théâtre populaire traditionnel illustrant les chiites compte de l'assassinat des principaux Hossein, le petit fils de Mahomet, par Yazid, qui est réalisée chaque année à la date anniversaire de l'événement et présenté par le régime des mullahs comme le théâtre iranien !!).... 

(4) Kiarostami comme tous les autres cinéastes et artistes iraniens du régime des Mullahs, tels Djafar PANAHI, Abolfazl DJALILI, MAKHMALBAF, Niki KARIMI, kambouzia PARTOVI, Bahman GHOBADI,Tahmineh MILANI, Rakhshan BANI ETEMAD, Marzieh Meshkini, Manijeh Hekmat,  Madjid MADJIDI, Daryoush MEHRJUI, Rafi PITZ, Mohammad HAGHIGHAT… Et les chanteurs comme: Shahram Nazeri, Parissa, SHAJARIAN … appréciés par de nombreux responsables culturels de l'occident, avait connu la célébrité à l’étranger, grâce à de fortes sommes d’argent dépensé pour la propagande de la république islamique à l’extérieur.

N.B: Des milliers d’artistes, poètes, écrivains, dont des centaines de cinéastes, iraniens ont quitté le pays et des milliers d’autres restés en Iran sont privés des facilitées qui sont réservées, aux quelques artistes, poètes, écrivains et cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est comment les intellectuels européens, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes politiques, les responsables culturels qui continuent à soutenir les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, ne font aucune différence entre bien et mal, même si aujourd'hui la source du mal est parfaitement connue...   

                                                                                                                                                               

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Bahram Beyzaï* :

 

Journée nationale du cinéma, journée nationale du peuple

 

Bahram Beyzaï : La journée nationale du cinéma est le jour où tous les films censurés ou interdits seront libérés. La journée nationale du cinéma est le jour où le soutien aux films éminents du cinéma iranien n’est pas vu comme ennemi. La journée nationale du cinéma est la journée du juste partage des possibilités ; le jour où les privilégiés sont remplacés par des amateurs de la culture. La journée nationale du cinéma est le jour où les bureaucrates n’essaieront pas de paralyser l’esprit et de détruire des œuvres. La journée nationale du cinéma est le jour où on n’est pas obligé de supplier pour produire un film culturel et pour le montrer et où on n’est pas dégoûté de la vie par son œuvre et par soi-même. La journée nationale du cinéma est le jour où, de peur que les producteurs soient n’importe qui, on ne décide pas de ne pas faire de films. La journée nationale du cinéma est le jour où les cinéastes indépendants se lèvent, libres des ordres du cinéma commercial de la patrie, libres des ordres des capitaux étrangers, libres des jeux politiques, économiques et de circonstances, libres des ordres des festivals. La journée nationale du cinéma est le jour où le cinéma est organisé par les amateurs de cinéma et non pas par ses ennemis et par des commerçants qui, quand cela est nécessaire, sont des bien-aimés de Dieu. La journée nationale du cinéma est le jour où la mairie n’arrache pas les vieux arbres sous prétexte qu’ils font de l’ombre pour les remplacer par du petit gazon parce que celui-ci peut être foulé sous les pieds. La journée nationale du cinéma est le jour où le voile de « comment et de pourquoi » est levé des caméras et où l’écran blanc regarde sans voile l’œil du monde. La journée nationale du cinéma est un jour vert, non pollué, sans nuit !

 

 

· Cinéaste iranien résidant en Iran

                   Réalisateur de : (1972) L'Averse, Voyageurs (les) 1988 Un autre temps, peut-être 1987 Bashu le petit etranger 1983

 

                            Margé Yazdgerd 1980  La ballade de Tara 1977 Corbeau (le) (1977) (L'étranger et le brouillard) - 1974  Safar (1972) 1970

 

                           Amou  sibilou, Le corbeau (1977) et…              

Après des études de littérature à la faculté de Téhéran, il fait sa première expérience cinématographique en 1955 avec un film en 8mm. Nommé en 1971 maître enseignant à la faculté des beaux-arts de Téhéran, il est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre et de trois essais.

En 1970, il réalise un premier court métrage, L'Oncle moustachu.En 1985, durant le conflit Iran Irak, il réalise Bashu, le petit étranger qui ne sortira sur les écran iraniens qu'après la guerre en 1988.

 

                                       Affiche : Affiche :  Bashu, le petit étranger

 

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MELINA MERCOURI

 

BIOGRAPHIE :

 

Maria Amalia Mercouri ( Athènes 1923 – New-York 1994)

 

   Elle est née à Athènes dans une famille de grande bourgeoisie, son grand père était maire de la ville et député au parlement. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, son père fut l’un des chefs de la résistance contre l’occupation allemande et Mélina a hérité de cet esprit de révolte.

   Après des débuts au théâtre, elle s’impose au cinéma avec le film Stella (Michel Cacoyannis, 1955) avant de devenir l’interprète favorite de Jules Dassin qu’elle épouse en 1966 et pour qui elle tourne Celui qui doit mourir (1957), Jamais le dimanche (1960), Topkapi (1964), Dix Heures et demie du soir en été (1966), la Promesse de l'aube (1970), Cris de femmes (1974). ). Elle publie en 1972 un livre autobiographique, Je suis née grecque, et remonte sur les planches en 1976 avec Médée, mise en scène par Minos Volonakis.

Après le coup d’Etat en 1967 et l’instauration du régime des colonels, Mélina Mercouri, ayant perdue ses droits civiques est poussée à l’exil. Elle entame alors une tournée internationale et chante en faveur de la liberté de son pays et ne cesse d’apporter son soutien à la résistance grecque.

En 1974, à la fin de la dictature, Melina Mercouri retourne en Grèce où elle entre en politique. D'abord députée au Parlement, elle accède au poste de ministre de la culture de 1981 à 1989. Durant son mandat, elle se bat notamment pour la restitution des marbres du Parthénon, entreposés au British Museum de Londres.

En 1993, Melina Mercouri est à nouveau nommée ministre de la Culture, poste qu'elle occupe jusqu'à sa mort en 1994, à New York. La Fondation Melina Mercouri poursuit aujourd'hui sa lutte pour la préservation des monuments grecs antiques.

§  L’étrangère.

  

Paroles: Pierre Delanoë. Musique: M.Théodorakis, M.Eleftheriou   1971  "Mélina"
Titre original: "O dikastis"
© 1971 - Disque Polydor


Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
Avec la Mort, avec la Mort
Porte
la Vie
Et
la colombe va s'envoler
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

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Compte-rendu du sixième Festival international du cinéma d’Iran en exil

Par F. B.

 

Le sixième Festival international du cinéma d’Iran en exil a eu lieu, avec succès, du 3 au 6 avril 2008, au Centre culturel La Clef à Paris dans le 5ème arrondissement ; cette version a eu lieu sous l’appellation « Résistance contre le fascisme ».

 

Nous avons pu voir et apprécié, non seulement des films de réalisateurs iraniens en exil, mais aussi ceux de réalisateurs de plusieurs autres pays – par exemple Cuba, la Tunisie, Chili, etc., pour ne donner seulement que ces trois exemples (36 films fictions et documentaires au programme).

 

En plus, nous avons pu participer à des débats avec des réalisateurs, écouter des musiques iranienne, espagnole,  arabe, et regarder avec plaisir la danse Flamenco. Bref, on peut dire que c’était un festival international !

 

Le 3 avril, avant l’ouverture officielle du festival,  nous avons vu : « Le pillage », la bataille des Indiens Mapuches pour récupérer leurs terres à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Puis, « La volonté des femmes », la lutte des associations féminines en Algérie, un documentaire de Seyyed-Ali Mazif, « Le pain et le lait », l’histoire de trois frères immigrés mexicains aux Etats-Unis, un film de Carim Azeddine et Xavier de la Vega qui étaient présents au festival, et enfin  « le Procès de Berlin » un film de Djamchid Golmakani suivi d’un débat avec le réalisateur.

 

Puis est arrivée l’ouverture officielle du festival. Nous avons entendu le rapport de Monsieur Djavad Dadsétan, l’organisateur du festival qui a expliqué que le festival donne la possibilité de s’exprimer à tous ceux qui sont sous l’oppression et/ou la répression d’une manière ou d’une autre, et ceci en dehors de leur nationalité. A noter que chaque séance a commencé avec un court message de soutien à Ingrid Betancourt.

 

Après le discours d’ouverture, nous avons vu le film « Les funérailles ou… ? » (Extraits d’un film réalisé clandestinement en Iran.) Puis, « En mouvement », un court-métrage de Moslem Mansouri. La soirée s’est terminée avec un spectacle passionné de Flamenco ainsi que quelques morceaux de musique iranienne chantés par Fetneh Moghadam accompagnée par Garnik Khodabakhchian.

 

Le vendredi 4 avril, nous avons commencé avec «Bambala », un moyen-métrage de Nabil Ghamez, suivi d’une discussion avec le réalisateur (un programme spécial du SOS racisme) et

« Djiape », un court-métrage humoristique de Vahid Zamani, réalisateur iranien.

 

Le même soir, nous avons vu le premier film de la trilogie d’un autre réalisateur iranien, Hossein Pourseyfi,  « John Jackson sans chaussures », un film muet. Puis, la soirée a continué avec « D’un cri à un autre », basé sur le portrait de Soudabeh Ardavan – artiste iranienne – un film de la réalisatrice iranienne Panthéa Bahrami. Ce film était suivi de « Un autre avenir », un regard sur la résistance espagnole contre Franco, un film réalisé par un collectif. Cette séance s’est terminée avec le court-métrage «Terrain d’entente » qui mettait en scène l’expulsion de familles Roms. Les spectateurs ont pu avoir une discussion avec les réalisatrices Valérie Mitteaux et Anna Pitoun.

 

Pendant la séance suivante de ce jour, nous avons vu : « Le Fils de la Tortue » et « Le Cuirassé Abdelkarim », deux films de Walid Matter, réalisateur tunisien ; « Les Beaux jours » de Myriam Rivoli ; « Le Hidjeb comme un système » de Fathieh Naghibzadeh et China Ervine ,  suivie d’un beau concert de musique arabe de Mohamed Bahar.

 

La dernière séance de ce jour était le moment de voir « Vendetta Song », le voyage d’une fille kurde de Turquie dans son pays d’origine, réalisé par Eylam Kaftan. Ensuite, « Danse sous le drap », retour aux souvenirs de lapidations sous la République islamique, un film de Réza Vand.

 

Le samedi 5 avril a commencé avec un film de Chapour Chahbazi, « L’homme de paille » ; puis un film cubain « L’art d’attendre » de Edouardo Lamoura, « Les enfants de l’île de Minou » de  Soheil Sépahpour, suivi d’une discussion avec le réalisateur, « Le dernier moment », le deuxième film de la trilogie de Hossein Pourseyfi et « Des Voies de Résistance », un film sur le mouvement de résistance en France, le programme spécial de Festiv’Art de Limoges, suivi d’un débat avec le réalisateur.

 

La soirée a continué avec le film de Ramine Milani  « Seahorses » [Hippopotames] un long-métrage qui met en scène la vie de deux homosexuels dont un iranien, et les problèmes que cela pose pour ce dernier dans une société traditionnelle, y compris les individus de la même société dans un pays différent. Ensuite nous avons vu un court-métrage d’animation « Masculin, Féminin » de Taha Mirfakhraï et un long-métrage documentaire de Arach Riyahi « Une famille iranienne en exil » qui a eu le prix du meilleur documentaire au Festival Max Ophuls de Saarbrücken en Allemagne.

 

Le dernier jour du Festival, le dimanche 6 avril, nous a donné la possibilité de voir le troisième court-métrage de la trilogie de Hossein Pourseyfi « La peur d’une femme de la règle du hors jeu » ; « Le Pilleur », un film de Mitra Tabrizian, inspiré librement de l’assassinat de deux écrivains iraniens à Hyde Park à Londres ; « La signification de la nuit » de Mostafa Kalantari. Nous avons ensuite continué avec « En mouvement «  de Moslem Mansouri – la résistance de différentes nations, suivi de 5 courts-métrages de 5 minutes chacun sur métissage et contre le racisme, et « Les dauphins », le très beau film muet de Farhad Yavari.

 

Le Festival s’est terminé avec deux présentations/débats :

1.                       Le cinéma politique, la prison et le cinéma d’Iran en exil, discours de Bassir Nassibi, fondateur du Cinema -ye- Azad (Allemagne), avec quelques extraits de films réalisés en exil.

2.                       Le programme spécial du Comité contre -lapidations, présenté par Djamileh Nédaï. Une discussion avec Soussan Taslimi a terminé le festival. En effet, cette comédienne iranienne en exil a réalisé son premier film « La maison infernale » que nous avons visionné avant la discussion avec celle-ci.

Le but du festival est non seulement de présenter le cinéma iranien et d’autres arts en exil, mais aussi  de marquer un trait d’union entre cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures. Un aspect très intéressant du festival était la présence significative des films réalisés par des jeunes cinéastes et des cinéastes femmes. Tous les débats, les films en persan et les débats avec des metteurs en scène ont été traduits en français et en simultanée.

 

Nous avons pu voir plusieurs films réalisés par des cinéastes iraniens en exil, mais aussi des films de cinéastes d’autres nationalités dans différents pays sur tous les aspects de la vie, de réfugiés, d’immigrés, etc.

 

En résumé, nous avons assisté à un moment fort de rencontres, de dialogues, de convivialité en même temps que de présentations de films, qui nous ont permis de vivre un long week-end aussi bien utile qu’agréable.

 

Plusieurs sessions étaient programmées sur les quatre jours, avec pour chaque session, un long métrage ou plusieurs courts métrages, qui parfois, étaient regroupés en l’honneur d’un seul réalisateur.

Le public était présent tout au long du festival, avec une grande participation. Les spectateurs étaient de tous les types (jeunes, moins jeunes, étudiants, professeurs etc.)

Les débats (traduits simultanément en farsi/français) ont permis de partager les opinions, d’émettre des critiques et de parler directement avec le réalisateur, avec une participation active de l’ensemble des spectateurs.

 

Le festival a également permis de faire connaître la nouvelle génération.

 

La communauté des artistes iraniens a pu se retrouver durant ces quatre jours et montrer au public français son engagement,

Le public français était présent, et détail intéressant à noter, la plupart des gens présents le premier jour sont revenus les trois suivant. C’est grâce à des manifestations de ce type que les échanges se font, et que les gens peuvent être informés de ce qui se passe en Iran.

Enfin, ce festival a permis de démontrer le difficile combat que mènent les intellectuels iraniens, méconnus par le grand public et non soutenus par les grandes instances officielles, pour présenter leurs créations. Ils doivent surmonter la censure, le rejet et les difficultés de reconnaissance. Ils ne sont pour la plupart du temps que des exilés, des réfugiés, des immigrés,  vivant la discrimination, le racisme au quotidien, notamment pour les jeunes issus de l'immigration et les femmes qui ont à mener un double combat.

Il est donc important que ce festival puisse se reproduire dans l’avenir afin de présenter de nouveaux artistes et attirer un public encore plus nombreux.

Au programme : Films inédits, fictions et documentaires, tournés-en Europe, aux États-unis ou en Iran de cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures sur tous les aspects de la vie d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, discrimination, violence, etc.

Ces films touchent aux problèmes quotidiens que vivent les jeunes générations dans les pays d’accueil, notamment de jeunes filles en butte avec les fortes traditions religieuses et culturelles de leurs parents ;

Ils  témoignent directement de la souffrance de l’exil vécu par des femmes confrontées à  l’indifférence, la peur, l’impuissance devant leurs révoltes et leurs revendications.

Ce festival a attiré de nombreux jeunes iraniens avides de connaître, analyser, discuter des différentes difficultés de créations mais aussi de découvrir une réalité iranienne peu connue du pays d’origine et de l’exil vécu par leurs parents.

Brève enquête sur la public :

Les spectateurs étaient pour la majorité iranien, mais de nombreux français ont également participé au festival avec une grande participation de jeunes.

La plupart ont été informés par des mails envoyés par association, ou ont été informés par le média et différents radios et notamment: FIP, FPP, journaux Le monde, etc. sites internets). Sinon, beaucoup de spectateurs sont venues car ils ont eu les tracts et les affiches dans les facultés et dans les magasins et restaurants iraniens à Paris.

                                Les spectateurs habitués du cinéma La Clef avaient eu connaissance du festival grâce au programme annoncé directement au cinéma.

Enfin, quelques personnes sont venues car elles passaient par hasard devant le cinéma et qu’elles ont vu les affiches.

 

Voilà ! Vivement le septième festival du cinéma international d’Iran en exil !

 

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L’association Art en exil a le plaisir de vous annoncer :

Le programme de la 6e édition du Festival international du cinéma iranien en exil

Du 03 au 06 avril 2008

Au cinéma La Clef

21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier-Daubenton / Place Monge (ligne 7)

 

 

Jeudi 03 avril                                                                                                       

14h00 La spoliation de Dauno Totoro, 73’, espagnol sous-titré français, 2004, documentaire. Chili, le conflit mapuche et les grandes entreprises transnationales exploitant le bois et les minerais.

15h30  La cause des femmes de Sid Ali Mazif, 52’, français, 2006, documentaire. La lutte des associations des femmes algériennes et leur devenir.

Séance suivie d’un débat.

17h00 Le pain et le lait de Xavier de La Vega et et Carim Azeddine, 56’, espagnol sous titré français, 2007, documentaire.

L’histoire de trois frères mexicains immigrés aux Etats-Unis.

18h30 Procès de Berlin : le terrorisme iranien condamné de Djamchid Golmakani, 52’, français, documentaire. Séance suivie d’un débat avec le réalisateur.

 

20h00                                                                                                  Cérémonie d’ouverture par le directeur du festival.

Projection de courts : Terrain d’entente, Le Deuil ou ?, En mouvement .

Spectacle de Flamenco avec la PEÑA FLAMENCA DE PARIS

Concert de musique iranienne par Fetneh Moghadam, suivi d’un verre de l’espoir.

                                                                                                    

Vendredi 04 avril

14h00  - Bambala de Nabil  Ghames, 46’, français, 2005, documentaire.La lutte contre les discriminations, film proposé par SOS Racisme

- Chiap de Vahid ZAMANI, 20’, muet, fiction humoristique.

16h00 - John JAKSON sans les chaussures, de Hossein Pourseyfi, muet

- For scream to scream de Pantéa BAHRAMI, 15’, persan sous-titré anglais, 2007, documentaire. Portrait d’une ex-prisonnière politique, le film a été nommé pour le Prix Juliane Bartel Allemagne.

- Un autre futur  de Richard Prost, 56', espagnol sous-titré français, documentaire. La résistance populaire au coup d'Etat fasciste de Franco en 1936, film collectif proposé par la   CNT.

- Terrain d’entente, de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun, 12’,français, 2003, documentaire.L’expulsion par les forces de l’ordre de familles Rroms en banlieue parisienne. La version originale Caravane 55 de 52’ a obtenu le prix Spécial du Festival International du Film des Droits de l'Homme de Paris en mars 2004 et le prix du public au Festival Ecrans du réel du Mans 2004. Séance suivie d’un débat avec les réalisatrices.

18h00- Fils de Tortue de Walid Matar, 14’, arabe sous-titré français, documentaire.

- Le Cuirassé Abdelkarim de Walid Matar, 8’, fiction.

- Les beaux jours de Meriem Riveill, 15’, 2005, en présence de la réalisatrice.

- Le hijab comme système de Fathieh Naghibzadeh et Shina Ervin,50’, persan sous-titré anglais

Concert de musique tunisienne par Mohammed Bihar suivi d’un débat.

20h30 - Vendetta song de Eylem Kaftan, 55’, turc sous-titré en anglais, documentaire. Le retour au pays d’une fille kurde.

Danse sous le drap, de Reza Vand, 48’, persan sous-titré anglais, documentaire. Souvenirs des lapidations sous le régime de la République Islamique  

 d'Iran.

Samedi 05 avril

14h00  - L’épouvantail, de Chahpour Chahbazi, 4’, allemand, fiction. Un proverbe dit : « La révolution mange ses propres enfants… ».

- Cuba, l’art de l’attente, de Eduardo Lamora, 81’, espagnol sous-titré français 2007, documentaire. Un voyage au cœur de l’utopie brisée de la société sans classe.

16h15  - Les enfants de Minou de Soheil Sepahpour, 15’, persan sous-titré français, 2008, documentaire, en présence du réalisateur. Le retour des habitants de la presqu'île de Minou après huit ans de guerre de Iran-Iraq. Les enfants expriment leur joie de vivre devant la caméra.

- Dernière minute de Hossein Pourseyfi, 4’, muet, fiction.

- Des voies de résistance, de Nicolas Lavergne, 46’, français, 2006, documentaire.

Film proposé par Festiv'Art, 8ème Festival de cinéma de Limoges, en présence du réalisateur.

18h00 Seahorses de Rahman Milani, 90’, persan-norvégien-allemand, 2007, fiction.

Les difficultés des homosexuels iraniens.Séance suivie d’un débat avec le réalisateur.

20h30- Masculin, féminine de Taha Mairfakhraii, 4’.

-  Une famille iranienne en exil de Arache Riahi, 94’, persan-autrichien sous-titré anglais, 2004, documentaire. Ce film a obtenu le prix du meilleur film documentaire du Festival Sarrebruck.

 

Dimanche 06 avril

14h00  - La peur d’une femme de la loi du offside, de Hossein Pourseyfi, 17’, persan sous-titré anglais, documentaire.

- Pilleur, de Mitra Tabrizian, 28’, anglais, documentaire. Librement inspiré de l’histoire de l’assassinat de deux écrivains iraniens à Hyde Park.

- Ce que veut dire la nuit, de Mostafa Shoresh Kalantari, 35’, hollandais sous-titrage anglais, 1995, fiction. La double vie d’une adolescente d’origine arabe.

16h00  - En mouvement de Moslem Mansouri, 4’, persan, 2008, documentaire.

- Paris, la Métisse , une sélection de 5 des 15 films du projet, français, 2005.

Quinze réalisateurs originaires de l’Afrique Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie et d’Amérique latine réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le thème : Paris, la Métisse. L’ensemble de ces films constitue un long métrage.

Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI)

- Le dauphin, de Farhad Yavari, muet, 60’, fiction.

18h00  Le cinéma politique, la prison et le cinéma iranien en exil : conférence en persan avec traduction simultanée, illustrée par des extraits de films par Bassir Nassibi, invité d’Allemagne, suivie d’un débat.

 

20h00                                                                                                  Cérémonie de clôture.

 La séance est organisée par le Comité des femmes Contre La Lapidation.
Ma
maison infernale de
Susan Taslimi, 100’, suédois-persan sous-titré anglais, 2002, fiction. Discussion et débat autour d’un verre avec la réalisatrice sur les violences faites aux femmes au nom de dieu, de la culture ou de la tradition.

 

Pendant toute la durée du festival de 19h00 à 21h00, Chérifa Yamini signera son ouvrage Les secrets de la Meyda. Souvenirs d'une enfance douloureuse en Algérie, durant les années 1945 à 1957 et sa venue en France pour un mariage ...

Infos pratiques : Participation aux frais : séance 5 euros, réduite 3 euros, passeport pour les 4 jours: 45euros

Renseignements et réservations : 01 45 42 20 16/ 06 09 12 68 07 ou artenexil@free.fr

Avec le soutien de : l’ACSE, Conseil Régional de l’Ile de France, Cinéma-ye-Azad (Allemagne), SOS Racisme, Paris CADECS, Festiv’Art (Limoges), Maison de l’Europe et de l’Orient, Radio FPP 106.3 FM,  Comité des femmes Contre La Lapidation, Horizon Communication, Association Réseau 2000, Association Les périphériques vous parlent, LA LOCALE TĒLĒVISION

Association Art en Exil – Siège social : 21, rue de Fécamp 75012 Paris

                          01 45 42 20 16/ 01 45 41 61 69/  06 09 12 68 07

Association agréée Jeunesse et Education Populaire par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports de Paris- Ile-de-France/N° 75JEP 05-345

 

 

Résumé des films

 

Bambala de Nabil  Ghames, 46’, français, 2005, documentaire.

La lutte contre les discriminations. Séance du vendredi 04 avril 14h00.

 

Ce que veut dire la nuit de Mostafa Shoresh Kalantari, 35’, hollandais sous-titrage anglais, 1995, fiction.

Fatimah, une fille de 15 ans d’une famille arabe immigrée très intéressée par le balet, mais sa famille religieuse est contre son plan. Cependant, elle décide d’avoir une double vie. En même temps, elle expérimente de nouveaux aspects de la vie. Séance du

                                                                                                                       

dimanche 06 avril 14h00.

Chiap de Vahid ZAMANI, 20’, muet, fiction humoristique. Séance du vendredi 04 avril 14h00.

 

Cuba, l’art de l’attente de Eduardo Lamora, 81’, espagnol sous-titré français 2007, documentaire.

Après 27 années d’absence, l’auteur entreprend un voyage au cœur de l’utopie brisée de la société sans classe.. Entre documentaire socio- politique et dialogue intime mère-fils, ce film montre un Cuba loin des stéréotypes journalistiques ou des clichés folkloriques. Séance du samedi 05 avril 14h00.

 

Danse sous le drap de Reza Vand, 48’, persan sous-titré anglais, documentaire.

Souvenirs des lapidations sous le régime de la République Islamique d'Iran. Séance du vendredi 04 avril 20h30.

 

Dernière minute de Hossein Pourseyfi, 4’, muet, fiction. Séance du samedi 05 avril 14h00.

 

Des voies de résistance, de Nicolas Lavergne, 46’, français, 2006, documentaire. Séance du samedi 05 avril 16h15.

 

En mouvement de Moslem Mansouri, 4’, persan, 2008, documentaire. Séance du dimanche 06 avril 16h00.

 

Fils de Tortue de Walid Matar, 14’, arabe sous-titré français, documentaire.

Partis clandestinement en Europe depuis 2mois pour l'un, depuis deux ans pour l'autre, Foued et Campa réagissent chacun leur tour devant la cassette de ce qu'ils ont dit et rêvé à Tunis, 3ans auparavant. Confrontation entre le passé et l'avenir, le rêve et la réalité, ces personnages parlent de leur parcours singulier. Daly lui, continue à fixer l'horizon vers un ailleurs. Séance du vendredi 04 avril 18h00.

 

For scream to scream de Pantéa BAHRAMI, 15’, persan sous-titré anglais, 2007, documentaire.

Portrait d'une jeune femme, qui a passé 8 ans de sa jeunesse dans une prison de la République islamique Son histoire est une partie de l'histoire de cette génération de femmes Iraniennes et d'une partie de l'histoire politique de l'Iran, dont le Régime Islamique n'a pas parlé et a caché jusqu'à maintenant. Les massacres de 1981 à 1988 sont toujours inconnus par la nouvelle génération. Elle est aussi une artiste. Il y a 200 peintures et designs dans ce documentaire qu'elle a peint dans la prison et envoyé de la prison illégalement. Elle décrit le rapport entre les prisonniers politiques, sa protestation, mais aussi leur tristesse, douleur, peur, horreur, perte...

Le film a été nommé pour le Prix Juliane Bartel Allemagne en 2007. Séance du vendredi 04 avril 16h00.

 

John JAKSON sans les chaussures de Hossein Pourseyfi, muet. Séance du vendredi 04 avril 16h00.

 

L’épouvantail de Chahpour Chahbazi, 4’, allemand, fiction.

Un proverbe dit : « La révolution mange ses propres enfants… ». Séance du samedi 05 avril 14h00.

 

La cause des femmes de Sid Ali Mazif, 52’, français, 2006, documentaire. La lutte des associations des femmes algériennes et leur devenir. Séance du jeudi 03 avril 15h30.                 

 

La peur d’une femme de la loi du offside de Hossein Pourseyfi, 17’, persan sous-titré anglais, documentaire. Séance du dimanche 06 avril 14h00.

                                                                                                                          

La spoliation de Dauno Totoro, 73’, espagnol sous-titré français, 2004, documentaire.

La répression à laquelle est soumise le peuple Mapuche, originaire principalement du sud du Chili et de l’Argentine. Depuis de nombreuses années, les terres ancestrales mapuches ont été spoliées par les grandes entreprises transnationales exploitant le bois et les minerais.

Face à cette destruction environnementale, le gouvernement Chilien, ayant de forts intérêts économiques avec ces entreprises, ne fait qu’empirer la situation du peuple Mapuche en exacerbant la répression dans les communautés en conflit et en appliquant des lois antiterroristes. Séance du jeudi 03 avril 14h00.

 

Le Cuirassé Abdelkarim de Walid Matar, 8’, fiction.

Des jeunes en train d'attendre la délibération des visa, ce papier qui va les permettre de réaliser leur rêve : partir de l'autre coté de Méditerranée. Le résultat est négatif mais il faut bien une solution. Séance du vendredi 04 avril 18h00.

 

Le dauphin de Farhad Yavari, 60’, muet, fiction. Séance du dimanche 06 avril 16h00.

 

Le Deuil ou ? anonyme, 7’, persan, documentaire.

La commémoration du martyr Hussein. Ce film a été tourné clandestinement en Iran. Séance du jeudi 03 avril 20h00.

 

Le hijab comme système de Fathieh Naghibzadeh et Shina Ervin,50’, persan sous-titré anglais Séance du vendredi 04 avril 18h00.

 

Le pain et le lait  de Xavier de La Vega et et Carim Azeddine, 56’, espagnol sous titré français, 2007, documentaire.

José, Abel et Jesús étaient encore bien jeunes lorsque leur mère est partie pour Les USA. Partie pour ne plus revenir. Avec le temps, les envois et les communications se sont espacés, la distance s’est creusée.

Quelques années plus tard, les trois frères ont, les uns après les autres, quitté le Nayarit de leur enfance et entrepris le voyage vers le Nord. La frontière a interrompu leur marche et ils ont bien cru qu’ils feraient leur vie dans les zones industrielles qui bordent le grand marché américain. C’est finalement en ordre dispersé qu’ils ont rejoint à leur tour l’Amérique des clandestins. Ils résident aujourd’hui à quelques dizaines de miles de leur mère.

La frontière, de plus en plus difficile à franchir, s’est refermée derrière eux. Malgré les amis restés de l’autre côté, malgré leur sœur restée au pays, malgré tous les souvenirs, il n’y avait alors plus moyen de faire marche arrière. Séance du jeudi 03 avril 17h00.

Les beaux jours de Meriem Riveill, 15’, 2005.

Hager, tunisienne d’une soixantaine d’années, vit seule à Paris depuis que son mari – un immigré tunisien qu’elle a rejoint il y a plus de quarante ans – est décédé.

Désormais seule, elle vit dans la nostalgie de son pays d’origine.

Le long d’une journée, les fantômes du passé remontent à la surface et prennent part à la réalité.

Les souvenirs avec sa sœur, la complicité perdue, ainsi que l’illusion de la jeunesse et son rire éternel submergent Hager d’une vague où la lumière, les sons et les sensations la rappellent à un pays perdu qu’elle n’ose retrouver où plus personne ne l’attend. Séance du vendredi 04 avril 18h00 suivie d’un débat avec la réalisatrice.

 

Les enfants de Minou de Soheil Sepahpour, 15’, persan sous-titré français, 2008, documentaire, en présence du réalisateur. Le retour des habitants de la presqu'île de Minou après huit ans de guerre de Iran-Iraq. Les enfants expriment leur joie de vivre devant la caméra. Séance du samedi 05 avril 16h15.

 

Ma maison infernale (All Hell Let Loose) de Susan Taslimi, 100’, suédois-persan sous-titré anglais, 2002, fiction.

Pas facile pour Serbandi, Moyen-oriental établi avec sa famille en Suède, d'accepter ce qu'il voit. Dans son pays, on le respectait. Ici, il se tue au travail tandis que les membres de sa famille créent un étrange chaos. L'aînée s'appelle Minoo, et elle vient de rentrer des États-Unis... où elle travaillait comme stripteaseuse. Il y a aussi la grand-mère, celle qui voit tout, enregistre tout et un petit garçon tout confus au seuil de sa vie d'adulte. Séance du dimanche 06 avril 20h00 suivie d’un débat avec la réalisatrice.

 

Masculin, féminine de Taha Mairfakhraii, 4’. Séance du samedi 05 avril 20h30.

 

Paris, la Métisse , une sélection de 5 des 15 films du projet, français, 2005.

Quinze réalisateurs originaires de l’Afrique Noire, de l’Afrique du Nord, des Caraïbes, de l’Asie et d’Amérique latine réalisent chacun un plan-séquence de 5 minutes sur le thème : Paris, la Métisse. L’ensemble de ces films constitue un long métrage.

Prix de la fiction au Festival du Film d'Afrique et des Îles (FIFAI). Séance du dimanche 06 avril 16h00.

 

Pilleur, de Mitra Tabrizian, 28’, anglais, documentaire.

Librement inspiré de l’histoire de l’assassinat de deux écrivains iraniens à Hyde Park. Séance du dimanche 06 avril 14h00.

 

Procès de Berlin : le terrorisme iranien condamné de Djamchid Golmakani, 52’, français, documentaire.

Les assassinats de quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, en septembre 1992 à Berlin. En octobre 1993 commence le procès de cinq accusés, d'avoir mené cette action terroriste. Le procès a duré trois ans et demi. Le 10 avril 1997, le Tribunal de Berlin, après 247 séances d'audience, rend le verdict. Le juge prononce la condamnation à l'emprisonnement des terroristes. Pour la première fois dans l'histoire, il condamne aussi les hauts dirigeants de l'Etat iranien en tant que commanditaires de ces assassinats. Aussitôt, les gouvernements européens, par une décision commune rappellent leurs ambassadeurs de Téhéran.

Le film suit aussi les sept mois de crise politique entre l'Union Européenne et l'Iran, qui prend fin avec le renvoi des ambassadeurs européens à Téhéran en novembre 1997. A l'occasion de retour des ambassadeurs européens, le régime iranien sort vainqueur en imposant ses exigences à l'Union Européenne. Séance du jeudi 03 avril 18h30 suivie d’un débat avec le réalisateur.

 

Seahorses de Rahman Milani, 90’, persan-norvégien-allemand, 2007, fiction.

Mina, 8 ans,  vit avec son père biologique, Babak et son partenaire, Paul à Berlin. Au cours d'une célébration religieuse réservée aux femmes, on traite Mina différemment du reste des filles à cause de sa situation de famille. Trouvant ses pères incapables d'action pour changer la situation injuste elle proteste en arrêtant de parler. Pendant ce temps Shahla qui arrange la célébration, a des difficultés à la maison avec sa fille Hoda, adolescente qui montre peu d'intérêt pour les valeurs traditionnelles. La tension entre Shahla et Hoda cause la rébellion d'Hoda contre sa mère. Shahla se trouve bientôt capturé dans le passé dont elle a essayé de s'échapper. Séance du samedi 05 avril 18h00 suivie d’un débat avec le réalisateur.

 

Terrain d’entente, de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun, 12’,français, 2003, documentaire. Achères, Yvelines, France. Depuis deux ans, Salcuta Filan, jeune femme Rrom de

Roumanie, vit avec ses deux enfants et trente autres familles sur une lande de terre en

bordure de la ville. Touchée par leur dénuement, la mairie n’a jamais pu se résoudre à les

expulser. Mais début 2003, le nouveau gouvernement désigne les Rroms comme un

“problème à résoudre”. Le 5 mars, l’information tombe : la préfecture a prévu l’expulsion

pour le lendemain matin…

La version originale Caravane 55 de 52’ a obtenu le prix Spécial du Festival International du Film des Droits de l'Homme de Paris en mars 2004 et le prix du public au Festival Ecrans du réel du Mans 2004. Séance suivie d’un débat avec les réalisatrices. Séance du vendredi 04 avril 16h00.

 

Un autre futur  de Richard Prost, 56', espagnol sous-titré français, documentaire.

La résistance populaire au coup d'Etat fasciste de Franco en 1936. Séance du vendredi 04 avril 16h00.

 

Une famille iranienne en exil de Arache Riahi, 94’, persan-autrichien sous-titré anglais, 2004, documentaire.

Les retrouvailles lors d’un pèlerinage à la Mecque d’une famille iranienne éparpillée à travers le monde.

Ce film a obtenu le prix du meilleur film documentaire du Festival Sarrebruck. Séance du samedi 05 avril 20h30.

 

Vendetta song de Eylem Kaftan, 55’, turc sous-titré en anglais, documentaire.

 Le retour au pays d’une fille kurde. Séance du vendredi 04 avril 20h30.

 

 

 

                Bilan du 5ème festival de cinéma iranien en exil                  

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Evénements :

 

Du  27 au 30 août 2006 nous étions présents autour de soutien au développement du débat d’idées et de la diversité culturelle, le Centre Culturel et de Coopération Linguistique de Tallinn a invité l’Association Art en Exil, pour une intervention au colloque international sur la diversité culturelle et la tolérance culturelle le 30 août 2006 à Tartu). (Notre association a été la seule association française invitée à ce colloque).

M. Djavad Dadsetan directeur artistique de l’Association s’est rendu en Estonie du 27 au 31 août 2006 et a fait une intervention sur le thème « Tolérance culturelle en France » au colloque organisé par le PÖFF, le 30 août 2006, dans le grand amphithéâtre de l’Université de Tartu.

 

 

-   7ème festival international de court-métrage de Limoges qui a eu lieu du 23 au 25 novembre 2006, a invité M. Djavad Dadsetan, directeur artistique de l’Association Art en Exil, qui intervenu entant que  « membre du jury sur la sélection officielle des films en compétition pendant le festival, de plus dans le cadre de« carte blanche et de mettre en valeur le travail de  l’Association Art en exil.

 

 

 

 

Par : Bassir NASSIBI

Le rôle du cinéma dans le maquillage du visage de cinéma nazi et de cinéma de la République islamique

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Par : Moslem MANSOURI

Monsieur Sean Penn, comme « Hassani », ne tombez pas du toit !

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Le cinéma et la torture dans les prisons de la République islamique !

Par : MINOU HOMAILI

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                Bilan du 4ème festival de cinéma iranien en exil                  

 

 

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Bilan du 3ème festival de cinéma iranien en exil                  

 

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Entretien avec Moslem Mansouri sur le cinéma souterrain (clindestin et interdit) iranien

Par : ALI ASGHAR BEHROUZIAN

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 Le cinéma et une autre séquence d'un spectacle

 

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 Lettre ouverte aux journalistes

 

À PROPOS D’ART ET DE CULTURE ENTRE PARIS ET TÉHÉRAN

 

 

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Festival du Cinéma Iranien en Exil

Paris, 15 - 18 mars 2007

5ème Edition, dédiée aux femmes

au Cinéma La Clef 21, rue de la Clef, Paris 5e, M° Censier Daubenton

                                                                                                                                                                         

Jeudi 15 mars

15h00

- Carte blanche à l'association Festiv'Art  projection de 6 films primés au 7ème festival de court-métrage de Limoges (2006),

COMPETITION GENERALE :

- GRATTE PAPIER, Fiction, 8mn7s, France

- BONNE NUIT MALIK, Fiction, 15, France

- BHAÏ-BHAÏ, Fiction, 19min. France

COMPETITION DOCUMENTAIRE :

- IL N'Y A QUE LE BAZAR QUI RESTE, Fiction, 13mn, France

- EUT-ELLE ETE CRIMINELLE, Fiction, 10mn, France

- UNE PÊCHE D'ENFER, Fiction, 23mn, Belgique

17h00

Ma Maison (Khaneh Ma), de Anna Fahr, documentaire, 90 min. documentaire, (Canada) persan, français

19h00

Bulletin du Groupe Louis BECQEREL

4 courts métrages autour d'une simulation d'accident nucléaire, de 50min. documentaire, (France) débat en présence des réalisateurs

20h00                                                 

Cérémonie d’ouverture

- JE NE PLEURE PAS, JE PEINS ! Portrait de Maryam, peintre iranienne, persan, débat en présence de réalisateur, Film documentaire de 26’, Auteur /  Réalisateur Jamshid Golmakani

- Ricochet de Sarah GUREVICK Film fiction de 6’ en français – BENGUE, de Matthieu Baby et Frédéric Vermeersch, documentaire de 26,’ débat en présence de réalisateurs, en français

Concert de musique.  Un verre de l’espoir suivra le concert

      

Vendredi 16 mars

14h00

-Prison en Iran : Massacres de 1988, de Hamid HAMIDI documentaire, 54 min. persan en présence de réalisateur (Pays-Bas)

- La QUESTION, de Elika HEDAYAT,